Auditorium

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Performance réalisée par Pit Therre et le TAM, Theater am Marienplatz (Krefeld), à la galerie le 27 mai dernier à l’occasion du finissage de l’exposition Résonances. Un film en trois extraits des 3 performances, réalisé par Charlotte Lagro.

« Ligaturen », 2017

Mit fließenden Übergängen. Für Klangerzeuger und einen Vorhang
Avec des transitions en douceur. Pour un générateur de son et un rideau

« Quadro-Phonie », 2016

Für 4 mal 16 gleiche Instrumente, 4 Lautsprecherattrappen, 4 Musiker
Pour quatre fois les mêmes instruments, 4 haut parleurs factices, 4 musiciens

« Takt – voll », 2017

Wandelkonzert für Schlagzeuger – Instrumentarium: 34 hängende Rohre
Concert Promenade pour un percussionniste – Instrumentarium: 34 tubes suspendus

Interprètes : Gereon Bründt, Stefan Hölker, Dieter Kaletta, Björn Kiehne, Stefan Otto-Bach, Pit Therre.
Une production du TAM, Theater am Marienplatz, Krefeld-Fischeln

Une proposition – invitation de Suchan Kinoshita

This is the book of the show

This is the book of the show and the show is many things

Conversation ce soir à la Whitechapel à Londres entre Bart De Baere et Charles Esche, à propos de l’exposition « This is the show and the show is many things » (curator Bart De Baere), au SMAK à Gand en 1994. Une exposition devenue mythique, un formidable bordel en processus perpétuel qui eut toute son importance pour la galerie Nadja Vilenne. Aux côtés de Louise Bourgeois, Anne Decock, Fabrice Hybert, Henrietta Lettonne, Mark Manders, Maria Roosen, Claire Roudenko-Bertin, Luc Tuymans et Uri Tzaig, y participaient également Suchan Kinoshita, Honoré d’O et Eran Schaerf. Tous trois défendus par la galerie.

This Thursday – Exhibition Histories Talk: Bart de Baere

We are pleased to announce the thirteenth in our series of talks analysing and contextualising exhibitions through the personal accounts of the curators responsible, co-organised with Whitechapel Gallery, London.

On Thursday 16 March, director of M HKA, Antwerp, Bart de Baere will be in conversation with curator and writer Charles Esche discussing ‘This is the show and the show is many things’, an exhibition that took place at S.M.A.K, Ghent in 1994, alongside related events. Variously described as a ‘fun palace’, a ‘warehouse’ and a ‘wasteland’, this quasi-mythical exhibition brought to the fore a new wave of artists and an innovative format, incorporating dance to debates; opening up the space of process, relational capacity and whimsy.

The series is inspired by the Exhibition Histories books developed by Afterall, and published in association with the Center for Curatorial Studies, Bard College.

Exhibition Histories Talks: Bart de Baere
Thursday 16 March 2017, 19:00–20:30
Zilkha Auditorium
Whitechapel Gallery
77-82 Whitechapel High Street
London
E1 7QX

Walter Swennen

Dans son atelier, le peintre Walter Swennen nous invite à un va-et-vient savant et ludique, entre ses associations de pensée et ses matériaux de création, entre une manière d’être et une manière de peindre. Né dans l’immédiat après-guerre, Walter Swennen produit depuis les années 80 une œuvre indépendante et radicale. Il tire la langue au langage. Quand les paroles tournent autour du pot et s’emmêlent les pinceaux, la peinture reste seule maîtresse du jeu, se jouant de l’arbitraire des images et des mots. De Bruxelles à New York, avec la complicité de la réalisatrice et de commissaires d’art contemporain, Swennen dialogue avec ses tableaux. Et nous voilà pris par le gai savoir du peintre philosophe, où Buster Keaton tombe sur Le Titien, Krazy Cat monte à Dada, Mickey met des oreilles à Mallarmé et Boris Vian improvise avec Thelonious Monk. Walter Swennen a l’art de ne pas se prendre au sérieux mais de parler sérieusement de la peinture. C’est un drôle de grand peintre belge que le film nous révèle avec une espiègle pertinence.

Belgian artist Walter Swennen invites us into his workshop for a thoughtful but playful dialogue between the movements of his mind and the matter of his works, between a way of being and a way of painting. Born just post-war, Swennen has been producing a polymorphous and inventive body of work since the 80s, characterised by its independence and its radical experimentation. When words fail and meanings get muddled, painting steps up, making light of the arbitrariness of images and words. Swennen moves from Brussels to New York, and helped by the film’s director and a team of curators of contemporary art, he speaks to his paintings, and they speak back. We are drawn into this painter-philosopher’s wacky world, in which Buster Keaton bumps into Titian, Krazy Cat rides a Dadaesque hobbyhorse, Mickey Mouse puts ears on Mallarmé, and Boris Vian jams with Thelonious Monk. Swennen is a master of not taking himself too seriously, while talking seriously about his art. With impish precision, this film prods and probes a great Belgian oddball artist.

Née à Bruxelles en 1947, Violaine de Villers suit les cours de Philosophie à l’Université de Louvain. Elle interrompt ses études universitaires dans l’effervescence des événements de mai 1968 et enseigne dans les humanités supérieures. Elle reprend quinze ans plus tard des études. (Master en Politiques économiques et sociales). Depuis 1981, elle écrit et réalise des documentaires à portée politique et des films d’art. Et depuis 2001, elle réalise aussi des œuvres radiophoniques.

Born in Brussels in 1947, Violaine de Villers studied philosophy at the University of Louvain in Belgium. She interrupted her university studies in the maelstrom of the events of May 1968 and taught in higher secondary education. She took up her studies again fifteen years later (Master in Social and Economic Policies). Since 1981, she has written and directed politically oriented documentaries and films on art. Since 2001, she has directed works for radio.

LA LANGUE ROUGE – WALTER SWENNEN – Documentaire – 69 min. – HD – 2016
Production YC Aligator Film. Avec l’aide du Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Fédération Wallonie-Bruxelles, en coproduction avec la RTBF, le CBA, avec la participation du Tax Shelter du Gouvernement fédéral de Belgique, de la Région de Bruxelles-Capitale

LA LANGUE ROUGE
7 décembre 2016 –
Pour la programmation complète du film : www.lalanguerouge.com Première le 7 décembre 2016 à 19h30
Flagey Studio 5
Place Sainte-Croix 1050 Bruxelles
infos et réservations : +32 (0)2 641 10 10 / info@flagey.be www.flagey.be

Walter Swennen

Walter Swennen

Walter Swennen

Additional viewings @Flagey

Friday, 9 December 2016, 5.30 pm
Wednesday, 14 December 2016, 5.30 pm
Thursday, 15 December 2016, 10 pm
Sunday, 18 December 2016, 8 pm
Tuesday, 27 December 2016, 9.30 pm
Friday, 30 December 2016, 9.30 pm

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Au Centre Wallonie Bruxelles à Paris, dans le cadre de l’exposition Images et mots depuis Magritte, ce lundi 7 novembre, projection du film de Jacques Donjean : Jacques Charlier, Pirate de l’art

Jacques Charlier

Projection et rencontre

Une soirée autour de Jacques Charlier, l’un des plasticiens belges les plus significatifs de l’époque actuelle. Dans le cadre du Mois du film documentaire.

Ce documentaire met en lumière les différentes facettes de son oeuvre inclassable, tant sont nombreux les styles et thèmes qu’il a abordés au cours de sa carrière. De la peinture aux installations, de la photographie à la bande dessinée
et à l’art vidéo, chaque séquence du film dévoile un parcours singulier, une oeuvre corrosive sur le monde de la création.
L’humour décapant de l’artiste et sa jouissance ludique débridée l’entraînent à détourner des oeuvres, ou à avoir certaines oeuvres interdites, comme à la Biennale de Venise. Son activité artistique abondante et ses nombreuses expositions internationales lui permettent de se lier d’amitié avec Daniel Buren, Bernard Venet, Gilbert et George…

Loin de tout parcours académique, le film révèle par diverses rencontres avec Bouli Lanners, un ancien élève, Philippe Geluck dont il a fait le portrait, Plastic Bertrand, Enrico Lunghi, Directeur du Mudam au Luxembourg et bien d’autres encore, l’homme dans ses contradictions, sa fantaisie et son talent.

Cette projection sera suivie d’une rencontre avec l’artiste Jacques Charlier, animée par Michel Baudson, commissaire de l’exposition Images et Mots depuis Magritte, et d’un temps d’échange avec le réalisateur Jacques Donjean, la
productrice Christine Pireaux et Enrico Lunghi, Directeur du MUDAM Musée d’art moderne Grand-Duc Jean au Luxembourg.

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A l’occasion de son exposition personnelle « Perdu à Pepinster », organisée par La Space Collection dans le cadre de la Biennale de l’Image possible 2016, Charlotte Lagro a été invitée à programmer une video night qui se déroulera sur la terrasse de la space Collection, le samedi 3 septembre  à partir de 21h. Avec la complicité amicale de Mathilde Ganancia, Charlotte Lagro a établi le programme suivant, auquel participe Jacques Lizène.

Haley Bueschlen (NY)
Sophia Cleary (LA)
Arnaud Dezoteux (Paris)
Virgile Fraisse (Paris)
Gregory Kalliche (NY)
Jacques Lizène (Liège)
Kianoosh Motallebi (Bxl)
Pilvi Takala (Berlin)

Chacun confronte à sa manière le singulier au gigantesque: passant de l’individu face aux immenses institutions, à l’immersion totale hypnosant l’individu. À travers l’animation, la fiction performée, la performance documentée ou encore l’interview revisité, les artistes se glissent dans différents rôles pour fabriquer de nouvelles formes d’introspections.

Space collection
En Féronstrée 116
4000 Liège
Samedi 3 septembre, à partir de 21h.

Jacques Lizène

Ahahaharchitectures gonflables, musée virtuel, en remake 2012 Vidéo, couleurs, son, 00:11:48, 2012. Infographie et montage numérique : Dominique Castronovo. Bande son sur une musique de Jacques Lizène. Réalisation AVCAN.

Proposition pour une exposition virtuelle, 1983-1984 partout dans le monde, y compris au Palais de Tokyo, dans un musée gonflable avec ascenseur à vide d’air, gonflable qui n’a rien à voir avec le zeppelin de Panamarenko.

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Eleni Kamma

Eleni Kamma, Yar bana bir eğlence. Notes on Parrhesia.

Fireflies in the Night Take Wing
Stavros Niarchos Foundation Cultural Center (SNFCC), Athens
June 23-26

Video Art Survey organized by curators Barbara London, Kalliopi Minioudaki, Francesca Pietropaolo with artistic director Robert Storr

This June, the Stavros Niarchos Foundation will celebrate the completion of the Stavros Niarchos Foundation Cultural Center (SNFCC) – the Foundation’s largest single gift. Designed by world renowned architect, Renzo Piano, the SNFCC includes new facilities for the National Library of Greece and the Greek National Opera, as well as the creation of the Stavros Niarchos Park. During the week of June 23rd through June 26th, the SNFCC will host a series of programs and events for the citizens of Athens, Greece, and the world, welcoming them to this emerging cultural destination. One of these programs includes a special four night exhibition of work in the quintessential medium of the late 20th and early 21st centuries: video.

Following last summer’s Fireflies in the Night—a three-night non-stop dusk-to-dawn video survey of some of the best art of its kind produced internationally that was projected on screens located on the “Great Lawn” of the Stavros Niarchos Park—this year’s installment, titled Fireflies in the Night Take Wing will consist of eleven separate looped video programs, including an immersive installation of two works by Shirin Neshat, screened at eleven sites scattered throughout the SNFCC buildings and grounds. Each of these hour-long loops will be composed of different works by a wide array of international artists – including Greek artists active in the cosmopolitan context of contemporary art.

(…) Hope both for true participatory democracy and art’s role in achieving it is also stirred by Eleni Kamma. Even though she laments of the decline of the tradition of Karaghiozis, her work evocatively links the freedom of speech (parrhesia) that characterizes this central figure of the Middle Eastern shadow theater as bold spokesperson of people’s problems, desires and political critique, with the creativity and outcry of the protesting occupants of the Gezi park.

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Jacques Charlier

Ce dimanche 17 avril à 14h. Le Musée des Arts Contemporains au Grand Hornu propose une visite guidée croisée entre Jacques Charlier et Denis Gielen, directeur du musée et commissaire de l’exposition.

(…) Toute la peinture de Charlier rend compte de ce goût mélancolique de notre époque pour le déjà-vu, car tous ses tableaux sont des reprises de vieux tubes de l’histoire de l’art, et tout son œuvre peint, une sorte de juke-box grâce auquel nous sautons d’un morceau choisi à l’autre, entraînés dans la ronde nostalgique de son « éclectisme radical ». Peinture pour tous, au Grand- Hornu, n’échappe pas à ce principe de carrousel temporel qui revisite les styles de l’art moderne le long de plusieurs ensembles de pastiches : expressionnisme abstrait (« Peintures volcans »), futurisme italie (Peintures italiennes), post- impressionnisme (Les quatre saisons), abstraction géométrique (Peintures fractales).
En faussaire et caricaturiste, Charlier s’amuse avec une exposition où la production virtuose de faux vieux côtoie l’imitation potache de vrais gimmicks ; du toc et des tics, quoi ! Avec sa chambre d’Ames ou sa galerie colorée de Fontana, c’est encore son insistance à démontrer que l’histoire de l’art repose sur une illusion d’optique, de l’ordre de la perspective forcée ; façon de nous faire comprendre, par exemple, qu’un artiste n’est pas grand parce que sa cote est haute sur le marché ou sa popularité élevée dans les médias. C’est ce mirage, cette manipulation, voire ce complot diront certains détracteurs de l’art contemporain, que Charlier s’applique, par l’image et la parole, tel Platon avec le mythe de la caverne, à déconstruire pour (le bien de) tous.(…) Denis Gielen, dans le catalogue qui accompagne l’exposition

Réservation souhaitée : +32(0)65/613 881 – reservations@grand-hornu.be

Occasion également de découvrir l’exposition de Benjamin Monti, La Nécessité de la Répétition dans l’autre aile du musée.

Signalons que les deux expositions sont chacune accompagnée d’une publication :

Jacques Charlier

Jacques Charlier, Peintures pour tous.
Textes de Denis Gielen, Laurent Busine et Sergio Bonati, entretien avec l’artiste. Couverture cartonnée, format 27 x 21 cm, 96 pages, 60 illustrations.
ISBN 978-2-930368-65-8

Benjamin Monti

Benjamin Monti. La nécessité de répétition (Cabinet d’amateurs n°10), texte de Denis Gielen, nombreuses illustrations couleur et noir & blanc, 24 x 17 cm, 56 pages, MAC’s, mars 2016.
ISBN 978-2-930368-67-2

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Breaking Crisis
Works by: Norman Cowie, Elisabeth Marjanović Cronvall & Marta Dauliute, Beatrice Gibson, Jean Herman, Eleni Kamma
with: Eleni Kamma Elisabeth Marjanović Cronvall & Marta Dauliute
Screening
Sat, 06.02.2016
12:00 – 14:00
Theatersaal

Actua Tilt, Jean Herman, FR 1960, 12′
The Third Wave, Norman Cowie, US 1995, 3′
Crisis Document. A Survival Guide, Elisabeth Marjanovic Cronvall & Marta Dauliute, SE 2015, 15′
F for Fibonacci, Beatrice Gibson, UK 2014, 16′
Yar bana bir eğlence. Notes on Parrhesia, Eleni Kamma, BE/NL 2015, 37′

The transformation of Western industrial society into a service and information economy is coupled with the unrestricted subjugation of the environment to market imperatives. Financial transactions are executed by computer programs in milliseconds: money makes money. The unequal distribution of wealth and security, evidenced in global refugee movements, produces a sense of permanent crisis. Conversely, new forms of solidarity, resistance, and struggles for democratic rights and economic participation are emerging. Against the background of these volatile developments, this film selection presents an impressive range of artistic and critical analyses of the present.

Eleni Kamma

YAR BANA BIR EĞLENCE. NOTES ON PARRHESIA
by: Eleni Kamma
BE/NL
2015
37′
In her first cinematographic work, artist Eleni Kamma revisits the Ottoman tradition of the Karagöz theatre and its role in the creation of a political voice that defied censorship for a long time. Karagöz symbolizes the « little man » who, through the use of empty phrases, the illogical, the surrealistic, extreme obscenity and repetition, speaks of what people want to hear and need to say. Against this background, Yar bana bir eğlence. Notes on Parrhesia reflects upon the term « parrhesia », which implies not only the freedom of speech, but also the obligation to speak the truth for the sake of the common good, even at personal risk. This is where Kamma links to the Gezi Park protests in 2013, in which humour and creativity were key elements of resistence. Archival footage and staged scenes alternate with Cypriot, Greek and Turkish Karagöz masters discussing language, history and the political message of their art today.

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Constance Guisset. Trois conversations

Constance Guisset. Trois conversations

Constance Guisset. Trois conversations

Constance Guisset. Trois conversations

Dans la forêt de colonnes du Palais de Tokyo se dessine un passage haut, long et étroit, tel un cours d’eau qui sépare deux falaises. L’espace des « Trois Conversations » de Constance Guisset. Discuter, regarder ensemble, s’embrasser : trois escales dans le flux du public. Trois embarcations légères aux toits colorés et festifs. Amarrées ici ou là, elles proposent des voyages avec l’autre et des espaces de rêverie. Au dessus des surfaces confortables sont érigés des mâts retenant un tressage de lignes et de cercles. Des formes coniques qui se lèvent comme des voiles de bateaux et se métamorphosent dans une semi transparence graphique.

Pensée comme un lieu de convivialité, l’une des Trois Conversations est une assise équipée d’un écran de projection. Le Palais de Tokyo a invité Jacques Lizène (né en 1946, vit et travaille à Liège) à y diffuser certaines de ses œuvres vidéos :

1.

Puisque les visiteurs sont invités à se coucher sur les coussins de l’œuvre de Constance Guisset (et peut-être s’embrasser s’ils se couchent en couple), il est bon de leur déconseiller de procréer. (D’une manière générale, les choses étant ce qu’elles sont, Jacques Lizène ne procréera pas…Hopla ! Il subira volontairement la vasectomie, stérilisation par coupure des canaux déférents. Dès ce moment, il portera en lui une sculpture interne. 1970). Et parce qu’il est absurde de montrer un travelling sur un mur au plafond, Jacques Lizène propose :

Jacques Lizène

Travelling sur un mur (je ne procréerai pas), 1971

Titre initial : Jacques Lizène 1971, « Mur ». Film 8 mm transféré. 00 :02 : 56. Ed. Yellow.

La caméra balaie un mur de brique de gauche à droite, de droite à gauche, de gauche à droite. Le travelling est monotone, indigent et même un peu agaçant. On découvre en fin de séquence, tracé à la craie sur le mur, la phrase : « Je ne procréerai pas ». Un film manifeste, faisant référence au mythique mur de la clinique d’Ougrée, lieu de naissance du petit maître.

Jacques Lizène

2.

Puisque le visiteur est couché sur les coussins de l’œuvre de Constance Guisset, éteignons la lumière ! Si les visiteurs sont en couple (et que peut-être il s’embrasseront), le principe d’interruption leur rappellera le conseil lizénien de ne pas procréer. Jacques Lizène propose dès lors :

Jacques Lizène

Interruption de lumière, 1971

1971, NB, sans son, 8 mm, film transféré. 00 :03/39. Ed Yellow.

La caméra filme en plan fixe la prise électrique du projecteur qui éclaire le lieu de tournage. Après un très long moment, une main se glisse dans le champ et retire la prise de courant. Noir. Le générique sur panneau, tapé sur une Remington portative précise : « L’auteur n’apprécie pas vraiment son film. S’il l’a réalisé c’est parce qu’il se méprise un peu de temps en temps… (peut-être) ». Lizène ajoute aujourd’hui que les points de suspension sont céliniens et le (peut-être) référence à Beckett.

Jacques Lizène

3.

Afin de répondre aux « transitions colorimétriques douces et explosives qui éclatent dans le bâtiment », Jacques Lizène propose une suite de visages en quatre quarts, comme des sculptures génétiques, sur fond de paysages en quatre quart, une projection sur un rythme soutenu et un fond musical de musique génétique en sampling.

Jacques Lizène

AGCT (Acides de bases), Sculptures génétique, 1971, musique génétique 1987, en remake 2001

2001, vidéo couleurs, son, 00 :01 :16. Infographie et montage numérique : Dominique Castronovo. Mixage et son numérique : Bernard Secondini. Pré-mixage : Jean Marc Sulon. Réalisation AVCAN.

Jacques Lizène

4.

Afin de contempler dans le ciel des AhahahArchitectures gonflables avec ascenseur à vide d ‘air, exposition virtuelle de Jacques Lizène en son musée virtuel, Jacques Lizène propose cette œuvre auto-publicitaire :

Jacques Lizène

Ahahaharchitectures gonflables, musée virtuel, en remake 2012

Vidéo, couleurs, son, 00 :11 :48, 2012. Infographie et montage numérique : Dominique Castronovo. Bande son sur une musique de Jacques Lizène. Réalisation AVCAN.

Proposition pour une exposition virtuelle, 1983-1984 partout dans le monde, y compris au Palais de Tokyo, dans un musée gonflable avec ascenseur à vide d’air, gonflable qui n’a rien à voir avec le zeppelin de Panamarenko.

Jacques Lizène

5.

Parce que la position couchée est particulièrement indiquée pour assister à un concert et singulièrement à un concert de musique à l’envers, Jacques Lizène propose :

Jacques Lizène

Pièce pour musique à l’envers, 1979 en remake 2012, performance. Edaneres de Navnevohteeb Giwdul, pour violons et contrebasse.

Vidéo HD, couleurs, son, rushes 1 prise de la performance, 00 :17 :32. Réalisation AVCAN, 2012. Production galerie Nadja Vilenne.

Jacques Lizène

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Suchan Kinoshita

Suchan Kinoshita
Operating Theatre

FILM SCREENING

Saturday 28 November 2015

10:00 – 22:00 h.

A.VE.NU.DE.JET.TE – Institut de Carton vzw
Avenue de Jette 41 – Jetselaan 41
1081 Brussels (Koekelberg)
(Metro Simonis, 10 minutes walk)

12 hours of continuous film screening from the Operating Theatre sessions in spring 2015
Henri Jacobs
Avenue de Jette 41 – Jetselaan 41
1081 Koekelberg / Brussel

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Eleni Kamma conclut le cycle qu’elle consacre au Théâtre d’ombres Karagoz, entrepris lors d’une résidence à Istanbul et déjà ponctué de divers chapitres qu’elle a ponctués de diverses interventions à Liège (galerie Nadja Vilenne), Nicosie (Nimac), Aalst (Netwerk) et Thessalonique (Biennale de Thessalonique). Avant première du film Yar bana bir eğlence. Notes on Parrhesia, au Théâtre du Vrijthof, Maastricht, ce mercredi 7 octobre à 17h.

Eleni Kamma

Yar bana bir eğlence. Notes on Parrhesia.
a single screen film by Eleni Kamma
duration: 37 min 24 sec (2015)

In her first cinematographic film, artist Eleni Kamma revisits the tradition of the Karagoz Theatre and its role in the creation of a political voice.
Although Karagoz is a local character symbolizing the “little man” within the limits of the Ottoman Empire, he belongs to a larger puppet theatre family. He speaks of what the people want to hear and what the people want to say.

Until 1870, despite the “absolute monarchy and a totalitarian regime”, Karagoz “defied the censorship, enjoying an unlimited freedom”. Through the use of empty phrases, the illogical, the surrealistic, extreme obscenity and repetition, Karagoz theatre was often used as a political weapon to criticise local political and social abuse.
By 1923, this multi-voiced empire gave way to a Turkish-speaking republic within which the caricatures of ethnic characters no longer made sense. With the rise of new media, the popularity of Karagoz and Orta Oyunu declined even further.

Yar bana bir eğlence. Notes on Parrhesia. reflects upon the term “parrhesia”, which implies not only freedom of speech, but also the obligation to speak the truth for the common good, even at personal risk, by questioning how the notion of entertainment relates to personal expression and public participation.
This is where the artist links to the Gezi Park protests in 2013, in which humor and creativity were key elements in mocking the political regimes. Filmic fragments from National Cypriot television archive alternate with the voices of Cypriot, Greek and Turkish Karagoz masters discussing language, history, the tools and the political role of the medium.

The film is a visual essay in which pressing contemporary political matters intertwine with history and abstraction; and in which meticulousness of research meets with poetics of associations. How to move forward? Can we learn something from the old masters? At times the gaze is directed back to the viewer. To speak your mind, you must first overcome fear by taking a deep breath.

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A Berlin, Jacques Lizène participe à l’exposition « D’J Verboten »,  « an exhibition of 250 creative records (vinyls, cds), tapes, usbs and hybrid sound books from 100 artists, sound poets and composers ». Cette exposition sonore, audition sur demande, est organisée par Frédéric Acquaviva, fondateur de La Plaque Tournante, un lieu dédié aux musiques d’avant-garde.  De Jacques Lizène, on entendra : « Le minable music-hall et le chanteur en-dessous de tout – LIZÈNE 1970-1981 remake 2000 ».  La liste des oeuvres et des artistes proposés est tout simplement impressionnante :

Frédéric Acquaviva, Pierre Albert-Birot, Altagor, Louis Andriessen, Georges Aperghis, Pierre-André Arcand, Robert Ashley, Ana-Maria Avram, Cathy Berberian, Luciano Berio, Lars-Gunnar Bodin, Jean-Louis Brau, Broutin, Earle Brown, Etienne Brunet, Camille Bryen, William Burroughs, Sylvano Bussotti, John Cage, Cornelius Cardew, Henri Chopin, Bob Cobbing, Philip Corner, Jean-Paul Curtay, Salvador Dali, Guy Debord, Jean Dubuffet, Marcel Duchamp, Denis Dufour, François Dufrêne, Iancu Dumitrescu, Jean-Claude Eloy, Valie Export, Öyvind Fahlström, Jean-Baptiste Favory, Morton Feldman, Luc Ferrari, Dan Fröberg, Pierre Garnier, Ilse Garnier, Paul-Armand Gette, John Giorno, Pierre Guyotat, Brion Gysin, Raymond Hains, Sten Hanson, Raoul Hausmann, Bernard Heidsieck, Hans G. Helms, Pierre Henry, Åke Hodell, Helmut Oehring, Joël Hubaut, Dorothy Iannone, Isidore Isou, Charles Ives, Tom Johnson, Bengt Emil Johnson, Mauricio Kagel, Yves Klein, Richard Kostelanetz, Maurice Lemaître, Lieutenant Caramel, György Ligeti, Loré Lixenberg, Jacques Lizène, Ingvar Loco Nordin, Arrigo Lora-Totino, Gherasim Luca, Alvin Lucier, George Maciunas, Jean Mahtab, Claude Maillard, Ivo Malec, Christian Marclay, Enzo Minarelli, Alex Mincek, Laszlo Moholy-Nagy, Franz Mon, Otto Muehl, Conlon Nancarrow, Phill Niblock, Hermann Nitsch, Christoph Ogiermann, Pauline Oliveros, F.J. Ossang, Nam June Paik, Jean-Luc Parant, Titi Parant, Harry Partch, Tristan Perich, Gabriel Pomerand, P.P. Porro, Ezra Pound, François Poyet, Charles Ravier, Jacques Rebotier, Steve Reich, Gerhard Rühm, Erik Satie, Roland Sabatier, Giacinto Scelsi, Janek Schaefer, Pierre Schaeffer, Dieter Schnebel, Nicolas Schöffer, Arnold Schönberg, Kurt Schwitters, Michel Seuphor, Jacques Spacagna, Stelarc, Karlheinz Stockhausen, James Tenney, Edgar Varèse, Peter Weibel, Emmett Williams, Trevor Wishart, Ivan Wyschnegradsky, Gil J Wolman, Iannis Xenakis, La Monte Young, Bernd Aloïs Zimmerman.

La Plaque Tournante Sonnenallee 99 12045 Berlin, jusqu’au 6 octobre.

 

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Valerie Sonnier

Valerie Sonnier,
sans titre, 2006
crayon et cire sur papier
27,5 x 26 cm

Valerie Sonnier

Valerie Sonnier
Sans titre, 2006
crayon et cire sur papier
27 x 25,5 cm

Ce 14.05.2014 à 19:00

Soirée rencontre autour de l’exposition Distant Proximity avec le philosophe Eric CLEMENS et les artistes, Peter BUGGENHOUT, Michel MAZZONI et WILMES & MASCAUX.
Une occasion unique de voir ou revoir l’exposition à travers un dialogue avec des artistes et un philosophe autour de l’art et du regard.
« Nous avons l’art pour ne pas mourir de la vérité ». Cette phrase attirante de NIETZSCHE, que peut-elle bien nous promettre ? Que l’art peut encore être une expérience, une chance de découverte… Et d’abord que l’artiste fait cette expérience ! Mais laquelle exactement ?
Extrait du texte d’Eric CLEMENS dans le cahier Distant Proximity.

Né en 1945, à Bruxelles, Eric Clémens poursuit une double activité fictionnelle, de poésie et de philosophie, marquée par l’interrogation et la passion du langage. Ou plutôt, du geste à la couleur en passant par les notes ou les nombres, des langages, car tous – et singulièrement le langage verbal – constituent pour lui l’espace-temps où notre liberté et notre égalité peuvent se risquer dans leur plus grande intensité génératrice. La fiction, mieux : le fictionnel (distinct du fictif qui se situe dans l’imaginaire) est ce creuset humain où les langages façonnent notre relation au réel pour former notre monde.
Avec Christian Prigent et Jean-Pierre Verheggen, il a participé à l’aventure, d’écriture et de performance orale, courue pendant plus de 20 ans par la revue TXT. Dans la foulée de Mai 68, il a subi l’épreuve de vérité du militant révolutionnaire. Il a été conseiller dramaturgique de « L’Infini Théâtre », dirigé par Dominique Seron. Il a donné et donne des cours de philosophie dans diverses universités et institutions de Belgique, de France et du Québec.
ôté philosophique, à partir de la phénoménologie et de la déconstruction, il ne cesse de rechercher l’ouverture pour notre temps des pensées politique ou éthique, poétique ou artistique et physique ou biologique… Il a publié Le même entre démocratie et philosophie (aux éditions Lebeer-Hossmann, coll. Philosophiques, Bruxelles, 1987), La fiction et l’apparaître (aux éditions Albin Michel, coll. Bibliothèque du Collège International de Philosophie, Paris, 1993), Un mot seul n’est jamais juste. Pour une démocratie des alternances (aux éditions Quorum, Louvain-la-Neuve/Gerpinnes, 1998), Façons de voir (aux Presses Universitaires de Vincennes, coll. Esthétique/hors cadre, Paris, 1999), La démocratie en questions, avec Erwin Jans (aux éditions La Lettre volée, Bruxelles, 2010), Les brisures du réel. Essai sur les transformations de l’idée de « nature » (Editions Ousia, Bruxelles, 2010).
l a publié un choix des Ecrits de Magritte avec une postface “Ceci n’est pas un Magritte” (aux éditions Labor, coll. Espace Nord, Bruxelles, 1994) ; de Max Loreau, il a publié une anthologie, De la création avec une postface “Pour introduire à la création” (éd. Labor, coll. Espace Nord, 1998) et son chef-d’oeuvre posthume, Genèses, rassemblé avec Francine Loreau à partir de plans et de fiches (éd. Galilée, Paris, 2000). (Source Bela)

Place Sainte-Catherine 44 Sint-Katelijneplein – Bruxelles 1000 Brussel

Exposition accessible jusqu’au 8 juin 2014

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L’excellent site internet « Le Salon » vient de mettre en ligne « La collection virtuelle de Jacques Lizène », un film réalisé en 2001 par Isabelle Arthuis et Erwan Maheo.

Jacques Lizène

Voir le film

A propos de cette collection virtuelle, j’écrivais dans Le Petit Lizène Illustré, Une tentative inachevée d’abécédaire autour de l’œuvre du Petit Maître :

Collection virtuelle. Anciennement : collection mentale (1961). Collection virtuelle dès le début des années 90, lorsque l’artiste envisage également le concept d’exposition virtuelle. Collection imaginaire du Petit Maître, amateur d’art. La collection virtuelle est occasion d’actions d’art comportemental : se comporter comme un collectionneur d’art. Jacques Lizène aime à rappeler qu’il est un immense amateur d’art. Historien de sa propre démarche, surqualifiant ou disqualifiant lui-même ses œuvres afin de couper court à toute tentative de critique basée sur le jugement, il est également collectionneur, d’une immense générosité purement intellectuelle puisque cette collection est virtuelle. Il se comporte comme un collectionneur d’art depuis 1961. Nous l’avons vu lors d’un vernissage parisien intervenir dans une vente aux enchères par téléphone (en fait, son soulier collé à l’oreille). Il n’est pas rare d’entendre le Petit Maître se présenter comme collectionneur auprès de quidams fréquentant les événements artistiques. Interrogé en 2006 pour un journal d’art contemporain à propos de ses dernières acquisitions, le Petit Maître collectionneur et amateur d’art répondait qu’il venait d’acquérir un tableau métamorphique de Picasso conservé dans un musée berlinois, un piano de l’artiste japonaise Suchan Kinoshita, hommage au philosophe Nietzsche (mais dans une version à queue et couleur blanc ivoire de Yamaha), ainsi qu’une œuvre du jeune Olivier Foulon, et dans la foulée, L’Atelier de Courbet et L’Enseigne de Gersaint de Watteau. On l’aura compris : la collection lizénienne tient de l’attitude, du discours, de l’appropriation et participe entièrement de la façon dont il élabore son œuvre. Lizène conduit le récit de cette collection avec toute la générosité induite par cette médiocrité revendiquée qui permet à tout d’exister. Il peut acquérir l’œuvre d’un aquarelliste amateur comme les plus grands chefs-d’œuvre des musées. Toutes sont susceptibles de commentaires, sans jamais aucun jugement disqualifiant : « J’apprécie tous les artistes, dit-il. Ce qui est bien dans l’art, c’est la diversité. Le système de l’art imite le système de la vie, mais avec la différence qu’en art, il n’y a pas d’erreur, où si vous voulez, même l’erreur est une réussite. On peut faire quelque chose d’abominable en art, cela ne nuit à personne, sinon un peu à l’artiste lui-même, et encore. »
En 2001 un film a été consacré par Isabelle Arthuis et Erwan Mahéo à la collection virtuelle de Jacques Lizène. « Ce film, précise Jacques Lizène, s’est fait très vite, à un moment où je pensais d’ailleurs vendre ma collection virtuelle. » En un long monologue qui s’apparente à une visite virtuelle du musée lui-même virtuel, l’artiste accompagne le visiteur au carrefour de ses synapses. Il lui présente, en situation, les œuvres de la collection, de Picasso à Piero della Francesca, de Chardin à Charlier, de Ben à Ensor, en passant par le marsupilami de Franquin, vraie Sculpture génétique précise Lizène, l’œuvre sociale de Gaston Lagaffe, l’intégrale des œuvres perdues d’Alain d’Hooghe (dont la course cycliste pour l’art), la sculpture hindoue et ses triples flexions végétales. Il y évoque même la « Salle des suicidés » où il conserve entre autres les peintures détruites dans l’incendie de l’atelier de Gorki. Pourquoi une salle des suicidés ? « À une certaine époque, j’ai rencontré Richard Tialans dont je ne savais pas encore qu’il était pataphysicien, mais qui était féru de littérature et qui a publié le théâtre de Filliou. Je lui ai demandé de me conseiller des livres, mais uniquement d’écrivains suicidés. » Le musée virtuel de Jacques Lizène participe de son œuvre, il serait même œuvre à part entière. « En fait, explique Lizène, il n’y a rien d’original à cela. Bon nombre de gens collectionnent virtuellement ; la différence, c’est que je le déclare et accorde des interviews sur le sujet, et que je raconte des anecdotes ; en fait je collectionne aussi les anecdotes. » La collection virtuelle participe d’un système, dans lequel pourraient également s’inscrire les Lotissements de cimaise que Lizène pratique depuis 1975, ses Placards à tableaux (1970), dans lesquels il lui arrive d’intégrer les tableaux d’autres artistes, ou certains films tel Un certain art belge, une certaine forme d’humour (1993), exposition virtuelle où des œuvres d’artistes belges deviennent des monuments dans l’espace public parisien. Y aurait-il des œuvres de Jacques Lizène dans la collection virtuelle de Jacques Lizène ? « Oui, oui, répond-il, mais pas toutes… J’en ai laissé quelques-unes pour les autres. »

Jacques Lizène

Virtual Collection. Formely: Mental Collection (1961). Virtual collection as of the early 1990s, when the artist also considered the concept of the virtual exhibition. Imaginary Collection of the Minor Master, Art Lover. The virtual collection provides the occasion for Behaviour Art: Behaving Like an Art Collector.
Jacques Lizène likes to remind us that he is a great art lover. The historian of his own career, himself over-qualifying or disqualifying his works in order to pre-empt any attempt at criticism based on judgement, he is also a collector of tremendous, purely intellectual generosity, since his collection is virtual. He has acted as an art collector since 1961. He was thus seen at a Parisian opening intervening in an auction over the phone (in fact, his shoe pressed against his ear). It is not unusual to hear the Minor Master introducing himself as a collector to people at art exhibitions. When asked about his latest acquisitions by a contemporary art magazine in 2006, the Minor Master, Collector and Art Lover, replied that he had just acquired a metamorphic painting by Picasso kept in a museum in Berlin, a piano by the Japanese artist Suchan Kinoshita, a homage to the philosopher Nietzsche (but in an ivory-white grand piano by Yamaha), plus a work by the young Olivier Foulon, and after that, L’Atelier by Courbet and L’Enseigne de Gersaint by Watteau.
It will be understood here that Lizène’s collection has to do with attitudes, discourse and appropriation, and is totally bound up with the way he elaborates his oeuvre. Lizène conducts the narrative of this collection with all the generosity that goes with this proclaimed mediocrity, which is what allows everything to exist. He is able to acquire a work by an amateur watercolour artist as easily as he can the greatest museum masterpieces. All are subject to commentary, but never to any disqualifying judgement. “I appreciate all artists,” he says. “What’s good about art is the diversity. The art system imitates the life system, but with the difference that in art there are no mistakes or, if you prefer, even mistakes are a success. You can do something abominable in art, it doesn’t harm anyone, except perhaps the artist himself, a bit, and perhaps not even that…”
In 2001 a film was made about Jacques Lizène’s personal collection by Isabelle Arthuis and Erwan Mahéo. “This film,” Lizène tells us, “was made very quickly, at a time, indeed, when I was thinking of selling my virtual collection.” In a long monologue, which is like a virtual tour around the museum, itself virtual, the artist accompanies visitors to the intersections of his synapses. He presents the works of the collection, in their actual places, from Picasso to Piero della Francesca, from Chardin to Charlier, from Ben to Ensor, via Franquin’s Marsupilami (a true Genetic Sculpture observes Lizène), the social work of Gaston Lagaffe, the complete lost works of Alain d’Hooghe (including the cycle race for art), Indian sculpture and its triple “vegetal flections.” He even mentions the “Suicides Room” where, among other things, he keeps paintings destroyed by the fire in Gorky’s studio. Why a room of suicides? “Some time I ago I met Richard Tialans. I didn’t know at the time that he was a pataphysician, but he was a great lover of literature and had published Filliou’s theatrical works. I asked him to recommend some books, but only by writers who had committed suicide.” The Jacques Lizène Virtual Museum is part of his work, and is indeed a work in its own right. “In fact,” explains Lizène, there’s nothing original about that. A good many people collect virtually. The difference is that I actually say so and give interviews on the subject, and that I tell anecdotes – in fact, I collect anecdotes.” It is part of a system in which we could also include the Divisions of Picture Walls that Lizène has been making since 1975, his Cupboardsful of Pictures (1970), in which he manages to integrate paintings by other artists, or certain films such as A Certain Kind of Belgian Art, a Certain Kind of Humour (1993), a virtual exhibition in which works by Belgian artists become monuments in Parisian public space. Might there be works by Jacques Lizène in Jacques Lizène’s virtual collection? “Yes, yes,” he answers, but not all of them. “I left a few for other people.”

Jacques Lizène

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A l’occasion des Regardeurs sur France Culture, Jean de Loisy, Bernard Marcadé et François Curlet abordent le Stropiat de René Magritte. A propos de la période vache, ils évoquent l’oeuvre de Jacques Lizène. Avec une petite chanson médiocre et la voix de René Magritte sur fond de boîte à rythme lizénienne !  A écouter, on ne s’ennuiera pas un seul instant.

Les regardeurs

 

Aujourd’hui nous regardons une œuvre de René Magritte intitulée Le Stropiat de 1947, peinture qui appartient à ce qu’on appelle la période « vache » de Magritte, qui ne dura que quelques mois, et donna lieu à de nombreuses incompréhensions car les huiles et les gouaches qu’il exécuta alors étaient très loin de l’aspect froid et net des peintures exécutées auparavant.
Soutenu par Louis Scutenaire,son ami écrivain et poète belge, dans cette « remise en jeu » de son propre art, il exacerbe ici son irrespect vis-à-vis des choses établies. Louis Scutenaire, notre regardeur donc, qui expérimente lui-même dans l’écriture ce massacre, ce désordre libérateur, et qui est bientôt le seul à soutenir Magritte dans ce qu’on a pris à l’époque pour une incartade. Pour en parler, nous recevons l’artiste François Curlet et Bernard Marcadé
Signalons en ce moment et jusqu’au 1er juin 2014, l’exposition « Magritte : The Mystery of the Ordinary, 1926–1938 », à la Menil Collection, Houston, USA.
Musique: Chanson minable, de Jacques Lizène.

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