galerie Nadja Vilenne
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JACQUES LIZENE, REMAKES

Contributions : Marta Lisok, Guy Scarpetta, Jean-Michel Botquin
Une coédition BWA Katowice - L'Usine àÝ Stars - Atelier 340 - 2011


“The fool circulates, moves, witters on about anything, laughs his head off, drinks himself blind, walks all night in the streets, dozes for an hour or two, then after a quick wash he starts again to play, messing, fooling and clowning around; he celebrates meetings with his many reliable friends, telling jokes every minute, presenting a farce every quarter of an hour, theorising on the side, never claiming or lacking anything, then again he drinks and seems to take nothing seriously, except for his very lack of seriousness. He is in turn ironical, delighted, enthusiastic, bad tempered or genial, shocking or delicate, notably when throwing himself into a tango or paso doble. He is precise or sluggish, attentive, miserable, trivial, elegant, extravagant, continually making a joke out of everything, and being stubborn to a certain extent. His works, we clearly feel, are only a series of actions. Made freely, as if he hadn’t taken anything for himself; hence his praise of failure and defeat.”

size: 21 x 27 cm - volume: 136 pages - edition: 1000 pieces - binding: softcover - reproductions in colour
languages: Polish/English/French - typesetting: Katarzyna Goczo‰Ç, Magdalena Piwkowska- ISBN 978-83-88254-64-2 - 35 € frais de port


UN LIEU D'ELECTION, UNE EXPOSITION DE MARIE ZOLAMIAN

Textes de Adriano Ferrari, Alphonse Delagoen, Jean-François Joseph Renkin, Jean-Michel Botquin
Editions L'Usine àÝ Stars, 2011

« Un jour, un lundi, — je pense que c’était dans les années nonante – nonante-cinq, peut-être même en nonante-six — le contremaître me dit : « He bien, les bustes ? Qu’est-ce qu’on en a fait ? ». « Comment cela, qu’est-ce qu’on en a fait ? ». Nous allons voir de visu. Effectivement, les bustes ont été volés durant le week-end. Les six. » (Alphonse Delagoen)

Certes, c’est la curiosité qui m’a guidé. Marie Zolamian m’ayant entretenu de ces bustes anonymes d’un poète disparu, j’ai eu envie de découvrir les écrits de Jean-François Renkin. Et, curieux détour, c’est dans les archives de la Bibliothèque de Lisieux que j’en ai trouvé trace, quelques textes mis en ligne sur site internet de l’institution, tant en français qu’en wallon. Mon étonnement fut encore plus vif lorsque, les parcourant, je me suis rendu compte que certains d’entre eux me renvoyaient directement à la dernière série de peintures de Marie Zolamian ; l’armoire de Jeanne en particulier qu’elle me semblait avoir représentée, Jeanne elle-même, allongée sur son lit dans sa robe de communiante, ou ces Bohémiens faisant halte à Engis, l’étrangeté de ces étrangers. J’ai repensé à la série de toiles intitulée « nous partout » que Marie Zolamian a peinte en 2007 et 2008. J’ai songé à l’itinéraire personnel de l’artiste, au déracinement, à l’exil, aux transhumances. Marie Zolamian, d’origine arménienne, née à Beyrouth en même temps que la guerre civile, n’a-t-elle pas pris le chemin de l’exil quinze ans plus tard, quelques mois après la signature des accords de Taëf ? Troublante collision que cette rencontre entre un flâneur lettré, tant épris des oeuvres de Flaubert, de Maupassant que de son terroir et une jeune plasticienne qui désormais choisit ses exils et qui, dit-elle, « écrit au travers de sa pratique artistique, sa propre histoire dans une autre langue », construisant ainsi, patiemment, un territoire de mémoire au carrefour du langage et des codes visuels. Lorsque Marie Zolamian déclare qu’ « elle trace une ligne qui avec le temps lui deviendra étrangère », c’est la Trilogie New-yorkaise de Paul Auster qui me revient à l’esprit, cette expérience de la perte de soi, de la déréliction, de l’identité et de la mémoire, les errances de Quinn, les itinéraires de Peter Stilmann, arpentant l’échiquier de la Cité de Verre, traçant par ses déambulations dans la ville, des lettres de l’alphabet, celles de Babel. (Jean-Michel Botquin)

48 pages couleurs, 12 x 17 cm. 10 €


CAPITAINE LONCHAMPS, LE BON POINT (AMUSANT ET INSTRUCTIF)

Préface de Dominique Païni Addedum de Jean-Michel Botquin
Editions L'Usine à Stars, 2010

Pataphysicien, soit...Mais cela n’explique pas tout. Si la méthode d’appropriation du Capitaine Lonchamps conserve sa faîcheur, le motif de neige qui recouvre obsessionnellement les images trouvées par l’artiste n’est pas le seul responsable (images ordinaires, fréquemment dénuées d’intérêt iconographique exceptées certaines attendrissantes illustrations enfantines). Cette neige appliquée avec une précaution maniaque, mais sans préciosité ostentatoire, est dotée d’une puissance critique qui excède le détournement post-dada et burlesque. Les conséquences de cette entreprise finalement minimaliste de l’artiste enneigeur (du Toroni hystériquement désordonné), sont incertaines pour l’oeil et l’esprit. C’est précisément la raison pour laquelle on ne se lasse pas de ce parti pris, réduit convenons-en. Réduit en effet, mais il fallait y penser ! Il fallait penser à ce geste dont on ne peut décider s’il désigne (dénonce ?) la sottise de la majeure partie des images produites ou s’il pointe (extrait ?) la beauté secrète qui gît dans le phénomène proprement dit de l’image. C’est cette incertitude qui (me) laisse dans un suspens, un blocage même, de l’interprétation. La neige - la peinture pour tout dire - renforce-t-elle la banalité des images du monde ou dérange-t-elle les stéréotypes ? "

120 pages couleurs. 16 x 14 cm . 15 €

 


DEPARTEMENT DES COQS

Une codédition De Warande / L'Usine à Stars
textes Annelies Nagels et Jean-Michel Botquin

A l'occasion de l'exposition du même titre, un livre à propos de quelques figures de l'art contemporain en Belgique francophone : Jacques Charlier, Eric Duyckaerts, Jacques Lennep, Jacques Lizène, Capitaine Lonchamps, Emilio Lopez Menchero, Sylvie Macias diaz, Benjamin Monti,Raphaël Van Lerberghe, Angel Vergara, Marie Zolamian.

Le titre de cette exposition, « Département des Coqs » n’est peut-être qu’un clin d’œil à l’invitation qui nous est faite ; une sorte de jeu de mot plastique, géographique et volatile. Un croisement, entre l’une des Sections du plus célèbre des Musées belges, le « Département des Aigles » de Marcel Broodthaers, et un autre animal à plumes, le Coq wallon. À l’origine, ce coq-là est une œuvre d’artiste d’ailleurs, une commande passée au peintre Pierre Paulus en 1913. Aquarelle de bonnes dimensions, un mètre sur un, ce coq pourpre sur fond jaune orangé figure encore aujourd’hui à l’inventaire du musée de la Vie Wallonne à Liège. Sa destinée est bien connue, il symbolise aujourd’hui la Wallonie et la Belgique francophone.

Traduction intégrale en NL. 144 pages / 48 pages couleurs. Prix public : 15 € + frais de port éventuels


JOUONS AVEC LES VIDEOS MORTES DE JACQUES LIZENE

Une coédition L'ECLAT / l'Usine à Stars/ Yellow Now : côté (non) cinéma
textes de Kaloust Andalian, Jean-Michel Botquin, Guy Scarpetta, 2009

Les nulles, lamentables mais fort nombreuses vidéos de Jacques Lizène, petit maître liégeois de la seconde moitié du XXe siècle, artiste de la médiocrité et de l’art sans talent, ne constituent pas un registre autonome et ne sont pas séparables des autres aspects de son œuvre. Documentaire, autohistorique, fictionnel, performatif, en chutes, en rushes, en remakes, le bout-à-bout de ces films est à l’image même de l’œuvre toute entière, une continuelle perturbation entre l’art et la vie, ou plutôt entre art sans talent et et non procréation. Au fil de ses gesticulations pour entrer et sortir du cadre de l’image, Lizène, depuis 1971, date de ses premiers projets vidéo et premières collaborations avec Yellow, est prolifique. Cela valait bien une sorte de Tome III bis de l’œuvre lizénienne. Nous invitons le lecteur à le parcourir en un long travelling, de l’analyse cinématographique que risque non sans audace Kaloust Andalian à l’évocation de l’Energumène que signe Guy Scarpetta ou de prendre ce livre à rebours en débutant par la nouvelle et courageuse tentative de dresser un inventaire de ce continuel recyclage de séquences et bandes sonores qu’a entrepris Jean-Michel Botquin. Jacques Lizène en dira (peut-être) d’une voix nasillarde : Hop, encore un livre de fait.

isbn : 78 –2- 87340-253-2. Prix 12,5€ + frais de port éventuels




JACQUES LIZENE, TOME III

Aux Editions l'Usine ˆÝ Stars/ Yellow Now : côté Arts

Il était temps de consacrer un ouvrage aux œuvres médiocres du Petit Maître liégeois Jacques Lizène. Depuis 1964, celui-ci s’ingénie avec un rare talent à produire des œuvres nulles et sans talent, remarquable machine à faire et refaire, à défaire aussi toutes nos certitudes. Ce livre accumule donc les projets foireux, les travaux non séductifs, éloge du fiasco et de la débandade, un grand œuvre constitué de dessins minables, de projets inachevés, de peintures au caca représentant d’ennuyeux murs de briques, de sculptures nulles, de facéties comportementales piteusement clownesques ponctuées de grands Ha ! Ha ! Ha ! Une œuvre rare donc, continuellement commentée par le Petit Maître lui-même dans un souci d’auto-historicité revendiquée. Il fallait donc un véritable dictionnaire pour aborder cette syntaxe singulière, un « petit Lizène illustré », auquel ont contribué quelques plumes averties, celles de Cécilia Bezzan, Jean-Michel Botquin, Antoni Collot, Emmanuel d’Autreppe, Denis Gielen, Eric Mangion, André Stas, notules ponctuées de citations de Nicolas Bourriaud, Patrick Corillon, Patrice Deramaix, Pascal Durand, Michel Houellebecq, Jean-Yves Jouannais, Arnaud Labelle-Rojoux, Denis Riout, Ben Vautier. C’est le Gai Savoir lizénien, introduit par Jean de Loisy qui rappelle avec pétillance toute la nécessité d’une certaine inconvenance.En fait, voilà donc le Pire de Lizène.

Jacques Lizène, tome III, aux Editions L'Usine à Stars / Yellow Now / coll. Côté Arts. Traduction intégrale en anglais avec un supplément de 64 pages en Néerlandais. 488 pages, plus de 600 illustrations couleurs et NB. Prix public : 46 euros. (+ frais de port) . Accompagné d'un DVD style bsst off. 59 min 59 sec.

 


NE NEIGE PAS QUI VEUT
QUELQUES NOTES SUR LES NEIGES DU CAPITAINE LONCHAMPS

texte de Jean-Michel Botquin, avec un erratum préalable de Jacques Lizène
Editions L'Usine àÝ Stars, 2008

La Neige, déclare Capitaine Lonchamps, est en effet une activité pataphysique, puisqu’elle participe de cette science du particulier, puisque chaque neige est particulière, singulière. La pataphysique est aussi la science des exceptions. Je fais de la neige une exception. Et mon activité de neigiste est pataphysique en ce qu’elle a un caractère exceptionnel ».

Un troisième ouvrage après ceux consacrés à Walter Swennen et Jacques Charlier, un long entretien où Capitaine Lonchamps s’explique sur la neige, l’impondérable, la pataphysique et son Collège, le visible et ce qui ne l’est pas, les vagabondages oniriques et nocturnes, la nuit, l’incantation, les feux, Snowman, les courants d’air et bien d’autres choses qui participent de cet univers singulier qui n’a rien, franchement, d’atmosphérique mais qui compose une fascinante poétique. À partir de ce simple flocon de neige se développe à la fois une attitude, une sorte d’enchaînement d’expériences, d’émotions, de temps vécus. La neige, la nuit, la couverture, le sommeil, ce qui est visible, ce qui ne l’est pas, le noir, le blanc, le phénomène et ce que l’on ressent, le souvenir et la suspension dans le temps comme dans l’espace

Prix public : 12 € + frais de port éventuels

 


ICI BIENTOT ZONE ABSOLUE
UNE EXPOSITION DE JACQUES CHARLIER EN 1970

texte de Jean-Michel Botquin.
Editions L'Usine àÝ Stars, 2007

"À l’heure des utopies collectivistes et du bonheur aussi moderne que conforme, Jacques Charlier, déjà fin stratège des arcanes du système artistique, oeuvre dans un perpétuel état critique. Romantique Sisyphe sur le terril de Saint-Gilles, militant de base contestant une percée autoroutière citadine, mail-artiste très informé, activiste non exalté, satiriste du concept autant que d’une situation socio-politique, caméléon du style, Charlier use de la parodie avec une particulière lucidité. Cette fiction du tout béton versus tout végétation, cette proposition d’un « dépaysement collectif » inscrit dans l’environnement urbain est bien plus qu’une critique sociologique ou urbanistique. Ce serait même là un monument extrême contre tous les extrêmes. Absolument."

"Zone Absolue" est un livre d'entretien entre Jacques Charlier et Jean-Michel Botquin écrit suite à la réactivation de cette exposition de 1970. Il aborde, dans le détail, cette oeuvre importante de Charlier, mais aussi tout le contexte qui l'a vu surgir, soit les multiples activités singulières et collectives que l'artiste mène au tournant des années 70, en pleine effervescence autour des événements de 68.

Prix public : 12 € + frais de port éventuels

 


CONGE ANNUEL
QUELQUES MOTS SUT UNE EXPOSITION DE WALTER SWENNEN

texte de Hans Theys, 2007
Editions L'Usine àÝ Stars, 2007

l y a quelques années, Walter Swennen concevait avec la complicité de Luk Lambrecht un opuscule intitulé "Commerce et promenade". Le titre aurait pu s'appliquer à merveille au livre que Hans Theys vient de consacrer à Walter Swennen, car il s'agit en effet d'une conversation, d'un échange entre le peintre et l'écrivain, au rythme d'une déambulation entre tableaux et dessins, presque sur le ton de la confidence, sans repentirs, comme si les compères Swennen et Theys poursuivaient un échange interrompu la veille. C'est presque le cas d'ailleurs : Hans Theys a déjà consacré plusieurs essais à l'oeuvre de Walter Swennen dont le toujours essentiel "En avant la musique!" édité par le Muhka d'Anvers en 1994, livre malheureusement épuisé. Depuis, à l’image de ces deux camarades canne à pêche aux idées à l’épaule, ils n’ont effectivement pas cessé de dialoguer. L’entretien d’aujourd’hui, « Parler peinture » résulte donc de longues heures d’échanges et d’une rencontre particulière devant les tableaux d’une exposition.

Hans Theys (1963) est auteur et faiseur de livres sur l’œuvre d’artistes contemporains. Ses livres les plus connus sont le grand livre sur Panamarenko (Brachot, 1992), Viviane Klagsbrun. Love Me (Tornado Editions, Bruxelles, 2001), Luc Deleu & TOP Office. La ville inadaptée (Ecocarte, Toulouse, 2001), Michel François. Carnet d’expositions (Ursula Blickle, Kraichtal; Kunstverein Münster, 2002), Ann Veronica Janssens. The Gliding Gaze (Middelheim, Anvers, 2003) et De schouw van Gaudi (Tornado Editions, Bruxelles, 2006).

Prix public 12 € + frais de port éventuels

 


CHAQUE JOUR, L'ART A LIEGE CHANGE LE MONDE

Livre catalogue exposition Mamac 2003-2004
texte de Jean-Michel Botquin, Denis Gielen, Bernard Marcelis

Objet : une confrontation et un choix dans la collection d’art de la Fondation CERA effectuées par une quinzaine de plasticiens liégeois. Commentaires sur cette collection, sur la scène artistique liégeoise actuelle. Concerne les artistes : Charlier, Lizène, Corillon, Broodthaers, Panamarenko, Dujourie, Vercruysse, Angeli, Muyle et bien d'autres. Un livre de réflexion et d’analyse, plus qu’un catalogue d’exposition.

“La province de Liège fait presque figure de centre et de périphérie”, de “capitale de la banlieue”, si j’ose dire, tant elle semble conquisepar l’idée que le réel pourrait bien racheter l’art de ses prétentions coupables, être son “erratum” comme on dirait d’un texte ou d’une partition fautive; à moins que ce ne soit moins sérieusement, par l’idée pataphysique selon laquelle “le principe de réalité” serait précisément de n’en tolérer aucun, du moins aucun “en particulier”, ce qui laisse la porte ouverte à toutes les probabilités, même les plus improbables”. (Denis Gielen)

16,5 x 23,5 cm, bilingue Fr/Nl, 160 pages, ill. couleurs et NB. Prix 15 € + frais de port éventuels