Alevtina Kakhidze, Revolutionize, Mystetskyi Arsenal, Kiev.

Alevtina Kakhidze participe à l’exposition Revolutionize au Mystetskyi Arsenal à Kiev. Jusqu’au 27 janvier 2019

Where democracy is under pressure and crisis reigns, alternative participatory models are developed, as evidenced by the recent worldwide gulf of revolts and protest movements. One of the brightest among them was the Revolution of Dignity in Ukraine. In times of social and political transitions and disturbances there is an urgent need for art. Not because art can change reality, but because it serves as an ideal tool to visualize and predict changes. Art creates space for reflection and contemplation, where alternative pathways can be imagined and where new, critical perspectives can be developed. Art allows us to ask what we can learn from the recent gulf of protest movements such as the Revolution of Dignity?

‘Revolutionize’ exhibition opens on November 21st at Mystetskyi Arsenal. It is an international research and exhibitionproject that brings together art and museum institutions from Ukraine and the Netherlands. 36 contemporary artists and art groups from 15 countries through the language of installation, painting, multimedia, video and photo speak about the revolutionary events, and analyze the revolution as a social phenomenon. A personal, critical, and retrospective view focuses on a special historical event – the Revolution of Dignity. The exhibition also presents artifacts from the National Museum of the Revolution of Dignity collection.

Participants: Francis Alÿs (BE), Lara Baladi (EG), James Beckett (ZA), Maksym Bilousov (UA), Marinus Boezem (NL), Adelita Husni-Bey (IT), Irina Botea (RO), Nazar Bilyk (UA), Latifa Echakhch (MA), Harun Farocki (CZ), Jack Goldstein (CA), Hamza Halloubi (MA), Yuriy Hrytsyna (UA), Iman Issa (EG), Illya Isupov (UA), Alevtina Kakhidze (UA), Lesia Khomenko (UA), Sasha Kurmaz (UA), Dariia Kuzmych (UA), Cristina Lucas (ES), Basim Magdy (EG), Lev Manovich (RU), Olexa Mann (UA), Olaf Nicolai (GE), Maria Plotnikova (UA), Leticia Ramos (BR), Vlada Ralko (UA), Fernando Sanchez Castillo (ES), Wolfgang Tillmans (GE), Mona Vatamanu (RO) &Florin Tudor (RO), Vova Vorotniov (UA), Pavel Wolberg (RU). With the participation of the Planning for Protest, Mystetskyi Barbican, Strike Poster, Piotr Armianovski, Aftermath VR: Euromaidan.

Revolutionize marks the 5th anniversary of the Ukrainian mass protest that took to the street in 2013 – 2014. Whilst this revolution is indeed an experience unique to Ukrainians, there are many similarities with recent events in Egypt, Romania, Turkey and many other countries around the world that this exhibition seeks to put forth and examine.

Sophie Langohr, CAMP À LA mermermer #2 – Creux, Les Brasseurs, Liège

Quatre artistes, Manon de la Kethulle, Sophie Langohr, Zoé Médard, Andrea Radermacher-Mennicken, et une critique d’art, Pauline Salinas, ont été invitées par mermermer à se réunir dans les Ardennes belges (Malmedy, août 2018) pour une semaine de vie commune et de production artistique intenses : Le camp à la mermermer #2. Cultivant l’esprit festif et (ré)créatif de l’imaginaire associé au « camp », cette résidence incite à la recherche et à la création personnelles, mais aussi collectives. Les intéressées échangent, créent, s’isolent, expérimentent… L’observation attentive portée aux pratiques et aux problématiques de chacun fait émerger un thème commun, articulant une réflexion propre au séjour. Ce processus aboutit à la réalisation d’une publication collective en tirage limité, envisagée comme espace de dialogue plastique.
L’exposition aux Brasseurs constitue le deuxième temps de la réflexion entamée durant la retraite estivale collaborative, entre mise en espace d’oeuvres individuelles et prolongement d’un travail en groupe.

28.11.18 – 15.12.18 CAMP À LA mermermer #2 – Creux

Vernissage ce samedi 23 novembre

Four artists: Manon de la Kethulle, Sophie Langohr, Zoé Médard, Andrea Radermacher-Mennicken, and an art critic: Pauline Salinas, were invited by mermermer to gather in the Belgian Ardennes (Malmedy, August 2018) for a week of intensive artistic production : Le camp à la mermermer #2. Cultivating a festive and creative (even recreational) spirit of the imagery of the « camp », this residence encourages to personal, but also collective, research and creation. Those concerned exchange views, create, withdraw, experiment… The attentive observation aimed at each of them practices and questions raises a common topic, articulating a proper reflection during the stay. This process results in the achievement of a collective publication in limited edition, conceived as a visual space for dialogue.
The exhibition at Les Brasseurs is the second phase of the reflection underway since the collaborative summer retreat, among the installation of individual artworks and the extension of a group work.

Benjamin Monti illustre Cyrano de Bergerac, Paris, Librairie des Editeurs associés

Benjamin Monti illustre L’autre monde ou Les états et empires de la Lune de Cyrano de Bergerac aux Editions du Chemin de Fer.

Présentation de l’ouvrage et exposition des dessins originaux du 14 au 19 novembre à la Librairie des éditeurs associés – 11 Rue de Médicis, 75006 Paris.

“Songez à librement vivre.”
Il me quitta en achevant ce mot, car c’est l’adieu dont, en ce pays-là, on prend congé de quelqu’un comme le “bonjour” ou le “monsieur, votre serviteur” s’exprime par ce compliment : “Aime-moi, sage, puisque je t’aime.”

Imaginez un monde inverse de notre Terre, où les parents obéissent à leurs enfants, où les arbres et les oiseaux parlent, où les guerres ne se pratiquent que si les combattants sont de force totalement égale : vous êtes dans L’autre monde ou Les états et empires de la Lune. Les voyages interplanétaires, la montgolfière et le parachute, le magnétophone, la théorie de l’évolution : Cyrano de Bergerac, en visionnaire, a déjà tout anticipé. Et s’il ne s’embarrasse pas des considérations techniques ou pratiques, c’est qu’en poète il affirme le pouvoir absolu de l’imagination. Persuadé que l’astre lunaire est un monde comparable au nôtre, le narrateur décide de s’y rendre. Une premier tentative le mène au Canada, d’où il parvient, presque par accident, sur la Lune, mais pour se voir aussitôt capturé par ses habitants. Les sélénites vont à quatre pattes, les uns communiquent au moyen d’un langage musical, les autres au moyen d’un langage gestuel. Ils pratiquent caresses et massages en tant que marques d’hospitalité, se nourrissent d’odeurs et dorment dans des lits de fleurs. La poésie est leur monnaie.

Iconophage, collecteur d’images de tous genres, recycleur d’un corpus iconographique qu’il hybride, Benjamin Monti est né en 1974 à Liège. Son travail graphique atypique se situe entre la bande dessinée et l’art contemporain. Il participe à la publication de nombreux fanzines. Pour les éditions du Chemin de fer, il a déjà illustré Vies d’un immortel, de Bernard Noël.

Prix : 23 euros TTC
Parution : novembre 2018
ISBN : 978-2-490356-03-4
Édition de luxe
Album cartonné, 160 pages, format 17×23

Maen Florin, Illusion, Park Ter Beuken, Lokeren, finissage ce 27 octobre

Finissage de l’exposition « Illusion » de Maen Florin au Park Ter Beuken à Lokeren ce samedi 27 octobre à 11h.
Présentation du livre éponyme qui accompagne l’exposition

Maen Florin, Illusion
Textes : Erno Vroonen, Hans Martens et Veerle Van Durme
112 pages, full colors.
Editions Asid

Emilio Lopez Menchero, Sophie Langohr, Jacques Lizène, Dans le fond, c’est très pragmatique, IKOB Eupen

Emilio Lopez-Menchero, Sophie Langohr et Jacques Lizène participent à l’exposition « Dans le fond c’est très pragmatique, les collections du BPS22, de la Space Collection et de l’IKOB en dialogue »
Vernissage le 28 octobre à 17h.
Exposition du 30 octobre 2018 au 13 janvier 2019

Emilio López-Manchero, Trying to be Dutroux, Photographie, 79,5 x 63,7 cm, 2009, Courtesy : Space Collection

Avec : Maria Thereza Alves, Jérôme Considérant, Dear Hunter, mounir fatmi, Benoît Félix, Jean-Guillaume Ferrée, Dirk Dietrich Hennig, Günther Förg, Katie Heck, Myriam Hornard, Djos Janssens, Eva L’Hoest, Sophie Langohr, Jacques Lizène, Emilio López-Menchero, Sylvie Macías Díaz, Xavier Mary, Yerbossin Meldibekov, Cindy Sherman, Armand Simon, Johan Tahon, Raphaël Zarka.

Partant de la philosophie du pragmatisme selon laquelle n’est vrai que ce qui fonctionne, l’IKOB, la SPACE Collection et le BPS22 rassemblent leurs collections le temps d’une exposition. Dans un climat politique et culturel tendu, les institutions culturelles sont souvent obligées de bricoler, de s’adapter et de choisir l’action afin de pouvoir poursuivre leurs missions. Dans ces situations, le pragmatisme dont elles doivent faire preuve est envisagé comme une stratégie de survie dans l’art, comme une voie de résistance. Si les œuvres des trois collections dialoguent d’un point de vue conceptuel, stylistique et/ou anecdotique, c’est avant tout les pragmatismes liés aux contraintes de l’exposition qui, dans un souci d’efficacité, régissent celle-ci.

Starting from the philosophy of pragmatism that only what works is true, IKOB, SPACE Collection and BPS22 bring their collections together for the time of an exhibition. In a tense political and cultural climate, cultural institutions have to tinker, adapt themselves and take special measures to pursue their mission. In these situations, the pragmatism they must show is considered as a survival strategy in art and as a way of resistance. If the works of the three collections dialogue from a conceptual, stylistic and/or anecdotal point of view, it is above all the pragmatics associated with the constraints of the exhibition that guides their intermingling in a desire for efficiency.

Maen Florin, Stadsfestival Damme, jusqu’au 4 novembre

Maen Florin
Wrongface, 2013
Polyester, textile, embroidery, epoxy, ashes, hair, h. 96 cm

Maen Florin participe au Stadsfestival  Damme.
Du 21 septembre au 4 novembre 2018

Suchan Kinoshita, Snellopende, laatbloeier, oder das A und O vorm, les images (4)

Suchan Kinoshita
Memory Sticks, 2018
technique mixte, 244 x 500 x 50 cm

Suchan Kinoshita
Harare. Sitzen ist das neue Rauchen, 2018
Technique mixte, 233 x 220 cm

Suchan Kinoshita
Hanare. Voorbereiding voor deuropening LLS met prostaten, 2018
193 x 87 cm

Suchan Kinoshita
Hanare. Le Jardin Japonais, 2018
gravure trouvée, 26 x 31 cm

Suchan Kinoshita
Hanare. Karaoke Fourniture N°1, 2018
technique mixte, 87 x 99 x 27 cm

David Polzin
Brüsseler Thron, 2014
technique mixte, 92 x 89 x 45 cm

Suchan Kinoshita, Snellopende, laatbloeier, oder das A und O vorm, les images (3)

Suchan Kinoshita
Schnittrest in Leem, 2018
technique mixte, 13 x 34 x 2,5 cm

Suchan Kinoshita
Schnittrest in Gips, 2018
technique mixte, 80 x 80 x 1,5 cm

Suchan Kinoshita
Schnittrest, 2018
78 x 72 x 12 cm

Suchan Kinoshita
Schnittrest in Leem, 2018
143 x 97 x 5 cm

Suchan Kinoshita
Schnittrest in Leem, 2018
112 x 68 x 6 cm

L’Elexposition du Party Content à Liège, les panneaux électoraux et les images

Jacques Lizène
Votez ! Content ou pas. Picasso croisé post humain content. Dessin et collage. 2018
Face au stade de sclessin et au pont d’Ougrée

Emilio Lopez Menchero
Trying to be Elio, photographie couleurs, 2018
Place du Commissaire-Maigret

Jacques Charlier,
Nouveauté (d’après Pierre Dac), 2018
Boulevard Gustave Kleyer

Alevtina Kakhidze,
Sans titre 2018
Place Cockerill

(…) L’Elexposition est une initiative citoyenne culturelle visant à utiliser les panneaux électoraux comme support artistique. Pour parvenir à créer cette exposition, une liste est officiellement déposée aux élections communales de Liège, démarche permettant d’accéder à cet espace ancré dans le domaine public, généralement occupé par les portraits de candidats.
Il ne s’agit pas de faire de la politique comme l’on s’attendrait à en voir dans ce contexte mais bien de poser un acte à la fois artistique et politique, au sens étymologique du terme à savoir ‘polis’ qui veut dire cité. Cette dernière est le cadre de cette exposition qui, d’une part, met en avant l’art contemporain tout en questionnant sa place dans la ville et, d’autre part, tend à pousser à la réflexion, à poser des questions, à faire découvrir d’autres horizons et points de vue… (…)

Emilio Lopez Menchero, Tintamarre pour Charivari à Oudenaarde

Emilio Lopez Menchero,
Tintamarre, 2018,
technique mixte, dimensions variables
Exposition Charivari, église Notre Dame de Pamele à Oudernaarde

Jacques Charlier, Alevtina Kakhidze, Jacques Lizène, Emilio Lopez Menchero, Antoine Nessi, L’Elexposition, Liège, divers lieux

Du 19 septembre au 14 octobre, à Liège, soyez attentifs aux panneaux électoraux dévolus au Party Content (PVC, Party Vraiment Content) : ils sont investis par 34 artistes venant de tous les horizons. Et parmi eux :  Jacques Charlier, Alevtina Kakhidze, Emilio Lopez Menchero, Jacques Lizène et Antoine Nessi ! Soyez contents !

Être content envers et contre tout, c’est la philosophie de Party Content ! L’art, la poésie, la musique, la fête sont ses moyens pour mener à bien ce vaste programme de contentement. Le Manifeste du Party Content, c’est ici

Suchan Kinoshita, Jacqueline Mesmaeker, Middle Gate II – L’histoire de Dimpna, Geel

Jacqueline Mesmaeker, Caméra non assistée, 1996 – 2009.
6 min, Hi8 numérisé, couleurs, son mono.

Suchan Kinoshita et Jacqueline Mesmaeker participent toutes deux à Middle Gate II – L’histoire de Dimpna, exposition organisée à Geel dans divers lieux. 

Le projet d’exposition Middle Gate II – L’histoire de Dimpna est une collaboration entre le M HKA, Musée pour l’ Art Contemporain à Anvers, et le centre culturel de Werft à Geel. Middle Gate 2 est la suite de l’exposition Middle Gate de Jan Hoet à Geel en 2013. Le concept de l’exposition est étroitement lié à la légende de sainte Dimpna, la patronne des possédés et malades mentaux, et la sainte protectrice contre l’épilepsie et la folie.  La légende de Dimpna est très liée à l’identité de la ville de Geel,  “la ville miséricordieuse”.

Middle Gate II – L’histoire de Dimpna est construit autour de quatre symboles de sainte Dimpna – la couronne, le livre, le diable et l’épée – chacun représentant un thème lié à la légende de Dimpna. La couronne est associée à la migration, le diable représente la folie, le livre est symbole pour la  spiritualité et l’épée est liée à la violence (sexuelle). Ces quatre symboles/thèmes sont exposés à quatre endroits différents, ce qui résulte dans une exposition de groupe qui fait un parcours à travers la ville de Geel: l’Académie de la vile pour les Beaux-Arts (la couronne/migration), le Musée Gasthuis (le diable/folie), l’Eglise Sainte-Dimpna (le livre/spiritualité) et les Halles (l’épée/violence (sexuelle)). Les œuvres exposées entrent chaque fois en dialogue avec la location spécifique et les œuvres (d’art) et objets qui y sont déjà présents. Middle Gate II approche à l’aide d’œuvres de la collection M HKA, souvent jamais exposées auparavant, quatre thèmes sociaux qui étaient urgents dans la légende de sainte Dimpna.

Middle Gate II – L’histoire de Dimpna
15.09–04.11.2018
SA–DI 11:00–18:00 
Groupes sur rendez-vous

Académie de la vile pour les Beaux-Arts, Kollegestraat 118
Musée Gasthuis, Gasthuisstraat 1
Eglise Sainte-Dimpna, Sint-Dimpnaplein
Les Halles, Markt 1. 

 

Jacques Charlier, Emilio Lopez Menchero, Charivari, Notre Dame de Pamele, Oudenaarde

Jacques Charlier et Emilio Lopez-Menchero participent à l’exposition Charivari, organisée en l’église Notre Dame de Pamele à Oudernaarde. (commissariat : Jan Hoet Jr et Mélanie Deboutte) 

Adriaen Brouwer (1605-1638) is regarded as one of the most important artists of the 17th century, although still too little known today. Brouwer was born in Oudenaarde and died at the age of 33 in Antwerp, 380 years ago this year. The city of Oudenaarde is now organizing an ambitious exhibition in their museum, bringing together no less than half of Brouwer’s entire oeuvre.

We offer a response to this exhibition by bringing together a group of 29 contemporary artists under the title CHARIVARI in the oldest church of Oudenaarde, on the banks of the Scheldt. We are inspired by the artistic heritage of a figure like Brouwer with a critical, often moralizing but always humorous look at a society that doesn’t seem so different from ours today. Among the participating artists we recognize a similarly critical voice, as well as a substantial sense of emotion, vulnerability and humor.

Suchan Kinoshita, Snellopende, laatbloeier, oder das A und O vorm, les images (1)

In response to administrative difficulties when applying for a residential permit for a building that was originally a coach house, then a warehouse for glass objects from Czech Republic and is now her studio, Suchan Kinoshita has decided she does not want to be housed any longer: wohnen.
Anyone who reads the ‘Ministerial Decree of the Brussels-Capital Government of 23 January 2014, published in the Belgian Official Gazette of 07.02.2014’, with its definitions and specifications of housing and what criteria a residence must meet, will become discouraged indeed. Rules like “Each room is fitted with a light point with switch” are just the tip of the iceberg. The house must be divided entirely in compartments, and every space must meet standards specific to the room in question. This impacts the use of the spaces: the interpretation of inhabiting a space is strictly speaking no longer free. Activities like cooking, eating, sleeping, working, doing the laundry,… require separate zones (whether walled or not).
To what extent is there still a connection with the original meaning of ‘to be housed’, ‘to inhabit’ (‘wonen’)? The Germanic root WEN and the Sanskrit VAN (see also the Latin Venus) signify ‘to like’, ‘to love’. Through the Old Norwegian ‘una’ and the Gothic ‘wunan’, which means ‘to rejoice oneself’, cf. German ‘Wonne’ (=joy, bliss), and the Old-Irish ‘fonn’ (meaning ‘joy’; think ‘fun’) the sounds developped into the Middle Dutch word ‘wonen’ and the New High Germanic ‘wohnen’. So the basic meaning is: to enjoy being somewhere. The Indo-Germanic root WEN developped into (gi-)wuna in the West-Germanic languages, meaning ‘to accustom oneself’ (‘gewennen’), ‘habit’ (‘gewoonte’). In other words, ‘wonen’, to inhabit or be housed, is directly associated with a positive aspect of life.
Can people withdraw from inhabiting, ‘wonen’ in our society? It is claimed that this is impossible. One cannot not inhabit a residence. Because of this evident nature, inhabiting a space is given an existential dimension.
That is how German philosopher Martin Heidegger (1889-1976) saw it as well. To him, to inhabit, wohnen, is our fundamental condition here on earth. In his essay Bauen, Wohnen, Denken (1951) he argues that wohnen is our way of being; it is the only way man can be on earth. Heidegger derives this meaning from the Old High Germanic word ‘buan’ that to him simultaneously means ‘to build’, ‘to inhabit’ and ‘I am’. In other words: I inhabit, therefore I am. Or vice versa.
In 1951, Heidegger gave a lecture in which he said that there is a crisis in Wohnen. He argued it does not result from a post-war housing shortage, or inadequate construction techniques, but because of a lack of insight into the essence of what housing is. Since the nineteenth century, man has been at home everywhere and nowhere. The spiritual connection to the place where people live has been lost. Man only has an instrumental attitude towards the world, usefulness and efficiency predominate. This applies to wohnen as well. In other words, the fact that people own a house does not imply they actually inhabit it.
We all know the snail and the turtle that live, work and sleep at the same place. For them, this constitutes a whole. There’s no nest to leave (or return to), no place for rest, no shelter or place to hibernate. Since they always carry their home with them when ‘at work’, the distinction between the two is blurred. Whether they are working at home or living at work is no longer relevant, home and work cannot but coincide. In that sense, they are continuously at work.
For Suchan Kinoshita, work and wonen are one. Piece by piece the exhibition reveals the history of her new building. She discovered new materials (like pitch in an underground reservoir, iron armatures in the side wall, old beams under the roof) at the site and she uses them to reshape spaces here. Five old armatures, externally bent to form a letter, used to support the side walls. Four of the five letters O – S – C – A – (R) were still present in the facade when Kinoshita acquired the building. She changed their order to C A O S (“chaos”).
This is where the anatomy of housing, das A und O vom wohnen, starts. Alpha and omega. New zones are created in the exhibition space through minimalistic changes.
Everything the building of Suchan Kinoshita has yielded so far constitutes the background on which the exhibition develops. Both specific elements and materials, and mental processes: How to relate to an existing situation? Because the space of LLS Paleis is not finished yet either, it presents new accents with every new exhibition.
One room of the house in Brussels has its own specific character, the ‘hanare’. It is situated underneath the ridge of the roof, with only a steep staircase leading to it. In Japan, a hanare is a separate place next to main house. It is a place where one can distance oneself from daily life. This is what happens in the last space: it has two chairs and a picture “Le Jardin Japonais” (which actually represents a Chinese table), in which seated figures look at a fictional model representing wonen…
Stella Lohaus, August 2018

Suchan Kinoshita
CAOS zonder R, 2018
mixed media