décembre 2011

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Nos meilleurs voeux

Nadia Vilenne et Jean-Michel Botquin vous souhaitent une année 2012 passionnante
Nadia Vilenne and Jean Michel Botquin wish you  and extraordinary new year
Nadia Vilenne en Jean-Michel Botquin wensen U een fantastisch jaar

Capitaine Lonchamps, Neige 2010 Photographies NB rehaussées à l’encre et l’acrylique. Sur des photos de : « Un Peu d’amour, film de Hans Steinhoff avec Madeleine Ozeray et Marcel André (1932) »

La galerie est fermée jusqu’au 8 janvier. Rendez-vous en 2012 !

Only me, only you, Images of love, love of the Image : Capitaine Lonchamps participera au BIP 2012, biennale internationale de la photographie de Liège.

 

Ce mercredi 21 décembre à 20h au Wiels à Bruxelles : présentation du livre « Carrara » d’Aglaia Konrad édité par Roma Publications.

Roma Publications @ WIELS
présente
Marc Nagtzaam – Reissue
Aglaia Konrad – Carrara

Conférences de Bart Verschaffel, Kris Kimpe & Koenraad Dedobbeleer
Musique par Marc Nagtzaam & Koenraad Dedobbeleer
Signature sur demande

www.romapublications.org

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Relooking,  mise à jour et actualisation des données, relations plus étroites avec le blog, version augmentée, le site nadjavilenne.com est en pleine mutation.  Agenda, outil pratique afin de suivre les actualités des artistes que la galerie défend, archivages des expositions, textes critiques et commentaires, entretiens, il fait bien sûr la part belle à l’image.  On y circule au rythme des activités de la galerie, on y plonge également dans l’univers de chaque artiste. Les textes choisis, qui peu à peu, feront l’objet d’une traduction anglaise, documentent les œuvres ; les « plus » permettent d’aborder tantôt une thématique, tantôt une œuvre, une série d’œuvres plus singulières.

160 pages sont déjà mises en ligne, elles concernent toutes les expositions, les agendas, les éditions, Les pages spécifiques à Aglaia Konrad, Jacques Lizène, Suchan Kinoshita, Capitaine Lonchamps,  Benjamin Monti, Honoré d’O, Marie Zolamian ou Emilio Lopez Menchero ont déjà fait l’objet d’une refonte complète. Les autres suivront dans les prochains jours, les prochaines semaines, au rythme des disponibilités du webmaster de service.  Un petit désagrément passager ; ne nous en tenez pas rigueur.

 

Vernissage ce dimanche 18 décembre à 15h en présence de l’artiste 

Jacqueline Mesmaeker
Le premier jour du mois, …

Exposition du 19 décembre au 12 février 2012
la galerie sera fermée du 23 décembre au 8 janvier.

 

…/…  Page 104 de Billy Budd, marin par Herman Melville aux éditions Gallimard, Paris, 1980.

Présentation de l’ouvrage  « Jacqueline Mesmaeker. Oeuvres 1975 – 2011″

aux Editions (SIC) & couper ou pas couper, sous la direction de Olivier Mignon

Il s’agit de la première publication monographique consacrée à l’oeuvre de l’artiste belge Jacqueline Mesmaeker (Uccle, 1929). Un catalogue prèsente quarante et une oeuvres à l’ aide d’illustrations et de notices, auquel s’ajoute une douzaine de textes éclairant la démarche de l’artiste, ainsi qu’une biographie et une bibliographie. Edité sous la direction d’Olivier Mignon, avec les contributions de Muriel Andrin, Michel Assenmaker, Koen Brams, Laurent Busine, Corinne Glandou. Luk Lambrecht, Anaël Lejeune, Lynda Morris, Raphaël Pirenne, Benoit Platéus, Dirk Pültau, Philippe André Rihoux, Georges Roque, Thierry Smolderen et Pierre Sterckx.

 

Ce livre entend mettre en lumière l’oeuvre rare et multiple de Jacqueline Mesmaeker. Mais il ne peut le faire, selon nous, sans interroger auparavant la relative obscurité dans laquelle elle est restée longtemps confinée. Inédite par sa portée rétrospective, la présente publication ne peut faire l’impasse sur cette position de repli – elle ne peut prétendre forcer la main de l’histoire.

Une telle précaution n’a pas pour but de répliquer à une supposée mise à l’écart. Il faut constater au contraire qu’envisager de front cette question nous offre un point de vue précieux sur la dynamique intrinsèque à cette oeuvre, son éthique rigoureuse et sa véritable cohérence par-delà la diversité des médiums employés et l’apparente variété des options esthétiques.

Car à bien considérer la clandestinité du travail de Jacqueline Mesmaeker, celle-ci n’est pas tant le fait de décisions autoritaires, de négligences institutionnelles ou d’aveuglements individuels, que d’une logique interne, souple et résolue. Les traces abondent, en effet, d’une volonté espiègle de saboter les entreprises d’une critique globalisante, de détourner les lumières braquées sur la « scène artistique » ou encore de déjouer les pièges d’une historicisation trop hâtive. Depuis ses prototypes pour papiers peints dans les années 1960 et le début des années 1970 (art de l’anonymat et du camouflage s’il en est) jusqu’à ses dessins qui s’infiltrent entre les lignes d’ouvrages littéraires et autres (Secret Outlines), en passant par les crayonnés muraux à la limite du perceptible (Contours clandestins), l’insinuation graphique de tissus roses dans les interstices de son appartement (Introductions roses) ou les Transfo dont les lampes de poche détournent l’attention, depuis l’oeuvre et son auteure en direction du spectateur, il apparaît un premier fil rouge du nom de diversion.

La première grande diversion de l’artiste, son détour originel en quelque sorte, concerne le déploiement relativement tardif de sa pratique. C’est au milieu des années 1970, après une série d’expériences dans les domaines de l’architecture, du stylisme et du design, et alors même que tire sa révérence son contemporain et homologue bruxellois Marcel Broodthaers, qu’elle se consacre pleinement à une investigation du visible soutenue désormais par une approche conceptuelle. Outre une démarche qui se joue de l’anachronisme et de l’intempestif, l’artiste aura donc, par ce « retard » initial, désavoué l’un des principaux axiomes de la « carrière artistique ». D’où, sans doute, le recours récurrent, pour beaucoup de ceux qui cherchent à embrasser d’un regard l’ensemble de son parcours et à le résumer d’un mot, au commode cataplasme de la critique d’art que représente le terme « insaisissable ».

Or, le mouvement de cette oeuvre n’obéit pas essentiellement au principe de l’esquive. On est loin d’un travail qui se complairait dans la mise en scène de sa propre intelligence tactique. De même, l’art de l’écart dont il est si souvent fait preuve ne débouche pas sur un quelconque culte du mystère, sur un hermétisme censé préserver la pureté d’une « intention d’artiste ». Il s’affirme au contraire la présence lumineuse d’un désir de témoigner. (…)

Extrait de l’introduction par Olivier Mignon.

 

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Paul Emile Mottard, député permanent en charge de la Culture de la Province de Liège vient de dévoiler les grandes lignes de la prochaine triennale d’Art public, qui, à l’été prochain, se concentrera cette fois sur le coeur historique de la ville de Liège. La direction artistique en a été confiée à Johan Muyle. Celui-ci a rassemblé autour de lui six artistes, Orlan, Claude Lévêque, Peter Kogler, Sophie Giraux, Audrey Frugier et Frédéric Platéus. Openairs, titre de la manifestation, fait autant référence à l’espace public qu’à la singularité du médium que tous les artistes mettront en oeuvre : une structure gonflable. Extraits du dossier de presse :

A propos de l’espace public :

Il s’agit donc bien d’un art ouvert à tous mais pas nécessairement compris par tous. En effet, les installations et autres oeuvres contemporaines peuvent rebuter un public non initié à l’art actuel. Car paradoxalement, en matière artistique, ce qui est de notre temps semble perturber notre conception du beau. Si certains demeurent malgré tout influencés par des siècles de classicisme, d’autres sont aussi tributaires de cette peur qui entraîne une résistance au changement. L’art dans l’espace public implique par nature une interaction révélatrice entre le lieu, le spectateur et l’oeuvre. Le milieu aura donc des conséquences tant sur la forme de l’oeuvre, que sur sa signification puisque leur rencontre n’est pas fortuite.

A propos du projet :

Johan Muyle, artiste belge reconnu dans le monde de l’art a été choisi comme directeur artistique car parallèlement à son travail personnel qui manipule et détourne les images populaires, les icônes politiques ou qui construit des sculptures et assemblages malicieux, il a le désir de s’inscrire dans des projets qui questionne l’art contemporain dans la réalité culturelle, politique ou sociale. Les artistes qu’il a choisis partagent, tout comme lui, le même engagement et leurs démarches respectives participent d’une réflexion critique qui se matérialise sous des formes métaphoriques. Ces oeuvres originales partageront toute le même medium, le gonflable ; qui ici
sera détourné de son usage publicitaire pour interroger la définition même de la sculpture et sa dimension habituellement pérenne dans l’espace public. Openairs est une manifestation comme son titre le définit ouverte à tous, présentant un parcours original de nouvelles formes de sculptures urbaines.
Johan Muyle : À la différence du « mot-valise » qui charrie le sentiment de confusion, je qualifie volontiers « OPENAIRS » de « mot-tiroir » car si son interprétation est multiple, chacun est libre d’y trouver ou d’inventer des significations possibles. A ce titre, je n’évoquerais qu’une seule référence, celle du célèbre « Air de Paris » de Marcel Duchamp (1919). « OPENAIRS » fait bien évidemment penser à l’air en tant que matériau en soi, tout en évoquant le caractère public d’une manifestation « en plein air », qui par extension suscite aussi le concept de musée en plein air. Par ailleurs, si la musicalité du mot « air » et le sens d’ouverture qu’induit le terme « open » me tiennent particulièrement à coeur, les deux mots issus du français et de l’anglais s’apparentent à une langue internationale, immédiatement compréhensible par tous.

A propos du medium unique :

Johan Muyle : J’ai constaté que ce matériau est utilisé dans l’art contemporain de façon récurrente mais ponctuelle dans le parcours d’un artiste. En ce sens, il n’y a pas à proprement parler dans l’histoire de l’art contemporain un artiste du gonflable. Le potentiel de déploiement du matériau et sa capacité à créer des formes monumentales sont probablement à l’origine de l’intérêt répété des plasticiens pour la structure gonflable. De plus, le contresens qu’induit ce matériau de la définition de la sculpture le plus souvent à vocation pérenne me plaît. La destination première du gonflable employé dans la publicité ou dans des contextes ludiques est un argument supplémentaire pour imaginer la cooptation par un public large de cette nouvelle forme de sculpture urbaine.

A propos d’ Audrey FRUGIER, qui interviendra Place St Barthelemy :

« Life is magnifique ® / Titre provisoire », 2011, pcv imprimé, 6 x 10 m.
Sous ses aspects attractifs, l’oeuvre d’Audrey Frugier interroge la sacralité de l’esthétique et le jugement de goût qui lui est associé. Recourant aux brillants de pacotille, aux gemmes de contrefaçon et autres paillettes frivoles pour magnifier des objets utilitaires du commun (petit électroménager, ponceuse, etc.), Audrey Frugier sonde aussi bien la question du genre (féminin/masculin) en même temps que s’ajoute celle du paraître en société. Derrière l’interrogation des modes (vestimentaire, accessoiriste) et celle du pouvoir de légitimation de l’appartenance au groupe, Audrey Frugier pointe l’archaïsme du besoin grégaire questionnant de facto l’espace de singularité individuelle si chèrement revendiqué. « Life is magnifique ® / Titre provisoire » (2011) se joue des codes architecturaux en remplaçant un chancre par la façade d’une maison idéalisée telle qu’on la retrouve dans la panoplie des jouets d’enfants, venant ainsi matérialiser la « façade » révélatrice de l’inscription en société.

Audrey Frugier, Life is magnifique, titre provisoire, simulation

Openairs se déroulera du 12 mai au 30 septembre 2012.

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Lu dans « L’art Même », sous la plume de Sandra Delacourt :

 

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La galerie accueille, dès le 18 décembre prochain, Jacqueline Mesmaeker. Cette exposition intitulée « Le premier jour du mois » sera accessible jusqu’au 12 février et balisera le parcours de l’artiste. Cette exposition est organisée à l’occasion de la publication d’un très bel ouvrage édité par (SIC) & couper ou pas couper, ouvrage dirigé par Olivier Mignon.

Nous relayons ici l’offre de souscription à cette publication :

APPEL À SOUSCRIPTION
Jacqueline Mesmaeker
OEuvres1975 -2011
Disponible le 18 décembre 2011

les éditions (SIC) & couper ou pas couper ont le plaisir d’annoncer la parution de

Jacqueline Mesmaeker. OEuvres 1975·2011

Il s’agit de la première publication monographique consacrée à l’oeuvre de l’artiste belge Jacqueline Mesmaeker (Uccle, 1929). Un catalogue prèsente quarante et une oeuvres à l’ aide d’illustrations et de notices, auquel s’ajoute une douzaine de textes éclairant la démarche de l’artiste, ainsi qu’une biographie et une bibliographie.
Edité sous la direction d’Olivier Mignon, avec les contributions de Muriel Andrin, Michel Assenmaker, Koen Brams, Laurent Busine, Corinne Glandou. Luk Lambrecht, Anaël Lejeune, Lynda Morris, Raphaël Pirenne, Benoit Platéus, Dirk Pültau, Philippe André Rihoux, Georges Roque, Thierry Smolderen et Pierre Sterckx.

296 pages – 21. x 28 cm – ISBN: 978-2-9600632 -9-5

En souscrivant avant le 17 décembre, vous bénéficiez d’un tarif préférentiel sur le prix de vente publlc et contribuez à la publication de l’ouvrage.
Un exemplaire: 30 € (au lieu de35€ )
Frais d’expédition (Belgique) : 6€ pour l’envoi d’l exemplaire, 8€ pour l’envoi de 2 à 7 exemplaires
Frais d’expédition (Fr. AIl. GB. Lux. PB) : 15 € pour l’envoi d’un exemplaire

Pour vous éviter des frais d’expédition. le livre sera en dépôt à la galerie Nadja Vilenne, 5, rue commandant Marchand, 4000 Liège durant toute la durée de l’exposition de Jacqueline Mesmaeker, Le premier jour du mois . . . du 19 décembre 2011 au 12 février 2012. Vernissage le 18 décembre à 15h00. Une permanence sera également assurée au siège de SIC. 54 avenue Van Volxem 1190 Bruxelles, les 20 et 21 décembre de 14h00 à 20h00. Le paiement doit étre réalisé avant le 17 décembre sur le compte Triodos de (SIC) asbl: BE27 523080441973

Mentionner en communication : SOUSCRIPTION JM et préciser Nom, Prénom et Adresse.

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… Non peut-être !

A l’initiative du Forum Irts Lorraine se déroule à Metz une quinzaine belge regroupant des créateurs de tout poil, y compris des brasseurs de bière. « Dix jours durant nous avons bon d’inviter artistes, graphistes, cinéastes, musiciens, brasseurs à venir babeler une fois du bonheur d’être belge », précisent les organisateurs.

Jacques Lizène y participe. La galerie associative Octave Cowbell projette jusqu’au 24 décembre le film « Un certain Art belge, une certaine forme d’humour », 1993

Un certain art belge, une certaine forme d’humour, documentaire fiction, 1993.
(1993, couleurs, son, 52 min, IRIS production, WIP et RTBF Liège, en collaboration avec Paul Paquay. Et la complicité active d’Anne Aimée)
Dans ce projet dont l’idée remonte à 1983, il s’agit de « remplacer par simulation vidéo des monuments parisiens par des œuvres d’artistes belges. Position pour une exposition virtuelle ». Faire sortir de terre parisienne, afficher en incrustation ou en simulation virtuelle, c’est-à-dire en trois dimensions, des œuvres d’artistes belges dont l’irruption iconoclaste ou dérisoire donne fugacement un autre sens aux lieux. Avec, notamment, la participation des artistes suivants : Jacques Charlier, Jan Carlier, Angel Vergara, Ria Paquée, Walter Swennen, Brigitte Kaquet, Sylvana Belletti, Charles François, Freddy Beunckens, Joseph Orban, Pierre-étienne Fourré, Louis de Koning, Babis Kandilaptis, André Stas, Pol Pierart, Capitaine Lonchamps, Eric Duyckaerts, Panamarenko, Susan Shup, Johan Muyle, Jef Geys, Guillaume Bijl, Luc Deleu, Leo Copers, Pierre Petry, Tony Pergola, Pol Hermotte, Marc Guiot et quelques autres dont Antaki.
Une vision de l’art contemporain belge, un partage de cimaise par incrustations d’images, un humour édenté. Un synopsis aux nombreuses idées non réalisées, ou piteusement réalisées, dont « cette imitation, rue Quinquanpoix, de Jean-Paul Belmondo dans Bande à part de Jean-Luc Godard » (en fait il s’agit de Samy Frey). Notons que le film débute par un remake de L’entrée d’un train en gare de La Ciotat , non réalisé en 1971, tourné ici, gare du Nord, à Bruxelles et Paris.

Conférence-performance : Vendredi 8 décembre à 18h, Jacques Lizène commentera la projection d’une série de ses films. Même lieu.

Par ailleurs, Jacques Lizène rentre d’un séminaire-workshop helvétique, invité par l’ECAV de Sierre. Avec les étudiants, il a réalisé des actions de rue d’art comportemental, envisagé de faire fumer des sapins genevois, installé virtuellement des AhahahArchitectures dans les cimes alpines, revisité les gisants, découpé des portraits génétiques, façon 1971, envisagé quelques derniers mots prononcés avant de mourir. Avec la complicité d’Alfred Jarry, Harald Szeeman, Alfred de Musset ou des étudiants eux-même. Il a également croisé des images de ces très beaux masques du Lötschental, expression populaire de la résistance du petit peuple face aux décisions unilatérales du pouvoir d’antan. Tous ces masques symbolisent la nature indomptée et indomptable de la vallée du Valais. Désormais, il y aura donc des « sculptures génétiques valaisanes, 1971, en remake 2011.

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Trois extraits de (l’excellent) dossier pédagogique qui accompagne l’exposition :

L’oeuvre d’Honoré d’O est aussi insolite que prolifique, exhubérante et pleine de mystère à la fois. Lorsque Honoré d’O nous parle de son oeuvre, c’est fort souvent dans un singulier sabir où il mêle le français, le néerlandais et l’anglais, un discours tout en dérivés, aux nombreux néologismes, aux contractions imagées. Tout comme dans son oeuvre plastique, il utilise le paradoxe et l’oxymore, l’hybridité du langage. Il y a un grand amour du mot et de la langue dans le travail d’Honoré d’O, bien qu’à première vue chacune de ses réalisations semble «cacophonique» et «orgiaque». S’il y a amour de la langue dans ce travail, il y a aussi le plaisir de l’objet plastique le plus anodin ou du moins le moins visible, la gaine éléctrique destinée à rester calfeutrée dans les cloisons murales et qui devient une lance, un lasso téméraire ou bien même un tableau, le serre joint anodin qui se révèle hirsute et rigolo, le ruban d’isolation en mousse qui dessine des courbes et qui chatouille notre regard… Honoré d’O est un inventeur, un cabaliste plasticien, un poète savant qui met en image le langage des étoiles.

Ce qui frappe à prori dans les mises en espace d’Honoré d’O c’est l’éclectisme, le télescopage, l’amalgame,le parasitage, le frustre, la confusion… Ce sont des notions caractéristiques d’une époque et d’une culture compulsive prise entre la compilation des signes, le jeu des citations implicites et le déni du geste comme élément significatif du processus d’élaboration des images. Mais cet apparent chaos est organisé avec soin, ce désordre est feint, pour que l’on puisse, non s’y perdre, mais s’y retrouver ! De tout ce bric à brac surgissent des rencontres. Composée de ces petits riens mis en réseau, où se démultiplient les significations par autant d’éclosions, de greffes, de sutures et/ou de rejets, l’exposition d’Honoré d’O au Parvis cartographie un grand corps ouvert, celui du lieu dans lequel nous nous trouvons, où les flux d’images et de signes tissent des phénomènes et des mystères, en tous points semblables à ceux du vaste univers qui nous englobe.

Les murs et l’espace d’exposition sont envahis par une juxtaposition de signes linéaires, aux configurations géométriques ou organiques. Réalisés principalement en tuyau de pvc gris, matériau pauvre, ces signes sont d’abord remarquables par l’inventivité des combinaisons formelles qui semblent infinie. Ces variations illogiques peuvent être envisagées comme des hiéroglyphes indéchiffrables, à la manière de certaines peintures de Paul Klee qui soulignent la proximité entre écrire et dessiner. Pour l’artiste, ces signes peuvent être aussi l’équivalent des dessins de constellations.

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Orla Barry
– Mons (B), Le modèle a bougé, BAM, musée des Beaux Arts de Mons, du septembre 2011 – 5 février 2012.

 Leo Copers
– Maastricht (Nl), « Out of Storage », œuvres de la collection du FRAC Nord Pas de Calais, Timmerfabriek, jusqu’au 18 décembre 2011.

Honoré d’O
– Antwerpen (B), Cinq siècles d’images à Anvers, exposition inaugurale du Museum aan Stroom, 12 mai – 31 déc. 2012
– Pau (F), No polliplan Tic Tac Space (si la langage remplace le titre), le Parvis de Pau, jusqu’au 11 février 2012 (solo)

 Eleni Kamma
– Luxembourg (L), Found in translation, Chapter L, jusqu’au 8 janvier 2012.

Suchan Kinoshita
– Mons (B), Le modèle a bougé, BAM, musée des Beaux Arts de Mons, du septembre 2011 – 5 février 2012.

Jacques Lizène
– Antwerpen (B), Cinq siècles d’images à Anvers, exposition inaugurale du Museum aan Stroom, 12 mai – 31 décembre 2012.
– Metz (F), Y a-t’il une exception belge ? Non, peut-être ! galerie Octave Cowbell, jusqu’au 16 décembre.
– Ljubiana (Slo), Museum of Affects, Museum of Contemporary Art Metelkova, jusqu’au 29 janvier 2012

Jacqueline Mesmaeker
– Liège (B), galerie Nadja Vilenne, 18 décembre 2011 – 12 février 2012

 Emilio Lopez Menchero
– Eupen (B), Check Point Charlie, IKOB, jusqu’au 8 janvier 2012
– Liège (B), Homme Bulle, Bibliothèque des Chiroux, jusque fin avril 2012

Benjamin Monti
– Liège (B), Prix de l’Emulation, Maison de l’Emulation, du 9 novembre au 17 décembre

Walter Swennen
– Antwerpen, Cinq siècles d’images à Anvers, exposition inaugurale du Museum aan Stroom, 12 mai – 31 dec 2012

Raphaël Van Lerberghe
– Charleroi (B), Bird’s eye of, regard sur une ville et une collection, Musée des Beaux Arts, jusqu’au 25 février 2012

Marie Zolamian
– Liège (B), Prix Jeune Création 2011, Les Drapiers, jusqu’au 24 décembre

Ce 1er décembre, Capitaine Lonchamps est en Une du Art Daily.org.

Jacques Lizène participe à un vaste programme international qui regroupe quatre institutions européennes : le Van Abbe Museum d’Eindhoven, le MACBA de Barcelone, le Muhka d’Anvers et la Moderna Galerija de Ljubiana en Slovénie. Cette Internationale souhaite, en sa qualité de cadre coopératif alternatif, parvenir à se profiler à travers des projets transnationaux et plurivoques et donner de la visibilité aux concordances qui caractérisent les collections respectives des musées participants. Ce premier projet est une approche innovante des avant-gardes des années 1956-1986, au travers d’expositions, de colloques et séminaires.
Museum of Affects réunit des œuvres d’art réalisées dans des conditions très différentes : sous des régimes totalitaires dans l’ancien bloc de l’Est et en Yougoslavie, sous la dictature de Franco en Espagne, sous la junte militaire argentine qui assassinait « l’ennemi public » ou la junte brésilienne qui l’exilait… Mais aussi des œuvres réalisées aux États-Unis qui dominaient le monde de l’art à cette époque, ou en Europe occidentale, qui considéraient les États-Unis comme son grand frère et son exemple. Néanmoins, on retrouve – à partir de cette diversité – des valeurs communes dans ces œuvres. Non pas les caractéristiques formelles, mais une notion d’intensité, et celle-ci fait office de fil conducteur : quel était l’enjeu de l’artiste quand il/elle a créé son œuvre ? Qu’est-ce qui comptait pour lui/elle à ce moment-là et quel résultat espérait-il/elle ?

Chaise découpée, Art Syncrétique 1964, en remake. 2008. 83 x 40 x 35 cm. 12. Etre son propre tube de couleur, 1977. Peinture à la maière fécale. Peinture analitique (sans y). Remake 1995. Technique mixte sur toile. 100 x 80 cm 13. Peinture à la matière fécale, 1977. Dessin médiocre d’art syncrétique, 1964. Olivier croisé sapin croisé palmier croisé cactus. Remake 2010 et projection vidéo. Technique mixte sur toile, 200 x 150 cm (collection Muhka)

Le communiqué du musée de Ljubjana

26 November 2011 – 29 January 2012
Museum of Contemporary Art Metelkova
Ljubljana, Slovenia
Opening of the exhibition, Saturday, 26 November, 8 p.m.

Curated by: Bart de Baere, Bartomeu Marí with Bojana Piškur, Leen De Backer, Teresa Grandas 

The Museum of Affects exhibition brings together four important European museums: Moderna galerija, Ljubljana, the Museu d’Art Contemporani de Barcelona (MACBA), Barcelona; the Van Abbemuseum, Eindhoven; and the Museum van Hedendaagse Kunst, Antwerpen (M HKA). The institutions have joined forces to challenge the present canons of art history and replace them with transnational, pluralistic cultural narratives and approaches.

How to go about this? How to address similarities and differences in a new way? The Museum of Affects exhibition is one possible approach. It brings together works that emerged out of various events between 1957 and 1986. The circumstances under which these works were produced range from the totalitarian regimes in the former Eastern Bloc and Yugoslavia to the cultural oppression under Franco’s regime in Spain and the specific situation in the Lowlands. In addition, pop art, minimalist, and conceptualist works from the then hegemonic North American art system are included in the show.

The main focus of the exhibition is not the formal and cultural positioning of these works, neither is it a comparative analysis between them, but rather the notion of affects, the power of affecting and being affected. We define this power as a resonance with artworks, where artworks become events made of intensities, which leave certain traces in space and time and, above all, on or within our bodies and minds.

Affects involve both feeling and cognition; a sensory experience and an intellectual activity. What is more, affects are also a change, a politics, a rupture, an unknown power. Affects cannot be instrumentalized because they cannot be read or represented. On the other hand, affects can be controversial, especially when linked to certain ideologies and/or totalitarianisms.

What then are the intensities that inform a work? What is the potentiality of an artwork? How do we think of art as event? And how do we work out the antagonisms between affects, representation and the art system in the exhibition itself?

Questions such as these force us to think beyond the defined methodologies of academic art history and its formal analyses, which might incite a different kind of approach towards the exhibited works; or more precisely, the idea of the exhibition is not so much about interpreting the works of art as it is about the specific affective experiences that these works trigger.

For this reason the following groupings were applied: the desire for actual social change through the critique of the system and the media; the desire for symbolic social change and the creation of alternative systems; understanding the world by making invisible structures or energies visible; using the world as material for ironic critique; the desire to articulate the world as semantics and immediacy; and articulating the self in the world as experience.

Participating artists:

Francesc Abad, Marina Abramović, Vito Acconci, Eugenia Balcells, John Baldessari, Dimitrije Bašičević Mangelos, K.P. Brehmer, Stanley Brouwn, James Lee Byars, René Daniels, Paul De Vree, Luc Deleu, Daniel Dewaele, Lili Dujourie, Miklos Erdely, Öyvind Fahlström, Esther Ferrer, Robert Filliou, Dan Flavin, Ferran Garcia Sevilla, Jef Geys, Tomislav Gotovac, Eulalia Grau, Ion Grigorescu, Grupo de Artistas de Vanguardia, Grup de Treball, Tibor Hajas, Richard Hamilton, Nigel Henderson, René Heyvaert, Hamlet Hovsepian, Sanja Iveković, On Kawara, Julije Knifer, Jiři Kovanda, Vladimir Kuprijanov, Jacques Lizene, Ivica Matić, Danny Matthys, Guy Mees, Miralda, Jan Mlčoch, Andrej Monastirsky, Muntadas, Bruce Nauman, Video-Nou / Servei de Vídeo Comunitari, the OHO group (Milenko Matanović, Marko Pogačnik), Panamarenko, Carlos Pazos, Josep Ponsatí, Manolo Quejido, Joan Rabascall, Gerhard Richter, Martha Rosler, Benet Rossell, Ed Ruscha, Mladen Stilinović, Ilija Šoškić, Petr Štembera, Toon Tersas, Anne-Mie Van Kerckhoven, Josip Vaništa, Andy Warhol, Lawrence Weiner

 

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