Expositions 2003-2004


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heyvaert

René Heyvaert
Sans titre, toile cirée

roussel

Benoît Roussel, photographie couleur

lizene

Jacques Lizène, videostill

sylvie

Sylvie Macias Diaz, femmes d'intérieur, collage

honore

Honoré d'0, début de poème, fin de poème, performance

tuerlinckx

Joëlle Tuerlinckx, salle DECENNIUM

walter

Walter Swennen, carton d'invitation, image trouvée

year

Orla Barry, Year X

 

09-10. 2003
René Heyvaert - Benoît Roussel

"J'ai l'ambition de vous charmer avec peu de choses.
Peu de choses par la qualité comme par la quantité.
La qualité d'une œuvre d'Art se mesure par comparaison avec d'autres œuvres d'Art. Une œuvre d'Art n'a pas de valeur ni de signification par soi-même.
Je n'ai pas de fausses prétentions.
J'ai fait, parmi mes œuvres récentes (depuis fin 79) un choix d'œuvres pas encore présentées en public. J'ai fait le choix avec la volonté de ne pas manquer de me faire comprendre par quelque uns. J'ai voulu mon succès garanti.
Si vous comprenez mon langage, vous n'aurez pas besoin de me le dire, je le verrai à votre tête. Vous saurez que je n'ai pas pensé à vous à l'heure du travail. Mais aussi que vous étiez présent en moi.
Aucune joie ni aucune souffrance est inhumaine.
Si vous ne comprenez pas mon langage, je le verrai aussi à votre tête. C'est que vous n'êtes plus un enfant intact, et pas non plus un initié dans les Expériments de l'Art contemporain de ce genre. La première condition est regrettable. La seconde aussi, mais infiniment moins. Convainquez vous que je n'ai pas eu, avec mon travail, la moindre intention agressive". (René Heyvart - Écrit en français, sans date, archives Anne Heyvaert)

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11-12.2003
Jacques Lizène, 39 ans d’art médiocre, de la cacophonie à la cacophobie
Sylvie Macias-Diaz, “Femmes d’intérieur”

Souvenir des jeux d'enfants et des décalcomanies à reporter sur des décors préimprimés, Sylvie Macias Diaz revisite les modèles convenus de la vie moderne et de la condition de la femme à la maison. Réutilisant des modèles de revues de décoration des années 50, y insinuant en calques et transparence de petites bonnes femmes nues ou habillées oisives ou dans l'activité des gestes de la quotidienneté. Notes de bon goût et de style, signifiance des couleurs, conseils à l'usage d'une domesticité bien étudiée et d'un bonheur conforme en tous points, nous sommes loin des macro perspectives du féminisme des années soixante. La vie, la femme, seraient-elles décalquées ? La question, avec ironie, est justement posée. Et l'artiste de décliner ces situations entendues en contrepoint d'une de ses architectures de cageots, cube monumental clos sur lui-même. Sans issue.

Jacques Lizène : Remakes de Remakes et tentative d’art syncrétique (1964) autour de «Lizène 39 ans d’art médiocre (1971-97), de la cacaphobie à la cacophonie», projection vidéo penchée avec jet d’eau d’un documentaire produit par Avcan production avec la coproduction de RTC Télé Liège.

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12.2003-02.2004 (hors les murs - MAMAC, Liège)
“Chaque jour, l’Art à Liège change le monde”, quinze regards sur la collection de la fondation CERA, avec e.a. Jacques Charlier, Jacques Lizene, Patrick Corillon, Johan Muyle, Michel Antaki, Sylvie Macias Diaz, Benoît Roussel, Benoît Plateus, Michael Dans, messieurs Delmotte, Marc Angeli, etc... Présentation des photographies de Etienne Bernard, performance d’Honoré d’0

Jacques Charlier constituant un cabinet d'amateur ou resituant la scène belge au début des années 70, Jacques Lizène abolissant l'idée de jugement et donc cooptant toute la collection, Benoît Roussel déambulant dans les Jardins de plaisirs de Jan Vercruysse, Sylvie Macias Diaz entre Guy Mees et Jef Geys, Marc Angeli rejoignant Lili Dujourie dans le champ de la sensualité, de la tactilité, Michel Antaki sans querelle des images réinitiant le procès d'Irène, Pol Pierart réévaluant la pensée qui s'incarne dans les œuvres de René Heyvaert, Patrick Corillon s'immisçant dans la collection permanente du musée, Johan Mulye ou messieurs delmotte face aux carnets de Panamarenko, les rencontres sont multiples et riches de sens, l'exposition parcourant divers aspects parmi les plus fondamentaux du paysage belge de ces trente dernières années.

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01-02. 2004
Walter Swennen
Joëlle Tuerlinckx, Salle Decenium

Préoccupée par le mouvement du temps, son accélération, sa densité, dans la foulée de l’installation de son « Solar Room », salle d’exposition saturée de rayons ultra-violets  dans laquelle elle rassemble une collection de ses ‘papiers blancs’, Joëlle Tuerlinckx révèle dans les chambres DECENNIUM et EARL GREY, cette dernière plus vieille de 64 jours que la précédente âgée de 94 + 5 ans, l’épaisseur du temps, appliquant à l’éponge ou à la brosse de fines couches de thé.  Au bord des expositions de Walter Swennen, ensuite d’Orla Barry, avec lesquels elle instaure un mode de conversation, Joëlle Tuerlinckx  y décline également deux fois six blocs d’espace-temps à dimension d’une usagée carte du monde renversée interrogeant au travers du vocabulaire d’un travail, du travail lui-même et de l’archive de celui-ci, la compression du temps, son mouvement en strates. S’inspirant d’une part d’un dispositif muséal, de l’autre de techniques de restauration des œuvres d’art du passé, elle donne au temps sa pleine mesure poétique, révélant ainsi l’existence d’un temps plastique.  (Jean-Michel Botquin)

La métaphore, récemment utilisée d'ailleurs dans un texte le concernant , lui sied : Walter Swennen c'est un peu comme le Robinson Crusoë de la peinture. Il n'a dès lors pas hésité à l'occasion de sa dernière exposition personnelle à en utiliser l'image pour son carton d'invitation. Non qu'il se soit portraituré en Robinson déguingandé ; il a juste récupéré une image dans un vieux manuel scolaire : Robinson alerte sous son parasol de paille, l'arquebuse sur l'épaule, sur la plage de son île. L'image est découpée mais au verso, les questions de la leçon, sous la mention (à suivre) qui suscite déjà l'impatience, ont été épargnées par la paire de ciseaux : 3.Montrez le se promenant dans son île. -6. Comment (le) prisonnier lui fit-il comprendre qu'il était à son service ? -7. Pourquoi pleure-t-il de joie ? -8. Faites le portrait de son compagnon. Voilà déjà une petite histoire qui nous en apprend sur ce qu'il en est de la périphérie de l'œuvre : le fait de s'être plongé dans un vieux manuel scolaire afin d'en isoler un chromo, l'histoire au verso, ces petites questions, qui n'ont pas échappé à son attention, soit des petites choses comme celles dont souvent procèdent les tableaux de Walter Swennen .

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02.-04.2004
Orla Barry, Year X
Joëlle Tuerlinckx, Salle Earl Grey

YEAR X. De petites  phrases, des observations  quotidiennes, un détail, un moment, un temps d’arrêt, des phrases qui carambolent, des mots  atmosphériques, les bribes d’un long poème épique   dont la vie serait rythme, des mots acrobatiques ou des aphorismes, des pensées spontanées, comme  des comptines ou de plus longues mélopées, des mots dans l’espace, des mots sur la langue, des phrases  qui, toutes, sont aussi importantes  qu’une goutte  d’eau dans l’océan. Tout au long de ses « Blues Volumes » (1991-), Orla BARRY a consigné  de petites éphémérides  quotidiennes :  autant  de  perceptions  et d’émotions  d’un instant qui sont au texte  ce que le polaroïd est à la photographie, un instantané  révélé. Le projet « Year X », écoulement   d’une année au fil des jours, des semaines, des mois et des saisons en procède  directement,  comme  un diary aérien. (Jean-Michel Botquin)

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02.2004
Arco 04, Madrid, un dispositif de Joëlle Tuerlinckx et des oeuvres de
Christophe Fink, Aglae Konrad, Olivier Foulon, René Heyvaert, Orla Barry et Walter Swennen

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05.2004
Association Art Promotion : la collection

Exposition de la collection constituée depuis la fin des années 70 à Liège, par l'Association Art Promotion. Avec e.a. des oeuvres de Bernd et Hilla Becher, Sol LeWitt, Jean-Pierre Ransonnet, Eric Duyckaerts, Jacques Charlier, Benoît Roussel, Benoît Platéus, etc...


05.2004
KunstRAI 04, Amsterdam

Honoré d’0, Orla Barry, Anne Daems, Sylvie Macias Diaz, Walter Swennen


06-09.2004
Christophe Fink, A summer show

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