Des expositions d’ailleurs / exhibitions artists

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Aglaia Konrad

Aglaia Konrad, Carrara Cut, 2013
Pigment digital print on fibaprint mate 280 gr and aluminium, 200 x 100 cm. Collection FRAC Grand Large – Hauts-de-France, Dunkerque.

Le communiqué de presse :

L’exposition « Permanent Déplacement » met en lumière le travail artistique de Sarah Feuillas, réalisé depuis sa sortie des Beaux-arts en 2011, en lien avec une œuvre de l’artiste autrichienne Aglaia Konrad, récemment acquise par le Frac. Toutes deux s’intéressent à l’architecture et aux paysages transformés par les hommes. La photographie tient une place importante dans leurs démarches. Elle permet de faire des repérages de sites, de prélever des détails, d’isoler des formes et d’accentuer des points de vue. Ces images, soigneusement cadrées, associées ou retravaillées, donnent lieu à de véritables lectures sociales, historiques, économiques et politiques du paysage.

Aglaia Konrad choisit de « monter » ses photographies dans des suites linéaires discontinues. Après avoir filmé des maisons modernistes aux allures sculpturales, en prêtant une attention particulière aux matières et aux surfaces, elle est remontée jusqu’aux carrières de marbre de Carrare en Italie pour scruter la transformation des falaises.
Le triptyque Carrara Cut associe des images coupées – comme sont découpés les blocs de marbre – et marouflées sur la surface miroitante de plaques d’aluminium. Le choix du noir et blanc fait ressortir les surfaces accidentées des falaises et leurs lignes géométriques. Parce que de nombreux chefs-d’œuvre de la sculpture et de l’architecture occidentales commencent avec l’extraction de la pierre, son exploitation n’a cessé depuis l’Antiquité et continue d’alimenter le commerce mondial. La transformation du paysage est comprise ici comme un acte culturel que l’artiste archive à un moment donné. L’œuvre fait penser au déroulé d’un film dont l’acteur principal aurait été effacé. Loin d’une vision nostalgique ou romantique du paysage en ruine, Aglaia Konrad agit pour lui donner une nouvelle forme. On peut ici penser aux interventions de Robert Smithson (1938-1973) dans le désert américain, comme sa célèbre Spiral Jetty à Salt Lake City. Avec cette construction minérale éphémère, il revendiquait l’acte artistique comme un principe d’interruption poétique dans le processus global de dégradation du paysage.

Le titre de l’exposition « Permanent Déplacement » peut évoquer cette confrontation au phénomène entropique, qui est inéluctable dispersion de la matière, principe physique d’instabilité et d’usure permanente. Comme Aglaia Konrad, Sarah Feuillas s’intéresse à la géologie des sites, leurs échos formels et leurs rythmes. Toutes deux s’attachent à reformuler les paysages et à révéler leur dimension narrative.

23.09.17 – 31.12.17
Vernissage le samedi 23 septembre à 17h

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Jacques Lizène

Jacques Lizène
Sculpture génétique 1971, sculpture génétique cultuelle, 2009, la danse de derrière le décor (le ballet d’entretien des lieux d’expositions afin de faire reluire le lieu écrin de l’art séductif) 1975, en remake 2010-2011. Acrylique sur plâtre découpé, matériel d’entretien, 170 x 30 x 40 cm.

Jacques Lizène expose au CIAP à Hasselt, en compagnie de Gerlach en Koop et de Nora Turato. Une proposition du curateur Bas Hendrickx. Vernissage ce 23 septembre. Une soirée autour des films et vidéos de Jacques Lizène est prévue le 29 novembre.

De tentoonstelling meetsysteem werd samengesteld door curator Bas Hendrikx (1987, Amsterdam) en combineert het werk van drie kunstenaars, zij het in verschillende mate van zichtbaarheid en aanwezigheid. Jacques Lizène, gerlach en koop, en Nora Turato delen een eigengereide houding en een interesse in de mechanismes van taal en beeld. Jacques Lizène noemt zichzelf de Luikse Kleinmeester van de middelmatigheid en in veel van zijn werken staat het perifeer denken centraal, in zijn langlopende serie Banlieue d’art. gerlach en koop tonen in meetsysteem een werk in de context van het gedachtengoed van Lizène. Op donderdag 26 oktober vindt er een spoken-word performance van Nora Turato plaats en een lezing door de curator.

Opening: 23.09, vanaf 19u.
Gratis toegang.

Lezing door curator Bas Hendrikx en performance door Nora Turato
26.10, 19u00
Gratis toegang.
Lezing in het Nederlands, performance in het Engels.

Op woensdag 29 november is Lizène, in het kader van CIAP CINEMA, de curator van een avond gewijd aan zijn video’s.

Biografieën:

Jacques Lizène (1946, Ougrée, BE) woont en werkt in Luik. Sinds 1964 is hij actief als kunstenaar en maakte in die vroege jaren naam met het bevragen van kunst en het kunstenaarschap. In de jaren ’70 maakte hij, samen met Jacques Lennep en Jacques-Louis Nyst, deel uit van Le Cercle d’Art prospectif (CAP). Hij toonde zijn werk onder andere in de Yellow Gallery in Luik en l’Atelier 340 in Brussel. In 2009 kwam het M HKA met de retrospectieve tentoonstelling Le(s) Moi(s) de Lizène, waarbij ook de oeuvrecatalogus Tome III verscheen.

De collectieve kunstenaar gerlach en koop (NL) woont en werkt in Brussel en Den Haag. In 2015/16 maakten ze het tentoonstellingstweeluik Choses Tuées voor de Appel in Amsterdam en Temporary Gallery in Keulen. ROMA publiceerde de bijbehorende catalogi. Hun recente tentoonstelling met de onuitspreekbare titel : voor het Bonnefantenmuseum in Maastricht werd genomineerd voor een AICA Oorkonde.

Nora Turato (1991, Zagreb, HR) woont en werkt in Amsterdam. Ze studeerde aan de Rietveld Academie en Werkplaats Typografie en is momenteel resident aan de Rijksakademie. Haar recente solotentoonstellingen zijn Your Shipment Has Been Dispatched bij de Neuer Aachener Kunstverein en Opening Night bij galerie Juliette Jongma in Amsterdam. Haar performance vonden plaats bij onder meer KW Berlin, Impakt Festival, Kunstverein Köln, IKOB Eupen en de Bonner Kunstverein.

Bas Hendrikx (1987, Amsterdam, NL) woont en werkt in Amsterdam en Brussel. Hij maakte onder meer de tentoonstellingen Your Time Is Not My Time voor de Appel in Amsterdam, Hybrid Modus voor Skulptur Bredelar en Running Time voor Marres in Maastricht. Recent verscheen zijn boek Authenticity? bij uitgeverij Valiz. Na CIAP volgt nog een tentoonstelling in de Euregio: De Hollandse Savanne opent bij museum de Domijnen in Sittard in januari 2018.

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Et pendant ce temps là… les artistes tricotent. Ce sont leurs travaux d’aiguille.

Jacques Charlier

Jacques Charlier

Jacques Charlier

Jacques Charlier détricote la route de l’art à Verviers, espace Duesbergh. Et montre quelques planches originales de son ineffable « Route de l’art », une bande-dessinée tracée en 1975.

Emilio Lopez Menchero

Emilio Lopez Menchero s’apprête, lui, à tricoter quelques Marcels au TAMAT de Tournai. Il fera tapisserie dès le 7 octobre.

Emilio Lopez Menchero

Emilio Lopez-Menchero
Tricot (Indonésie !), 2008
Photographie couleurs marouflées sur aluminium, 150 x 185 cm

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Nicc

Vernissage ce vendredi 15 septembre à 18h

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Jacques Charlier

Jacques Charlier, Tomorrow an other day, 2017, 50 x 60 cm

La route de l’art est devenue aujourd’hui une autoroute saturée. Depuis les années soixante, l’art dit d’avant garde, la création de nouveaux musées, le nombre d’aspirants à la carrière d’artiste, le nombre croissant de nouvelles galeries, l’enthousiasme des collectionneurs et des spéculateurs en ont créé un phénomène de société. Pour certains, une nouvelle religion avec sa curie, ses dogmes, ses foires et ses célébrations internationales. C’est ce constat que Charlier illustre avec humour et sagacité dans la série dites : La Route de l’Art. Comme d’habitude, les styles et les genres lui sont indifférents. Il les choisit au gré de son inspiration du moment et du scenario qui lui convient le mieux.

Sergio Bonati.

C’est la rentrée : Jacques Charlier reprend le collier et La Route de l’Art. Dans le cadre du Grand Large @ Verviers, produit par Daniel Dutrieux et les Editions Bruno Robbe. Centre culture de Verviers, Espace Duesberg, du 15 septembre au 20 octobre 2017. Vernissage : vendredi 15 septembre à 18h.

Depuis les années septante, de temps à autre, quand ça lui prend, Jacques Charlier, artiste pluridisciplinaire, peint ou dessine des «Routes de l’art». Ces routes n’ont rien à voir avec les parcours culturels des offices du Tourisme. Elles nous parlent des embûches, des revirements, des détournements, des impasses, des pièges de la mode et du marché qui jalonnent la vie d’artiste. Il cherche depuis toujours à préserver du mieux qu’il peut le cheminement poétique d’une pensée de traverse.

Lors du vernissage de l’exposition, sera présenté le film de Jacques Donjean «Jacques Charlier, pirate de l’Art».
Entrée libre. L’exposition est accessible du lundi au vendredi de 10h à 12h30 et de 13h30 à 17h30, et lors des spectacles et activités de l’Espace Duesberg, ou sur rdv pour les groupes.

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Aglaia Konrad participe à l’exposition Asymmetric Architectures. Readings in the Postwar History of the Kunstverein au Kunsteverein Düsseldorf.
Jusqu’au 8 octobre 2017

Aglaia Konrad

Aglaia Konrad
Iconocopycity 2011
Inkjet NB Photocopies mounted on the wall, variable dimensions. Edition 3/3

Asymmetric Architextures
Readings in the Postwar History of the Kunstverein

Roy Arden, Ilka Becker, Peter Brüning, Robert Burghardt, Natalie Czech, Henning Fehr & Philipp Rühr, Gesa Hüwe / Inga Thiele, Christina Irrgang, hobbypopMUSEUM, Aglaia Konrad, Sarah Kürten, David Lamelas, Katrin Mayer, Rita McBride / Christoph Westermeier, Vanessa Joan Müller, Marie-Luise Otten, Hedda Schattanik / Roman Szczesny, Mark von Schlegell, Arne Schmitt, Studio For Propositional Cinema, Sarah Szczesny, Alexander Jasch / Rita Kersting / Anette Freudenberger / Jens Ullrich, Jan Wagner, Alex Wissel

This year, the Kunstverein für die Rheinlande und Westfalen together with the Kunsthalle Düsseldorf will celebrate the 50th anniversary of the architectural complex on the Grabbeplatz (completed in 1967), and hence 50 years that both institutions have existed under the same roof. On this occasion, the Kunstverein presents the exhibition, archival project, and event series Asymmetric Architextures – Readings in the Postwar History of the Kunstverein. At the center of the group exhibition is an investigation of the artistic and cultural-political activities and negotiations of the Kunstverein in connection with the institution’s architecture, designed by Konrad Beckmann and Christoph Brockes.
The thematic and temporal framework is derived from the building itself, and also from the cultural-political conflicts, discussions, and events linked to its origin: the siting of the postwar Kunstverein in the ruins of the old Kunsthalle; the call for proposals and the competition for a new building; the discussions around the former director of city planning, Friedrich Tamms, who had previously been active as an architect in Albert Speer’s closest circle, and the dispute over architecture in Düsseldorf that he and his allies provoked; the role of the Kunstverein under the direction of Hildebrandt Gurlitt – and subsequently under Karl-Heinz Hering – and thus of an era in which the Kunstverein’s gave an important impetus towards a reconstruction of the Kunsthalle; and finally the protests that met the opening of the building, as well as those over its preservation in the 1990s. In short, the point of departure is a period that was characterized by protests against an inadequate process of coming to terms with the National Socialist past, as well as by the reconstruction of the postwar years, and which even today remains crucial for understanding the current institutional landscape in Düsseldorf and the intertwining of the Kunstverein and Kunsthalle.
In connection with a wide-ranging research project and an examination of the numerous records of the Kunstverein in the Düsseldorf Municipal Archive, artists and art historians were invited to connect aspects of these historical discussions to their own work, and/or to expand on these discussions through readings of selected moments in the institution’s later exhibition history. The artist Katrin Mayer in turn developed a display made of assembled vertical and horizontal surfaces which are overwritten with archival materials, artworks, artifacts, and texts, as well as art historical analyses and new artistic productions. In this interplay between individual spatialized clusters of material, the history of the building – and thus also that of the Kunstverein – is activated as a continuously shifting provisional framework for various interrelated temporalities and architextures.
The project is accompanied by a program of events as well as a film series at the Filmwerkstatt Düsseldorf. The precise schedule will be made available shortly.
The exhibition was curated by Eva Birkenstock and conceived in dialog with Katrin Mayer with the assistance of Lidiya Anastasova, Gesa Hüwe, and Inga Thiele, as well as the participants in the accompanying seminar Living Archives. Kunstverein für die Rheinlande und Westfalen 1947-67 at the Heinrich-Heine-Universität Düsseldorf.

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A Charleroi, le renouveau n’a pas de limite. En témoigne cette sculpture nulle, en remake (1980-2017) du Petit Maître Jacques Lizène. Dans le cadre de Art public Charleroi 2017, parcours en Ville Basse, jusqu’au 5 novembre.

Jacques Lizène

Jacques Lizène

Jacques Lizène

Jacques Lizène

Les usines font, bien sûr, partie du paysage mental (et physique) de l’artiste. « Comme je suis né une banlieue industrielle et que je me suis auto-proclamé petit maître, explique-t-il, il fallait que je peigne des paysages d’usines ; mais en leur donnant, bien entendu une dimension supplémentaire d’art nul. Des paysages d’usines, il y en avait déjà suffisamment dans le patrimoine wallon; c’est donc pour cette raison que m’est venue l’idée de réaliser de petites usines à partir des matériaux que fabriquaient ces usines-là. C’est une forme de recyclage, dans un esprit non pas écologique mais poétique… Poétique du nul, bien entendu ! ».
Les sculptures nulles (1980) de Lizène prennent régulièrement l’allure d’usines ou d’archéologies contemporaines, ce qui souvent revient au même. Lizène y introduit dès que possible « le thème de la fumée comme élément sculptural ». Il est d’ailleurs singulièrement que celui-ci soit le plus souvent associé à des fumigènes de music-hall. C’est le burlesque de ces sculptures nulles. La fumée s’échappe donc des cheminées de ces usines, ce que Lizène nommera un art d’altitude pour faire référence à l’art d’attitude. Il lui arrive de les concevoir à l’ « emporte-pièce », en matériaux légers, aussi vites construites, aussi vites escamotées.

Benjamin Monti est l’invité du Cercle de Wallonie, premier Cercle d’Affaires en Wallonie, durant ces mois de septembre et octobre et y montre une sélection de dessins issus de trois séries : des Histoires naturelles, des cartes perforées de la S.A. Courage et Organisation, des « Perspecta », papiers millimétrés bicolores pour dessin en perspective.

Benjamin Monti

Benjamin Monti
Sans titre (la pomme de terre – cellule fraiche)
Encre de chine sur dessin trouvé (de la série des histoires naturelles) 22,7 x 14,5 cm
2010-2015

Benjamin Monti

Benjamin Monti
Sans titre, 2016
Encre de chine sur carte perforée de la « Courage-Organisation SA » 21 x 14,7 cm

Benjamin Monti

Benjamin Monti
Sans titre
Encres de chine, sur papier Perspecta, papier millimétré bicolore pour dessin en perspective, 29,7 x 21 cm, 2010

Lu dans le mensuel du Cercle de Wallonie, ce texte d’Emmanuel d’Autreppe, qui fait allusion à l’exposition « La Leçon d’anatomie », encore en cours à la Boverie à Liège et à laquelle participe également Benjamin Monti.

Cercle de Wallonie

Cercle de Wallonie Liège
Esplanade du Val
4100 Seraing

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Jacqueline Mesmaeker est l’invitée de _(SIC), pour une exposition To Whom It May Concern. (Commissaire : Olivier Mignon)

Jacqueline Mesmaeker

Exposition les 2 et 3 septembre de 14h à 18h
22 Avenue Jef Lambeaux, 1060 Saint-Gilles – +32 (0)488 00 20 64

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Jacques Lizène participe à la troisième édition d’Art Public organisée par la Commission des Arts de Wallonie. Cette fois à Charleroi. Le Petit Maître produit pour l’occasion une Sculpture nulle (1980), ruine contemporaine (1964), en remake 2017.

Le communiqué de presse :

La Commission des Arts de Wallonie et la Ville de Charleroi assurent le commissariat de la troisième édition d’ART PUBLIC qui, après Namur en 2011 et Tournai en 2014, prend cette année place dans le cœur de la plus grande ville wallonne.
Cathy Coëz // Collectif Void // Jérôme Considérant // Patrick Corillon // Patrick Everaert // Jean Glibert // Nicolas Kozakis // Jacques Lizène // François Martig // Michaël Matthys // Mira Sanders // Mon Colonel & Spit // Jonathan Sullam // Thierry Tillier // Aurélie William-Levaux

15 artistes ou collectifs ont été invités à présenter des œuvres intégrées dans le tissu urbain de la Ville Basse. Aucune thématique n’a été imposée, si ce n’est la nécessité de tenir compte de l’environnement architectural, urbanistique, naturel et surtout humain des espaces proposés. Ces derniers ont été choisis en fonction de la fréquentation des lieux et de leurs significations historiques et sociales. Le parcours cherche ainsi à éclairer ce que la cité peut signifier pour ses habitants, ses utilisateurs et ses visiteurs. Il s’agit, en outre, d’introduire un élément de compréhension dans la géographie de Charleroi, de relever la qualité de son patrimoine et de mettre en perspective son redéploiement.
Dans la droite ligne de la politique de création et de promotion des talents impulsée par la Wallonie, la sélection des participants a été opérée tant pour la signification contemporaine de leurs recherches que sur base de leur capacité à communiquer avec le grand public. Elle traduit par ailleurs la volonté de mettre en présence des « jeunes créateurs » et des « valeurs sûres » dans une dynamique de talent, de savoir-faire et d’innovation. Une autre particularité de l’opération tient dans l’importance des activités de médiation mises en place. Il s’agit d’ouvrir le dialogue avec les usagers des lieux que les artistes investissent et, au-delà, de travailler sur la réception des œuvres et en particulier sur les interpellations qu’elles peuvent susciter.
L’opération s’inscrit ainsi dans la foulée des réflexions sur les relations entre culture contemporaine et goût populaire, relations ici d’autant plus sensibles que les artistes travaillent dans l’espace public et que les œuvres susciteront des réactions bien différentes de celles qu’elles auraient occasionnées si elles avaient été présentées dans un musée ou une galerie. Un des objectifs est de soutenir l’idée que la pertinence de telles opérations ne se jauge pas à la bienveillance ou à la conformité, voire au conformisme de leur réception, mais bien à la multiplicité et à la richesse des réflexions et des appropriations qu’elles provoquent.

UN AUTRE REGARD SUR UNE VILLE QUI SE RENOUVELLE
Charleroi est une ville brute de décoffrage, inclassable de par ses multiples singularités. Depuis plus de quatre ans, elle vit pleinement sa reconfiguration culturelle, architecturale, économique et sociale.
Elle est une des rares villes européennes à vivre un tel bouleversement. Cette refondation passe par un positionnement culturel fort et assumé. Celui-ci se marque notamment dans l’évolution profonde de la Ville Basse.
L’ouverture du Quai 10, centre de l’image animée et du gaming, allié au remodelage des Quais, la présence du Vecteur et de la galerie Incise, le foisonnement des librairies, le lancement prochain de Médiasambre, futurs studio de la RTBF et Télésambre, le déploiement de Rive Gauche s’intègrent parfaitement à ce processus.
Au travers de cette troisième édition de la triennale ART PUBLIC, 15 créateurs contemporains seront mis en perspective avec ce nouvel environnement du 2 septembre au 31 octobre. L’ambition est de renforcer la dynamique initiée avec l’événement Asphalte : faire descendre
l’art dans l’espace public et l’afficher à la vue du plus grand nombre.
Le haut potentiel de développement de la première métropole wallonne est désormais perceptible. Cette fraîcheur des idées alliée à un profond renouvellement contribue à mettre en place la ville de demain. Ces mutations lui offrent l’opportunité de jouer durablement un rôle à la hauteur de son statut.

INFORMATIONS PRATIQUES
EXPOSITION : du 02.09 au 05.11.2017, Charleroi, parcours en Ville Basse
VERNISSAGE : vendredi 01.09.2017 – 18h00
Au Vecteur, 30 rue de Marcinelle, B-6000 Charleroi
Tél. 00 32 (0)71/27.86.78
GUIDE DU VISITEUR disponible au Vecteur, dans les divers lieux culturels et à l’Espace Wallonie CATALOGUE GRATUIT : parution fin septembre 2017

Usines

USINES

Les usines font, bien sûr, partie du paysage mental (et physique) de l’artiste. « Comme je suis né une banlieue industrielle et que je me suis auto-proclamé petit maître, explique-t-il, il fallait que je peigne des paysages d’usines ; mais en leur donnant, bien entendu une dimension supplémentaire d’art nul. Des paysages d’usines, il y en avait déjà suffisamment dans le patrimoine wallon; c’est donc pour cette raison que m’est venue l’idée de réaliser de petites usines à partir des matériaux que fabriquaient ces usines-là. C’est une forme de recyclage, dans un esprit non pas écologique mais poétique… Poétique du nul, bien entendu ! ».
Les sculptures nulles (1980) de Lizène prennent régulièrement l’allure d’usines ou d’archéologies contemporaines, ce qui souvent revient au même. Lizène y introduit dès que possible « le thème de la fumée comme élément sculptural ». Il est d’ailleurs singulièrement que celui-ci soit le plus souvent associé à des fumigènes de music-hall. C’est le burlesque de ces sculptures nulles. La fumée s’échappe donc des cheminées de ces usines, ce que Lizène nommera un art d’altitude pour faire référence à l’art d’attitude. Il lui arrive de les concevoir à l’ « emporte-pièce », en matériaux légers, aussi vites construites, aussi vites escamotées.

RUINES CONTEMPORAINES

Ses « archéologies contemporaines » (1966), « traces de maisons démolies » et autres « buildings gondolants » (1964-66), son intérêt pour la fissure et la lézarde (1964) qui donnera lieu au « morcellement de cimaise » (1970) en témoignent tout autant que la submersion de ses meubles découpés : Jacques Lizène réactive le Ruinisme mais il en brinquebale les concepts établis. Je repense à ces lignes écrites par Sophie Lacroix sur la fonction critique des ruines(1) : « La ruine est alors ce grand corps qui a perdu son principe fondateur, et qui n’est plus qu’une multitude de liaisons passagères, contingentes. La ruine n’est pas le résidu laissé par une action qui a déjà eu lieu, elle est la présentation d’une action présente, car ce qui la distingue, c’est la conjonction d’un mouvement de déconstruction et l’énergie qui est à l’œuvre dans cette déconstruction, qui exclut que nous puissions penser cette tendance déconstructive comme une abstraction ou une déréalisation ». Il y a dans le chaos lizénien, une imprédictibilité aussi surprenante que stimulante.

(1) Sophie Lacroix, Ce que nous disent les ruines, la fonction critique des ruines, L’Harmattan, 2007.

Jacques Lizène

Sculpture nulle (1980) avec fumigène, archéologie et ruines contemporaines (1964),remake 1988. Collection BPS22, Charleroi

Jacques Lizène

Peinture nulle d’un projet de sculpture nulle remake 1982 et Sculpture nulle 1980 avec fumigène, remake 1988. Collection Ministère de la Culture de la Fédération Wallonie Bruxelles

FACTORIES

Factories are of course part of the artist’s mental (and physical) landscape. “As I was born in an industrial suburb and proclaimed myself a Minor Master, he explains, I had to paint factory landscapes, but by giving them an added dimension as worthless art. There were already enough factory landscapes in the Walloon heritage; that’s where I got the idea of making small factories using materials those factories produced. It’s a form of recycling, but in a poetic sense, not an ecological one… The poetics of worthlessness, of course!”

Lizène’s Worthless Sculptures (1980) regularly look like factories or contemporary archaeologies, which often comes down to the same thing. Lizène introduced “the theme of smoke as a sculptural element” as soon as possible. Indeed, the fact that the smoke is most often associated with music-hall smoke machines is quite singular. It is the burlesque aspect of these Worthless Sculptures. Smoke rises up from the chimney stacks of these factories, which Lizène named “Altitude Art,” in reference to Attitude Art. He sometimes makes them “cut and dried” in lightweight materials that can be spirited away as soon as they’re built.

CONTEMPORARY ARCHEOLOGIES

His « archéologies contemporaines » (contemporary archeologies) (1966), « traces de maisons démolies » (traces of demolished houses) and other « buildings gondolants » (warped buildings) (1964-66), his interest in the crack and the fissure (1964) which will lead to the « morcellement de cimaise » (fragmentation of the picture rail) (1970) make it very clear, as does his submersion of cut-up furniture: Jacques Lizène resuscitates Ruinism but jumbles its established concepts. This reminds me of what Sophie Lacroix has written on the critical function of ruins (1): « The ruin, then, is that great body which has lost its founding principle, and which has become nothing more than a multitude of fleeting, accidental connections. The ruin is not a residue left by an action that has already taken place; it is the representation of an actual action, because what distinguishes it is the conjunction of a deconstructive action and the energy at work in this very deconstruction, which prevents us from seeing this deconstructive tendency as an abstraction or derealisation. » There exists in the Lizènean chaos an unpredictability that is as surprising as it is stimulating.

(1) Sophie Lacroix, Ce que nous disent les ruines, la fonction critique des ruines, L’Harmattan, 2007.

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A Varsovie, Emilio Lopez Menchero participe à l’exposition Wobec polityki / Angesichts der Politik. Österreichisches Kulturforum. Commissariat : Eulalia Domanowska. Les artistes : Jarosław Kozłowski, Józef Robakowski, Tatiana Czekalska, Leszek Golec, Andrzej Paruzel, Emilio Lopez Manchero, Peter Ronai, Katharina Roters, József Szolnoki und Josef Strau. Il y montre le film tourné à l’occasion de l’installation en 2010 de son Check Point Charlie, porte de Flandres, à Bruxelles. Sanglé dans un uniforme militaire américain, Emilio López-Menchero stationne Porte de Flandre à Bruxelles. Avec sérieux et un remarquable naturel, il arrête d’un geste martial piétons, cyclistes, automobilistes, et même les autobus de la STIB, qui franchissent le pont du canal. Pour le temps d’un week-end et d’un festival pluridisciplinaire, en pleine «Semaine de la Mobilité», l’artiste a reconstitué au milieu de la chaussée et à l’identique, le décor du Checkpoint Charlie berlinois. L’atmosphère est cinématographique; rien ne manque, ni le mur de sacs de sable, ni les drapeaux soviétique et américain, ni la légendaire cahute, ni le panneau annonçant, en quatre langues, qu’au delà de ce point de contrôle, on quitte le secteur américain… Ou plutôt le quartier «trendy» et «gentry» de la rue Antoine Dansaert, ses bars branchés, galeries d’art et boutiques de mode. Et de l’autre côté du check point, c’est la commune de Molenbeek. L’installation et la performance ont pris depuis de douloureuses résonances, signe d’une nécessité urgente de débat sociétal.

In der internationalen Schau Passages of Neo-Avant-Garde treffen verschiedene Künstler_innen aus Österreich, Belgien, Polen, Ungarn und Deutschland aufeinander. Präsentiert wird deren künstlerische Auseinandersetzung mit gesellschaftlichen Phänomenen, welche sich ungebrochen als relevant für das heutige Europa erweisen. Kommunistischer Totalitarismus, Migration und Flüchtlingsbewegungen, Medienmanipulation, Terrorismus, Überproduktion und Posthumanismus sind hierbei behandelte Thematiken. Die Mehrheit der gezeigten Künstler_innen können als Klassiker der Neo-Avant-Garde verstanden werden – in ihrem Schaffen etablierten sie einen Dialog mit den Leistungen der Dadaisten und der Fluxus Bewegung der Nachkriegszeit.
Die Ausstellung ist Teil des 100-jährigen Jubiläums der polnischen Avant-Garde und verhandelt die Kontinuitäten modernistischer Trends und Ideen, welche Anfang des 20. Jahrhunderts aufkamen. In der Schau wird die bedeutende Rolle der Bewegung in der Entwicklung der Bildenden Kunst sowie von Film und Design unterstrichen; es wird deutlich, wie aktuell und impulsiv deren Einfluss weiterhin auf zeitgenössische Künstler_innen ist. So präsentiert die Ausstellung europäische Künstler_innen bei der Weiter- bzw. Neu-Entwicklung von Avant-Garde Prinzipien in der Nachkriegszeit.
Die aktuelle Schau ist dabei eine Fortsetzung des Projekts On the Avant-garde of the 20th Century von Andrzej Paruzel, welches 2016 in der Kunstgalerie Atlas Sztuki in Łódź gezeigt wurde. Andrzej Paruzel, Absolvent der Staatlichen Hochschule für Film, Fernsehen und Theater in Łódź, Mitglied des Film Form Workshops und Mitbegründer von Zespół T – einer in den 70er Jahren an der Filmschule in Łódź etablierten Künstler_innen-Gruppe, ist Schaffender verschiedener Video-Installationen, Filme und experimenteller Fotografie. Als animateur d’art setzte er zudem viele künstlerische Projekte im öffentlichen Raum um.
Unter den Teilnehmenden der Ausstellung Passages of Neo-Avant-Garde, welche simultan am Österreichischen Kulturforum Warschau und in der Platan Gallery am Polnischen Institut in Budapest gezeigt wird, sind: aus Polen Jarosław Kozłowski, Józef Robakowski, das Duo Tatiana Czekalska und Leszek Golec sowie Andrzej Paruzel; aus Belgien Emilio López-Menchero; aus Ungarn Peter Ronai und das deutsch-ungarische Duo Katharina Roters und József Szolnoki; sowie aus Österreich Josef Strau, der sich als Künstler, der Schriftsteller und als Schriftsteller, der Künstler ist, bezeichnet.
Józef Robakowski wird seinen Videofilm Brezhnev’s Funeral aus dem Jahr 1982 zeigen. Dieses klassische Werk wird kontrastiert mit den Dadaistischen Gesten des ungarischen Medienkünstlers Peter Ronai, Schöpfer der Collage Moscow DaDa, mit Jarosław Kozłowskis Installation Recycled News 2 – eine Serie von farbigen Zeitungsseiten aus aller Welt, welche uns von der Manipulation der Medien berichtet –, mit den post-humanistischen Projekten von Tatiana Czekalska und Leszek Golec, die besondere Aufmerksamkeit der Welt der Tiere und Natur schenken, mit Josef Straus‘ Designer-Installationen, in denen er kritisch über die gegenwärtige Überproduktion spricht, und mit Emilio López-Mencheros Videofilm Check Point Charlie, welcher die Situation im Brüssler Bezirk Mölenbeck diskutiert, wo sich der Wohnsitz des Künstlers wie auch der Terroristen, die letztes Jahr die Anschläge in Brüssel verübten, befindet. Die aus Anlass des Avant-Garde-Jubiläums stattfindende Ausstellung beweist, dass – während von der Avantgarde eingeführte, formale Kriterien heute nur noch rein historischen Wert haben – der die Avantgarde bestimmende Ethos des Experimentierens und Engagements weiterhin ungebrochen attraktiv für gegenwärtige Kunstschaffende ist.

Emilio Lopez Menchero

Emilio Lopez Menchero

Emilio Lopez Menchero

Emilio López-Menchero
Checkpoint Charlie, 2010-2014
captation vidéo sonore, vidéo PAL 16:9. Captation: Sylvestre Gobart et David Bayle. Montage : Sylvestre Gobart. Couleurs, son, 0:17:46.

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Numa Boucoiran

Numa Boucoiran, La leçon d’Anatomie à usage des artistes, 1873, Université de Montpellier

Jacques Charlier, Jacques Lizène, Sophie Langohr, Benjamin Monti et Marie Zolamian participent à l’exposition La Leçon d’Anatomie (commissaire Marie-Hélène Joiret), à la Boverie, à l’occasion du 30e anniversaire du C.H.U. de Liège. L’exposition « La Leçon d’Anatomie. 500 ans d’histoire de la médecine » présente à La Boverie du 21 juin au 17 septembre 2017 un ensemble unique de plus de 120 œuvres où Art ancien et Art contemporain, mêlés, montrent bien la variété de nos attitudes devant les fragilités de notre condition.

La Boverie
Du 21.06 au 17.09.2017

Félicien Rops

ROPS Félicien, Le Massage, Sans date, Héliogravure sur papier Japon, sans justification de tirage, 26×19,7 cm, Province de Hainaut Coll. BPS22,Charleroi.

L’hôpital du C.H.U est le fruit d’une longue gestation qui a débuté dans les années 60. Sa conception, confiée à l’architecte liégeois Charles Vandenhove, prévoit dès le départ, l’intégration d’œuvres d’art. Construit au Sart Tilman lors de la décennie suivante au cœur des 172 hectares acquis par le Recteur de l’époque, Marcel Dubuisson, il a officiellement été inauguré le 13 décembre 1985. Deux ans plus tard, l’entité hospitalière a acquis son autonomie juridique en obtenant un statut distinct de celui de l’Université. Cette indépendance juridique a débouché sur la création d’un conseil d’administration avec un pouvoir décisionnel propre. La date qui a marqué les mémoires et qui fait sens est donc celle du 1er avril 1987. Pour célébrer ses trente années d’existence, le C.H.U de Liège s’invite dans le grand espace central du nouveau musée liégeois pour une exposition qui s’articule autour de quatre grands axes : un cabinet de curiosité qui laisse place à la réflexion sur la place de la médecine dans l’art et de l’art au service de la médecine ; une mise en regard entre des œuvres anciennes et œuvres d’art contemporain portées par une thématique commune, la médecine ; une confrontation entre œuvres d’art abstrait et des photographies prises au microscope ; une mise en avant des artistes présents au C.H.U.
Pratiquer la médecine et y recourir, c’est aussi, au-delà des techniques mises en œuvre, affronter les interrogations les plus fondamentales qui se posent depuis toujours aux humains, car la maladie, la souffrance et la mort, inhérentes à leur condition, leur posent les problèmes philosophiques et religieux essentiels, placent médecins et patients devant des problèmes éthiques souvent graves et suscitent en eux des désirs contradictoires. Les artistes ont de tout temps illustré ce questionnement éternel. Ils le font avec une riche diversité, passant du drame à l’ironie, de la pédagogie à l’anecdote, de l’horreur à la beauté. C’est dans ce sens que le C.H.U a conçu son exposition en collaboration avec des institutions de renoms comme l’Hôpital Notre-Dame à la Rose de Lessines ou encore le Centre wallon d’art contemporain « La Châtaigneraie », dont la directrice, Marie Hélène Joiret, assure le commissariat de l’exposition.

Jacques Charlier

Jacques charlier, Peinture cérébrale, 1989, collection BPS22, Charleroi

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La galerie de l’Hôtel de Ville de Chinon, dans une exposition pensée par Cindy Daguenet, revient sur plusieurs aspects importants de la langue de Rabelais : ses jeux de langage. Anagrammes, palindromes, exercices de styles, calembours, et aphorismes sont au programme d’une grande partie des œuvres présentées dans l’exposition. Mais pas seulement, puisque le langage et la sémantique depuis Un coup de dés jamais n’abolira le hasard de Stéphane Mallarmé, aux premières œuvres des futuristes et au recueil Calligrammes de Guillaume Apollinaire ouvrent une porte vers de nouvelles préoccupations artistiques et intellectuelles au début du 20 ème siècle. Le langage en tant que matière phonétique est pris à bras le corps par des artistes comme François Dufrêne, Joël Hubaut, Bernard Heidsieck et Gherasim Luca à travers des lectures performances. Une exposition riche de plus de 40 œuvres et 60 éditions originales de livres d’artistes. Cette exposition est un hommage à Rabelais, originaire du pays, et la richesse de notre langage.

Raphaël Van Lerberghe

Raphaël Van Lerberghe

Raphaël Van Lerberghe
Arlésienne, 2017
graphite sur papier et collage, 21× 29,7 cm

Raphaël Van Lerberghe

Raphaël Van Lerberghe
Noir et rose, 2017
graphite sur papier et collage, 21× 29,7 cm

Raphaël Van Lerberghe

Raphaël Van Lerberghe
Queur de l’Ante, 2017
graphite sur papier et collage, 21× 29,7 cm

Raphaël Van Lerberghe

Raphaël Van Lerberghe

Raphaël Van Lerberghe
Esles, 2017
graphite sur papier et collage, 21× 29,7 cm

Raphaël Van Lerberghe

Raphaël Van Lerberghe
Argentier, 2017
graphite sur papier et collage, 21× 29,7 cm

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La galerie de l’Hôtel de Ville de Chinon, dans une exposition pensée par Cindy Daguenet, revient sur plusieurs aspects importants de la langue de Rabelais : ses jeux de langage. Anagrammes, palindromes, exercices de styles, calembours, et aphorismes sont au programme d’une grande partie des œuvres présentées dans l’exposition. Mais pas seulement, puisque le langage et la sémantique depuis Un coup de dés jamais n’abolira le hasard de Stéphane Mallarmé, aux premières œuvres des futuristes et au recueil Calligrammes de Guillaume Apollinaire ouvrent une porte vers de nouvelles préoccupations artistiques et intellectuelles au début du 20 ème siècle. Le langage en tant que matière phonétique est pris à bras le corps par des artistes comme François Dufrêne, Joël Hubaut, Bernard Heidsieck et Gherasim Luca à travers des lectures performances. Une exposition riche de plus de 40 œuvres et 60 éditions originales de livres d’artistes. Cette exposition est un hommage à Rabelais, originaire du pays, et la richesse de notre langage.

Jacques Lizène

Jacques Lizène, Marcel Duchamp croisé François Rabelais, technique mixte, 2017

Jacques Lizène

Jacques Lizène, Allais en Satie par Jacques Lizène. Satie en Allais, technique mixte, 1997

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Aglaia Konrad participe à l’exposition « Le Ciel devant soi, photographie et architecture religieuse » au Couvent des Jacobins à Toulouse, dans le cadre du festival « Printemps de Septembre ».

Le Ciel devant soi rassemble le travail de huit artistes européens, qui tous photographient des églises. Autour de ce sujet, s’ouvre un véritable panorama des pratiques contemporaines de la photographie. Témoignant tour à tour des plus ambitieux accomplissements de l’architecture, du rapport irrésolu à la transcendance ou des cahots de l’Histoire, les bâtiments religieux permettent les observations les plus variées. Les artistes se sont donc emparés de ce sujet, l’un pour exalter l’esthétique de ces monuments, l’autre pour raconter des transformations urbaines et sociales, pour questionner le fonctionnement de ces machines à faire croire, pour montrer l’irruption formelle de la modernité, pour chercher la trace d’une idée dans le béton, ou encore évoquer les souvenirs d’un front de guerre. Bref, si les théologiens décrivent l’architecture sacrée comme « un morceau d’espace fini qui nous protège de l’infini », pour les photographes du Ciel devant soi, c’est avant tout « une vraie source de vie quotidienne ». Avec : Eric Tabucchi, Fabrice Fouillet, Angèle Laissue, Cyril Porchet, David Spero, Christof Klute, Markus Brunetti, Aglaia Konrad

Du 2 juin au 17 septembre 2017

Aglaia Konrad

Aglaia Konrad, Concrete & Samples I Wotruba Wien, 16mm transferred to video, color, 4:3, no sound, BE, 2009, 13’37 »

Aglaia Konrad, Concrete & Samples II Blockhaus, film 16mm transféré sur DVD, couleur, 4:3, sans son, Belgique, 2009, 9′50″.

Aglaia Konrad, Concrete & Samples II Blockhaus, 16mm transferred to video, color, 4:3, no sound, BE, 2009, 9’50 »

Concrete & Samples I, II, III is a series of 16mm films on sculptural architecture. What the buildings and site in all films have in common is the idea of ‘architecture as sculpture’ and a very distinct use of concrete that seem to depart from the free form of the whole in a sculptural manner. In the absence of a traditional narrative, it is the space itself, that takes the role of the protagonist, while the camera proposes a narration through its travel and observation.
Blockhaus, the Eglise St.Bernadette-du-Banlay designed by Claude Parent and Paul Virilio in Nevers, France, has a compact form: monolithic, a cryptic building, a raw concrete bunker. Built upon a utopian idea, the inside with its ‘sureface oblique’ (two oblique ramps) creates a spatial dynamic in the matrix of time.
The church of Fritz Wotruba, in Vienna looks like an enlarged piece of abstract sculpture, a kind of three-dimensional synthetic cubist arrangement of 152 concrete blocks arranged vertically and horizontally, but asymmetrically, in which the narrow spaces produced in-between are made use of as windows and doors.

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