Leo Copers

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ZT. 1998-1999, métal peint, verre, cristal, sang humain et animal, vin, eau, vinaigre, urine, fleurs, couteau, 30 x 114,5 x 3

Leo Copers (°1947) s’est frayé dans le paysage de l’art un chemin bien à lui, jalonné d’images surréelles, voire féeriques, tout empreintes de poésie. Copers n’est ni un peintre ni un sculpteur ni un artiste d’installations. Il est un « assembleur » qui réunit des objets usuels mais à haute teneur symbolique, en un ensemble stupéfiant qui offre plusieurs niveaux de lecture. Ces ensembles qui respirent la créativité sont bien plus que la somme de leurs composants. En jouant la carte des assemblages incongrus, comme ces fleurs en plastique épinglées au mur avec des couteaux (‘Zonder titel’, 1990) ou ces lampes TL allumées plongées dans un bassin rempli d’eau (‘Untitled’, 1987), Copers crée toujours quelque part la surprise. Les choses ne sont jamais ce que qu’elles semblent être au prime abord. Elles ne répondent jamais aux attentes. Une carafe de vin se transforme en un vase rempli de sang, une table de salon en un objet volant non identifié. L’artiste sème sciemment la confusion. Son œuvre rime en permanence avec désorientation, disproportion, labilité, illusion et perplexité.
Copers invite le spectateur à pénétrer dans un univers onirique où rêves fous et cauchemars se côtoient. Certaines de ses œuvres abordent indirectement le thème de la violence et des conflits. Feu, couteaux, tension électrique, cordes et formol sont autant d’éléments qui portent en eux une notion de danger et de précarité. Copers tient un discours dualiste. D’une part, il opte pour des objets qui respirent le danger, la destruction et l’immanence et, d’autre part, il les conjugue dans une mise en scène poétique particulièrement séduisante qui fait ressortir leur beauté et fragilité. Ses œuvres sont émaillées d’épées, de couteaux, de vases, de fleurs et de cloches qu’il décline avec des matières naturelles, du feu, du verre et de la glace qui sont dangereux certes, mais aussi fragiles et précieux.


Leo Copers (°1947) bewandelt met zijn oeuvre een eigen weg die surreëel of sprookjesachtig aandoet, en een hoog poëtisch gehalte vertoont. Copers is geen schilder, beeldhouwer of installatie-kunstenaar, maar eerder een geniaal ‘assembleur’. Zijn creatieve combinaties zijn veel meer dan de som van de delen. Soms lijkt het te gaan om de pure samensmelting van bepaalde objecten, zoals plastiek bloemen die hij met messen op de muur prikt (‘Zonder titel’, 1990). Toch is het verrassingseffect nooit ver weg. De dingen zijn zelden wat ze lijken. Een karaf wijn blijkt plots een vaas met bloed te zijn, een salontafeltje een onbekend vliegend voorwerp.
Copers’ werken zijn soms als fantasierijke dromen (of eerder nachtmerries). Sommige kunstwerken van Copers behandelen onrechtstreeks verschillende vormen van geweld en spanning. Vuur, messen, elektrische spanning, stroppen of formol stellen gevaar en vergankelijkheid latent aanwezig. Dualistische principes worden verenigd: gevaar, destructie en vergankelijkheid ensceneert hij op een poëtische en aantrekkelijke wijze waardoor hun eindigheid en schoonheid net benadrukt wordt. Zwaarden, messen, vazen, bloemen en klokken komen veelvuldig voor, vaak verbonden met natuurlijke materialen, met vuur, glas of ijs, gevaarlijk maar tevens fragiel en waardevol.