Archives de catégorie : Marie Zolamian

Marie Zolamian, les images (4)

Marie Zolamian
Sans titre, 2019
Huile sur toile sur panneau, 32 x 35,5 cm
Marie Zolamian
Sophisme, 2018
Huile sur papier,maroufl sur toile et panneau, 18 x 24,5 cm
Marie Zolamian
Sans titre, 2019
Huile sur toile sur panneau, 53 x 62 cm
Marie Zolamian
«There is an in nite amount of hope in the universe… but not for us» Kafka, 2019
Huile sur toile marouflée sur panneau, 32,5 x 24,5 cm
Marie Zolamian
Elimer, 2019
Huile sur toile sur panneau, 32,5 x 24,5 cm
Marie Zolamian
Gratter le globe, 2018
Huile sur toile préparée à la colle de peau, 48 x 24 cm
Marie Zolamian
Sororité, 2016
Huile sur papier marouflé sur panneau, 32,5 x 24,5 cm

Marie Zolamian, revue de presse (2)

Lu dans la Libre cet article de Gwennaëlle Gribaumont

Marie Zolamian, revue de presse

Lu dans HART ce texte de Colette Dubois

Marie Zolamian à la galerie Nadja Vilenne

Les peintures de Marie Zolamian à la galerie Nadja Vilenne de Liège nous transportent dans un univers imaginaire et onirique faits de créatures hybrides, de visages et de masques ou encore de paysages chimériques. Ces deux dernières années, l’artiste s’est tout particulièrement intéressée aux miniatures du Moyen-Age et les tableaux qu’elle nous propose dans cette exposition sont empreints de ces références. Mais s’il fallait les situer dans une temporalité, ce serait celle de ce moment particulier et quotidien entre veille et sommeil, aux confins du rêve. Alors, un corps peut devenir un arbre, le paysage se transformer en papier peint et le mur carrelé se peupler de visages.

L’artiste me confiait que la plupart de ces tableaux trouvent leur origine dans la résonance entre la peinture médiévale et le monde dans lequel nous vivons et, surtout, dans le plaisir d’approfondir la peinture : un nouveau tube de couleur que l’artiste veut expérimenter peut être le début d’un tableau. Si chaque peinture porte en elle une dimension à la fois inquiétante et familière, elle témoigne aussi d’une grande jubilation. Les créatures étranges qui peuplent ces tableaux ou les espaces singuliers qu’ils décrivent sont avant tout des agencements de couleurs et de formes, de la peinture. Les fonds sont toujours travaillés, souvent ils deviennent le support de motifs répétés. Certains d’entre eux sont constitués de points agencés avec une certaine régularité ou dispersés de manière aléatoire, ils peuvent aussi se transformer en visages ou en fleurs, rejoignant alors le vocabulaire des grotesques de la Renaissance. Et tout cela produit une réelle jouissance de la couleur : des dominantes de verts et de bleus sont ponctuées de formes jaunes et orangées, ou bien une figure ocre se détache sur un fond noir presque transparent. Ici, le fond du tableau fait de jaunes et de verts lumineux est encadré de motifs végétaux tandis qu’au centre des formes mi-humaines, mi-animales se livrent à une étrange bacchanale. Là, le fond fait de verts et de bleus profonds est constellé de petits traits lumineux et acides, une silhouette rose s’étale en travers du tableau et des lignes claires, rosées et bleutées recouvrent l’ensemble. Là encore le tableau apparait presque abstrait : une masse gris-bleu jouxte une forme découpée d’un marron chaud, et au milieu du bord inférieur on découvre deux bouts de pieds nus.

Marie Zolamian est une artiste aux multiples facettes, pratiquant aussi bien l’installation, la vidéo que la peinture. Elle démontre avec cette exposition qu’elle est aussi une véritable peintre.

Marie Zolamian, les images (3)

Marie Zolamian
Falot, 2019
Huile sur toile sur panneau, 32,5 x 26,5 cm
Marie Zolamian
Sédition, 2016
Huile sur papier marouflé sur panneau, 17,5 x 24,5 cm
Marie Zolamian
Courir le guilledou, 2019 
Huile sur toile sur panneau, 29 x 39 cm
Marie Zolamian
Sans titre, 2019
Huile sur toile sur panneau, 31 x 41 cm
Marie Zolamian
Sans titre, 2019
Huile sur papier et cadre, 16 x 17 cm

Season greetings

Marie Zolamian, 2020, 2019
Huile sur toile préparée à la colle de peau, 27 x 25 cm

La galerie Nadja Vilenne vous souhaite d’excellentes fêtes de fin d’année et vous présente ses meilleurs veux pour l’an neuf. 

Marie Zolamian, les images (2)

Marie Zolamian
Aquarius, 2018
Huile sur papier marouflée sur toile et panneau, 51 x 71 cm
Marie Zolamian
Hirsute, 2019
Huile sur toile sur panneau, 39 x 29 cm
Marie Zolamian
Saturne, 2019
Huile sur toile sur panneau, 41 x 52,5 cm
Marie Zolamian
Sans titre, 2019
Huile sur toile préparée à la colle de peau, 27 x 30 cm
Marie Zolamian
Pis que pendre, 2019 
Huile sur toile sur panneau, 48 x 64 cm

Marie Zolamian, les images (1)

Marie Zolamian
Sans titre, 2019
Huile sur toile sur panneau, 26 x 32,5 cm
Marie Zolamian
Penates, 2019
Huile sur papier sur toile sur panneau, 19 x 48 cm
Marie Zolamian
Sans titre, 2019
Huile sur toile sur pqanneau , 26 x 32 cm
Marie Zolamian
Syndérèse, 2019
Huile sur toile sur panneau, 39 x 19 cm
Marie Zolamian
Alaise, 2018
Huile sur papier marouflé sur toile et panneau, 24,5 x 32,5 cm

Marie Zolamian, vernissage à la galerie ce dimanche 8 décembre

La galerie Nadja Vilenne a le plaisir de vous convier au vernissage de l’exposition personnelle de Marie Zolamian

Vernissage le dimanche 8 décembre 2019 de 16 à 20h

Exposition du 12 décembre 2019 au 25 janvier 2020

Je. Ve. Sa. de 14 à 18h ou sur RV 

Benjamin Monti, Marie Zolamian, l’équipe du jour, Liège

Sophie Langohr, Marie Zolamian, Les Mesures du Monde, Tourinnes-la-Grosse

Sophie Langohr et Marie Zolamian participent à l’exposition Les Mesures du Monde, commissariat d’Alain Bornain, l’occasion des Fêtes de la Saint Martin à Tourinnes-la-Grosse. Sophie Langohr expose à la Ferme du Rond-Chêne, Marie Zolamian en l’église Saint-Sulpice à Beauvechain. Exposition du 3 au 24 novembre 2019. 

 

Marie Zolamian, Les Bustes anonymes, 2011-2012

Communiqué de presse : 

Ce n’est pas un hasard si Alain Bornain, le commissaire de ces 54es Fêtes de la Saint-Martin, a proposé comme thème Les mesures du monde. En effet, son propre travail est jalonné par des questionnements relatifs au temps, son écoulement, sa mesure. Il interroge aussi notre rapport au monde en retravaillant et en détournant des images de la vie quotidienne ou à travers des chiffres et des statistiques qu’il égrène au fil de ses œuvres.

Ce thème, il l’a donc choisi parce qu’il fait écho à ses préoccupations, mais surtout parce que, pour lui, les mesures du monde et le rapport au monde, sont des sujets qui touchent chacun, qu’il soit artiste ou non.

De fait, nous faisons tous partie du monde et nous sommes tous pris dans des mesures du monde.  La première mesure du monde est bien sûr temporelle. Chaque individu est marqué par un temps. Un temps compté, plus ou moins long. Ensuite, nous sommes tous liés à un espace, de vie et de travail, mais aussi à un rapport à l’espace, nomade ou sédentaire. Cette dimension spatio-temporelle caractérise chaque individu, lui-même influencé par sa propre identité marquée, plus largement, par une époque et un lieu. Un Tournaisien de trente ans ressent-il le monde de la même manière qu’une Pékinoise de 80 ans ou qu’un New-yorkais du même âge dans les années vingt ?

Par ailleurs, de tout temps, les artistes ont été des récepteurs du monde. À son écoute, en dialogue avec lui, ils l’observent, cherchent à le mesurer, à en saisir les images, quitte à les détourner. De très nombreux artistes actuels sont ainsi occupés par des travaux de collecte, de comptage, d’inventaire, d’archivage. Ils mesurent. Alain Bornain a donc choisi un thème rassembleur, suffisamment large pour englober des artistes et des travaux fort différents.

Ainsi, certains artistes invités s’intéressent au temps, comme Romina Remmo qui expose le temps qui passe ou qui s’arrête. C’est aussi le cas de Roman Opałka. Cet artiste, décédé en 2011, a consacré tout son travail à compter le temps. D’autres artistes interrogent l’espace. André Delalleau souligne certains détails, ce qui modifie notre regard sur des lieux pourtant connus. Ronald Dagonnier, lui, interroge la forme des espaces, ce qui les crée et les habite. D’autres artistes proposent une réflexion sur la représentation du monde et la manière dont il est habité. Laurent Quillet s’immerge ainsi dans nos quotidiens pour en saisir des instantanés. Sophie Langohr s’empare de sculptures de toutes sortes pour en interroger le sens profond et nos perceptions de ces artefacts. Jérôme Considérant détourne des panneaux routiers qui deviennent des clins d’œil à notre culture et à nos interrogations profondes. Quant à Alain Bornain, il détourne des images de la vie quotidienne ou liste des noms, à la recherche de la vie anonyme, ordinaire. Enfin, deux artistes offrent un regard quasiment anthropologique sur la manière d’habiter le monde, sur les liens sociaux qui se tissent entre les Hommes ou sur les règles qu’ils s’imposent. Sylvie Macías Díaz le fait à travers deux visions de la femme dans notre société actuelle et Marie Zolamian en récoltant la mémoire et les souvenirs de nombreuses personnes, d’ici ou d’ailleurs.

Tous ces artistes nous invitent à nous questionner sur notre propre vision du monde, à nourrir nos propres réflexions. Leurs œuvres peuvent être poétiques, esthétiques, voire parfois provocatrices, mais elles sont toujours autant de traductions d’un rapport au monde, autant d’invitations à penser notre propre mesure du monde. Les questions que ces artistes soulèvent trouvent un écho particulier aujourd’hui, alors que le monde bouge de plus en plus vite, qu’il est tout autant bouleversé que bouleversant.