Emilio Lopez Menchero, Van Mol tot Molenbeek, De Garage, Mechelen, les images (3)

Emilio Lopez Menchero
Encapuchado, entre Abu Ghraïb y Guantanamo (2015),
oil on canvas,170 x 150 cm

Emilio Lopez Menchero
La Fayette Street, Manhattan 2016 (2017),
oil on canvas

Emilio Lopez Menchero
Ramallah Hotel N°1 (2012),
oil on canvas, 150 x 133 cm

Emilio Lopez Menchero
Dead Sea (2011),
oil on canvas, 170 x 150 cm

Emilio Lopez Menchero
À la Mer Morte, Palestine (2016)
oil on canvas

 

Emilio Lopez Menchero, Van Mol tot Molenbeek, De Garage, Mechelen, les images (2)

Emilio Lopez Menchero
Le fumeur (2017),
oil on canvas on plywood, 61 x 46 cm

Emilio Lopez Menchero
Le hurleur (2017),
oil on canvas on plywood, 61 x 46 cm

Emilio Lopez Menchero
Le vomisseur (2017),
oil on canvas on plywood, 61 x 46 cm

Emilio Lopez Menchero
Encapuchado n°2 (2015),
oil on canvas, 170 x 150 cm

Emilio Lopez Menchero
Les trois goûts (2017),
oil on canvas, 88 x 76 cm

Emilio Lopez Menchero
Trying to be regular on warm gray n°1 (2017)
oil on canvas

Emilio Lopez Menchero, Van Mol tot Molenbeek, De Garage, Mechelen, les images (1)

Emilio Lopez Menchero
Peinture abstraite (approx. 1966), 
gouache on paper, 34,7 x 39,7 cm

Emilio Lopez Menchero
Le petit salon de Mol (approx. 1966), 
gouache on paper, 34,7 x 39,7 cm

Exhibition view

Emilio Lopez Menchero
Remake of “Peinture abstraite, 1966” (2016), 
oil on canvas, 150 x 170 cm

Emilio Lopez Menchero
Remake of “Le petit salon de Mol, 1966” (2016), 
oil on canvas, 150 x 170 cm

Exhibition view

Emilio Lopez Menchero
La branche et la Lederhose, Mol 1969 (2018), 
oil on canvas, 211,5 x 142,5 cm

Emilio Lopez Menchero
Moleke (2018), 
oil on canvas, 211,5 x 228 cm

Emilio Lopez Menchero
L’escalier (2018)
oil on canvas, 211,5 x 245 cm

Emilio Lopez Menchero
Le Combat (2018), 
oil on canvas, 211,5 x 242 cm

Emilio Lopez Menchero
TV, Joe Frazier vs. Muhammad Ali (2018), 
oil on canvas, 74 x 97,5 cm

Emilio Lopez Menchero
TV, Le pas (2018), 
oil on canvas, 74 x 97,5 cm

Jacques Halbert, Le Banquet de la Fête Permanente, Musée de la Vie wallonne, ce samedi 11 août

Ce samedi 11 août, à l’occasion du finissage de l’exposition « Le Jardin du Paradoxe, Regards sur le Cirque Divers, autour de Foncièrement la Petite Maison Unifamiliale,  oeuvre collective des Jardiniers du Paradoxe et du Mensonge Universel,  en Hommage au Temps des Cerises et au Merle Moqueur :

Le Banquet cerisiste de la Fête Permanente.
Une performance de Jacques Halbert

Avec la complicité de : Sébastien Nicaise, échassier et jongleur diabolique, de Fabrice Adde, comédien, acteur et bonimenteur du jour, des Héritiers du Volcan, une troupe de pyro-jongleurs et cracheurs de feu, des dégustateurs spectateurs, de toute l’équipe du Restaurant le Cloître, sous la houlette de son Chef Didier Roskam et de quelques Jardiniers d’occasion

Réservation indispensable via l’événement FB

Paris, 2 mars 1978. Des entonnoirs essaiment sur de nombreuses têtes du public qui assiste à Jussieu au sacre d’Aguigui Mouna Ier, empereur débilissime. Les Jardiniers du Cirque Divers sont à la manœuvre et jouent les rôles de grand majordome et de chef du protocole, un rôle de bouffon, de fou du roi, qui leur sied à merveille. Ils adressent l’annonce de ce débile couronnement orchestré par des clowns et saltimbanques à cent septante chefs d’état dont cent quarante-quatre membres de l’ONU. Ils envoient une délégation à Paris, entonnoir sur la tête ; ils font tirer vingt-deux coups de canon à beurre en l’honneur de l’empereur. Car oui, le Cirque Divers est inventeur du canon à beurre. Clowns, cracheurs de feu, saltimbanques de tout poil se rassemblent à Jussieu et font la fête à l’empereur débilissime Mouna Ier. Une procession se met en marche, Mouna Aguigui en tête, sur son vélo, saladier sur la tête, protégé du soleil et des intempéries par un singulier parasol. Cette procession traverse Paris et rallie le Centre Georges Pompidou, ce tout nouveau temple de l’art et de la culture, depuis peu ouvert au public.

Le Centre Georges Pompidou fut en effet inauguré le 31 janvier 1977, deux semaines après le l’ouverture du Cirque divers à Liège. Jacques Halbert est présent sur la Piazza. Il y a même des démêlées avec la marée chaussée car, tandis que se pressent officiels, invités et journalistes, effarouchés, sceptiques ou enthousiastes, l’artiste s’est permis d’installer sagalerie Cerisedevant ce tout nouveau monstre d’acier et de verre. La galerie Cerise, c’est un magnifique triporteur, une sculpture ambulante avec laquelle il arpente, depuis 1975, les rues de Paris et stationne devant les galeries d’art pendant les vernissages, vendant aux gourmands et amateurs d’art des tartes aux cerise et des toiles, des toiles aux cerises et des tartes, c’est selon.  On vit même Jacques Halbert pousser son triporteur dans les allées de la FIAC en 1976 et 1977. « C’est en 1975 qu’il peint sa première cerise, note Delphine Masson. Dès lors, ce sujet gourmand ne cessera plus de nourrir son œuvre prolifique, animant selon des rythmes réguliers ou des compositions aléatoires la surface monochrome, de préférence bleue, de ses toiles. Le motif de la cerise comme revendication de sa position artistique mena l‘artiste de la peinture à la performance, de la France aux Etats-Unis, lui faisant partager l’aventure de Fluxus ou s’associer aux expériences du Eat Art ».

Juin 1977. Les Jardiniers du Cirque Divers rencontrent Mouna Aguigui, marxiste tendance Groucho, André Dupont pour l’état-civil, candidat en France à de multiples scrutins de 1952 à 1995 et « non candidat dans ce monde de cons  », poète antimilitariste, libertaire et joueur de vielle à roue, le roi des zinzins, une sorte de Diogène mais doux comme un agneau. Anne Gallois, Cabu et Cavana lui consacreront un livre : « Gueule ou crève » – le titre est touchant. La rencontre se fait à l’abbaye de Floreffe ou se tient un tout nouveau festival qui décline la musique folk sur mode régionaliste(s) et altermondialiste, « le tiers onde » ; il est écolo, champêtre, militant, quotidien en marche en marge du nucléaire et de la pollution, un radeau pirate en ondes courtes, en ondes moyennes et en fréquences modulées. Ce festival s’appelle le Temps des Ceriseset les Jardiniers y installent pour trois jours Foncièrement la Petite Maison unifamiliale, cette œuvre collective et fondatrice de l’action du Cirque Divers.

Ce chassé-croisé ne pouvait que nous inciter à inviter Jacques Halbert lors de cette semaine de finissage de l’exposition « Le Jardin du Paradoxe ». Curieusement, l’artiste n’a jamais exposé au Cirque Divers, alors qu’il est proche de nombre d’artistes qui y exposèrent. Même son prof aux Beaux-Arts de Bourges, Jean Claude Silbermann, est passé au Cirque ! La raison est simple : dès 1979, Jacques Halbert s’installe aux Etats Unis, à New York, puis à Miami et à Los Angeles. En 1985, il ouvre le « Art Café» à New York dans le East Village. L’aventure durera quatre ans. Il y organise expositions et performances, invitant John Armleder, Olivier Mosset, Charles Dreyfus, Doreathea Selz, Jean Dupuy, Daniel Spoerri, Ken Friedmann, Ben Vautier, Jeff Koons, Andy Warhol, Phoebe Legere, Christian Xatrec, François Morellet. Plus tard, dans sa Magnifik Gallery, Jacques Halbert exposera également Olga Adorno, Ben Paterson, Carolee Schneemann ou Joël Hubaut. Une sorte de Cirque Divers new-yorkais ! Fêtes, Eat Art, performances et expositions.

Depuis 2002, l’artiste est revenu dans sa Touraine natale, ce qui sans doute explique aussi le rapport étroit qu’il entretient avec les arts de la table. « Sa silhouette parle pour lui, note Roland Duclos, son regard gourmand le trahit, ses origines tourangelles en font un digne héritier du grand Rabelais et son humour gouleyant a les raffinements des meilleurs crus de son bourgueil natal. On le voit Jacques Halbert n’a que des qualités ». Il nous offre aujourd’hui ce banquet cerisiste en guise de performance dinatoire, ce banquet de la Fête permanente. En choisissant la cerise pour motif exclusif de son œuvre, Jacques Halbert, note encore Delphine Masson « court-circuite les tendances radicales qui ont redéfini le paysage artistique, en y intégrant humour et dérision, ainsi qu’une vitalité pop, qui le situent aussi dans la filiation de l’esprit Fluxus et de toutes les tentatives artistiques visant à relier l’art et la vie ». N’est-ce pas là tout l’esprit du Cirque divers, ce jardin du Paradoxe et du Mensonge Universel » ?

Le Couronnement de Mouna Aguigui Ier, empereur débilissime

La galerie Cerise de Jacques Halbert

Performance de Jacques Halbert au Louvre, le 18 septembre 1978, à l’invitation de Jean Dupuy. Habillé en chef, toqué, Jacques Halbert lit un menu cerisiste devant « Les Noces de Cana » de Paolo Caliari, dit Véronèse, grand coloriste, réputé pour ses décorations illusionnistes.

 

Emilio Lopez Menchero, Van Mol tot Molenbeek, De Garage, Mechelen, introduction et revue de presse

Le bal des têtes
Sur la peinture d’Emilio López-Menchero

Il y a trente ans, par une belle nuit de décembre, j’ai admiré des tableaux de López-Menchero. Cet homme-là savait déjà peindre. Mais la peinture en soi ne lui suffisait pas. Il voulait autre chose. Il voulait se façonner une gueule reconnaissable et un cœur à lui tout seul. Nous étions dans un petit appartement au quatrième ou cinquième étage d’une maison de location. Du balcon nous avons regardé une répétition nocturne pour un défilé de carnaval. Trois géants somnolant s’appuyaient contre des réverbères, deux hommes au combat roulaient sur le sol, l’un d’eux perdait sa perruque aux longs cheveux blonds.
Sous les yeux et entre les mains de ce peintre, la peinture devient un outil.
Si certains de ces tableaux semblent littéralement avoir été peignés, une chose est sûre : il se sert de la peinture comme d’un peigne, c.-à-d. un instrument à agencer le passé, les impressions, les pensées, les doutes et les rêves. Serait-il donc possible de se forger un soi en peignant ?
Se considérant peu doué pour le langage, López-Menchero s’est voué à l’architecture, à l’intervention spatiale, à la performance, à la photographie, à la sculpture, au dessin et, finalement, il est revenu à la peinture proprement dite, pour se faire une image de qui il pourrait être.
Quelle acuité dans ces interventions spatiales ! Quelle élégance dans ces dessins ! Quelle précision dans ces autoportraits photographiés !
Il y a longtemps, j’ai connu un géant qui m’avait confié que la mort de sa mère l’avait libéré. Gérante d’un magasin à blé, celle-ci descendait toute seule, sur ses épaules, des sacs de cinquante kilos qui étaient stockés dans le grenier. Le fils, pourtant un colosse, lui aussi, s’était retrouvé écrasé, persuadé dès lors de ne jamais pouvoir égaler cette Athéna invincible.
Il en était de même pour moi. Ayant eu des parents qui faisaient semblant d’être parfaits par crainte d’être rejetés par leurs enfants, je me suis senti minable toute ma vie.
Les pensées, seules, ne peuvent nous sauver. Pour comprendre (et pour ressentir), il faut agir. Il faut tracer des raies. Il faut échouer. Il faut survivre à ses erreurs.
La peinture a cela d’inégalable qu’elle permet de montrer ses failles.
Elle consiste en des traces d’une pensée pénible, stupide, honteuse, mais honorable. Elle nous permet de tracer des images dans la boue, de faire surgir des rêves, de cerner des doutes, de nous faire une idée.
Ainsi, le cirque continue, les masques se mettent à danser, le saltimbanque apprend à tomber, le cauchemar se dompte et le jour se fait plus doux.

Hans Theys (dans le catalogue qui accompagne l’exposition)

The dance of the masks
Emilio López-Menchero and the art of painting

One lovely December night thirty years ago, I saw some beautiful paintings by López-Menchero. He already knew how to paint. But painting in itself wasn’t enough for him. He wanted something else. He wanted a recognisable face and a soul that was really his. Suddenly we heard strange noises in the street. We stepped onto the balcony and looked down on the night-time rehearsal for a parade of cardboard giants. Two giants were leaning against lampposts, one was resting in the street gutter. As a parade, they would certainly rip the urban flesh apart and cause unintentional social upheaval?
In the hands and the eyes of this painter, the art of painting becomes a tool. Some of the paintings look as if they have been combed. And indeed, painting is used here to comb the past, i.e. as a tool to rethink impressions, thoughts, doubts and dreams. Would it be possible to create a self through painting?
Thinking of himself as somebody who has little feeling for language, López-Menchero turned to architecture, spatial interventions, photography, sculpture, drawing and, eventually, but not for the first time, painting itself, all in a bid to create an image of who he might be or become.
How sharp these spatial interventions! How elegant these drawings! How precise these photographed self-portraits!
A long time ago, I met a giant who told me that his mother’s death had set him free. As the owner of a grain shop, that formidable lady had carried fifty-kilo bags down from the attic store on her shoulders. Her son, himself enormous, was crushed by this daily demonstration of strength and willpower, and convinced himself he would never be worthy of this invincible Athena. Something similar happened to me. Having been raised by parents who pretended to be perfect for fear of being rejected by their children, I have always felt unworthy.
Thoughts cannot save us. To understand (and to feel), we have to act. We have to plough furrows in the world. We have to fail. We have to survive our mistakes.
Painting is so special because it allows us to show our failures. It consists of traces of a stupid, sturdy, painful and shameful, but honourable train of thought. It allows us to make drawings in mud, to shape dreams, to circle doubts, to get an idea of things.
And thus the circus continues, the masks begin to dance, the acrobat learns how to land, the nightmare is tamed and the days grow softer.

Hans Theys

Egalement lu dans H.ART, ce texte de Chrisitine Vuegen

Benjamin Monti au Jardin du Paradoxe, Regards sur le Cirque Divers, musée de la vie wallonne, Liège

Iconophage, collecteur d’images de tous genres, recycleur d’un corpus iconographique qu’il hybride, Benjamin Monti s’est chargé de revisiter le Mensuel du Cirque Divers dont il extrait une série de singulières bonnes feuilles où satires, créations, agenda, réflexions aussi absurdes que spéculatives, aphorismes et gribouillis côtoient de joyeuses grivoiseries. Marouflées sur les cimaises, ces pages du Mensuel deviennent le support d’une série d’œuvres originales collectées dans les archives, autant de mails art adressés au Cirque Divers. Parmi les artistes : Joël Hubaut, Roland Topor, Roman Cieslewicz, Philippe Lagautrière, Marcel Mariën, Jacques Lizène, François Boisrond, Baudhuin Simon / Pig Dada, André Stas, Ryosuke Cohen, Charles François, Clemente Padin, Guy Bleus, Guy Stuckens, Ruggero Maggi et bien d’autres.

Jacques Lizène, Make the city, Party Content, L’Escalier

Jacques Lizène participe à l’exposition « Make the city, Poiein Polis, Créer la Ville » organisée à L’Escalier par le Party Content. Avec Dominique Castronovo et Bernad Secondini, Kendell Geers et Laurent Impeduglia. Vernissage ce vendredi 22 juin dès 19h à L’Escalier, rue St Jean en Isle à Liège. 

Issus du grec ancien, les mots « Poiein Polis » signifient littéralement « créer la cité ». L’association de ces deux termes désignent donc un acte fondateur à l’origine de toute civilisation. Concrètement, cette action aboutit à une coexistence entre un certain nombre de personnes formant une communauté, celle-ci étant régie par un cadre de lois offrant, en théorie, sécurité, autonomie et liberté à ses membres. Cet ensemble de règles évolue ensuite selon les besoins et l’intérêt général du groupe. Le temps ayant fait son effet pendant de très nombreux siècles, ces deux mots ‘Poiein’ et ‘Polis’ ont évolué à l’instar de la civilisation pour devenir respectivement ‘Poésie’ et ‘Politique’. Mettre côte à côte ces deux noms semble aujourd’hui plus complexe, moins évident. Retourner à leurs origines s’avère néanmoins lourd de sens, leur définition antique rendant ces deux mots indispensables à toute société. Autant Poiein Polis désigne la création d’une civilisation, autant Poésie Politique marque son évolution, son développement.

Ce ne sont pas les murs qui font la cité mais les hommes. (Platon)

Make the City renvoie à la « Poésie Politique » ou, en d’autres mots, à un regard artistique sur la société contemporaine. À leur façon, les artistes de l’exposition abordent ce qui constitue la civilisation actuelle, ses fondements, ses perversions, ses progrès…

Jacques Lizène, quelques séquences en rushes, 2016-2018

Être content envers et contre tout, c’est la philosophie de Party Content ! L’art, la poésie, la musique, la fête sont nos moyens pour mener à bien ce vaste programme de contentement. Le Manifeste du Party Content, c’est ici

Sophie Langohr, Collection Divers au Jardin du Paradoxe, Regards sur le Cirque Divers

Quel rapport peut-il bien y avoir entre  Alfred Laoureux, le couturier Demma Gvasalia, concevant la collection Automne Hiver 2017-18 de la maison Balenciaga, quelques vierges martyres de Francisco Zurbaran, les Hommes au thermos de Michel Antaki, la Secte des Trench Léopard d’Eric Duyckaerts et Chrisitane Gillon, la collection de printemps de Jacques Charlier et la théâtralisation  du quotidien façon Cirque Divers ? Analysant la mode comme vecteur de la théâtralisation du quotidien, cette grande affaire du Cirque, inspirée de la Société du Spectacle de Guy Debord, Sophie Langohr tisse le lien entre toutes ces choses aux relations à première vue improbables.  Le point de départ est cette collection de printemps conçue  par Jacques Charlier en 1987, destinée à un mémorable défilé performatif. Charlier conçoit un tissu imprimé couvert d’une déclinaison d’objets quotidiens. Avec la collaboration des doigts d’or couturiers de proches du Cirque Divers, il crée une collection de prêt à porter et un décor domestique, à la fois singulièrement fantasque et plongeant dans le mystère de l’uniformisation. Changer de look et d’image de marque, l’effet comique est garanti, comédie à laquelle chacun de nous participe quotidiennement, en fabriquant des signaux pour communiquer, qu’ils soient vestimentaires, gestuels ou langagiers.

Depuis quelques années, Sophie Langohr jalonne son itinéraire d’une suite de recherches qui, revisitant l’histoire de l’art, éprouvent et interprètent les codes iconographiques du passé tout en interrogeant nos actuels systèmes de représentation. Cette fois, elle dessine sa propre collection, une collection Divers, reprenant des chutes du tissu imprimé de Charlier qu’elle marie à d’autres étoffes. L’artiste a régulièrement mis en exergue, notamment dans la série des New Faces, les prétentions artyde l’industrie du luxe et de la beauté. Elle met ici en rapport une récente collection de la maison espagnole Balenciaga et une série de tableaux du maître sévillan Zurbaran. Celui-ci s’intéressa aux Saintes martyres, les représentant loin de tout dolorisme, à la fois habitées par le divin et héroïnes, richement parées, vêtues d’incroyables et raffinées tenues, portant la palme du martyre et les instruments de leur torture. Fils de drapier, Zurbaran, écrit Florence Delay, est un véritable « peintre couturier » dont Cristóbal Balenciaga s’inspira lui-même. Revoici donc une collection d’objets, bien plus terrifiants que les objets quotidiens de Foncièrement la Petite Maison, les thermos des employés planqués dans leur attaché-case photographiés par Michel Antaki, les trench léopard des quinqua qui font leurs emplettes pistées par le duo Duyckaerts-Gillon, les costumes et collections d’Alfred Laoureux, désormais catalogué au Musée de l’Homme de Jacques Lennep, les objets qui parsèment le tissu imprimé de Charlier. C’est à ce dernier d’ailleurs que Sophie Langohr a confié le soin de dessiner ces instruments du tourment, afin de les appliquer sur les sacs de ces martyres qui occupent le chœur de l’église Saint-Antoine, défilé surprenant, proche d’une mascarade que n’aurait pas désavoué le Cirque Divers.

Sophie Langohr (avec Jacques Charlier)
Collection Divers, 2018

Sophie Langohr, Weil ich ein Mädchen bin, Oda Park Venray

Sophie Langhor participe à l’exposition jubilée de Oda Park à Venray aux Pays Bas. Du 16 juin au 27 novembre. Vernissage ce dimanche 17 juin. 

Vierge polychrome conservée au Grand Curtius de Liège, nouveau visage à partir de Emily di Donato pour Maybelline, de la série New Faces, 2011 – 2012, photographies couleurs marouflées sur aluminium, (2) x 50 x 40 cm

Vierge polychrome conservée au Grand Curtius de Liège, nouveau visage à partir de Natasha Poly pour Givenchy, de la série New Faces, 2011 – 2012, photographies couleurs marouflées sur aluminium, (2) x 50 x 40 cm

Le communiqué de presse :

Odapark wijkt – sinds de eerste dag 25 jaar geleden – af in doen en laten. Het kunstinstituut is anders dan anderen. En dat blijft, zo leert de aanstaande jubileumexpositie, ‘Weil ich ein Mädchen bin’, met 25 kunstenaars uit binnen- en buitenland. De expositie zal zich tot het eind november presenteren in wisselende samenstellingen van kunstenaars.

De jubileumexpositie ‘Weil ich ein Mädchen bin’ zoekt toenadering tot de mythische figuur en naamgeefster aan het park: de heilige Oda. De legende vertelt dat Oda – beeldschoon en blind – geboren is aan het einde van de 7e eeuw als Schotse koningsdochter. Ze koos haar eigen weg als vrouw, leefde in isolement, was symbolisch blind voor wat de maatschappij van haar verwachtte en trok ten alle tijden haar eigen plan. Voor Odapark is zij een leidend voorbeeld.

En nu, eeuwen later, brengt zij de thematische leidraad samen voor de tentoonstelling bij het 25-jarig bestaan van Odapark, vijf invalshoeken: blind, vrouw, emancipatie, vluchtelingen, vogels.

25 Kunstenaars

De tentoonstelling opent op de dag van het 25-jarig bestaan van de Stichting Odapark en loopt tot en met 27 november, de gedenkdag van Oda. Een lange periode waarin diverse kunstwerken worden afgewisseld in de presentatie. Daarmee is de tentoonstelling bij de opening een heel andere dan die het publiek op 27 november aantreft in Odapark. Voor het geheel zal steeds worden geput uit werk van 25 kunstenaars uit binnen en buitenland. Zie de namen hieronder. Bovendien zullen gedurende de tentoonstelling 25 verrassende activiteiten worden georganiseerd.

Er verschijnt een catalogus die gepresenteerd zal worden bij de finissage, de feestelijke afsluiting van de tentoonstelling op 27 november. Hierin wordt elke kunstenaar beschreven waarvan werk gedurende deze periode te zien is geweest in de expositie.

‘Weil ich ein Mädchen bin’, jubileumexpo, 17 juni – 27 november 2018.
Met werk van: Aurora Meccanica (IT), Suzanne Berkers (NL), Berlinde Bruckyere (B), Franco Gori (NL/IT), Jessica Harrison (GB), Jerry Kowalsky (NL-D), Sophie Langohr (B), Theo Lenders (NL), Linda Lenssen (NL), Jeanny van Lieshout (NL), Andrew Millar (GB), Ted Noten (NL), Bart Ramakers (B), Mel Ramos, Tanja Ritterbex (NL), James Rosenquist (US), Roel Sanders (NL), Cindy Sherman (US), Piet Siebers (NL), Mieke Smits (NL), Sr.X (ES), Ceal Warnants (GB), William Sweetlove (B), Bas de Wit (NL), Marjolein Wortmann (IT-NL).

Emilio Lopez Menchero, Van Mol tot Molenbeek, De Garage, Mechelen

De Belgisch-Spaanse kunstenaar Emilio Lopez-Menchero (°1960) onderzoekt in zijn werk op velerlei wijzen diverse vragen rond identiteit: die van de kunstenaar tot zichzelf, die van de kunstenaar in het hart van samenleving. Vanuit zijn sociale engagement probeert hij mythes en cliches te ontkrachten. De titel van deze tentoonstelling lijkt, vreemd genoeg misschien, een geografisch afgebakend kunstproject te omschrijven. Nochtans begeeft hij zich voor zijn tentoonstelling in De Garage aan een persoonlijke introspectieve zoektocht, in dit geval via het medium schilderkunst.

Vernissage ce 16 juin à 20h 

Jacqueline Mesmaeker, 21 MARS 1975 17H23, Muhka, Antwerpen

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker entame sa carrière dans la mode, l’architecture et le monde du design. À partir de l’urgence qu’elle ressent de créer des images, Mesmaeker analyse des questions visuelles depuis le milieu des années 70. Elle dessine, photographie, filme, écrit et conçoit ou réalise des installations et des vidéos avec des photos, des films, des cartes postales, des bribes de textes et des objets qu’elle a collectionnés au fil du temps. Bien que sa pratique soit proche de l’art conceptuel, le concept ne précède pas forcément l’œuvre, mais découle plutôt de l’expérience et du plaisir de la contempler. Ses œuvres déclenchent une forme de pensée visuelle à laquelle le regard du spectateur est activement associé.

Pour l’œuvre 21 MARS 1975 17H23, Jacqueline Mesmaeker a demandé à différentes personnes de prendre une photo le 21 mars 1975, à 17h23 précises, du lieu où elles se trouvaient et de lui envoyer le négatif. En réunissant les 35 prises de vue simultanées qui lui ont été envoyées en une série, celle-ci reflète la multiplicité et la diversité infinie de points de vue et de perspectives d’un même moment. À travers cette démarche – à la fois une variation du mail art et une approche conceptuelle de la photographie –, Mesmaeker génère une inversion de la relation entre le temps et l’espace propre au média. Là où le photographe est normalement lié à un lieu et ne peut photographier qu’une série d’images qui se succèdent dans le temps, elle parvient de la sorte à fixer – inversement – une série de lieux à un moment donné dans le temps.

Jacqueline Mesmaeker starts her career in the fashion, architecture and design world. Out of her necessity to create images, Mesmaeker starts exploring visual issues from the mid-seventies onward. She draws, makes photographs, films, writes and designs. She also creates installations and videos with photos, films, postcards, text fragments and objects she collects over the years. Although her practice is related to conceptual art, for Mesmaeker, the concept does not necessarily precede a work, but rather results from the experience and pleasure of looking. Her works initiate a form of visual thinking that actively involves the viewer’s gaze.

For the work 21 MARS 1975 17H23, Jacqueline Mesmaeker asked several people to take a picture of the place where they found themselves on March 21, 1975, at exactly 5.23 pm, and send her the negative. By bringing together the 35 simultaneous shots in a series, they come to reflect an infinite variety of simultaneously existing viewpoints and perspectives. With this approach, a variation on both mail art and a conceptual approach to photography, Mesmaeker upturns the relation between time and space that is specific to the medium. In contrast to the way a photographer is normally bound to a specific place and thus only able to shoot a sequence of images over time, she succeeds – in a reverse manner – to record a series of places at one given point in time.

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker

21 MARS 1975 17H23

12 mai – 2 sept. 2018
Dans le cadre des présentations de la collection du musée

Marie Zolamian, Palestine Experiences, Space Collecting People, Liège

Marie Zolamian

PALESTINE EXPERIENCES
A proposal by Marc Angeli
26.05 – 23.06.2018

Artistes : Marc Angeli, Raymond Balau, Jacques Barlert, Laure de Selys, Roberta Gigante, Erwan Mahéo, Johan Muyle et Marie Zolamian

Suite à une résidence artistique à Bir Zeit (2012, Palestine), Marc Angeli propose l’exposition PALESTINE EXPERIENCES. Le projet initié par Jacques Barlet (Agence Wallonne du Patrimoine) et en collaboration avec Riwaq, le Centre Wallon d’Art Contemporain – La Chataîgneraie, et Wallonie Bruxelles International, réunit six artistes. Le fruit de ce projet fut l’exposition Waterfuckingmelons à laquelle ont participé Marc Angeli, Raymond Balau, Laure de Selys, Roberta Gigante, Erwan Mahéo, Johan Muyle and Marie Zolamian.

Six ans plus tard, Marc Angeli invite tous les participants autour d’une nouvelle exposition qui reflète ce que fût l’expérience de vivre et travailler en Cisjordanie. Avec cette initiative à la SPACE Collection, Marc Angeli tisse des liens entre expériences d’un territoire et démarches artistiques, interroge la position de l’artiste comme témoin et acteur en un lieu. Cette exposition réunit quelques projets architecturaux menés par Jacques Barlet en Palestine en concomitance avec la résidence, ainsi que des oeuvres inspirées par, ou réalisées lors de cette résidence.

ouverture
je.-sam., de 15h00 à 17h30, ou sur rendez-vous

+ CONFÉRENCE :
Lundi 4 juin, 20:00
Échange entre les artistes et les acteurs au sujet de cette résidence artistique en Palestine, avec la participation de Jacques Barlet, architecte et consultant expert pour l’AWaP, l’Agence Wallonne du Patrimoine.
Adresse : Cité Miroir, Salon des Lumières, Place Xavier-Neujean 22 – 4000 Liège

Charlotte Lagro, The Art-Shaped hole in my heart, Video Rental Store, Ottawa

Charlotte Lagro

The Art-Shaped hole in my heart, un film de Charlotte Lagro, a tout récemment rejoint l’exposition Le Jardin du Paradoxe, regard sur le cirque divers à Liège afin d’être projeté dans le décor de « Foncièrement la Petite Maison » à l’occasion de la journée « Femmes Artistes au Jardin du Paradoxe ».

En résidence à Skowhegan dans le Maine, aux Etats Unis durant l’été 2015, Charlotte Lagro découvre dans l’un des pavillons du centre d’art qui l’héberge une cuisine rustique et hors du temps. Y trône entre fenêtre, vaisselier et buffet, un réfrigérateur carrossé. Incongru dans le décor, hiératique, polissé, cellier moderne et ronronnant, celui-ci deviendra très vite l’objet de toute son attention, au point de devenir l’objet central de ses préoccupations artistiques. Durant les neuf semaines que dure sa résidence, elle invitera les artistes présents, les théoriciens invités et conférenciers de passage à s’exprimer à son sujet. Et ceux-ci, face caméra, se prêteront au jeu, scrutant ce réfrigérateur sous toutes ses coutures. Son gris graphite, ses poignées d’acajou aux fixations chromées, son look seventies. L’artiste transforme ce frigo en une singulière « conversation pièce ». Ouvrant, refermant le frigo, les protagonistes du film le remplisse ou s’y servent au fil de leurs considérations. Et c’est peut-être bien moins loufoque que cela en a l’air… Pour cette journée particulière, ce singulier frigo est installé au cœur même du théâtre du quotidien qu’est Foncièrement la Petite Maison, dispositif emblématique de l’action du Cirque divers. Côté cuisine bien évidemment.

The Art-Shaped hole in my heart est actuellement également projeté à Ottawa, au Canada, dans l’exposition : Video Rental Store, Knot Project Space, 26 April – 9 June 2018.

It is an exhibition, which operates like a video rental store that rents out artist’s videos. The project employs all the characteristics of the retail environment to connect with the local community, while challenging the gallery’s role as an intermediary that delimits the viewer’s direct access to art and artists. The video store was conceived of as an experimental form of engagement, where artists have the opportunity to receive responses directly from audiences. In turn, the viewer has an uncommon channel to the artist. In addition to payment, rental and return are also on an honour-system basis, removing barriers that exist due to membership, deposit, and return policies at commercial ventures.Since 2013, the Video Store has travelled to the ODD Gallery at the Klondike Institute of Art and Culture in Dawson YT, Access Gallery in Vancouver BC, Third Space Gallery in Saint John NB, Judith & Norman Alix Art Gallery in Sarnia, Union Gallery at Queen’s University in Kingston and New Gallery in Calgary. Under New Management are refreshing their titles in anticipation for this springtime exhibition at SAW Video.

Charlotte Lagro

Charlotte Lagro

 

Jacques Lizène, Murs, musée des beaux Arts de Caen

Jacques Lizène participe à l’exposition « Murs » au Musée des Beaux Arts de Caen (5 mai – 18 septembre 2018)

Situé dans l’enceinte du château fortifié de Guillaume le Conquérant, le musée des Beaux-Arts de Caen évoque la figure du mur à travers ses représentations artistiques, comme une évidence physique et visuelle donnant corps et formes à la nécessité du regard. Le mur apparaît tantôt comme appui, tantôt comme limite, ici instrument d’un interdit, la promesse d’un ailleurs, contrainte pour les uns, protection pour les autres. Il est un bloc de matière traversant le temps, doué d’une vie propre ou élément urbain dérisoire. Le mur engendre des réalités positives et négatives, dans un va-et-vient permanent.
L’exposition réunit un ensemble de plus de 80 oeuvres, anciennes pour certaines, contemporaines pour la plupart, mêlant tous les champs d’expression que sont la peinture, la sculpture, l’architecture, l’installation pensée in situ, le dessin, l’estampe, la photographie, la vidéographie.

Jean-Michel Alberola, Dieter Appelt, Guillaume Bodinier, Brassaï, Samuel Buckman, Pierre Buraglio, Théodore Caruelle d’Aligny, Léon Cogniet, Jean Baptiste Camille Corot, François Curlet, Maurice Denis, André Devambez, Noël Dolla, Jean Dubuffet, Gisèle Freund, Isa Genzken, Mona Hatoum, Pascal Haüsermann, Jean-Jacques Henner, Thomas Jones, Per Kirkeby, Claude Lévêque, Georges Leroux, Jacques Lizène, Gordon Matta-Clark, Richard Monnier, Robert Morris, Jean-Luc Moulène, Edgardo Navarro, Daniel Pommereulle, Jean-Pierre Raynaud, Samuel Rousseau, Claude Rutault, Jacqueline Salmon, Gregor Schneider, Kurt Schwitters, Sean Scully, Christian Segaud, Léon Spilliaert, Nicolas de Staël, Pierre Tal Coat, Antoni Tàpies, Pierre-Henri de Valenciennes.

Jacques Lizène

Emilio Lopez Menchero, Fondation Bolly Charlier, Huy

Emilio Lopez Menchero

Emilio Lopez Menchero
Trying to be Valie Export, 2015

Emilio Lopez Menchero participe à :

Variée dans les approches, diversifiée dans les moyens d’expression, surprenante ou émouvante dans la forme ou le propos, incontestablement riche et de qualité… La cuvée 2018 du Prix triennal de la Fondation Bolly-Charlier – créé par Jenny Bolly dans le cadre de la Fondation qu’elle initia en 1979, et treizième du nom depuis lors – saura, gageons-en, satisfaire la curiosité des amateurs éclairés autant que celle des promeneurs occasionnels. Proposées dans l’église désacralisée de Saint-Mengold en raison des travaux qui mobilisent la galerie Juvénal, la sélection et l’exposition qui en découle livrent un panorama appréciable de la création actuelle, faisant la part belle aux installations ou propositions conçues spécialement pour le Prix (voire pour le lieu), à un art exigeant mais toujours accessible, à diverses formes d’engagement vis-à-vis de la société, ou de questions liées tantôt à l’actualité, tantôt à l’intimité – ou comment douze artistes, ici retenus, questionnent l’art tout en nous parlant du monde.
Les artistes : Caroline Bicheroux, Laurence Dervaux, Emmanuel Dundic, Cathy Coëz, Benoît Félix, Jean-Pierre Husquinet, Matthieu Litt, Emilio Lopez-Menchero, Tanja Mosblech, Dani Tambour, Bruno Vande Graaf, Romain Van Wissen.

Date: samedi 5 mai 2018 14:00 – dimanche 3 juin 2018 18:00
Lieu: Espace Saint-Mengold – Place Verte – 4500 Huy
Exposition accessible les mercredis, vendredis, samedis et dimanches de 14 à 18h.
Entrée libre.

La Fondation Bolly-Charlier est une fondation d’utilité publique créée en 1979 par Jenny Bolly-Charlier, artiste et philanthrope. Elle a pour but la promotion des arts à Huy et dans la région. Elle organise des expositions à la Galerie Juvénal (ou à l’Espace Saint-Mengold), place Verte, à Huy et attribue, tous les trois ans, un Prix de Peinture d’un montant de 5000 €. Le jury du Prix Bolly-Charlier est composé de l’ensemble du comité de sélection et d’intervenants extérieurs, variant d’une édition à l’autre. Chaque membre propose plusieurs artistes. Cette année, le jury a attribué le Prix de la Fondation Bolly Charlier à Emmanuel Dundic.