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Expositions. Christophe Fink. A Summer Show


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 Saison 2004-2003 | Christophe Fink A summer Show


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A summer show : “interlude : from the Atlas of Movements series, The Leuven Walks (#61) & The Cleveland Walks (#59) revisited + a new study for a horizon : de Liège aux antipodes

En guise d’introduction, points d’entrée, de départ possibles :
 
                                               “Art as an introduction to tbe excellence of life.” JOHN CAGE. 
 

(1)       Jusqu’à présent, mon étude était axée sur le paysage et plus précisément sur la manière dont mon corps est en relation avec lui, sur la réaction, l’interaction avec le paysage. Je fais usage du voyage comme méthode de recherche. Le voyage élargit l’horizon : il fait apparaître la stratification et la diversité des choses et “allège” le mystère de notre existence et de la signification de l’être. C’est pour cette raison que pendant le voyage, j’essaie de comprendre le mieux possible ce qui se passe. Ce faisant, j’ai développé une stratégie ou une discipline pour condenser de façon intense certaines périodes de voyage. Au cours de ces périodes, je prends constamment des notes, je fais des schémas et je décris littéralement tout ce à quoi je suis confronté : l’évolution de la nébulosité, la pluie, les mouvements des gens, des animaux et des choses. De la sorte se créent des « paquets » de notes chronométrées ainsi que du matériel photographique et des prises de son. Tout cela peut alors être transformé par la suite en dessins et sculptures de temps / d’espace. Je tente de donner une forme à la complexité d’une expérience : une recherche poétique.
 
(2)       Au début, il y a le mouvement (la promenade, le vélo, les trains, les bateaux, les avions). Je choisis une période spécifique dans le flux des expériences. J’exerce la discipline de la concentration. Il y a une première matérialisation (dessins de base de notes chronométrées et leur empreinte (dessin au carbone) ; changements de corps, souvenirs...) Les prises de son et les dias complètent les enregistrements. Tout le matériel rassemblé (il n y pas nécessairement que le matériel rassemblé pendant le voyage lui-même) est retravaillé, repensé, analysé, synthétisé... dans une tentative de reconstruire la complexité de cette expérience.

« comparisons... scales... the transitions of time... the crossings of space... the perspective in my drawings is both spatial and temporal in nature” I decide in advance what scale I am going to use, but ultimately all forms and all drawings seem to produce themselves. Something organic emerges ».
 
La compréhension n’est pas le but ultime (il semble d’ailleurs que ce n’est pas compréhensible), mais le processus total fait naître de nouvelles expériences, des expériences de temps et d’espace et, de temps à autres, des expériences que l’on pourrait décrire comme des “ moments allégés”
 
« Toucher le temps, toucher l’espace, toucher l’expérience (...) et  se retrouver tout à  fait  surpris par l’indescriptible, l’intouchable; un bref moment de prise de conscience très intensive”.
 “acting out of not knowing, out of fascination” (Joëlle Tuerlinckx)
 
Ainsi que le matériel de base le résultat de l’oeuvre n’est certainement pas limité à la matérialisation (dessins, objets, bruit) Il va de soi que pour moi-même, il s’agit de l’entièreté de l’oeuvre; je tente de restaurer et de renforcer le lien avec l’existence. Je rehausse le niveau de concentration, le niveau de conscience, l’atteinte d’une signification spirituelle (poétique) et de la richesse et c’est ce que je tente de communiquer. (1996 - 2000)
 
(3)       “ ce que je cherche ou ce que je trouve n’est pas toujours clair. Je pense qu’il s’agit de l’expérience, de faire l’expérience de la stratification de l’existence; faire l’expérience de la couleur, de l’odeur, de la lumière, du bruit, de l’activité, de l’histoire; confronté à ma propre histoire, l’histoire d’un mètre carré, un million d’années d’histoire, ... Crier, murmurer, haut, silencieux, bon marché, riche, les choses agréables, les choses que je hais, l’eau, la terre, le grouillement de l’homme et de l’animal, le paysage, l’immense complexité des systèmes climatiques, les averses, la pluie fine, les nuages, la lumière changeant constamment... comme c’était, comme c’est.
La conscience de l’existence, je suis ici, je suis ici, comme c’était, comme c’est” (1997- 200)
           
(4)       du caractère individuel de l’oeuvre:
on peut constater que le corps est la mesure de toutes choses dans mes méthodes de travail, autrement dit, que le corps est le point de départ méthodique. D’autre part, il est également vrai que le corps fait objet de média.
Les proportions de l’homme, l’échelle humaine, qui se mesure à la terre.
“Ma fatigue m’est propre, et elle peut colorier mon expérience de manière décisive. Cela en fait partie et cela ne peut mal. J’ambitionne néanmoins l’universel..”
Comment puis-je tenter de faire abstraction de moi-même alors que le média, mon “ moi”, est trés éminemment présent étant donné que j’effectue le travail? Le sentiment que je fais partie de l’ensemble des “ expériences” signifie que je “ m’élimine” moi-même sans m’effacer complètement. Je suis la boîte aux lettres et une partie de l’expérience. (1996- l 999-2000)
 
Christoph Fink, Atlas der bewegingen, beweging #39, Antwerpen, 2000