Archives de catégorie : Des expositions d’ailleurs / exhibitions artists

Jacques Lizène, Gaetane Verbruggen, Maris Zolamian, Côté Cour, Côté Jardin, Théâtre de Liège, Salle des Pieds Légers

Jacques Lizène, Gaetane Verbruggen et Marie Zolamian participent à l’exposition Côté Cour, Côté Jardin au Théâtre de Liège, Salle des Pieds Légers. 26.09 > 23.10.2021

 

Jacques Lizène, sculpture génétique, En piste 2021, musée de la Boverie, Liège

Le Théâtre de Liège et la Province de Liège inaugurent une collaboration autour de la Collection artistique provinciale.

Dès lors, à chaque nouvelle saison du théâtre, une invitation est offerte à une personnalité singulière (metteur·euse en scène, comédien·ne, scénographe, auteur·e) à poser un regard sur la collection et à faire un choix parmi les œuvres d’art de cette collection riche et variée trop peu connue du grand public. Cette exposition construite dans une transversalité vise à susciter un nouveau dialogue entre les œuvres ainsi qu’une découverte singulière pour les spectateurs.

Maggy Jacot sera la première à inaugurer ce cycle. Elle signe la création scénographique de Smith & Wesson d’Alessandro Baricco présentée au Théâtre de Liège en décembre. En regroupant intuitivement les œuvres de la Province, Maggy Jacot propose des histoires éphémères sans paroles, en une vision kaléidoscopique et non conformiste à l’image de sa compagnie Pop-Up, fondée avec Axel De Booseré.

VERNISSAGE LE 26.09 À 14:00

Expo accessible du mardi au samedi de 14 à 18:00 et les soirs avant chaque représentation

Jacques Lizène, Un jour sera comme quand on a vécu, curated by Pierre – Yves Desaive, galerie Steinek, Vienne (AT), l’image

SammlerInnen, Sie müssen einen mittelmäßigen Lizène erwerben, um im Gegensatz Ihre hochwertigen Möbel und Ihre Meisterwerke hervorzuheben, 1975, Eigenwerbungskunst 

Jacques Lizène participe à l’exposition Un jour, ça sera comme quand on a déjà vécu, curated by Pierre-Yves Desaive, galerie Steinek, à Vienne, dans le cadre de Vienna, Curated by. Du 4 septembre au 2 octobre 2021. Artistes participants : Hervé Ic, John Isaacs, David Kramer, Jacques Lizene, Johan Muyle, David Nicholson, Philippe Ramette, Terry Rodgers, Pierrick Sorin, Gavin Turk. 

Aglaia Konrad, Japan Works and Other Books by Aglaia Konrad, Enter enter, space for books, Amsterdam

Enter Enter,  space for Books, consacre à Amsterdam une exposition aux livres d’Aglaia Konrad. A l’occasion de la sortie récente de Japan Works, dernier opus de l’artiste aux éditions Roma Publication. Nieuwe Herengracht 11 Amsterdam,  du 11 septembre au 10 octobre.

Presentation of book projects by photographic artist Aglaia Konrad, including Elasticity (NAi 2002), Iconocity (König 2005) Desert Cities (JRP Rignier 2008), Carrara (Roma 2011), From A to K (König 2016) and Japan Works (Roma 2021). The exhibition includes a new large wall piece developed after making the book Japan Works, which derived from a study trip by the artist across central Japan in September 2019. The work of Aglaia Konrad is driven by her interest in urbanity and architecture in general, and cultural difference in particular. A comparative practice that runs equally warm for every possible experience of the local. The presentation runs from 11 September to 10 October, and is curated by Roger Willems.

Jacqueline Mesmaeker, Nuages d’hier et d’aujourd’hui, Maison des Arts de Scharbeek

Jacqueline Mesmaeker Les Antipodes, 1979-2015
Film 8 mm numérisé, projection en boucle dans un tableau doré sculpté et patiné Technique mixte, projecteur, trépied, encadrement 21 X 25,5 cm.
Film numérisé couleurs, sans son, 00.12.25 en boucle.

Jacqueline Mesmaeker participe à l’exposition Nuages d’hier et d’aujourd’hui, à la Maison des Arts à Scharbeek. 18.09.2021 21.11.2021

« Plus bas, encore plus bas, toujours plus bas. Est-ce que cette chute ne finirait jamais ? Je me demande combien de kilomètres j’ai pu parcourir ? dit-elle à haute voix. Je ne dois pas être bien loin du centre de la terre. Voyons : cela ferait une chute de six à sept mille kilomètres, du moins je le crois… (car, voyez-vous, Alice avait appris en classe pas mal de choses de ce genre, et, quoique le moment fût mal choisi pour faire parade de ses connaissances puisqu’il n’y avait personne pour l’écouter, c’était pourtant un bon exercice que de répéter tout cela)… Oui, cela doit être la distance exacte… mais, par exemple, je me demande à quelle latitude et à quelle longitude je me trouve ? (Alice n’avait pas la moindre idée de ce qu’était la latitude, pas plus d’ailleurs que la longitude, mais elle jugeait que c’étaient de très jolis mots, impressionnants à prononcer) Bientôt, elle recommença : Je me demande si je vais traverser la terre d’un bout à l’autre ! Cela sera rudement drôle d’arriver au milieu de ces gens qui marchent la tête en bas ! On les appelle les Antipattes, je crois.»

Lewis Carroll, Alice au pays des merveilles

Nuages… Phénomènes naturels, ils font l’objet d’un intérêt scientifique et populaire quotidien sous le prisme météorologique, mais arborent également très largement un statut d’« objet poétique » par excellence. Les nuages fascinent, invitent à la contemplation, à la rêverie… Innombrables sont les poètes, écrivains et artistes à s’en inspirer et à en sublimer les multiples caractéristiques : fugacité, légèreté, ascension,  métamorphose, mouvement, évanescence, transparence, opacité, douceur, menace… 

Expressions du divin, signes d’un au-delà, motifs décoratifs ou sources d’inspiration esthétique –  tant leurs gammes de couleurs, de formes et de lumières sont infinis –, les nuages occupent une place de choix dans les représentations artistiques depuis des siècles. Aujourd’hui encore, tandis que les questions climatiques et environnementales sont au cœur des enjeux sociétaux, ils constituent un thème prolifique aux potentialités multiples.  

Au gré d’une sélection  d’artistes, majoritairement actifs sur la scène artistique contemporaine belge et abordant la thématique du nuage de manière récurrente ou occasionnelle, l’exposition se veut avant tout un appel au rêve, à l’évasion et à la légèreté.  

Elle permet également de mettre en lumière une dizaine d’œuvres de la collection communale sur la thématique des nuages.

COMMISSARIAT ET TEXTES : CLAIRE LEBLANC, DIRECTRICE DU MUSÉE D’IXELLES
EN COLLABORATION AVEC LE MUSÉE D’IXELLES

Artistes contemporains: 

Elodie ANTOINE, Stephan BALLEUX, Lucile BERTRAND, BROGNON ROLLIN, Jean-Marie BYTEBIER, Cristina GARRIDO, Ritsart GOBYN, Joke HANSEN, Jacqueline MESMAEKER, Marie ROSEN, Liesbeth VAN HEUVERSWIJN, Tatiana WOLSKA, Cindy WRIGHT.

Artistes de la collection communale:

Sonia ABELOOS, Alphonse ASSELBERGHS, Constantin MEUNIER, Victor FONTAINE, Maurice LANGASKENS, Charles LEBON, Simone LIENARD, Jacques MADYOL, Irène MINNE, Oswald POREAU, Eugène VERBOECKHOVEN

Jacques Charlier, Jacques Lizène, Hahaha. L’humour de l’art, ING Art Center, Bruxelles

Jacques Lizène et Jacques Charlier participent à l’exposition Hahaha. L’humour de l’art. Du 15 septembre 2021 au 16 janvier 2022 à l’ING Art Center, place Royale à Bruxelles.

Cette exposition lève le voile sur le rôle de l’humour dans les révolutions artistiques de la fin du 19e siècle à nos jours. De la Great Zwanz Exhibition (1885) au Dadaïsme, de l’âne « Lolo » aux readymade de Marcel Duchamp, de Man Ray à Marcel Broodthaers, du chantant John Baldessari aux œuvres à jouer de Wim Delvoye, Hahaha prend l’humour au sérieux ! L’exposition est une collaboration unique entre KANAL-Centre Pompidou, le Centre Pompidou et ING Belgique. Elle permet de révéler certaines œuvres sous un nouvel angle et de découvrir des œuvres du Centre Pompidou qui n’ont peu ou jamais été exposées en Belgique. Hahaha. L’humour de l’art se déroulera du 15 septembre 2021 au 16 janvier 2022.

L’exposition montrera un ensemble d’œuvres tout à fait remarquable parmi lequel l’emblématique Fontaine,l’urinoir renversé de Marcel Duchamp. Ce formidable canular a révolutionné le monde de l’art en 1917 lorsqu’il a été présenté au Salon de la Société des artistes indépendants de New York pour tester l’ouverture d’esprit autoproclamée de son jury. Fontaine sera refusée mais jouera un rôle majeur dans l’histoire de l’art du 20e siècle. Duchamp est sans doute le premier artiste à faire du canular une pratique artistique à part entière, comme en témoigne après lui Piero Manzoni et sa Merde d’artiste, mais aussi les farces de Bertrand Lavier, Maurizio Cattelan ou Wim Delvoye. En dépit de sa portée incontestable, l’humour a été réduit à une présence fantôme dans les textes qui composent le grand récit moderniste. En s’appuyant sur le rire, les champions de l’humour issus de l’avant-garde en ont fait un des principaux moteurs de la modernité. Hahaha s’attache à rendre au rire sa place dans l’histoire de l’art moderne et contemporain, écrit Nicolas Liucci-Goutnikov, commissaire de l’exposition.

Hahaha. L’humour de l’art  s’articule autour de sept thèmes : les caricatures, le jeu de mots, les joujoux (œuvres-jouets), le canular, la parodie, la dérision et les artistes-bouffons. Le parcours rassemble plus de 200 œuvres et permet de découvrir comment les artistes ont porté sur l’art un regard démythificateur. Anne Petre, responsable de l’art chez ING en Belgique: L’humour et l’art ont en commun un langage imagé avec ce grand atout qu’est l’ouverture sur l’autre, une des grandes valeurs défendues par ING. La Belgique a depuis toujours cultivé l’humour et la dérision. Nombreux sont les artistes perturbateurs tels René Magritte, Jacques Charlier ou Marcel Mariën. C’est pourquoi, en sus des œuvres issues des collections du Centre Pompidou qui forment la majorité de l’exposition, nous avons intégré des œuvres d’artistes belges incontournables et collaboré avec certains d’entre eux comme Guillaume Bijl ou Wim Delvoye.

ING Art Center, Place Royale 6, 1000 Bruxelles

TO BE IN THE KNOW, IAN WILSON, 1976

C’est à partir de la fin des années 1960 à New York au contact d’artistes qualifiés de conceptuels comme Joseph Kosuth, Robert Barry ou Lawrence Weiner avec lesquels il eut de nombreux échanges, que Ian Wilson développe un travail essentiellement basé sur l’utilisation du langage. En 1968, l’ une de ses premières pièces a consisté à prendre le mot temps, pendant toute la durée de l’année en cours, comme objet de recherche. Ainsi, allant à un vernissage dans une galerie, si quelqu’un lui demandait ce qu’il faisait en ce moment, il répondait qu’il était intéressé par le mot temps. Pour Ian Wilson, explique Ghislain Mollet-Viéville, l’art conceptuel prend les principes de l’abstraction visuelle pour les appliquer au langage qui lui semble le moyen d’expression le plus informel. Sa volonté de décrire des concepts sans référence physique ou visuelle l’amène à avoir pour point de départ le connu et l’inconnu. Ainsi peut-on lire dans la  Section 22, 9 feuilles tapuscrites, datées de 1978 : The unknown is known as unknown. That character of it that is known as unknown is known.  Sur le carton d’invitation de la Discussion que Ian Wilson tient au Van Abbemuseum d’Eindhoven, le 3 juin 1983, on peut lire : that which is both known and unknown is what is known that which is both known and unknown is not known as both known and unknown whatever is known is just known. I. Wilson souligne qu’il n’est pas un poète et qu’il considère la communication orale comme une sculpture; il l’affirme plus clairement encore dans les discussions avec des interlocuteurs divers qu’il organise en les préparant à partir de 1972. Aucun enregistrement ni aucune prise de notes ne sont autorisés au cours de ces échanges qui se déroulent en un temps limité (généralement une heure) et avec une assistance restreinte. Un certificat signé par l’artiste atteste que la pièce a bien été réalisée. L’absolu, sa définition et sa quête, sont bien souvent au cœur des échanges. En réduisant l’art à sa dimension verbale –  tout art est information et communication, avance I. Wilson qui confirme avoir choisi de parler plutôt que de sculpter – l’artiste évite l’assimilation de la création à la fabrication d’un objet, ouvrant alors la voie à ce qui, en 1968, a été qualifié par Lucy R. Lippard et John Chandler de dématérialisation de l’œuvre, phénomène marquant, selon eux, l’art de l’époque. Le concept mis en place par Ian Wilson, continue Ghislain Mollet-Viéville, se veut séparé de la connaissance du monde extérieur pour mieux se concentrer sur lui-même. Ce qui lui parait important à travers ses discussions c’est la prise de conscience que l’on est et que cette connaissance sans dimension ni forme, aille au delà de l’espace et du temps pour traiter non pas de l’idée en tant que tel mais du degré d’abstraction de cette idée.

Les Discussions que l’artiste new-yorkais tient dans les musées, les galeries ou chez les particuliers sont évidemment du pain béni pour Jacques Charlier, qui croque Ian Wilson en 1976. Et l’on remarquera le parallèle qui existe entre les Photos – Sketches et cette série de dessins consacrés à l’artiste new-yorkais. Une suite en six planches, comme un Dessins – Sketch,  qui, d’abord, contextualise la Discussion à venir (la carafe, le verre d’eau du conférencier). Ian Wilson, ensuite, se concentre, se mesure et, Socrate des Temps Conceptuels, semble plonger dans sa propre pensée, Le verbe enfin, la parole,  The Know en premier, The Unknow pour suivre, enfin la  Discussion, comme une logorrhée. Jusqu’au moment où l’un des spectateurs invisibles intervient et demande à l’artiste : Why do you look right and left before you cross a street ? Moment d’affolement et d’interrogation dans le regard de Wilson qui finit par répondre : Yes ! That’s really a good question ! Le voilà qui redescend des cimes absolues, avant de traverser la rue. A nouveau, il y a bien des choses derrière le stéréotype qui déclenche le rire, ce sens commun entre rire et sérieux, le sérieux de Wilson, le sérieux et le rire de Charlier. L’humour justement associe toujours le sérieux au comique. Et l’art de Wilson est le principe même d’une démarche très sérieure, pas même Charlier n’en doute. Mais celui-ci sait que rire de se prendre au sérieux, c’est prendre au sérieux ce rire démystificateur.

Art auto-publicitaire, 1975. « Collectionneurs avertis, il vous faut acquérir un Lizène d’art médiocre pour mettre en valeur par opposition vos tableaux de maîtres et votre mobilier de qualité »

COLLECTIONNEURS, …. 1975, EN REMAKE.

Section publicité. Depuis 1975, Jacques Lizène pratique l’ art auto – publicitaire (comme il assure d’ailleurs également son auto – historicité) et son slogan fait date :Collectionneurs, il vous faut acquérir un Lizène d’art médiocre pour mettre en valeur, par opposition, vos mobiliers de qualité et vos tableaux de maître, 1975, art auto – publicitaire.  Dès 1976, le petit maître affine ce discours promotionnel et se commet dans unePeinture Marchandise, Prestige Marchandise, une facétie médiocre, une peinture nulle, unemisère pour nantisur laquelle il indique que L’acheter, c’est créer . Et il ajoute :Cet objet d’art est un modèle valorisant son acquéreur, démontrant ainsi qu’il est possible, oui, de promouvoir des œuvres d’art disqualifiées par leur propre auteur. Fin des années 80, après avoir créé l’art néo déco nul (1987), le Petit Maître envisage d’éditer uncatalogue façon publicitaire (sur une idée de 1975) , traçant deux exemples detoile à photographier près de meubles de qualité . Il n’hésite pas à opérer une découpe spéciale dans sa peinture médiocre, afin de valoriser le meuble d’antiquaire et le siège design posés contre la cimaise. Adepte de la procrastination, il remettra ce projet de catalogue à plus tard et le fera réaliser, en 2004, sous forme de capsule vidéo. On le sait : avec Lizène, la technologie avance, la médiocrité reste. Grand amateur des ressources offertes par la palette graphique (sic), Lizène fait insérer ses propres œuvres dans les univers contrastés d’une galerie d’antiquités et  d’un show-room de mobilier contemporain, tous deux réputés de qualité . On y découvre ainsi le petit maître déambulant, contemplant quelques-unes de ses œuvres dans ces environnements singuliers. La bande son est constituée de discrètes exclamations admiratives sur fond musical, une fois n’est pas coutume, destiné à séduire.

ART SANS TALENT,

Aux côtés de Jacques Charlier, de Jacques Lennep ou de Danièle et Jacques Louis Nyst, sous la férule stimulante de l’émission Vidéographie de la RTBF-Liège ou en dehors, Lizène s’affirme peu à peu comme l’un des vidéastes majeurs du moment, dans la branche plasticienne – et laissant à d’autres la branche militante et socialement engagée du nouveau medium. L’époque, il est vrai – les années 70 – est aux premiers tâtonnements, et la maîtrise très approximative de la technologie de la part du Petit Maître s’accommode fort bien de l’esprit des avant-gardes historiques et de son énergie de défrichage : finalement le non-art vidéo de ce zélateur de la « sans-importance » conjugue « les qualités paradoxales d’un bâclage formel hautement expressif », insistait René Debanterlé, qui décelait d’ailleurs avec justesse, dans I’« expérimental » chez Lizène, un double sens à la fois scientifique (tenter de démontrer – sans se démonter, ajouterait l’autre) et phénoménologique (faire l’expérience de tout ce qui nous tombe sous la paluche – expérience ratée, de préférence, et la paluche désignant par bonheur non seulement la main malhabile, mais aussi un type de petite caméra aujourd’hui disparu et, en argot, un type de masturbation pour sa part toujours très en vogue, youpie).Au sens propre, ce resserrement actif et général sur la personne du créateur peut d’ailleurs être vu comme une conséquence directe de l’Art d’attitude, travaillant dans deux directions opposées : l’affirmation de la présence de l’artiste (ego sum : je joue à l’ego), et la négation de son existence (puisqu’il s’efface, se dilue sans cesse ou s’évanouit dans les plis). Perdues ou abîmées, ou fondues ou collées, ou introuvables, ou parfois tout cela à la fois, la plupart de ces bandes vidéo sont d’ailleurs restées longtemps invisibles … Pas de postérité facile et factice: décidément, un principe, presque une hygiène de vie.

 

 

Benjamin Monti, Cuest’Art, Virton, ces 11 et 12 septembre

Benjamin Monti participe à Cuest’Art, dixième édtion à Virton, manifestation organisée par La Commission Culturelle de Virton.

L’accès aux différentes expositions est gratuit. Le catalogue et le plan du parcours sont disponibles aux Vatelottes et dans les Caves de l’hôtel de Ville, au prix de 3€. La manifestation se déroule dans différents lieux de patrimoine de Virton (Vatelottes, Villa Saint-Lucie, CNDB, Parc Foncin, Presbytère, Caves de l’hôtel de Ville) et Ruette (Presbytère).

https://www.cuestart.be.

Benjamin Monti  expose dans une des Salle de classe des Vatelottes sur Esplanade de l’Avenue Bouvier. Cette dixième édition se déroule le temps de deux week-ends, les 4 et 5 septembre et les 11 et 12 septembre 2021, de 13.00 à 18.00.

 

Aglaia Konrad, Japan Works and Other Books by Aglaia Konrad, Enter enter, space for books, Amsterdam, 11.09 -10.10

Enter Enter,  space for Books, consacre à Amsterdam une exposition aux livres d’Aglaia Konrad. A l’occasion de la sortie récente de Japan Works, dernier opus de l’artiste aux éditions Roma Publication. Nieuwe Herengracht 11 Amsterdam,  du 11 septembre au 10 octobre.

Presentation of book projects by photographic artist Aglaia Konrad, including Elasticity (NAi 2002), Iconocity (König 2005) Desert Cities (JRP Rignier 2008), Carrara (Roma 2011), From A to K (König 2016) and Japan Works (Roma 2021). The exhibition includes a new large wall piece developed after making the book Japan Works, which derived from a study trip by the artist across central Japan in September 2019. The work of Aglaia Konrad is driven by her interest in urbanity and architecture in general, and cultural difference in particular. A comparative practice that runs equally warm for every possible experience of the local. The presentation runs from 11 September to 10 October, and is curated by Roger Willems.

The work of Aglaia Konrad is driven by her interest in urbanity and architecture in general, and cultural difference in particular. A comparative practice that runs equally warm for every possible experience of the local. Previous experiences, in 1994 and 2010, intrigued her to undertake a severe study trip across central Japan in September 2019, mainly in search of Metabolist projects. Such historical, iconic architectures were also the excuse to explore the unspecific and the non-iconic of their urban setting, with the same intensity. In Japan Works, free associations of full-page photographs alternate with contact sheets that follow the chronology of this last itinerary. These are illuminated by texts written by architect and Japan scholar Julian Worrall. Design: Roger Willems. ISBN 9789492811912

https://www.romapublications.org/Roma201-400.html

Loïc Moons, Jeune Création Liège, La Boverie, les images

Loïc Moons participe à l’exposition du prix de la Jeune Création de la Ville de Liège au musée de la Boverie. 

Valérie Sonnier, Habiter le lieu, château de Montrésor, les images (2)

Le grand salon

Le Grand Salon, vue d’exposition
Valérie Sonnier, Montrésor, crayon, crayons de couleur et cire sur papier, 31,5 x 43,5 cm , 2020
Valérie Sonnier, Montrésor, crayon, crayons de couleur et cire sur papier, 31,5 x 43,5 cm , 2020
Valérie Sonnier, Montrésor, crayon, crayons de couleur et cire sur papier, 31,5 x 43,5 cm , 2020
Le Grand Salon, vue d’exposition
Valérie Sonnier, Montrésor, crayon, crayons de couleur et cire sur papier, 31,5 x 43,5 cm , 2020
Le Grand Salon, vue d’exposition
Valérie Sonnier, Montrésor, crayon, crayons de couleur et cire sur papier, 31,5 x 43,5 cm , 2020
Valérie Sonnier, Montrésor, crayon, crayons de couleur et cire sur papier, 31,5 x 43,5 cm , 2020
Le Grand Salon, vue d’exposition
Valérie Sonnier, Montrésor, crayon, crayons de couleur et cire sur papier, 31,5 x 43,5 cm , 2020
Le fantôme du Grand Salon, photographie argentique sur transparent, 2021
Le fantôme du Grand Salon, photographie argentique 2021

Valérie Sonnier, Habiter le lieu, château de Montrésor, les images (1)

« Montrésor » est une vaste installation (dessins, film, photographies, son) que le spectateur est amené à découvrir au fil de sa déambulation dans l’espace intérieur du château. Les dessins se mêlent aux objets du château, s’ajoutent aux photographies de famille encadrées et posées sur des commodes. Le dessin permet à l’artiste d’établir « un portrait » du lieu en l’explorant dans ses moindres détails. Le film et les photographies poursuivent la description des lieux et rendent hommage aux vies les ayant traversés sous la forme d’un fantôme. Une forme blanche fidèle à la  première idée que l’on peut se faire d’un fantôme dès l’enfance, et qui représente tous les fantômes du lieu. Valérie Sonnier s’attache, non seulement, à évoquer la mémoire de lieux, mais également à lier intimement mémoire individuelle et mémoire collective.

Réunis par Anne-Laure Chamboissier, commissaire artistique, une dizaine d’artistes, ont été invités à habiter des lieux* en Touraine du printemps  à  l’automne 2021 à la suite d’une résidence de création. La thématique « Habiter le lieu » prend tout son sens en une période où chacun revoit ses modes de vie et les espaces qui l’entourent. Les artistes réinterrogent ce qui constitue ces lieux, que cela soit à travers le prisme de leur histoire, de leur architecture ou de leur fonction. Ces oeuvres dessinent une nouvelle cartographie sensible du territoire via leur regard singulier posé sur ces lieux.

Le Boudoir italien

Valérie Sonnier, La dame d’Or, photogramme sur transparent, 2021
Valérie Sonnier, La dame d’Or, photogramme sur transparent, 2021

Bibliothèque :

Valérie Sonnier, Ouija, ensemble de mains en plâtre céramique, 2000
Valérie Sonnier, Ouija, ensemble de mains en plâtre céramique, 2000
Valérie Sonnier, Ouija, ensemble de mains en plâtre céramique, 2000

Grand Salon 

Valérie Sonnier, Fantasmagories, photographies argentiques et photogrammes sur transparents dans cadres anciens, 2021
Valérie Sonnier, Fantasmagories, photographies argentiques et photogrammes sur transparents dans cadres anciens, 2021
Valérie Sonnier, Fantasmagories, photographies argentiques et photogrammes sur transparents dans cadres anciens, 2021

Chambre

Valérie Sonnier, Couleur de Soleil (titre emprunté à peau d’âne de Jacques Demy), installation scénographique, 2021
Valérie Sonnier, Couleur de Soleil (titre emprunté à peau d’âne de Jacques Demy), installation scénographique, 2021
Valérie Sonnier, Couleur de Soleil (titre emprunté à peau d’âne de Jacques Demy), installation scénographique, 2021
Valérie Sonnier, Montrésor, crayon, crayons de couleur et cire sur papier, 31,5 x 43,5 cm, 2020
Valérie Sonnier, Montrésor, crayon, crayons de couleur et cire sur papier, 31,5 x 43,5 cm, 2020

Salle de billard

Valérie Sonnier, Entre chien et loup, d’après la chasse au loup d’alexandre-françois desportes, fusain sur papier, 150 x 215 cm, 2021
Valérie Sonnier, Entre chien et loup, d’après la chasse au loup d’alexandre-françois desportes, fusain sur papier, 150 x 215 cm, 2021

Salle à manger

Valérie Sonnier, La colère de Diane, d’après la sculpture d’antoine-louis barye, fusain sur papier, 150 x 215 cm, 2021
Valérie Sonnier, La colère de Diane, d’après la sculpture d’antoine-louis barye, fusain sur papier, 150 x 215 cm, 2021

Lire l’entretien entre l’artiste et sa commissaire