galerie Nadja Vilenne
FR - EN
 CAPITAINE  LONCHAMPS

EXPOSITIONS
2011 - 2010
2010 - 2007
2006 - 2005
2004 - 1999


légendes :
Courants d'air. Photographies couleurs, 2005

 

 

PHOTOGRPAPHIES DE
COURANTS D'AIR

- Gilles Deleuze développe entre autres dans L’Île déserte l’idée qu’en créant la ’pataphysique, Jarry aurait ouvert la voie à la phénoménologie. Il dit en substance que comme la ’pataphysique est la science de ce qui se surajoute à la métaphysique, l'épiphénomène est ce qui se surajoute au phénomène. L’idée est peut-être facétieuse, mais elle me fait penser à vos photographies. Celles du flocon bien évidemment, mais aussi celles que vous appelez « photographies de courants d’air ». En fait, vous photographiez réellement des courants d’air. C’est absurde et c’est tout aussi facétieux puisque vous ne photographiez rien, ou du moins ce qui est indicible, le courant d’air. À première vue, on voit autre chose qu’un courant d’air sur la photo.

- Comme la peinture neigiste n’est pas une peinture atmosphérique, le courant d’air représente ce qui n’est pas représentable. Je dirige mon appareil photographique vers le courant d’air. Le naturalisme n’est pas dans mes préoccupations. Une porte entrouverte, une fenêtre mal fermée suffisent à imaginer le courant d’air. Cela ne m’intéresse pas plus de photographier les effets d’un courant d’air, un rideau qui bouge par exemple. Il s’agit de montrer l’invisible tandis que, dans la photo, on peut déceler la source du courant d’air.