Jacques Charlier, Emilio Lopez Menchero, Displacement and Togetherness, CC Strombeek

Emilio Lopez Menchero Trying to be Cadere. BOZAR  Bruxelles, inauguration officielle d’Europalia Roumanie. Octobre 2019

L’exposition Displacement and Togetherness a pour objectif de rassembler plusieurs perspectives historiques et actuelles sur la migration. Dans le contexte de la Belgique, où convergent tant de types de flux migratoires différents, il est important de greffer des phénomènes locaux moins connus sur la conscience globale de la migration. Depuis leur entrée dans l’Union européenne, le flux de population fuyant la Roumanie « vers l’Ouest » à la recherche d’une vie meilleure a atteint une ampleur sans précédent – des millions de personnes ont quitté la Roumanie au cours des dix dernières années. Cette migration volontaire ne signifie pas que ses effets sont moins dévastateurs à long terme, provoquant dépression, drames familiaux, dépeuplement de petites villes ou de zones rurales et changements d’identité traumatisants. Cette main-d’œuvre en fuite est composée d’individus qui subissent souvent dans leur pays d’accueil une manipulation médiatique impitoyable qui dresse un portrait « barbare » du migrant d’Europe de l’Est, alimentant la poussée xénophobe de la rhétorique de droite qui engloutit de plus en plus de grandes parties du spectre politique de nombreux pays occidentaux.

Si ces réalités sont reflétées dans certaines des œuvres présentées – dont beaucoup sont de nouvelles créations – l’exposition ne traîte pas d’un unique territoire ou État, mais plutôt de rencontres et de transferts ; de la mobilité comme trait caractéristique de notre temps, qui peut être à la fois imposée brutalement ou libératrice ; de l’exhumation d’histoires et de la contestation de dichotomies profondément ancrées. Bien que cette méditation est liée à un pays spécifique, elle ne résonne pas moins avec les ondes et les luttes de la décolonisation. Elle met par exemple en évidence, l’« autrisme » perpétuel de ceux qui ne sont pas occidentaux. La multiplicité des perspectives dresse une image complexe de notre époque, montre comment le déplacement même se mondialise et suggère des manières possibles d’être-en-commun.

En ces temps de migration globale, où la mobilité et les interactions humaines suivent des sentiers complètement différents, il est important de nous rappeler une période où la possibilité de voyager à l’étranger pouvait complètement et irrévocablement changer le cours de la vie d’une personne. La réactivation des souvenirs de ces décennies est aujourd’hui d’autant plus pressante qu’un anniversaire approche qui pourrait nous inciter à réfléchir de nouveau au changement de régime politique d’il y a trente ans. C’est dans cet esprit que nous avons inclus dans l’exposition une section qui examine de manière rétrospective la migration d’artistes roumains vers l’Occident pendant la période communiste, en nous concentrant plus précisément sur la fin des années 60 et les années 70. En révélant des intersections entre les points de vue Est-Ouest, cet exposition réunit de multiples positions qui articulent une perception critique et lucide de l’Occident et aborde la question de la non-adaptation – parfois aggravée par un refus conscient de le faire – à la dimension artistique du monde « libre ».

Curateurs : Salonul de proiecte, Bucharest, in collaboration with Luk Lambrecht and Lieze Eneman

Artistes : Silvia Amancei & Bogdan Armanu, Filip Berte, Tudor Bratu, Mekhitar Garabedian, Emilio López-Menchero, Vincent Meessen, Christine Meisner, Jimmy Robert, Iulia Toma

La partie historique de l’exposition présente des contributions de : Horia Bernea, Andrei Cădere, Jacques Charlier, Florina Coulin, Jindřich Chalupecký, Andrei Gheorghiu, Ion Grigorescu, Octav Grigorescu, Pavel Ilie, Matei Lăzărescu, Julian Mereuță, Paul Neagu, Simona Runcan, Decebal Scriba, Emil Simiu

ve 18 oct. 2019  — je 12 déc. 2019

Valérie Sonnier, L’esprit commence et finit au bout des doigts, Palais de Tokyo, Paris

« Il faut avouer que les mains sont des appareils extraordinaires… Le matin, professionnelles…
– Et sur rendez-vous…
– Et le soir, fonctionnelles… C’est merveilleux. C’est la pince universelle !
– Tiens, – et l’esprit ?
– Commence et finit… au bout des doigts. »

Paul Valéry, Idée fixe ou deux Hommes à la mer, 1932

Durant un mois, dans le cadre de la saison dédiée à la scène artistique française, le Palais de Tokyo abritera toute la diversité des métiers d’art récompensés et soutenus par la Fondation Bettencourt Schueller depuis 20 ans, sans chercher à hiérarchiser les œuvres ou les activités présentées. La phrase qui constitue le titre de l’exposition est issue de L’Idée fixe ou Deux Hommes à la mer (1932), roman de Paul Valéry. Elle dialogue avec les citations de l’auteur inscrites sur les frontons du palais de Chaillot, bâtiment voisin datant de la même époque.
Le parcours de l’exposition -pensée par Laurent Le Bon et mise en espace par l’artiste Isabelle Cornaro- est aménagé en quatre séquences jouant sur la variation de l’intensité lumineuse et la dilatation des espaces. Il s’ouvre par une mise en perspective historique, sous la forme d’un étonnant cabinet de curiosité, avec la présentation d’une centaine de pièces issues des collections des Beaux-Arts de Paris, qui cherchent à magnifier les mains, seules. Celles-ci s’incarnent ensuite, le processus créatif est engagé. Le visiteur découvre dans l’Atelier, les visages, certains outils, machines et matières premières qui composent les 281 métiers d’art. L’espace s’ouvre alors sur la ville, avec une parade festive de créations baignées de lumière naturelle et ponctuée d’une présence végétale, comme une vanité heureuse. Dernier moment de l’exposition, un panorama d’images mises en mouvement, figure des actions en faveur des métiers d’art, une invitation au prospectif qui donne le primat aux sensations.

Commissaire : Laurent Le Bon
Mise en espace : Isabelle Cornard

Depuis 20 ans, à l’initiative de la Fondation Bettencourt Schueller, le Prix Liliane Bettencourt pour l’intelligence de la main® met en lumière les savoir-faire d’exception, la créativité et l’innovation des métiers d’art qui participent de la scène française artistique contemporaine. Cette exposition est un reflet de cet engagement philanthropique.
Un catalogue d’exposition, édité chez Flammarion, est disponible à la librairie du Palais de Tokyo.

Du 16/10/2019 au 10/11/2019

Valérie Sonnier
Galerie Huguier,
Tirage numérique sur papier baryté, 61 x 50.5 cm, 2019

Valérie Sonnier
Gisants de l’église des Petits-Augustins,
Tirage argentique sur papier baryté, 50.5 x 61 cm, 2019

 

Benjamin Monti, Restructuration du travail, Space, Liège, les images (3)

Vues d’exposition. Space Collection. Liège

Ce vendredi 27 septembre :
Dans le cadre de l’exposition Benjamin Monti – Restructuration du travail (07.09 au 05.10), la SPACE Collection reçoit Xavier-Gilles Néret pour la présentation du Graphzine, une mouvance graphique et éditoriale héritière du mouvement punk et de la culture de l’autonomie.

L’auteur a sorti le 6 septembre « Graphzine Graphzone » (Le Dernier Cri / Éditions du Sandre, 2019), premier livre approfondi sur les graphzines, ces productions graphiques alternatives faites notamment dans le sillage des collectifs Bazooka et Elles Sont De Sortie, à partir de la seconde moitié des années 1970.

Xavier-Gilles Néret, professeur agrégé de philosophie, enseigne la philosophie de l’art et du design à l’ESAA Duperré et à l’Université Paris I Panthéon La Sorbonne. Il travaille sur les liens unissant arts, philosophie et poésie, notamment autour de Stéphane Mallarmé. Il vit et travaille à Paris. Auteur de nombreux ouvrages, on compte parmi ses publications des études sur Bernard Saby (Les Yeux fertiles, 2008 et 2012) ; une monographie consacrée aux papiers découpés de Matisse, dont il a aussi réédité l’album « Jazz », deux ouvrages publiés chez Taschen (2009 ; nouvelles éditions en 2014 et 2018). Il est également l’auteur de « Daisuke Ichiba, l’art d’équilibrer les dissonances » (Arsenicgalerie, 2017) ; et de « Wataru Kasahara, La peau de l’univers » (E2, 2019).

Jacqueline Mesmaeker, La Verrière, revue de presse (5)

Lu dans la livraison Mai/juin du Witte Raaf :

 

Jacques Charlier, Jacques Lizène, Unbuilt Brussels #3, Presence – Absence, CIVA, Bruxelles

A découvrir ou redécouvrir dans l’exposition Unbuilt Brussels #3 au CIVA à Bruxelles :
Les photographies de vernissage, volet Je/Nous, Salto Arte, de Jacques Charlier
Foncièrement la petite maison unifamiliale, une oeuvre interactive du Cirque Divers, création à laquelle participa Jacques Lizène

Collectif du Cirque Divers, Foncièrement la petite maison unifamiliale, 1977. Photographie Caroline Coste

Jacques Charlier
Salto/Arte,Je/Nous, Ixelles 1975, photographies de performances, 1975, 102 photographies NB de Nicole Forsbach et certificat tapuscrit, (12) x 50 x 60 cm
Collection Musée communal d’Ixelles et courtesy galerie Nadja Vilenne

Pour la troisième édition de la série UNBUILT BRUSSELS, le CIVA a décidé de confier la mission curatoriale à de futurs architectes, actuellement aux études. Sous la houlette de Patrice Neirinck qui dirige l’option Art de la Faculté d’Architecture de la Cambre Horta – ULB, 31 cocurateurs étudiants chercheurs de Master 1 et deux assistants ont entrepris avec une certaine inconscience l’exploration souterraine des archives situées en sous-sol du n° 55 de la rue de l’Ermitage à Ixelles, confrontant ainsi leur propre existence aux vertiges de l’histoire et aux troublantes questions que celle-ci ne manque pas de poser. L’exposition proposée au CIVA est le fruit de cette expérience in-situ, associée à une démarche pédagogique manipulant des idées de « re-création et/ou de re-traduction ».
Par une appropriation Oulipienne* joyeusement anthropophagée en Ou A Po – Ouvroir d’Architecture Potentielle, les commissaires ont choisi de paraphraser Raymond Queneau « il s’agit peut-être moins d’architecture proprement dite que de fournir des formes au bon usage qu’on peut faire de l’architecture. Nous appelons architecture potentielle la recherche de formes, de structures nouvelles et qui pourront être utilisées par les architectes de la façon qui leur plaira. », traduisant dès lors en exposition ce glissement sémantique vers le champs de l’architecture et de l’art.

CIVA
Rue de l’Ermitage, 55 – 1050 Bruxelles
Jusqu’au 18 Août

Aglaia Konrad, Cartes postales, nouvelles d’un monde rêvé, Rencontres de la photographie Arles 2019

Aglaia Konrad participe à l’exposition Cartes postales, nouvelles d’un monde rêvé au musée départemental Arles Antique dans le cadre de l’édition 2019 des Rencontres de la Photographie

Aglaia Konrad
Concrete City, 2012
cartes postales sous verre, cubes de béton

La carte postale est l’image qui circule par excellence, soumise à une constante impression de déjà-vu. Tout au long du XXe siècle, elle a accompagné la mise en boîte du monde visible, l’essor de la mondialisation des images et le tourisme de masse. Collectionneurs, accumulateurs, retoucheurs, les artistes iconographes s’approprient des images existantes pour leur donner un nouveau sens, éclairer leur statut ou leur contexte. En confrontant des regards et des gestes d’artistes à la fabrique des cartes postales photographiques, l’exposition déploie, à la manière d’une anthropologie visuelle, une réflexion sur ce que ces images nous montrent et nous disent de l’ailleurs. Quel point de vue ont-elles véhiculé tout au long du XXe siècle, leur période de gloire ? Quelle vision du monde ont-elles créée pour tous ceux qui les recevaient à leur domicile, envoyées par les proches et les amis ? Vectrice d’imaginaires à la fois intimes et collectifs, la carte postale est l’illusion faite image, toujours à portée de main. Elle montre le monde tel qu’on l’a rêvé, et dans lequel on se projette, comme dans une fiction désirable.

Eric Baudart & Thu-Van Tran (1972 et 1979), Fredi Casco (1967), Moyra Davey (1958), documentation céline duval (1974), Renaud Epstein & initiative urbane kulturen (1971 et créé en 2014). Jean Geiser (1848-1923), Joana Hadjithomas & Khalil Joreige (1969), Roc Herms (1978), Susan Hiller (1940-2019), John Hinde (1916-1997), Katia Kameli (1973), Aglaia Konrad (1960), Valérie Mréjen (1969), Martin Parr (1952), Mathieu Pernot (1970), Brenda Lou Schaub (1993), Stephen Shore (1947), John Stezaker (1948), Oriol Vilanova (1980), William Wegman (1943). Commissaires de l’exposition : Anne Reverseau et Magali Nachtergael, lauréates de la Bourse de recherche curatoriale des Rencontres d’Arles.

Musée départemental Arles Antique
du 1er juillet au 25 août 2019

Concrete city
Pour cette installation, Aglaia Konrad s’inspire de la célèbre scénographie muséale créée en 1968 par l’architecte italo-brésilienne Lina Bo Bardi pour le Musée d’Art de São Paulo. Les peintures y sont présentées sur des supports transparents en verre, dans un socle en béton. Le visiteur peut ainsi voir l’avant et l’arrière du tableau. Dans Concrete City, Aglaia Konrad a pris ce principe pour modèle.
Elle y présente des images de sa collection de cartes postales. Il s’agit de cartes postales touristiques typiques des années 1950-1990, représentant les landmarks architecturaux des villes. Depuis ses premiers voyages, l’artiste collectionne les cartes postales des différents endroits qu’elle visite. Elle présente les cartes postales sous verre, posées sur de petits blocs en béton. Concrete City devient ainsi un monument à l’architecture moderniste en béton, à cette architecture qui fut jadis moderne et pionnière, à ses idéologies sous-jacentes entre-temps (peut- être) dépassées.

John Murphy, Opera Monde. La quête d’un art total, Centre Pompidou Metz

John Murphy participe à l’exposition « Opera Monde. La quête d’un art total » organisée au Centre Pompidou Metz, en résonance avec la célébration des 350 ans de l’Opéra national de Paris.

Arnold Schönberg, Moses und Aron, partition autographe, 17 juillet 1930
Encre sur papier à musique, 35,5 x 27 cm
Vienne, Arnold Schönberg Center, inv. : MS 63_2771
Used by permission of Belmont Music Publishers, Los Angeles

Opéra Monde témoigne de la rencontre entre les arts visuels et l’opéra aux XXe et XXIe siècles. Plus qu’une exposition consacrée aux scénographies d’opéra réalisées par des artistes, elle entend mettre en lumière, en résonance, ou au contraire en tension avec l’héritage du Gesamtkunstwerk (concept d’œuvre d’art totale) wagnérien, comment les arts visuels et le genre lyrique se sont nourris mutuellement, et parfois même influencés de manière radicale. Dans ce mouvement de va-et-vient, l’opéra sert ainsi de terrain fertile d’expérimentations et de ferment pour de nouvelles sensibilités esthétiques et politiques.

Exposer aujourd’hui l’opéra a plus d’un sens. C’en est fini avec le mythe du « dernier opéra ». « Il faut faire sauter les maisons d’opéra », déclarait Pierre Boulez en 1967. Si la sentence semblait tomber comme un verdict fatal et définitif, on peut constater que le genre a, au contraire, donné lieu tout au long du XXe siècle et précisément ces dernières décennies, à d’importantes et remarquables créations. La spectacularisation dénoncée alors a amplement touché les autres domaines artistiques. L’opéra comme lieu du spectaculaire permet, dès lors, d’explorer sous un angle nouveau cette théâtralité innervant de plus en plus, après des années d’un art plus conceptuel, le champ de l’art contemporain.

Présentant des maquettes, costumes, éléments de scénographie, autant que d’imposantes installations et de nouvelles créations, le parcours, qui mêle images et sons, montre comment l’opéra est la fois une manufacture de désirs artistiques partagés autant qu’un symbole de liberté. Des expériences scéniques des premières avant-gardes, telles que La Main heureuse (1910-1913) d’Arnold Schönberg, aux partitions durablement inscrites au programme des grandes salles comme Saint François d’Assise (1983) d’Olivier Messiaen, en passant par des formes plus expérimentales, mais emblématiques, comme Einstein on the Beach (1976) de Philip Glass et Bob Wilson, Opéra Monde esquisse une cartographie différente de l’interdisciplinarité.

Se déployant en différentes sections thématiques, allant de la scène comme peinture en mouvement, aux productions politiques et parfois utopiques, de formes plus radicales et de nouveaux lieux d’opéra, à la féérie ou encore la fureur des mythes, le projet prend essentiellement pour focus une sélection de créations représentatives de ces relations fructueuses scèneartiste. Certains grands classiques – La Flûte enchantée, ou Norma – sont également exposés, soulignant comment le répertoire manié avec audace, a servi à la fois de lieu de transgression, de transformation, tout en garantissant une certaine pérennité du genre.

L’exposition questionne la capacité même d’une exposition, sinon à restituer, du moins à évoquer le pouvoir sensoriel de l’opéra et son caractère envoûtant. Un important travail de réactivation de certaines créations du passé, de même que certaines commandes passées à des artistes contemporains, permettent de montrer la passion que suscite encore le genre aujourd’hui, et de plonger le visiteur dans la magie singulière du spectacle lyrique.

Prolongeant la réflexion sur les affinités électives entre le spectacle et les arts visuels – portée par de précédents projets, parmi lesquels Musisircus ou Oskar Schlemmer. L’homme qui danse, l’exposition Opéra Monde questionne la théâtralité qui innerve les champs de l’art moderne et contemporain, avec une résonance d’autant plus forte qu’elle s’inscrit dans le cadre du 350e anniversaire de l’Opéra national de Paris, berceau de gestes artistiques novateurs – ceux de Bill Viola, Romeo Castellucci ou Clément Cogitore, pour ne citer qu’eux.

Du 22 juin 2019 au 27 Janvier 2020. Centre Pompidou-Metz , Galerie 3

Gaëtane Verbruggen, Biennale Mulhouse 019, du 7 au 11 juin

Gaëtane Verbruggen participe à la Biennale Mulhouse 019. Parc des Expositions de Mulhouse, du 7 au 11 juin 2019

Sans titre, 2019
charbon de noix de coco et fusain sur papier encollé sur bois, 14 x 21 cm

Initiée en 2001, «Mulhouse 019» favorise l’émergence d’une nouvelle scène artistique de création contemporaine. Organisé tous les deux ans, l’évènement permet de découvrir la création contemporaine issue des écoles d’art européennes.
Le principe est d’accueillir de jeunes plasticiens diplômés dans des conditions professionnelles. La sélection des exposants est effectuée par les directeurs d’écoles supérieures d’art ou sur proposition spontanée de postulants libres répondant aux mêmes critères d’étude. Cette année, 80 artistes représenteront la quasi-totalité des écoles d’art françaises, suisses, allemandes, italiennes, belges et roumaines. Des travaux riches et diversifiés seront exposés à travers de nombreux supports d’expression.
D’autres évènements et manifestations auront lieu à Mulhouse en parallèle et en partenariat à la biennale mulhouse 019 : exposition des lauréats de la biennale mulhouse 017 au Musée des Beaux Arts, de nombreuses expositions (La Filature, La Kunsthalle Mulhouse, Le Séchoir), le festival Mécaniques Urbaines avec un graffiti jam et un concert organisé au Noumatrouff, l’exposition O(ff)19, la soirée Punisher party 10.

 

Jacques Charlier, Roman-Photo, musée de la Photographie, Charleroi

Jacques Charlier participe à l’exposition Roman Photo,
au Musée de la Photographie de Charleroi
.

Jacques Charlier, Photo-Sketch, 1974

Le roman-photo a mauvaise presse. Niaiserie, sentimentalité, frivolité, ou encore ingénuité sont quelques appréciations pour le juger. À ce jour, il n’a que rarement retenu l’attention des historiens de l’image, et moins encore celle des musées et des centres d’art. Grave erreur ! Car le roman-photo a pourtant bien des choses à nous dire… Né en 1947 en Italie, le roman-photo a constitué le plus gros succès éditorial de l’après-guerre, et restera pendant plus de vingt ans un best-seller de la littérature populaire en Méditerranée et en Amérique du Sud. Les lecteurs – en majorité des lectrices – se comptaient par millions ; les revues dans lesquelles ils étaient publiés passaient de main en main et c’est ainsi que dans les années soixante, on estime qu’un Français sur trois lisait des romans-photos.
Reconstituer ces petites mythologies sentimentales permet ainsi d’offrir une re- lecture originale de l’avènement de la société de consommation et de l’évolution des mœurs, tout autant qu’un regard décalé sur l’émancipation et la libération de la femme dans l’Europe méditerranéenne de la seconde moitié du XXe siècle. C’est tout l’enjeu de l’exposition Roman-Photo, qui réunit près de 200 objets, films, photographies et documents, ainsi que quelques-unes des plus belles réalisations de cet artisanat devenu en quelques années une industrie culturelle de masse, dont certaines productions élaborées par des réalisateurs proches du néo-réalisme italien s’avèrent d’une qualité exceptionnelle.
Produite et y présentée par le Mucem de décembre 2017 à avril 2018, cette exposition événement est reprise par le Musée de la Photographie et augmentée d’une section réunissant des réalisations belges, romans-photos populaires ou gestes artistiques.

25.05.2019 > 22.09.2019
Musée de la Photographie
Avenue Paul Pastur, 11
6032 Charleroi

Aglaia Konrad, Books in Space, Manifolds Book, Amsterdam, les images

Aglaia Konrad
Iconocopycity, 2011
Copies laser marouflées sur mur, 420 x 210 cm, dimensions variables suivant installation, édition 3/3