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2007 > CAPITAINE LONCHAMPS, NE NEIGE PAS QUI VEUT Plus sur Capitaine Lonchamps |
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TOMBE LA NEIGE On constate ici toute l’ambiguïté de cette démarche, bien moins naïve qu’il n’y paraît, si ce n’est que placer des édredons au mur comme des tableaux monochromes, ou déposer au sol un fût d’huile traité comme un ready-made, peuvent être des gestes artistiquement séduisants qui valorisent un travail en le situant dans une lignée bien précise. Ces types de peintures, car c’est bien de cela dont il s’agit ici, par le choix d’un support spécifi que, n’en sont pas moins incongrus par rapport au reste des oeuvres présentées à Maastricht. L’humour décalé de Capitaine Lonchamps s’y révèle dans toute sa subtilité et sa légèreté. On pense ici à tous ces éléments que ses touches de peinture blanche viennent court-circuiter, comme ces couvertures de romans policiers de la célèbre collection Série Noire (évidemment), ces gravures de scènes de genre en Afrique coloniale (bien sûr), mais surtout ces portraits photographiques de la Belle Epoque (en noir et blanc, faut-il le préciser) où les longs temps de pose induisaient des postures tout sauf naturelles. Intervient sur certains personnages de ces groupes familiaux, gommant leur buste et leur visage pour les remplacer par une anonyme silhouette noire parsemée de taches blanches, son personnage de Snowman, fondu dans l’ensemble comme un énigmatique fantôme. L’humour laisse ici place à une tentative de narration imaginaire, ou mieux de transformation visuelle, qui nous amène à regarder ces images empreintes de nostalgie avec une attention qui dépasse le seuil de l’anecdote dont pourrait parfois souffrir un tel travail. En effet, son caractère à première vue modeste repose sur une certaine philosophie de vie et une attitude par rapport à celle-ci. Capitaine Lonchamps, outre son amitié pour Roland Topor, étant un adepte reconnu de la pataphysique. |
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