Je suis Charlier, une création radiophonique de Gregor Beck en première diffusion sur radio Campus

jacques charlier

Je suis Charlier

Série en 5 épisodes sur l’artiste inclassable et pluridisciplinaire liégeois Jacques Charlier.

« A l’avant-garde » le premier volet de cette série revient sur l’enfance et la jeunesse de Jacques Charlier durant et après la seconde guerre mondiale.

Marqué par ce conflit et par la persécution nazie, Charlier affirme que c’est dans ses souvenirs de cette période que se trouve « l’armature constante » de ce qu’il fait.
Et que fait-il ?
De tout, comme il en avait fait le serment adolescent, alors qu’il vivait éloigné de ses parents durant deux ans et demi au Luxembourg.
Ses activités se sont ainsi portées sur la peinture, le dessin, l’écriture, la bande dessinée, la musique, la chanson, la vidéo, la photographie, la caricature… et la liste est encore longue.

Aujourd’hui, à l’âge de 79 ans, il continue inlassablement, avec intelligence et humour, à explorer tous les domaines d’expressions en ne s’attachant à aucun style, à aucune pratique et en bousculant sans cesse les idées trop facilement établies.

Réalisation : Gregor Beck

Rediffusion le jeudi 3 mai à minuit.

Ce lundi à 16h diffusion du second épisode : Grands Travaux. A écouter sur radiocampus.be

L’épisode 3 sera diffusé le 14, le 4 le 21 et le 5 le 4 juin, même heure.

D’autres diffusions sont prévues dans les prochaines semaines sur 48FM à Liège, Panik à Bruxelles, R.U.N. à Namur, You FM à Mons et Radio libellule à Comines.

Aglaia Konrad, Il Cretto, Argos, Bruxelles

Projection chez Argos du dernier film d’Aglaia Konrad, durant le Week-end de Art Brussels.

Aglaia Konrad

Aglaia Konrad

Aglaia Konrad

AGLAIA KONRAD – IL CRETTO
BLACK BOX – SCREENING

Premiere Screening!

Late opening night screenings in the presence of the artist on Saturday 21st of April from 6pm to 9pm

Over the years the Brussels-based artist Aglaia Konrad brought together an enormous archive of images shot in such diverse cities as Sao Paulo, Beijing, Chicago, Dakar, Tokyo, Cairo or Shanghai. In her new film, Aglaia Konrad brings us to Sicily where we discover one of the most extensive contemporary artworks in the world. Known as The Great Cretto (or Cretto di Burri or Cretto di Gibellina), the site specific artwork has been conceived and undertaken by the Italian artist Alberto Burri (1915-1995). Started in 1984 and left unfinished in 1989, the work was completed in 2015 to mark Burri’s one hundredth birthday. Located on the old city of Gibellina which was completely destroyed by the 1968 Belice earthquake, this landscape intervention appears as a series of white concrete fractures on the ground and pays homage to the victims of the disaster.

Aglaia Konrad
IL CRETTO
2018, 16mm transfered to video, 13′, color, sound.

Argos Arts
Adresse : Rue du Chantier 13, 1000 Bruxelles

Piet Therre & TAM, l’archive

Performance réalisée par Pit Therre et le TAM, Theater am Marienplatz (Krefeld), à la galerie le 27 mai dernier à l’occasion du finissage de l’exposition Résonances. Un film en trois extraits des 3 performances, réalisé par Charlotte Lagro.

« Ligaturen », 2017

Mit fließenden Übergängen. Für Klangerzeuger und einen Vorhang
Avec des transitions en douceur. Pour un générateur de son et un rideau

« Quadro-Phonie », 2016

Für 4 mal 16 gleiche Instrumente, 4 Lautsprecherattrappen, 4 Musiker
Pour quatre fois les mêmes instruments, 4 haut parleurs factices, 4 musiciens

« Takt – voll », 2017

Wandelkonzert für Schlagzeuger – Instrumentarium: 34 hängende Rohre
Concert Promenade pour un percussionniste – Instrumentarium: 34 tubes suspendus

Interprètes : Gereon Bründt, Stefan Hölker, Dieter Kaletta, Björn Kiehne, Stefan Otto-Bach, Pit Therre.
Une production du TAM, Theater am Marienplatz, Krefeld-Fischeln

Une proposition – invitation de Suchan Kinoshita

Remember « This is the show… », talk with Bart De Baere @ Whitechapel, London

This is the book of the show

This is the book of the show and the show is many things

Conversation ce soir à la Whitechapel à Londres entre Bart De Baere et Charles Esche, à propos de l’exposition « This is the show and the show is many things » (curator Bart De Baere), au SMAK à Gand en 1994. Une exposition devenue mythique, un formidable bordel en processus perpétuel qui eut toute son importance pour la galerie Nadja Vilenne. Aux côtés de Louise Bourgeois, Anne Decock, Fabrice Hybert, Henrietta Lettonne, Mark Manders, Maria Roosen, Claire Roudenko-Bertin, Luc Tuymans et Uri Tzaig, y participaient également Suchan Kinoshita, Honoré d’O et Eran Schaerf. Tous trois défendus par la galerie.

This Thursday – Exhibition Histories Talk: Bart de Baere

We are pleased to announce the thirteenth in our series of talks analysing and contextualising exhibitions through the personal accounts of the curators responsible, co-organised with Whitechapel Gallery, London.

On Thursday 16 March, director of M HKA, Antwerp, Bart de Baere will be in conversation with curator and writer Charles Esche discussing ‘This is the show and the show is many things’, an exhibition that took place at S.M.A.K, Ghent in 1994, alongside related events. Variously described as a ‘fun palace’, a ‘warehouse’ and a ‘wasteland’, this quasi-mythical exhibition brought to the fore a new wave of artists and an innovative format, incorporating dance to debates; opening up the space of process, relational capacity and whimsy.

The series is inspired by the Exhibition Histories books developed by Afterall, and published in association with the Center for Curatorial Studies, Bard College.

Exhibition Histories Talks: Bart de Baere
Thursday 16 March 2017, 19:00–20:30
Zilkha Auditorium
Whitechapel Gallery
77-82 Whitechapel High Street
London
E1 7QX

Walter Swennen, La langue rouge, un film de Violaine de Villers, ce 7 décembre à Flagey, Bruxelles

Walter Swennen

Dans son atelier, le peintre Walter Swennen nous invite à un va-et-vient savant et ludique, entre ses associations de pensée et ses matériaux de création, entre une manière d’être et une manière de peindre. Né dans l’immédiat après-guerre, Walter Swennen produit depuis les années 80 une œuvre indépendante et radicale. Il tire la langue au langage. Quand les paroles tournent autour du pot et s’emmêlent les pinceaux, la peinture reste seule maîtresse du jeu, se jouant de l’arbitraire des images et des mots. De Bruxelles à New York, avec la complicité de la réalisatrice et de commissaires d’art contemporain, Swennen dialogue avec ses tableaux. Et nous voilà pris par le gai savoir du peintre philosophe, où Buster Keaton tombe sur Le Titien, Krazy Cat monte à Dada, Mickey met des oreilles à Mallarmé et Boris Vian improvise avec Thelonious Monk. Walter Swennen a l’art de ne pas se prendre au sérieux mais de parler sérieusement de la peinture. C’est un drôle de grand peintre belge que le film nous révèle avec une espiègle pertinence.

Belgian artist Walter Swennen invites us into his workshop for a thoughtful but playful dialogue between the movements of his mind and the matter of his works, between a way of being and a way of painting. Born just post-war, Swennen has been producing a polymorphous and inventive body of work since the 80s, characterised by its independence and its radical experimentation. When words fail and meanings get muddled, painting steps up, making light of the arbitrariness of images and words. Swennen moves from Brussels to New York, and helped by the film’s director and a team of curators of contemporary art, he speaks to his paintings, and they speak back. We are drawn into this painter-philosopher’s wacky world, in which Buster Keaton bumps into Titian, Krazy Cat rides a Dadaesque hobbyhorse, Mickey Mouse puts ears on Mallarmé, and Boris Vian jams with Thelonious Monk. Swennen is a master of not taking himself too seriously, while talking seriously about his art. With impish precision, this film prods and probes a great Belgian oddball artist.

Née à Bruxelles en 1947, Violaine de Villers suit les cours de Philosophie à l’Université de Louvain. Elle interrompt ses études universitaires dans l’effervescence des événements de mai 1968 et enseigne dans les humanités supérieures. Elle reprend quinze ans plus tard des études. (Master en Politiques économiques et sociales). Depuis 1981, elle écrit et réalise des documentaires à portée politique et des films d’art. Et depuis 2001, elle réalise aussi des œuvres radiophoniques.

Born in Brussels in 1947, Violaine de Villers studied philosophy at the University of Louvain in Belgium. She interrupted her university studies in the maelstrom of the events of May 1968 and taught in higher secondary education. She took up her studies again fifteen years later (Master in Social and Economic Policies). Since 1981, she has written and directed politically oriented documentaries and films on art. Since 2001, she has directed works for radio.

LA LANGUE ROUGE – WALTER SWENNEN – Documentaire – 69 min. – HD – 2016
Production YC Aligator Film. Avec l’aide du Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Fédération Wallonie-Bruxelles, en coproduction avec la RTBF, le CBA, avec la participation du Tax Shelter du Gouvernement fédéral de Belgique, de la Région de Bruxelles-Capitale

LA LANGUE ROUGE
7 décembre 2016 –
Pour la programmation complète du film : www.lalanguerouge.com Première le 7 décembre 2016 à 19h30
Flagey Studio 5
Place Sainte-Croix 1050 Bruxelles
infos et réservations : +32 (0)2 641 10 10 / info@flagey.be www.flagey.be

Walter Swennen

Walter Swennen

Walter Swennen

Additional viewings @Flagey

Friday, 9 December 2016, 5.30 pm
Wednesday, 14 December 2016, 5.30 pm
Thursday, 15 December 2016, 10 pm
Sunday, 18 December 2016, 8 pm
Tuesday, 27 December 2016, 9.30 pm
Friday, 30 December 2016, 9.30 pm

Jacques Charlier, Pirate de l’Art, centre Wallonie Bruxelles, Paris, ce 7 novembre

Au Centre Wallonie Bruxelles à Paris, dans le cadre de l’exposition Images et mots depuis Magritte, ce lundi 7 novembre, projection du film de Jacques Donjean : Jacques Charlier, Pirate de l’art

Jacques Charlier

Projection et rencontre

Une soirée autour de Jacques Charlier, l’un des plasticiens belges les plus significatifs de l’époque actuelle. Dans le cadre du Mois du film documentaire.

Ce documentaire met en lumière les différentes facettes de son oeuvre inclassable, tant sont nombreux les styles et thèmes qu’il a abordés au cours de sa carrière. De la peinture aux installations, de la photographie à la bande dessinée
et à l’art vidéo, chaque séquence du film dévoile un parcours singulier, une oeuvre corrosive sur le monde de la création.
L’humour décapant de l’artiste et sa jouissance ludique débridée l’entraînent à détourner des oeuvres, ou à avoir certaines oeuvres interdites, comme à la Biennale de Venise. Son activité artistique abondante et ses nombreuses expositions internationales lui permettent de se lier d’amitié avec Daniel Buren, Bernard Venet, Gilbert et George…

Loin de tout parcours académique, le film révèle par diverses rencontres avec Bouli Lanners, un ancien élève, Philippe Geluck dont il a fait le portrait, Plastic Bertrand, Enrico Lunghi, Directeur du Mudam au Luxembourg et bien d’autres encore, l’homme dans ses contradictions, sa fantaisie et son talent.

Cette projection sera suivie d’une rencontre avec l’artiste Jacques Charlier, animée par Michel Baudson, commissaire de l’exposition Images et Mots depuis Magritte, et d’un temps d’échange avec le réalisateur Jacques Donjean, la
productrice Christine Pireaux et Enrico Lunghi, Directeur du MUDAM Musée d’art moderne Grand-Duc Jean au Luxembourg.

Jacques Lizène, Ahahaharchitectures gonflables, Video Night, Space Collection, ce 3 septembre

A l’occasion de son exposition personnelle « Perdu à Pepinster », organisée par La Space Collection dans le cadre de la Biennale de l’Image possible 2016, Charlotte Lagro a été invitée à programmer une video night qui se déroulera sur la terrasse de la space Collection, le samedi 3 septembre  à partir de 21h. Avec la complicité amicale de Mathilde Ganancia, Charlotte Lagro a établi le programme suivant, auquel participe Jacques Lizène.

Haley Bueschlen (NY)
Sophia Cleary (LA)
Arnaud Dezoteux (Paris)
Virgile Fraisse (Paris)
Gregory Kalliche (NY)
Jacques Lizène (Liège)
Kianoosh Motallebi (Bxl)
Pilvi Takala (Berlin)

Chacun confronte à sa manière le singulier au gigantesque: passant de l’individu face aux immenses institutions, à l’immersion totale hypnosant l’individu. À travers l’animation, la fiction performée, la performance documentée ou encore l’interview revisité, les artistes se glissent dans différents rôles pour fabriquer de nouvelles formes d’introspections.

Space collection
En Féronstrée 116
4000 Liège
Samedi 3 septembre, à partir de 21h.

Jacques Lizène

Ahahaharchitectures gonflables, musée virtuel, en remake 2012 Vidéo, couleurs, son, 00:11:48, 2012. Infographie et montage numérique : Dominique Castronovo. Bande son sur une musique de Jacques Lizène. Réalisation AVCAN.

Proposition pour une exposition virtuelle, 1983-1984 partout dans le monde, y compris au Palais de Tokyo, dans un musée gonflable avec ascenseur à vide d’air, gonflable qui n’a rien à voir avec le zeppelin de Panamarenko.

Eleni Kamma, Fireflies in the Night Take Wing, Stavros Niarchos Foundation, Athens

Eleni Kamma

Eleni Kamma, Yar bana bir eğlence. Notes on Parrhesia.

Fireflies in the Night Take Wing
Stavros Niarchos Foundation Cultural Center (SNFCC), Athens
June 23-26

Video Art Survey organized by curators Barbara London, Kalliopi Minioudaki, Francesca Pietropaolo with artistic director Robert Storr

This June, the Stavros Niarchos Foundation will celebrate the completion of the Stavros Niarchos Foundation Cultural Center (SNFCC) – the Foundation’s largest single gift. Designed by world renowned architect, Renzo Piano, the SNFCC includes new facilities for the National Library of Greece and the Greek National Opera, as well as the creation of the Stavros Niarchos Park. During the week of June 23rd through June 26th, the SNFCC will host a series of programs and events for the citizens of Athens, Greece, and the world, welcoming them to this emerging cultural destination. One of these programs includes a special four night exhibition of work in the quintessential medium of the late 20th and early 21st centuries: video.

Following last summer’s Fireflies in the Night—a three-night non-stop dusk-to-dawn video survey of some of the best art of its kind produced internationally that was projected on screens located on the “Great Lawn” of the Stavros Niarchos Park—this year’s installment, titled Fireflies in the Night Take Wing will consist of eleven separate looped video programs, including an immersive installation of two works by Shirin Neshat, screened at eleven sites scattered throughout the SNFCC buildings and grounds. Each of these hour-long loops will be composed of different works by a wide array of international artists – including Greek artists active in the cosmopolitan context of contemporary art.

(…) Hope both for true participatory democracy and art’s role in achieving it is also stirred by Eleni Kamma. Even though she laments of the decline of the tradition of Karaghiozis, her work evocatively links the freedom of speech (parrhesia) that characterizes this central figure of the Middle Eastern shadow theater as bold spokesperson of people’s problems, desires and political critique, with the creativity and outcry of the protesting occupants of the Gezi park.

Jacques Charlier, Peinture pour tous !, Visite guidée croisée Jacques Charlier / Denis Gielen, ce 17 avril

Jacques Charlier

Ce dimanche 17 avril à 14h. Le Musée des Arts Contemporains au Grand Hornu propose une visite guidée croisée entre Jacques Charlier et Denis Gielen, directeur du musée et commissaire de l’exposition.

(…) Toute la peinture de Charlier rend compte de ce goût mélancolique de notre époque pour le déjà-vu, car tous ses tableaux sont des reprises de vieux tubes de l’histoire de l’art, et tout son œuvre peint, une sorte de juke-box grâce auquel nous sautons d’un morceau choisi à l’autre, entraînés dans la ronde nostalgique de son « éclectisme radical ». Peinture pour tous, au Grand- Hornu, n’échappe pas à ce principe de carrousel temporel qui revisite les styles de l’art moderne le long de plusieurs ensembles de pastiches : expressionnisme abstrait (« Peintures volcans »), futurisme italie (Peintures italiennes), post- impressionnisme (Les quatre saisons), abstraction géométrique (Peintures fractales).
En faussaire et caricaturiste, Charlier s’amuse avec une exposition où la production virtuose de faux vieux côtoie l’imitation potache de vrais gimmicks ; du toc et des tics, quoi ! Avec sa chambre d’Ames ou sa galerie colorée de Fontana, c’est encore son insistance à démontrer que l’histoire de l’art repose sur une illusion d’optique, de l’ordre de la perspective forcée ; façon de nous faire comprendre, par exemple, qu’un artiste n’est pas grand parce que sa cote est haute sur le marché ou sa popularité élevée dans les médias. C’est ce mirage, cette manipulation, voire ce complot diront certains détracteurs de l’art contemporain, que Charlier s’applique, par l’image et la parole, tel Platon avec le mythe de la caverne, à déconstruire pour (le bien de) tous.(…) Denis Gielen, dans le catalogue qui accompagne l’exposition

Réservation souhaitée : +32(0)65/613 881 – reservations@grand-hornu.be

Occasion également de découvrir l’exposition de Benjamin Monti, La Nécessité de la Répétition dans l’autre aile du musée.

Signalons que les deux expositions sont chacune accompagnée d’une publication :

Jacques Charlier

Jacques Charlier, Peintures pour tous.
Textes de Denis Gielen, Laurent Busine et Sergio Bonati, entretien avec l’artiste. Couverture cartonnée, format 27 x 21 cm, 96 pages, 60 illustrations.
ISBN 978-2-930368-65-8

Benjamin Monti

Benjamin Monti. La nécessité de répétition (Cabinet d’amateurs n°10), texte de Denis Gielen, nombreuses illustrations couleur et noir & blanc, 24 x 17 cm, 56 pages, MAC’s, mars 2016.
ISBN 978-2-930368-67-2

Eleni Kamma, Breaking Crisis, Transmediale, Haus der Kulturen der Welt, Berlin

Breaking Crisis
Works by: Norman Cowie, Elisabeth Marjanović Cronvall & Marta Dauliute, Beatrice Gibson, Jean Herman, Eleni Kamma
with: Eleni Kamma Elisabeth Marjanović Cronvall & Marta Dauliute
Screening
Sat, 06.02.2016
12:00 – 14:00
Theatersaal

Actua Tilt, Jean Herman, FR 1960, 12′
The Third Wave, Norman Cowie, US 1995, 3′
Crisis Document. A Survival Guide, Elisabeth Marjanovic Cronvall & Marta Dauliute, SE 2015, 15′
F for Fibonacci, Beatrice Gibson, UK 2014, 16′
Yar bana bir eğlence. Notes on Parrhesia, Eleni Kamma, BE/NL 2015, 37′

The transformation of Western industrial society into a service and information economy is coupled with the unrestricted subjugation of the environment to market imperatives. Financial transactions are executed by computer programs in milliseconds: money makes money. The unequal distribution of wealth and security, evidenced in global refugee movements, produces a sense of permanent crisis. Conversely, new forms of solidarity, resistance, and struggles for democratic rights and economic participation are emerging. Against the background of these volatile developments, this film selection presents an impressive range of artistic and critical analyses of the present.

Eleni Kamma

YAR BANA BIR EĞLENCE. NOTES ON PARRHESIA
by: Eleni Kamma
BE/NL
2015
37′
In her first cinematographic work, artist Eleni Kamma revisits the Ottoman tradition of the Karagöz theatre and its role in the creation of a political voice that defied censorship for a long time. Karagöz symbolizes the « little man » who, through the use of empty phrases, the illogical, the surrealistic, extreme obscenity and repetition, speaks of what people want to hear and need to say. Against this background, Yar bana bir eğlence. Notes on Parrhesia reflects upon the term « parrhesia », which implies not only the freedom of speech, but also the obligation to speak the truth for the sake of the common good, even at personal risk. This is where Kamma links to the Gezi Park protests in 2013, in which humour and creativity were key elements of resistence. Archival footage and staged scenes alternate with Cypriot, Greek and Turkish Karagöz masters discussing language, history and the political message of their art today.

Constance Guisset, Jacques Lizène, conversation vidéo au Palais de Tokyo, Paris

Constance Guisset. Trois conversations

Constance Guisset. Trois conversations

Constance Guisset. Trois conversations

Constance Guisset. Trois conversations

Dans la forêt de colonnes du Palais de Tokyo se dessine un passage haut, long et étroit, tel un cours d’eau qui sépare deux falaises. L’espace des « Trois Conversations » de Constance Guisset. Discuter, regarder ensemble, s’embrasser : trois escales dans le flux du public. Trois embarcations légères aux toits colorés et festifs. Amarrées ici ou là, elles proposent des voyages avec l’autre et des espaces de rêverie. Au dessus des surfaces confortables sont érigés des mâts retenant un tressage de lignes et de cercles. Des formes coniques qui se lèvent comme des voiles de bateaux et se métamorphosent dans une semi transparence graphique.

Pensée comme un lieu de convivialité, l’une des Trois Conversations est une assise équipée d’un écran de projection. Le Palais de Tokyo a invité Jacques Lizène (né en 1946, vit et travaille à Liège) à y diffuser certaines de ses œuvres vidéos :

1.

Puisque les visiteurs sont invités à se coucher sur les coussins de l’œuvre de Constance Guisset (et peut-être s’embrasser s’ils se couchent en couple), il est bon de leur déconseiller de procréer. (D’une manière générale, les choses étant ce qu’elles sont, Jacques Lizène ne procréera pas…Hopla ! Il subira volontairement la vasectomie, stérilisation par coupure des canaux déférents. Dès ce moment, il portera en lui une sculpture interne. 1970). Et parce qu’il est absurde de montrer un travelling sur un mur au plafond, Jacques Lizène propose :

Jacques Lizène

Travelling sur un mur (je ne procréerai pas), 1971

Titre initial : Jacques Lizène 1971, « Mur ». Film 8 mm transféré. 00 :02 : 56. Ed. Yellow.

La caméra balaie un mur de brique de gauche à droite, de droite à gauche, de gauche à droite. Le travelling est monotone, indigent et même un peu agaçant. On découvre en fin de séquence, tracé à la craie sur le mur, la phrase : « Je ne procréerai pas ». Un film manifeste, faisant référence au mythique mur de la clinique d’Ougrée, lieu de naissance du petit maître.

Jacques Lizène

2.

Puisque le visiteur est couché sur les coussins de l’œuvre de Constance Guisset, éteignons la lumière ! Si les visiteurs sont en couple (et que peut-être il s’embrasseront), le principe d’interruption leur rappellera le conseil lizénien de ne pas procréer. Jacques Lizène propose dès lors :

Jacques Lizène

Interruption de lumière, 1971

1971, NB, sans son, 8 mm, film transféré. 00 :03/39. Ed Yellow.

La caméra filme en plan fixe la prise électrique du projecteur qui éclaire le lieu de tournage. Après un très long moment, une main se glisse dans le champ et retire la prise de courant. Noir. Le générique sur panneau, tapé sur une Remington portative précise : « L’auteur n’apprécie pas vraiment son film. S’il l’a réalisé c’est parce qu’il se méprise un peu de temps en temps… (peut-être) ». Lizène ajoute aujourd’hui que les points de suspension sont céliniens et le (peut-être) référence à Beckett.

Jacques Lizène

3.

Afin de répondre aux « transitions colorimétriques douces et explosives qui éclatent dans le bâtiment », Jacques Lizène propose une suite de visages en quatre quarts, comme des sculptures génétiques, sur fond de paysages en quatre quart, une projection sur un rythme soutenu et un fond musical de musique génétique en sampling.

Jacques Lizène

AGCT (Acides de bases), Sculptures génétique, 1971, musique génétique 1987, en remake 2001

2001, vidéo couleurs, son, 00 :01 :16. Infographie et montage numérique : Dominique Castronovo. Mixage et son numérique : Bernard Secondini. Pré-mixage : Jean Marc Sulon. Réalisation AVCAN.

Jacques Lizène

4.

Afin de contempler dans le ciel des AhahahArchitectures gonflables avec ascenseur à vide d ‘air, exposition virtuelle de Jacques Lizène en son musée virtuel, Jacques Lizène propose cette œuvre auto-publicitaire :

Jacques Lizène

Ahahaharchitectures gonflables, musée virtuel, en remake 2012

Vidéo, couleurs, son, 00 :11 :48, 2012. Infographie et montage numérique : Dominique Castronovo. Bande son sur une musique de Jacques Lizène. Réalisation AVCAN.

Proposition pour une exposition virtuelle, 1983-1984 partout dans le monde, y compris au Palais de Tokyo, dans un musée gonflable avec ascenseur à vide d’air, gonflable qui n’a rien à voir avec le zeppelin de Panamarenko.

Jacques Lizène

5.

Parce que la position couchée est particulièrement indiquée pour assister à un concert et singulièrement à un concert de musique à l’envers, Jacques Lizène propose :

Jacques Lizène

Pièce pour musique à l’envers, 1979 en remake 2012, performance. Edaneres de Navnevohteeb Giwdul, pour violons et contrebasse.

Vidéo HD, couleurs, son, rushes 1 prise de la performance, 00 :17 :32. Réalisation AVCAN, 2012. Production galerie Nadja Vilenne.

Jacques Lizène

Suchan Kinoshita, Operating Theatre, film screening, A.VE.NU.DE.JET.TE, Bruxelles, ce 28 novembre

Suchan Kinoshita

Suchan Kinoshita
Operating Theatre

FILM SCREENING

Saturday 28 November 2015

10:00 – 22:00 h.

A.VE.NU.DE.JET.TE – Institut de Carton vzw
Avenue de Jette 41 – Jetselaan 41
1081 Brussels (Koekelberg)
(Metro Simonis, 10 minutes walk)

12 hours of continuous film screening from the Operating Theatre sessions in spring 2015
Henri Jacobs
Avenue de Jette 41 – Jetselaan 41
1081 Koekelberg / Brussel

Eleni Kamma, Yar bana bir eğlence. Notes on Parrhesia, avant première au Vrijthof, Maastricht

Eleni Kamma conclut le cycle qu’elle consacre au Théâtre d’ombres Karagoz, entrepris lors d’une résidence à Istanbul et déjà ponctué de divers chapitres qu’elle a ponctués de diverses interventions à Liège (galerie Nadja Vilenne), Nicosie (Nimac), Aalst (Netwerk) et Thessalonique (Biennale de Thessalonique). Avant première du film Yar bana bir eğlence. Notes on Parrhesia, au Théâtre du Vrijthof, Maastricht, ce mercredi 7 octobre à 17h.

Eleni Kamma

Yar bana bir eğlence. Notes on Parrhesia.
a single screen film by Eleni Kamma
duration: 37 min 24 sec (2015)

In her first cinematographic film, artist Eleni Kamma revisits the tradition of the Karagoz Theatre and its role in the creation of a political voice.
Although Karagoz is a local character symbolizing the “little man” within the limits of the Ottoman Empire, he belongs to a larger puppet theatre family. He speaks of what the people want to hear and what the people want to say.

Until 1870, despite the “absolute monarchy and a totalitarian regime”, Karagoz “defied the censorship, enjoying an unlimited freedom”. Through the use of empty phrases, the illogical, the surrealistic, extreme obscenity and repetition, Karagoz theatre was often used as a political weapon to criticise local political and social abuse.
By 1923, this multi-voiced empire gave way to a Turkish-speaking republic within which the caricatures of ethnic characters no longer made sense. With the rise of new media, the popularity of Karagoz and Orta Oyunu declined even further.

Yar bana bir eğlence. Notes on Parrhesia. reflects upon the term “parrhesia”, which implies not only freedom of speech, but also the obligation to speak the truth for the common good, even at personal risk, by questioning how the notion of entertainment relates to personal expression and public participation.
This is where the artist links to the Gezi Park protests in 2013, in which humor and creativity were key elements in mocking the political regimes. Filmic fragments from National Cypriot television archive alternate with the voices of Cypriot, Greek and Turkish Karagoz masters discussing language, history, the tools and the political role of the medium.

The film is a visual essay in which pressing contemporary political matters intertwine with history and abstraction; and in which meticulousness of research meets with poetics of associations. How to move forward? Can we learn something from the old masters? At times the gaze is directed back to the viewer. To speak your mind, you must first overcome fear by taking a deep breath.

Jacques Lizène, D’j Verboten, La Plaque tournante, Berlin

A Berlin, Jacques Lizène participe à l’exposition « D’J Verboten »,  « an exhibition of 250 creative records (vinyls, cds), tapes, usbs and hybrid sound books from 100 artists, sound poets and composers ». Cette exposition sonore, audition sur demande, est organisée par Frédéric Acquaviva, fondateur de La Plaque Tournante, un lieu dédié aux musiques d’avant-garde.  De Jacques Lizène, on entendra : « Le minable music-hall et le chanteur en-dessous de tout – LIZÈNE 1970-1981 remake 2000 ».  La liste des oeuvres et des artistes proposés est tout simplement impressionnante :

Frédéric Acquaviva, Pierre Albert-Birot, Altagor, Louis Andriessen, Georges Aperghis, Pierre-André Arcand, Robert Ashley, Ana-Maria Avram, Cathy Berberian, Luciano Berio, Lars-Gunnar Bodin, Jean-Louis Brau, Broutin, Earle Brown, Etienne Brunet, Camille Bryen, William Burroughs, Sylvano Bussotti, John Cage, Cornelius Cardew, Henri Chopin, Bob Cobbing, Philip Corner, Jean-Paul Curtay, Salvador Dali, Guy Debord, Jean Dubuffet, Marcel Duchamp, Denis Dufour, François Dufrêne, Iancu Dumitrescu, Jean-Claude Eloy, Valie Export, Öyvind Fahlström, Jean-Baptiste Favory, Morton Feldman, Luc Ferrari, Dan Fröberg, Pierre Garnier, Ilse Garnier, Paul-Armand Gette, John Giorno, Pierre Guyotat, Brion Gysin, Raymond Hains, Sten Hanson, Raoul Hausmann, Bernard Heidsieck, Hans G. Helms, Pierre Henry, Åke Hodell, Helmut Oehring, Joël Hubaut, Dorothy Iannone, Isidore Isou, Charles Ives, Tom Johnson, Bengt Emil Johnson, Mauricio Kagel, Yves Klein, Richard Kostelanetz, Maurice Lemaître, Lieutenant Caramel, György Ligeti, Loré Lixenberg, Jacques Lizène, Ingvar Loco Nordin, Arrigo Lora-Totino, Gherasim Luca, Alvin Lucier, George Maciunas, Jean Mahtab, Claude Maillard, Ivo Malec, Christian Marclay, Enzo Minarelli, Alex Mincek, Laszlo Moholy-Nagy, Franz Mon, Otto Muehl, Conlon Nancarrow, Phill Niblock, Hermann Nitsch, Christoph Ogiermann, Pauline Oliveros, F.J. Ossang, Nam June Paik, Jean-Luc Parant, Titi Parant, Harry Partch, Tristan Perich, Gabriel Pomerand, P.P. Porro, Ezra Pound, François Poyet, Charles Ravier, Jacques Rebotier, Steve Reich, Gerhard Rühm, Erik Satie, Roland Sabatier, Giacinto Scelsi, Janek Schaefer, Pierre Schaeffer, Dieter Schnebel, Nicolas Schöffer, Arnold Schönberg, Kurt Schwitters, Michel Seuphor, Jacques Spacagna, Stelarc, Karlheinz Stockhausen, James Tenney, Edgar Varèse, Peter Weibel, Emmett Williams, Trevor Wishart, Ivan Wyschnegradsky, Gil J Wolman, Iannis Xenakis, La Monte Young, Bernd Aloïs Zimmerman.

La Plaque Tournante Sonnenallee 99 12045 Berlin, jusqu’au 6 octobre.

 

Valerie Sonnier, Distant proximity, Eric Clemens

Valerie Sonnier

Valerie Sonnier,
sans titre, 2006
crayon et cire sur papier
27,5 x 26 cm

Valerie Sonnier

Valerie Sonnier
Sans titre, 2006
crayon et cire sur papier
27 x 25,5 cm

Ce 14.05.2014 à 19:00

Soirée rencontre autour de l’exposition Distant Proximity avec le philosophe Eric CLEMENS et les artistes, Peter BUGGENHOUT, Michel MAZZONI et WILMES & MASCAUX.
Une occasion unique de voir ou revoir l’exposition à travers un dialogue avec des artistes et un philosophe autour de l’art et du regard.
« Nous avons l’art pour ne pas mourir de la vérité ». Cette phrase attirante de NIETZSCHE, que peut-elle bien nous promettre ? Que l’art peut encore être une expérience, une chance de découverte… Et d’abord que l’artiste fait cette expérience ! Mais laquelle exactement ?
Extrait du texte d’Eric CLEMENS dans le cahier Distant Proximity.

Né en 1945, à Bruxelles, Eric Clémens poursuit une double activité fictionnelle, de poésie et de philosophie, marquée par l’interrogation et la passion du langage. Ou plutôt, du geste à la couleur en passant par les notes ou les nombres, des langages, car tous – et singulièrement le langage verbal – constituent pour lui l’espace-temps où notre liberté et notre égalité peuvent se risquer dans leur plus grande intensité génératrice. La fiction, mieux : le fictionnel (distinct du fictif qui se situe dans l’imaginaire) est ce creuset humain où les langages façonnent notre relation au réel pour former notre monde.
Avec Christian Prigent et Jean-Pierre Verheggen, il a participé à l’aventure, d’écriture et de performance orale, courue pendant plus de 20 ans par la revue TXT. Dans la foulée de Mai 68, il a subi l’épreuve de vérité du militant révolutionnaire. Il a été conseiller dramaturgique de « L’Infini Théâtre », dirigé par Dominique Seron. Il a donné et donne des cours de philosophie dans diverses universités et institutions de Belgique, de France et du Québec.
ôté philosophique, à partir de la phénoménologie et de la déconstruction, il ne cesse de rechercher l’ouverture pour notre temps des pensées politique ou éthique, poétique ou artistique et physique ou biologique… Il a publié Le même entre démocratie et philosophie (aux éditions Lebeer-Hossmann, coll. Philosophiques, Bruxelles, 1987), La fiction et l’apparaître (aux éditions Albin Michel, coll. Bibliothèque du Collège International de Philosophie, Paris, 1993), Un mot seul n’est jamais juste. Pour une démocratie des alternances (aux éditions Quorum, Louvain-la-Neuve/Gerpinnes, 1998), Façons de voir (aux Presses Universitaires de Vincennes, coll. Esthétique/hors cadre, Paris, 1999), La démocratie en questions, avec Erwin Jans (aux éditions La Lettre volée, Bruxelles, 2010), Les brisures du réel. Essai sur les transformations de l’idée de « nature » (Editions Ousia, Bruxelles, 2010).
l a publié un choix des Ecrits de Magritte avec une postface “Ceci n’est pas un Magritte” (aux éditions Labor, coll. Espace Nord, Bruxelles, 1994) ; de Max Loreau, il a publié une anthologie, De la création avec une postface “Pour introduire à la création” (éd. Labor, coll. Espace Nord, 1998) et son chef-d’oeuvre posthume, Genèses, rassemblé avec Francine Loreau à partir de plans et de fiches (éd. Galilée, Paris, 2000). (Source Bela)

Place Sainte-Catherine 44 Sint-Katelijneplein – Bruxelles 1000 Brussel

Exposition accessible jusqu’au 8 juin 2014