L’actualité à la galerie

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Art Brussels

Art Brussels

Suchan Kinoshita

Suchan Kinoshita
Couple, 2009
Technique mixte, 54 x 13 x 11 cm, 200 x 13 x 5 cm

Alevtina Kakhidze

Alevtina Kahkidze
Her garden, mixed media, 2017

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Art Brussels

Art Brussels

Art Brussels

Olivier Foulon
Sans titre (The [Absent] Museum /Le Musée [Absent] / Het [Afwezige] Museum), 2017
Copies laser marouflées sur toile, 80 x 100 cm

Art Brussels

Jacqueline Mesmaeker
Yang Tse Kiang, 2017
Collage sur papier, 43 x 21 cm

art Brussels

Walter Swennen
Remake I.M.M.Zimmer, 1987
Huile, laque et pastel sur toile, 60 x 58 cm

Art Brussels

Art Brussels

John Murphy Abstinence from the Image: An anatomy of …emptiness, 2006 Photographic print 186 x 231 cm

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Lu dans la Libre de ce vendredi 21 avril

La Libre

Résonances

Sophie Langohr

Sophie Langohr
Saint Pierre, plâtre polychrome, XXe siècle, Liège, Grand Curtius
de la série Open Geometric Structures, photographie noir et blanc, 66 x 100 cm, 2016.
Photo Charlotte Lagro

Jacques Lizène

Photo Charlotte Lagro

Jacques Lizène

Jacques Lizène
Art syncrétique, 1964. Sculpture génétique 1971.En remake 2011. Technique mixte, 65 x 30 x 30 cm. Sur colonne : 158 cm
Photo Charlotte Lagro

Emilio Lopez Menchero

Emilio López-Menchero
Sacs (de la série Indonésie !), 2008
Encre de chine sur papier, 195 x 157,5 cm
Photo Charlotte Lagro

Emilio Lopez Menchero

Emilio López-Menchero
Molenbeek, (de la série Indonésie !), 2008
Encre de chine sur papier, 195 x 157,5 cm
Photo Charlotte Lagro

Charlotte Lagro

Charlotte Lagro,
And it was quiet (…),
plywood with oak veneer and mahogany stain, 2015

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Charlotte Lagro

Charlotte Lagro,
And it was quiet (…),
plywood with oak veneer and mahogany stain, 2015

Invité à prendre la parole à la Skowhegan School of Painting and Sculpture en 1996, l’artiste Gary Hill introduit sa conférence en évoquant son arrivée même sur le campus de l’école, cette ancienne ferme sise au cœur d’un vaste domaine rural de 350 acres situé dans le Maine. « Well, hi, uh, dit-il, I don’t really know what I’m gonna do here ». Hill parle dès lors de son arrivée la veille, vers 11 heures du soir, il évoque Seattle, là où il vit et travaille, Philadelphie où en cette même année 1996 il expose « Withershins » à l’Institut d’art contemporain de l’Université de Pennsylvanie. Bangor, non loin de Skowhegan, aussi ; sans doute est ce là qu’il a atterri. Et il insiste sur le calme qui règne sur le domaine de Skowhegan, cette rupture avec la trépidance urbaine. « C’était si calme, dit-il, beaucoup plus calme que ce que je pouvais supporter ». Calme, oui, mais voilà. Dans le studio où il loge, il y a un réfrigérateur. Gary Hill en décrit même le contenu : des plats cuisinés, une bouteille de vin blanc, un pack de six bouteilles de Coca-cola, de l’eau minérale, du fromage et même quelques desserts. Et le bruit que fait ce frigo emplit tout l’espace, de façon entêtante, obsédante. S’ensuit dès lors un combat cornélien : faut-il débrancher le réfrigérateur ? Ou pas. Certes, le débrancher, c’est le retour assuré à la quiétude même, en accord avec le cadre naturel des lieux. Ce serait même un geste écologiquement responsable. Ne pas le débrancher, c’est évidemment préserver son contenu et le repas du lendemain. Incapable de s’endormir, Gary Hill décidera finalement de débrancher le frigo : « I turned it off ». Acclamations du public.

En résidence à Skowhegan durant l’été 2015, Charlotte Lagro a découvert l’archive sonore de cette conférence ainsi que la cuisine de l’une des maisons les plus anciennes du domaine, la Red Farm. Rustique et hors du temps, y trône entre fenêtre, vaisselier et buffet, un réfrigérateur carrossé. Incongru dans le décor, hiératique, polissé, cellier moderne et ronronnant, celui-ci deviendra très vite l’objet de toute son attention, au point de devenir l’objet central de ses préoccupations artistiques. Charlotte Lagro fera un film à propos de ce frigo, tandis qu’elle découpe sur le mur cette phrase de Gary Hill, comme un écho rencontré.

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Emilio Lopez Menchero

Invité à Bruges en 2008, c’est la contradiction entre tourisme et immigration, hospitalité, mobilité et centre fermé qu’Emilio López-Menchero pointera du doigt (Indonésie, 2008). Il y confronte deux imposantes sculpture, un nuage d’oreillers et une maison brugeoise aux pignons en escaliers, tous les signes extérieurs d’une confortable hospitalité hôtelière. La maison est pourtant un enclos grillagé et quatre porte-voix diffusent quatre voix de femmes aux accents chinois, indien, arménien et guinéen énumérant les nationalités recensées au centre fermé installé dans l’ancienne prison pour femmes de la ville, prévu initialement pour la détention d’étrangers(ères) en séjour illégal, puis également pour celle de demandeurs(euses) d’asile débouté(e)s. Quant au nuage de coussins, il est un hommage à la demandeuse d’asile nigériane Semira Adamou, tuée à Bruxelles National par étouffement lors d’une tentative d’expulsion. Le spectateur qui glissera son corps au cœur de ces oreillers de plumes y entendra Liza Minelli chanter le « Willkommen, Bienvenue, Welcome », du film « Cabaret » (1972), un refrain en boucle, une rengaine étouffée. M, le Géant (2007), ce Monsieur Moderne sans visage et à la silhouette neufertienne, ce monsieur anonyme et hypermoderne, qu’un jour Emilio López-Menchero introduisit dans une procession de géants historiques et folkloriques, est témoin de toute l’affaire. Il a même servi de cheval de Troie à l’artiste, afin de pénétrer dans l’ancienne prison de Bruges à la rencontre des illégaux et déboutés. Oui, le fil conducteur de toute l’œuvre d’Emilio López-Menchero tient dans cette quête d’émancipation. Tenter d’être, tenter de dire, tenter de faire. Des grands discours solennels et idéologiques, il s’émancipe aussi. Ce qui compte est la configuration même du terrain, celui où il agit, où il s’agira de mettre en place de singulières stratégies, ce qui importe est de trouver la juste expression qui traduira réflexion et ressenti, ce qui le mobilise consiste à continuellement s’inventer soi-même. Ces deux dessins, « Sacs » et « Molenbeek », titres ô combien évocateurs, appartiennent à une série produite à l’occasion de cette Indonésie –brugeoise. Ils ont aujourd’hui de tragiques résonnances.

Emilio Lopez Menchero

Emilio López-Menchero
Molenbeek, (de la série Indonésie !), 2008
Encre de chine sur papier, 195 x 157,5 cm

Emilio Lopez Menchero

Emilio López-Menchero
Sacs (de la série Indonésie !), 2008
Encre de chine sur papier, 195 x 157,5 cm

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FILM N°2, Une performance d’artiste

Pol Pierart
Film n°2, une performance d’artiste
Film super 8 numérisé, couleurs, son, 00:03:35

Pol Pierart

Pol Pierart

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Pol Pierart

Pol Pierart

Pol Pierart

Pol Pierart

Pol Pierart

Une suite de performances d’artiste. Un peu ennuyeux, mais ne dure que trois minutes. L’artiste décide de se cogner la tête au mur, ensuite de sauter au plafond. Ca, c’est fait. Son épouse intervient lorsqu’il projette de grimper aux rideaux. Et lui propose, à titre de performance, de débarrasser le plancher.

FILM N°18

Pol Pierart
Film n°18
Film super 8 numérisé, NB, son, 00 :02 :03

Pol Pierart

Pol Pierart

Pol Pierart

Pol Pierart

Pol Pierart

Pol Pierart

Pol Pierart

Pol Pierart

Pol Pierart

Pol Pierart

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L’EXPERIENCE CONTINUE

De Pol Pierart, on connaît bien sûr la peinture, des acryliques sur toiles libres, parfois aussi grandes qu’un calicot, ses travaux sur papier, ses photographies au format d’une carte postale, un médium qu’il décline dans la simplicité du noir et blanc. A ces pratiques, ce glissement continuel d’un médium à l’autre, Pol Pierart a ajouté, au tournant des années 2000, la réalisation de films courts. Paraphrasant Paul Nougé, dont on sait que l’œuvre est capitale pour tout saboteur de langage, je serais tenté d’écrire qu’ainsi, « L’expérience continue », tant ces quatre média s’inscrivent dans une pure continuité, cette mise en jeu des mots, ces mots mis en Je, un continuum que l’artiste nuance en tirant parti des spécificités propres à chaque médium, – l’amplitude de la peinture, l’immédiateté des travaux sur papier, la mise en scène des photographies, le scénario des films – , soucieux, toujours, de travailler de la façon la plus économe qui soit. Lorsqu’on l’interroge sur ses travaux, Pol Pierart, précise, non sans un soupçon de malice, qu’il n’a d’autre revendication au travers de ses créations que celle de tout un chacun : changer le monde ! « La prétention ridicule de ce dessein, ajoute-t-il, ne vous échappera pas, mais ce qui importe réellement, c’est d’aller constamment dans ce sens ». Discret, Pol Pierart agit avec une constance non démonstrative, « qui a ceci d’imprévisible qu’elle continue de retenir le regard et de bousculer nos habitudes de vision ».

J’ai lu, un jour, que les photos de Pol Pierart étaient « trompeuses et drôles, affichant leurs faux airs de natures mortes et leurs vraies bizarreries ». Drôles, pas toujours, drôlement lucides, certainement. Son éditeur les argumente en les qualifiant de photographies calembourgeoises4 ; l’adjectif est singulier. La plupart du temps, ce sont de petites mises en scène appariant des mots et des objets. Des cartons – cartels, des écriteaux, parfois des inscriptions interagissent avec les objets posés dans le champ, voire, lorsque l’artiste quitte l’atelier, avec le paysage urbain. Ce sont de courtes phrases qui fonctionnent comme des énoncés aphoristiques, de petites sentences péremptoires ; elles résonnent comme des slogans, des lieux communs, des phrases de routine, des truismes proverbiaux ou des annonces publicitaires. Pol Pierart substitue une lettre, un phonème pour un autre, il remplace un mot par un autre qui lui est proche, phonétiquement ou sémantiquement. Il bouscule les isotopies, il cherche une efficacité toute perlocutoire, il détourne et modifie le sens; plus simplement, il considère le langage comme une pâte à modeler, en toute irrégularité. (…)

S’ils sont aujourd’hui numérisés, les films de Pol Pierart, ont été réalisés avec une caméra super 8, un format que l’artiste a choisi non par nostalgie, mais bien pour l’aspect familier, voire même familial du format, son caractère courant et sans prestige, ce grain de l’image tellement pictural et si particulier. Les photographies de l’artiste sont de petit format, les films le seront aussi, dépassant rarement les trois minutes. En amont, ils sont très précisément écrits, la postproduction se résume dès lors à peu de choses. Le plus souvent, seul le bruit mécanique du projecteur accompagne le défilement des images. Pol Pierart renoue – c’est naturel – avec le cinéma muet : ses cartons, cartels et inscriptions prennent ici tout leur sens. A la fois scénariste, réalisateur et acteur de ses images, une seule complice prête son concours pour des scénarii en duo, aussi graves que drôles, parfois même désopilants. C’est, une fois encore, l’économie des moyens mis en œuvre qui prime ; ces films – sketches en sont d’autant plus percutants et incisifs. Réalisés pour la plupart dans l’environnement familier du cinéaste, ce sont des films courts cousus de petites choses décousues, de celles qui tissent le quotidien. L’un ou l’autre sortent de ce cadre domestique, tel cet « Autoportrait avec ma ville » (2005), une longue déambulation au gré des paysages urbains, des enseignes et inscriptions en tout genre que le cinéaste repère et associe, phrasant ainsi l’espace urbain : «dans une ambiance de joie», «liquidation», «Bourgeois», «crise», «monstres», «donner sa vie», «tu dois collaborer» se succèdent au fil des plans, littéralement extraits du paysage urbain. On repensera au détournement dialectique situationniste, à la théorie de la dérive de Guy Debord, cette technique de passage hâtif dans des ambiances variées, indissociablement lié à la reconnaissance d’effets de nature psycho géographique et à l’affirmation d’un comportement ludique et constructif, une dimension qui, c’est sûr, plane sur toute l’œuvre de Pol Pierart, comme une attitude inscrite au cœur même du travail.

Film N°16

Pol Pierart

Pol Pierart

Pol Pierart

Pol Pierart

Pol Pierart

Pol Pierart

Pol Pierart

Pol Pierart

Pol Pierart

Pol Pierart
Film n°16
Film super 8 numérisé, NB, son, 00:02 :25

La vie quotidienne, serait-ce tout ou rien ? La caméra de Pol Pierart enregistre les activités matinales d’une femme. Se lever, se laver, boire du thé, faire le ménage, lire un magazine, s’habiller, enfiler son manteau, quitter la maison. Le réalisateur corrige le carton sur lequel est écrit « tout ou rien » et le transforme en Toujours Rien.

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Sophie Langohr

Sophie Langohr
Saint Pierre, plâtre polychrome, XXe siècle, Liège, Grand Curtius
de la série Open Geometric Structures, photographie noir et blanc,
66 x 100 cm, 2016.

(…) La volonté de proposer un point de vue traverse en fait la plupart des oeuvres de Sophie Langohr. On la retrouve dans la série des Open Geometric Stuctures où elle montre, selon une vision frontale, la base – usuellement invisible – de statues à l’effigie du Christ ou de saints catholiques pour l’occasion couchées au sol. Avec ces pièces qui ne sont pas sans rappeler les Primary Structures du Minimal Art, l’artiste propose de renverser le pouvoir de séduction de l’iconographie religieuse : les images devenues abstraites rayonnent non pas depuis ce qui a été façonné pour émerveiller mais depuis ce qui existe dans une réalité cachée. Ce travail s’accompagne par ailleurs d’une suite de sculptures réalisées par moulage des creux intérieurs qui apparaissent dans les photographies. En ressortent des noyaux qui épousent des contours indéfinissables, à la limite de la non-figuration. Pour Sophie Langohr, l’opération « revient à faire ‘accoucher’ d’anciennes statues religieuses, des figures aussi bien féminines que masculines, de nouvelles formes primitives et organiques, à l’état embryonnaire. » Curieux croisement avec la pensée de Cynthia Fleury qui reconnaît que la Foi puisse être autre chose qu’une identification à une tutelle dogmatique ; elle équivaudrait « plutôt à l’ ‘Ouvert’ du poète Rilke, un sentiment mystérieux face au Réel, à l’accueil et à l’exploration de perspectives inconnues. » (…) Pierre Henrion

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Jacques Lizène

Jacques Lizène
Art syncrétique, 1964. Sculpture génétique 1971.En remake 2011. Technique mixte, 65 x 30 x 30 cm. Sur colonne : 158 cm

Le registre des « sculptures génétiques » participe du double principe du collage et du montage – tel qu’il est présent dans nombre d’œuvres canoniques de la modernité (Max Ernst, avant tout, mais aussi Eisenstein, Heartfield, Erró, Rauschenberg, Godard, Jorn, etc…). Pour Lizène comme pour tous ceux-là, il s’agit de faire entrer en collision deux éléments hétérogènes (prélevés dans les registres les plus divers), suffisamment éloignés pour produire un effet de heurt ou d’incongruité (il s’agit de réunir ce qui logiquement n’aurait jamais dû l’être) et pourtant ajustables, harmonisables (la rencontre doit aussi avoir un caractère d’évidence). Mais ce qui singularise Lizène, c’est que l’effet de surprise ou d’émerveillement n’est jamais dénué d’une certaine dimension burlesque (seuls quelques collages d’Erró s’aventurent dans cette direction-là), résultant notamment d’une transgression des classifications et des hiérarchies admises. D’où par exemple, le «montage» d’une statuette d’art primitif et d’une sculpture classique ; l’hybridation de deux ou plusieurs visages (Freud-Hitler, Proust-Kafka, Lizène-Picasso) ; l’irruption d’un regard féminin dans l’image du buste de Sade par Man Ray ; l’ajout d’éléments farcesques et perturbateurs (les faux-nez) à certains portraits ; la création d’objets paradoxaux (la Guitare-pioche, la Guitare à deux manches) ; le télescopage de deux moitiés de meubles (chaises, canapés) appartenant à des styles opposés ; l’invention de végétaux d’une « dualité » défiant toutes les lois de la nature (un sapin «mutant» soudainement en palmier, un arbre dont le tronc se développe brusquement à l’horizontale, en formant un angle droit) : les variations, on le sent, sont infinies. Mais ce qui fait la singularité de Lizène, aussi, dans ce répertoire, c’est qu’il peut se concrétiser dans tous les langages dont il dispose : ces collisions peuvent tout aussi bien s’incarner dans des collages d’images ready-made, des dessins tracés à la main, des créations d’objets (résultant à l’occasion de ces dessins), des vidéos (les techniques de l’incrustation, ici, font merveille) des détournements de sculptures, des actions de rue (l’inénarrable performance où il aborde les passants, pour leur apposer sur le visage le fragment photographié d’un autre visage, les transformant de facto en sculptures génétiques vivantes), et même des inventions de symboles (son fameux drapeau belge, peut-être pas entièrement ironique, résultant de la conjonction de la moitié du lion flamand et de la moitié du coq wallon…) (Guy Scarpetta)

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Maurice Pirenne

Maurice Pirenne

Maurice Pirenne
Maison en construction (également Maison en construction et cheminée intervapeur), 1948. Pastel sur papier marouflé sur panneau, 33 x 43 cm (encadré 36 x 46,5 cm). Signé et daté en bas à droite

Maurice Pirenne

Maurice Pirenne
Maison en construction, 1948. Pastel sur papier marouflé sur panneau, 17,5 x 25,5 cm (encadré 19,5 x 27,5 cm). Signé et daté en haut à droite

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Résonances

Résonances

James Lee Byars
The Black Book, 1971
Impression sur papier, 42 x 27,5 cm

Raphaël Van Lerberghe

Raphaël Van Lerberghe
Plinthe, 2010. Bois, clous, 8,5 x 110 x 7 cm. Sans titre (la chute d’eau), crayon noir sur papier, 42 x 59,4 cm, 2009.. Gérard & Cie (éléphant d’Asie), carte postale, 14 x 9 cm, 2009.. Histoire Naturelle (éléphant d’Afrique), carte postale, 14 x 9 cm, 2009.

Résonances

Photo Charlotte Lagro

Résonances

Benjamin Monti

Benjamin Monti
Sans titres, 2016
Collage sur papier, (9) x 29,7 x 21 cm

Résonances

Maurice Pirenne

Maurice Pirenne
Maison en construction, 1948
Pastel sur papier marouflé sur panneau, 17,5 x 25,5 cm (encadré 19,5 x 27,5 cm)
Signé et daté en haut à droite

Maurice Pirenne
Maison en construction (également Maison en construction et cheminée intervapeur), 1948
Pastel sur papier marouflé sur panneau, 33 x 43 cm (encadré 36 x 46,5 cm)
Signé et daté en bas à droite

Résonances

Jacques Charlier

Jacques Charlier
Peinture mystique IV, 1988.
Technique mixte, acrylique sur toile, 120 x 100 cm, socle, statuette en bronze, livre et drapeau.

Résonances

Marie Zolamian

Marie Zolamian
Impavide, 2016
Huile sur papier, 24 x 32 cm

Marie Zolamian

Marie Zolamian
Sédition, 2016
Huile sur papier, 17 x 24 cm

Valérie Sonnier

Valérie Sonnier
Raray, mercredi 26 septembre, 2015
Crayon et cire sur papier, 95 x 210 cm

Résonances

Marie Zolamian

Marie Zolamian
Ribote, 2016,
Huile sur papier, 17 x 24 cm

Marie Zolamian

Marie Zolamian
Sororité, 2016
Huile sur papier, 32 x 24 cm

Jacqueline Mesmaeker

Résonances

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker
Exode, 2015
Technique mixte, dimensions variables

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Benjamin Monti est féru d’illustrations en tous genres – on l’aura compris – et son travail consiste à continuellement réorganiser un corpus encyclopédique de dessins et motifs qu’il s’approprie, recopie, interprète et subvertit, en un singulier système de pensée. Il réorganise son monde en un système complexe. On pourrait ici dresser une liste savante des perles bibliophiliques, des encyclopédies, des Curiosa ou des ouvrages anciens illustrés que chine et collecte Monti, ce qu’il copie avec l’agilité d’un gymnaste qui aurait délaissé la magnésie au profit de l’encre de chine, corpus dont, en un même temps, il s’affranchit au plus vite. Citer les sources serait toutefois déflorer la virginité même de chaque opus. On y reconnaîtra surtout un fonds d’images inscrit dans notre conscience collective, appartenant tant au patrimoine populaire que savant. Benjamin Monti isole ces dessins, leur assigne espace et composition, les hybride et les associent parfois comme le ferait un collagiste. Surgissent ainsi, en ce continuel recyclage, les visions et l’expression d’un monde particulier où se côtoient le réel et le merveilleux, l’onirique, l’ésotérique, l’enfantin, le populaire, le savant, l’obscur, l’absurde, l’indécent, l’insolent.
Avec cette série de collages –cette fois, de vrais collages – Benjamin Monti réutilise ces mêmes sources. Il les photocopie, les coupe et déchire, les colle et surcolle, ajoute parfois avec parcimonie quelques touches d’encre de chine. Variations sur la méthode de travail, la trame de ces imprimés photocopiés, prend ici toute son importance, leur donnant une vibration peu commune.

Benjamin Monti

Benjamin Monti
Sans titres, 2016
Collage sur papier, (9) x 29,7 x 21 cm

Benjamin Monti

Benjamin Monti

Benjamin Monti

Benjamin Monti

Benjamin Monti

Benjamin Monti

Benjamin Monti

Benjamin Monti

Benjamin Monti

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La mer a toujours été une source d’inspiration inépuisable pour les artistes. Elle doit sans aucun doute son pouvoir de séduction aux impressions toujours changeantes qu’elle laisse. Dans son infinie beauté, elle peut être apaisante. Mais son tempérament imprévisible peut aussi la rendre menaçante. Elle fascinera toujours les artistes par son jeu infini de lumière, entre espace et mouvement. Dans l’œuvre de Jacqueline Mesmaeker, elle a toujours occupé une place prépondérante. « Exode » (2015), qui se compose de dessins, collages, textes et images trouvées, évoque d’un pôle à l’autre, cet ultime territoire qu’il nous faut protéger, le rythme lunaire des marées, les vagues, en déferlantes de mots, ainsi que l’exode, ce voyage incertain en quête d’un dernier territoire.

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker
Exode, 2015
Technique mixte, dimensions variables

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« Joueur malicieux, Raphaël Van Lerberghe brouille les pistes et fait obliquer le regard en deçà ou au-delà des certitudes que nous nous étions promises, écrit Benoît Dusart à propos du travail de l’artiste. L’infime détail d’un trait, un fragment de photographie ou de texte sont autant de guides aventureux nous invitant à lâcher prise. Pénétrer cet univers, faire sienne la fragilité qui s’en dégage, c’est immanquablement se prendre au piège d’une expérience, se surprendre d’une énigme, réhabiliter l’insu comme source du visible et du pensable. Cherchant à bouleverser nos modes de préhension du réel en ouvrant l’espace de nouveaux possibles, Raphaël Van Lerberghe oeuvre à l’émancipation de notre regard ». Ainsi cette plinthe, car oui, s’en est bien une, le titre de l’œuvre l’atteste, arrachée du bas d’un mur et portée à hauteur de regard. La voici grande horizontale et horizon même. Flanquez lui deux éléphants, où plutôt deux cartes postales anciennes, de celles que l’artiste collectionne afin d’en faire l’objet d’habiles jeux d’apparition, d’occultation ou de transparence. Du coup, ces quelques clous rouillés et tordus qui transpercent la plinthe se transforment en troncs calcinés. C’est idiotie des palmiers et la plaine devient désert. Plus loin sur le mur, l’artiste a accroché le dessin d’une chute d’eau. Je suppose que c’est pour les éléphants. Cela tombe sous le sens.
« Au travers de la durée, je peux voir un lien entre la tenue d’une relation épistolaire et la constitution de mon travail artistique, m’a un jour confié l’artiste alors que nous évoquions ces envois de cartes postales faits au spectateur. En ce sens qu’il y a de part et d’autre, une sorte d’entretien qui multiple les décalages temporels, les écarts dans la correspondance et les déplacements d’adresses »

Raphaël Van Lerberghe

Raphaël Van Lerberghe

Raphaël Van Lerberghe

Raphaël Van Lerberghe
Plinthe, 2010. Bois, clous, 8,5 x 110 x 7 cm. Sans titre (la chute d’eau), crayon noir sur papier, 42 x 59,4 cm, 2009.. Gérard & Cie (éléphant d’Asie), carte postale, 14 x 9 cm, 2009. Histoire Naturelle (éléphant d’Afrique), carte postale, 14 x 9 cm, 2009.

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