octobre 2012

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Jacques Lizène, Emilio Lopez Menchero et Raphaël Van Leberghe participent à Glissement de Terrain au musée Ianchelevici à La Louvière. Cliquez sur les liens afin de découvrir leurs contributions

Glissement de terrain, le mouvement est gravitaire

Au cœur d’un terrain miné, ces glissements de terrain ébranlent avec pertinence.

Les expositions sur l’irrévérence ou l’impertinence sont légion ; le thématique pourrait d’ailleurs paraître parfaitement éculée. Un peu de provocation ne fait, aujourd’hui, plus peur à personne. Plus d’un programmateur se dira, au contraire, que l’impertinence est  une recette comme une autre et que celle-ci peut avoir l’avantage de réveiller un public assoupi, grégaire et zappeur d’images. C’est de bon ton et même politiquement correct, y compris afin de forger une identité communautaire quelconque. Cette exposition-ci, organisée au musée Ianchelevici à La Louvière retiendra toutefois notre attention : « Glissement de terrain » – c’est son titre – glisse d’un sujet à l’autre avec intuition et précision, sans se prendre les pieds dans le tapis, sans enfoncer les portes ouvertes. Les œuvres sélectionnées, d’une trentaine d’artistes, sont souvent fortes  tandis que le sujet est abordé sans prétention. Il est, surtout, traité de façon suffisamment large et nuancée que pour jeter des ponts là où l’on ne s’y attend pas. Quatre commissaires ont œuvré ensemble ; Valérie Formery, Pascale Viscardy, Marie-Noëlle Dailly et Benoît Dusart ont choisi d’établir un parcours calqué sur les grandes étapes qui engendrent l’impertinence : le trouble amenant le questionnement; le décryptage; la formulation de propositions ; l’impact et les nécessaires changements induits.

« Glissement de terrain » interroge « la notion d’impertinence comme acte de résistance et de survivance en nos sociétés contemporaines. L’impertinence est à considérer ici dans son acception courante : une façon d’agir hors de la pensée unique, de réagir aux imperfections du monde, d’oser dire, de penser la relativité du sens et la fatuité du sérieux. Elle rassemble des oeuvres qui nourrissent connivences, rebondissements et grincements dans une dimension critique. Leur justesse tient lieu de balise puisque sans « pertinence », le sens fait défaut et le grossier l’emporte. Sans aucun doute, l’œuvre de Sylvie Blocher, « La violence est lisse », conduit-elle le propos : le lisse n’est certainement pas dans la crudité et l’obscénité des graffiti sexuels, qui mettent à jour les tabous, les interdits, et la part d’animalité de l’homme. Il est manifestement ailleurs, peut-être dans le monde propre et sur les murs lisses des musées. Par cette pièce, Sylvie Blocher inocule de la brutalité et de la réalité dans l’univers souvent abstrait de l’art. Tout comme Lizène, d’ailleurs, qui dans un éperdu désir de survivance, refuse de procréer et se commet dans une performance qu’il intitule « Extinction de l’œuf », action anodine qui consiste à asperger d’insecticide des jaunes d’œufs de poule baignant dans l’albumine, geste d’une violence extrême qui tue toute vie dans l’œuf. Oui, l’on glisse dans la violence, comme dans un piège. L’installation « Come Dear, Get Something Nice » de Carsten Holler, est à  première vue douce et sucrée ; elle fonctionne comme un leurre et un piège pour bambin à quatre pattes, appâté par une friandise.

On glissera ainsi, d’une œuvre et d’un sujet à l’autre, de la mise en cause de toute violence, domination ou autorité illégitime à la contestation sociale,  de l’affirmation des identités, à la liberté des expressions, en passant par la démystification du religieux. Adel Abdessemed figure, avec « Sphères II », des anneaux de sa taille et de celle de sa compagne réalisés avec des barbelés, utilisés pour la défense militaire des frontières. Kader Attia compose une « colonne sans fin » de mégaphones empilés, associés aux manifestations et à leurs leaders. Elle semble plongée dans un mutisme politique, défaite de son rôle, orpheline de slogans. Zbigniew Libera se sert de briques Légo afin de reconstituer diverses scènes et décors évoquant les camps de concentration ; c’est là bien plus que la perversion d’un innocent jeu d’enfant. Féministe, pacifiste, Martha Rosler est connue pour avoir dénoncé avec violence, et surtout une virulence plastique toute singulière, les stéréotypes féminins tout comme l’impérialisme et le libéralisme à tous crins. Ses photomontages alliant images de guerre et de mode sont de véritables outils de guérilla.

On appréciera les travaux d’Eric Pougeau, ses couronnes et plaques mortuaires qui offensent même la mort ou surtout cette insidieuse et innocente « série des mots d’enfants sur papier d’écolier » qui souligne la violence potentielle qui se joue entre parents et enfants. Dana Wyse, traitant de l’incommunicabilité, de la difficulté d’intégration, de l’homosexualité et tout ce qui touché à l’identité, Lamia Ziadé, explorant avec humour le plaisir féminin dans des intérieurs de tissus assemblés, entre Orient et Occident, Gustavo Riego découpant au cutter des images de catastrophes naturelles dans les pages de cotations financières des journaux : oui, de nombreux glissements de nos sociétés sont là. Et en toutes ces œuvres, il faudra parfois s’y reprendre à deux fois afin de percevoir l’ampleur, la gravité, l’innommable parfois, de ce qui est abordé. A l’image de ce buste de Christ dont il faudra s’approcher pour se rendre compte que Messieurs Delmotte en a transformé la sainte face en visage trisomique.

La Louvière, musée Ianchelevici. Jusqu’au 23 décembre.

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Orla Barry

Leuven, Stuck, Mountain, performance, les 8 et 9 novembre.

Honoré d’O

– Antwerpen (B), Cinq siècles d’images à Anvers, exposition inaugurale du Museum aan Stroom, 12 mai 2011 – 31 déc. 2012.

Eleni Kamma

– Aachen, NAK Neuer Aachener Kunstverein (solo), Preis für Junge Kunst Prijs voor Jonge Kunst Prix de l’Art Jeune, 27 October – 25 November 2012
– Bruxelles, L’ Observatoire – Maison Grégoire (solo) – 04 October– 03 November 2012
– Leipzig, On Dilettantism (Group exhibition) 15 September – 18 November 2012
– Iassy (Ro), Teach Me Pet Me, Tranzit.Ro, 11 octobre – 25 novembre.

Suchan Kinoshita

– Amsterdam (PB), Stedelijk Museum, Beyond Imagination, 23 septembre – fin décembre.
– Bruxelles (B), Locus Solus Domesticus, Avenue de Jette, Institut de carton, 22 septembre – 22 décembre 2012

Aglaia Konrad

– Aachen (D), Ludwig Forum, Die Stadt, die es nicht gibt. Bilder globaler Räume, du 21 septembre au 20 janvier 2013.
– Rennes (F), 40mcube, Aglaia Konrad, Concrete & Samples I, II & III, 2009-2010.. Dans le cadre des Ateliers de Rennes – Biennale d’art contemporain. Du 14 septembre au 8 décembre.
– Graz (AUT), Eyes on the City, Stadtmuseum, à partir du 12 octobre
– Bruxelles (B), Locus Solus Domesticus, Avenue de Jette, Institut de carton, 22 septembre – 22 décembre 2012
– Norwich (UK), The Sainsbury Centre for Visual Arts, Aglaia Konrad, Apparent Positions : Concrete and Samples. 20.10 – 11.11.2012

Jacques Lizène

– Bonn (D), Narren. Künstler. Heilige. Lob der Torheit. Kunst und Austellunghalle, 31 août – 2 décembre 2012.
– Antwerpen (B), Cinq siècles d’images à Anvers, exposition inaugurale du Museum aan Stroom, 12 mai 2011 – 31 décembre 2012.
– La Louvière (B), Glissements de terrain, musée Ianchelevci, du 5 octobre au 23 décembre.

Emilio Lopez Menchero

– La Louvière (B), Glissements de terrain, musée Ianchelevci, du 5 octobre au 23 décembre.
– Bruges (B), De Bond, Schriftuur/Scripture, du 23 septembre au 18 novembre
– Morlanwez (B), Musée royal de Mariémont, Ecrivains mode d’emploi, du 2.11 au 17.02.2013

Benjamin Monti

– Montpellier (F), Perspecta, Iconoscope, du 12 octobre au 22 décembre (solo)

Eran Schaerf

– Berlin (D), galerie Zwinger, du 7 septembre au 8 novembre.
– Vaduz, Lichtenstein, Don’t Smile, Kunstmuseum, 21 septembre – 20 janvier 2013

Raphaël Van Lerberghe

– La Louvière (B), Glissements de terrain, musée Ianchelevici, du 5 octobre au 23 décembre.
– Liège (B), l’idiotie des palmiers, galerie Nadja Vilenne, jusqu’au 22 décembre.

Walter Swennen

– Liège (B), Sans titre, galerie Nadja Vilenne (solo), jusqu’au 22 décembre
– Antwerpen (B), Cinq siècles d’images à Anvers, expo sition inaugurale du Museum aan Stroom, 12 mai – 31 dec 2012
– Leuven (B), focus Guy Mees, œuvres de la collection CERA, Musée M, jusqu’au 20.01.2013

Marie Zolamian

– Liège (B), Mamac, L’homme qui valait 35 milliards, du 9 octobre au 3 novembre 2012
– Ramallah (Pal), gestures in time, Birzeit historic centre, Qalandyia International Biennal, 1-15 nov. 2012

 

Apparent Positions is a series of installations by contemporary artists who work with the moving image.

Based around the notion of transfigured space, the four shows – separate, yet in dialogue with one another – comprise work which deals with spaces imagined, implicated, even compromised. Complicating and subverting the construct of landscape and the Romantic tradition, the films summon the notion of the plurality of place, of a meta-landscape; and beyond that, of the active site, loaded, both defining and defined by interaction with its occupants and would-be occupiers.

The first of these installations presents Concrete and Samples by Aglaia Konrad.

Originally from Austria, Aglaia Konrad is based in Brussels. Her work, which encompasses photography and film, has received solo exhibitions in Siegen, Antwerp, Geneva, Graz, Cologne and New York, among other cities; and in group shows including Documenta X (1997), Cities on the Move (1998-1999) and Talking Cities (2006).

Concrete & Samples I, II, III is a series of 16mm films on sculptural architecture. The sites in all films, while disparate, embody the idea of ‘architecture as sculpture’ and a very distinct use of concrete that seems to depart from the free form of the whole in a sculptural manner. In the absence of a traditional narrative, it is space itself that takes the central role, while the camera proposes a narration by negotiating the spaces in time.

Apparent Positions – Concrete and Samples
20th Oct 2012 – 11th Nov 2012
The Sainsbury Centre for Visual Arts is situated on the University of East Anglia (UEA) campus, on the West side of Norwich.
Sainsbury Centre for Visual Arts
University of East Anglia
Norwich

 

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Emilio Lopez Menchero participe à l’exposition « Ecrivains, mode d’emploi » au musée royal de Mariemont. Il y montre son « Trying to be Balzac à la bretelle », ce trying to be s’inspirant du portrait de Balzac fait Louis Auguste Bisson en 1842.

« Parce que le daguerréotype lui paraît fixer le spectre invisible de la réalité, Balzac voit dans cette invention la démonstration de sa métaphysique et son double mécanique. En 1842, alors que naît la Comédie humaine, il vient devant l’objectif des frères Bisson incarner sa philosophie de la création, écrira Nadar qui précise également : « Selon Balzac, chaque corps dans la nature se trouve composé de séries de spectres, en couches superposées à l’infini, foliacées en pellicules infinitésimales, dans tous les sens où l’optique perçoit ce corps. L’homme à jamais ne pouvant créer – c’est-à-dire d’une apparition, de l’impalpable, constituer une chose solide, ou de rien faire une chose –, chaque opération Daguerrienne venait donc surprendre, détachait et retenait en se l’appliquant une des couches du corps objecté. »

C’est suite à ses « Trying to be Balzac », suivant la sculpture de Rodin, qu’Emilio Lopez Menchero réalisa ce « trying » singulier, dit à la bretelle, Balzac posant en Napoléon des lettres. Sa pose est léonine, puissante, créatrice, virile et romantique.

Ecrivains, mode d’emploi
Entre portraits, anecdotes et faits de société

Musée de Mariemont, Du 02-11-2012 au 17-02-2013

L’exposition « Écrivains : modes d’emploi. De Voltaire à bleuOrange » met à l’honneur la représentation même de l’écrivain qui est au cœur de notre patrimoine culturel et de notre imaginaire collectif.

Documents originaux ou inédits, supports numériques, archives sonores et audiovisuelles, caricatures, sculptures, gravures, photographies et créations contemporaines … l’exposition permet de nous interroger de manière innovante sur l’actualité d’une figure multiséculaire.

L’exposition se propose de plonger dans l’univers des écrivains, en coulisses autant que sur la scène publique. Un parcours chronologique et des espaces thématiques permettent de vivre différentes ambiances, différentes temporalités suggérant les moments clés qui ont fait de l’écrivain ce personnage central de notre civilisation.

Ces espaces questionnent également l’interaction entre les écrivains et l’espace public. De Voltaire à aujourd’hui, ils sont en prise avec les enjeux majeurs de leur société : guerres, bouleversements des arts et des médias, puissances politiques, prix d’écritures … l’écrivain n’en devient-il pas objet commercial ?

Enfin, la question du contemporain est soulevée. L’affirmation du sens moderne d’« écrivain » a été favorisée par l’essor de l’imprimerie et la création d’institutions, mais aujourd’hui les sites et les blogs ne sont-ils pas en passe de transformer radicalement ses modes d’action ?

Se côtoieront des œuvres importantes qui ont marqué le temps de certains grands auteurs célèbres (Voltaire, Hugo, Sand, Sartre, Duras ou Céline), des vidéos d’archives et des objets symboliques ou incongrus associés aux écrivains.

L’exposition est également l’occasion de croiser des écrivains moins exposés à la notoriété ou des créateurs contemporains proposant des textes multimédias, interactifs, inédits par le biais d’un numéro spécial de la revue de littérature hyper médiatique « bleuOrange » (Montréal).

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Comme le Petit Maître apprécie les idiots retournements de perspective (art stupide, 1971) et remet (parfois) les choses au lendemain,il fait durant ce finissage ce qu’il ne fit au vernissage : transformer l’enseigne d’un guichet de l’énergie voisin de l’exposition en guichet de l’Energumène (hommage à Guy Scarpetta).

Art syncrétique, 1964, sculpture génétique culturelle 1984, en remake 2011, technique mixte, résine, plâtre, papier, masque Fang, mannequin, 190 x 55 x 35 cm

Art syncrétique 1964, sculpture génétique culturelle et cultuelle 1984 – 2010, en remake, 2011. Vierge croisée Vénus croisé masque africain, technique mixte, 147 x 25 x 25 cm

 

 

 

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Benjamin Monti, collecte des images imprimées, y prélève en les copiant à l’encre noire, les éléments constitutifs d’une nouvelle encyclopédie où l’humour, l’irrévérence et l’étrange ont le dernier mot.
Dans la série Perspecta, il dessine sur des grilles de perspectives jaunies, qui deviennent le théâtre dans lequel tous les protagonistes « collectés » vont faire des rencontres imprévues. Cette hybridation réactive des images oubliées tout en dynamitant leur sens et vocation première.

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Jacques Lizène signera la publication qui complète cette exposition ainsi que l’édition « Art syncrétique 1964, en remake 1984 » qui accompagne la 31e livraison d’Art&Fact, « Les années 80 à Liège. Art et Culture ». Comme le Petit Maître apprécie les idiots retournements de perspective (art stupide, 1971) et remet (parfois) les choses au lendemain,il fera durant ce finissage ce qu’il n’a pas fait au vernissage : transformer un guichet de l’énergie en guichet de l’Energumène (hommage à Guy Scarpetta).

Liège, OPMA, rue des Croisiers, 7. Vendredi 26 octobre. De 17.30 à 21h.


Tout le monde peut le faire, oui, mais la place est déjà prise ! extrait vidéo. Production AVCAN.

 

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The NAK. Neuer Aachener Kunstverein is pleased to announce that Maastrict-based artist Eleni Kamma is the first winner of the PREIS FÜR JUNGE KUNST PRIIJS VOOR JONGE KUNST PRIX DE L’ART JEUNE. In addition to a cash prize of 3.000,- Euro, the artist will present her work in a solo exhibition at the NAK. Neuer Aachener Kunstverein in October 2012. The exhibition will be accompanied by a publication.

The PREIS FÜR JUNGE KUNST was awarded for the very first time in 2012 by the NAK. Neuer Aachener Kunstverein and STAWAG, Stadtwerke Aachen AG and is made possible through the generous support of STAWAG. The prize is given to artists under forty years old and who were born, educated, or live and work in the Meuse-Rhine Euroregion. STAWAG Executive Board Director Dr. Christian Becker explains the energy concern’s decision to sponsor the prize as follows: « Promoting young talent is a central focus of STAWAG’s community involvement. I am delighted that we can offer young and upcoming artists a chance to develop their work through the NAK art prize and contribute in this way to ensuring that Aachen remains a source of inspiration for innovative ideas. »

The jury consisting of Dr. Martin Schmidl, artist, Berlin and Aachen, Lisette Smits, curator, MARRES Center for Contemporary Culture, Maastricht, Dirk Snauwaert, director WIELS Contemporary Art Center, Brussels, Astrid Wege, curator and publicist, Cologne, and Dorothea Jendricke, director, NAK. Neuer Aachener Kunstverein, Aachen, selected Kamma from more than one hundred applications received from the three countries of the Euregio Meuse-Rhine, Belgium, the Netherlands, and Germany, for the following reason:

« Athens-born of Cypriot origin Eleni Kamma (*1973) focuses on the inherent gaps and contradictions within existing cultural narratives and structures. In her books, drawings, videos and installations she investigates possibilities for a future architecture that rejects binary oppositional systems of thought and accepts rather than tolerates « other » positions. Her interest lies in narrative representations of transformation.

Issues of memory, authenticity and identity take centre stage in Kamma’s artistic practice. It often takes the form of real objects or stories that are constituted as stereotypes through omission of their actual history. By revisiting systems of classification and strategies of description and taxonomy, Kamma examines the relation of the cliché, the banal and the stereotype, to the formation of history and the production of meaning.

Kamma’s work captivated the jury not only through the broad range of the media used and the wealth and diversity of its references, but also through its subtle reflection on space and the « appearance » of an object that suggests an in-between space.

With Kamma, the prize is awarded to an artist who maintains close ties to all three countries of the Euregio Meuse-Rhine. Currently living in Maastricht, she not only plays an active and integral part in the regional art scene but her international connections allow her to maintain a high profile within the international art field, providing visibility and evidence of the vitality of the regional art scene of the Euregio Meuse-Rhine. »

Eleni Kamma (*1973) was a Fellow Researcher at the Jan Van Eyck Academie in Maastricht in 2008-09. Moreover she is represented by Galerie Nadja Vilenne in Liège. In 2010, Kamma was an artist in resident at the WIELS Contemporary Art Centre in Brussels, and, in early 2011, she participated in the IASPIS Residency Program in Stockholm. In the same year, Eleni Kamma was also a guest artist at Villa Romana in Florence. Her works have been presented previously in Aachen in conjunction with the exhibition of the Liège-based SPACE Collection at the Atelierhaus Aachen e.V.

OPENING:  Saturday 27 October 2012 . 7 PM
OPEN:  28 October — 25 November 2012

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Lu dans HART, sous la plume de Colette Dubois :

Le M gère depuis 2012 la collection d’art de Cera. Les deux partenaires y travaillent ensemble, ce qui permet d’offrir au public une coupe transversale unique de l’art belge postérieur après 1945. La collection comprend quelque quatre cents oeuvres de près de septante artistes belges, des noms établis mais aussi des talents émergents dans les médias les plus divers. Le M monte chaque année une exposition autour de la collection en s’intéressant tout particulièrement à un artiste ou à un thème. La première présentation de collection part de l’oeuvre de Guy Mees.

Guy Mees a réalisé des sculptures, des oeuvres sur papier, des photos, des installations et des films. Les oeuvres que Cera possède de Guy Mees constituent un échantillon de sa diversité artistique et engagent un dialogue ludique avec les oeuvres d’autres artistes dans la collection Cera: sa contemporaine Marthe Wéry, Walter Swennen et le plus jeune artiste Gert Robijns. Un ou plusieurs éléments de l’oeuvre de Guy Mees, comme une palette monochrome, la relation avec l’espace et le caractère léger et fragmentaire des formes sont également présents chez ces artistes.

(…)

Une prédilection pour les couleurs vives, des éléments ludiques et le mélange de formes abstraites et figuratives sont quelques-uns des liens visuels pouvant être établis entre le travail artistique de Guy Mees et celui de Walter Swennen (Forest, 1946). M expose trois tableaux de Walter Swennen: NOEUD PAPILLON (1999), SERPENT (1998) et LE LAPIN ET LE CANARD (2001). Chez Walter Swennen, les motifs se glissent souvent entre les couches de peinture, ce qui permet au spectateur de faire le lien entre des éléments d’avant-plan et d’arrière-plan. Pour lui, la force d’imagination l’emporte sur la raison. Walter Swennen nous livre de petites réponses, souvent humoristiques, sur la question du sens de la vie.

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Sculpture génétique AGCT, 1971, en remake 2008.

Art syncrétique 1964, sculpture génétique culturelle 1984 en remake 2011, danseuse asiatique, croisée statuette africaine croisée Vénus de Milo

Art syncrétique 1964, art néo déco 1987, en remake 2011

art syncrétique 1964, croisement de fétiches africains, mettre n’importe quoi sur la tête, 1994, une scie, en remake 2011

Exposer dans tous les musées du monde, y compris dans un musée gonflable avec ascenseur à vide d’air. Drôle de Hahaharchitecture.

Fragment de mur à la matière fécale, remake 2008

Toile dans la toile, toile découpée, Peinture marchandise. Prestiges. Misère pour nanti. Cet objet d’art est un modèle valorisant son acquéreur. L’acheter c’est créer. Facétie médiocre 1976. Cela sent déjà le déjà vu, le déjà dit. Et pourtant ! 1976 technique mixte sur toile

Sculpture nulle 1980, art syncrétique 1964, l’interrogation génétique 1971, mettre n’importe quel objet sur la tête 1994. En remake 2011

Art auto-publicitaire, 1975. « Collectionneurs avertis, il vous faut acquérir un Lizène d’art médiocre pour mettre en valeur par opposition vos tableaux de maîtres et votre mobilier de qualité » 2011

Art syncrétique, en remake, chaises découpées et croisées, un protoptype Reciprocity 2012  (avec Fred Richard)

Art syncrétique 1964, chaises découpées et croisées, en remake 2011, technique mixte, 98 x 41 x 45 cm

Minable Ahaharchitecture, 1980 d’après un dessin médiocre de 1964-66, peinture à la matière fécale, 1977 et crayon., 1996, peinture à la matière fécale, crayon, plastifié

Minable AhAhArchitecture 1966-1980, petite architecture sur roues de gros avions, mettre n’importe quoi sur la tête, 1974. 1999 Dessin au crayon et photographie en collage, photocopie plastifiée

Fragment de mur à la matière fécale, remake 2008, peinture à la matière fécale sur papier, 70 x 53 cm

Meuble découpé 1964, naufrage de regard, art syncrétique 1964, sculpture génétique culturelle 1974, statue fétiche d’art africin croisé statuette de style pré-colombien, en remake 2011 commode découpée, technique mixte 120 x 70 x 50 cm

Minable Ahaharchitecture 1980, remake 1999. D’après les dessins médiocres de 1964-66.. 1999. Technique mixte sur papier, 30 x 43 cm

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Aglaia Korad participe à l’exposition :

YES ON THE CITY Urbane Räume in der Gegenwartsfotografie | Urban Spaces in Contemporary Photography
Stadtmuseum, Graz (AT)

Fotografinnen und Fotografen, die – wie der aktuelle Trend zeigt – vermehrt das Städtische in Augenschein nehmen, fokussieren damit eminent Gesellschaft. Die in « EYES ON THE CITY. Urbane Räume in der Gegenwartsfotografie » versammelten internationalen Künstlerinnen und Künstler verstehen Stadtraum dementsprechend nicht als statischen, homogenen Ort, der in objektiver Weise in Raum und Volumen wiederzugeben ist. Vielmehr reflektieren sie urbane Räume als dynamische Konstellationen, was auch die Nutzung und Wahrnehmung von Gebautem – und ebenso die Räume des Dazwischen beinhaltet.

Schließlich gilt es als ein Charakteristikum urbaner Räume, dass diese einem permanenten Wandel unterliegen und sich entsprechend der in ihnen lebenden Menschen, deren Interaktion untereinander sowie der Interaktion zwischen Menschen und der sie umgebenden Architektur stets aufs Neue konstituieren. Es gibt somit eine Vielzahl an Möglichkeiten, eine Stadt zu sehen und fotografisch zu erfassen.

Photographers who—as the current trend shows—have increasingly a close look at the urban, strongly focus on society by this. The international artists featured in the exhibition « EYES ON THE CITY. Urban Spaces in Contemporary Photography » do not understand the urban space as a static and homogeneous place whose spatiality and volume can be objectively reproduced. They rather reflect on urban spaces as dynamic constellations that include also the uses and the perception of the built environment—and likewise on the spaces inbetween.

After all, it is considered a characteristic feature of urban spaces that they are subject to permanent transformation and continually constitute themselves anew in accordance with the people populating them, their interaction among each other and the interaction between the people and the architecture surrounding them. Thus there is a vast number of possibilities of seeing a city and capturing it in photographs.

Mit Fotografien von | With photographs by: Olivo Barbieri, Peter Bialobrzeski, Sabine Bitter/Helmut Weber, Hin Chua, Lee Friedlander, Aglaia Konrad, Anne Lass, Paul Albert Leitner und Simona Rota.

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Pour la quatrième année, ARTE consacre une nuit à l’art vidéo. Avec pour guide Rebecca Manzoni, pas moins de 70 oeuvres s’enchaîneront, tantôt engagées, tantôt légères. Diffusée durant la FIAC, ARTE Video Night 2012 contribue à donner ses lettres de noblesse à un art jeune, reflet de notre époque, en révélant au grand public sa créativité et sa diversité. Dominique Goutard et Jean-Luc Monterosso en sont les commissaires artistiques.

Soixante-dix oeuvres ont ainsi été sélectionnées, organisées autour de sept thèmes : Dancefloor, passages, chaos, drôle… pas drôle, d’Allemagne, enfermement et douceurs.
Trois « cartes blanches » ont  été offertes à des personnalités de la scène artistique : A Jean De Loisy, qui trace la nouvelle histoire du Palais de Tokyo à Paris, à Alain Fleischer, artiste et fondateur de l’École du Fresnoy à Tourcoing, à Doris Krystof enfin, qui nous plonge dans le foisonnement culturel de Düsseldorf (le K21, le KIT et la Collection Julia Stoschek)

Jean de Loisy a, entre autres œuvres, sélectionné une œuvre de Jacques Lizène, « Dressage d’une caméra et Tentative d’échapper à la surveillance d’une caméra (1971) ».  « Jacques Lizène, déclare Jean de Loisy,  marque les débuts de l’art vidéo, simultanément avec Dan Graham et Nam June Paik, avec une conscience immédiate du pouvoir subversif de l’image. Cet artiste autoproclamé médiocre brise l’autorité du dispositif vidéo et s’adresse à la caméra pour la dresser ! La simplicité du geste renverse les rôles avant même que l’art vidéo ne soit identifié comme tel. Depuis, les vidéastes exercent deux attitudes contradictoires : ils utilisent le pouvoir de l’image pour nous captiver et le dénoncent pour nous libérer.

ARTE VIDEO NIGHT 2012 sera à découvrir en avant-première samedi 20 octobre au Palais de Tokyo. Diffusion sur ARTE le dimanche 21 octobre de 23h55 à 2h55.

Tentative de dressage d’une caméra suivi d’une tentative d’échapper à la surveillance d’une caméra. 1971.
1971, NB, sonore, 2’00, portapack Sony transféré sur DVD. Ed Yellow. Les deux séquences peuvent être autonomes.

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Qu’est-ce qui peut bien relier une conversation entre deux architectes suédois, discourant de tendances actuelles en architecture contemporaine, des extraits choisis tirés de discours de G.W. Bush, les réunions hebdomadaires d’une chorale d’amateurs du fin fond de la Suède ou encore des représentations de cet animal emblématique qu’est le perroquet? A première vue, bien peu de choses, répondrait-t-on. Et pourtant…

Ce qui pourrait passer pour un rébus se met tout naturellement en place quand l’on prend le temps nécessaire de s’attarder dans l’exposition d’Eleni Kamma à la Maison Grégoire. C’est que le travail d’Eleni Kamma est un travail qui se déploie, dans le sens étymologique du terme (porter au-delà), dans une logique de translation constante. Il procède souvent à la façon d’un discours fonctionnant par associations et inductions, et dont les vides, ellipses, silences ou manques apparents sont précisément au moins aussi signifiants que ses éléments explicites, exprimés.

C’est aussi une œuvre, qui, par delà son apparent éclectisme lexical de formes et de styles, procède suivant une logique interne extrêmement sélective.

Ses installations ou expositions sont donc à appréhender in toto, à la façon de phrases plastiques, libres et flottantes, recourant à un langage personnel où éléments visuels, plastiques ou linguistiques se complètent, construisant ainsi de véritables rhétoriques « installatives » participant d’une logique de gesamtkunstwerk.

Les œuvres qui forment le noyau de cette exposition sont deux vidéos que Kamma a réalisées en Suède à l’occasion de sa résidence à Iaspis en 2011, à savoir : « Malin and Tor: Two architects in conversation ». Et la vidéo éponyme: « P like Politics, P like Parrots ». Si ces deux vidéos peuvent à première vue, ou, plutôt, audition apparaître fortement ancrées par leur contenu rhétorique et discursif dans le contexte local, c’est sans doute précisément par leur propre déplacement, leur extraction du contexte d’origine que l’on peut le mieux apprécier le message méta ou infra linguistiques, les analyses sociopolitique et esthétique qu’ils véhiculent.

« Malin and Tor: Two architects in conversation » suit en deux épisodes l’échange que poursuivent ces deux architectes. Pour une première partie, l’entretien porte sur une analyse de la crise de la dimension spéculative de l’architecture contemporaine, au profit de la montée en puissance concomitante de l’aspiration au spectaculaire sévissant de nos jours. En guise de toile de fond de cette vidéo se déroule sous nos yeux l’architecture temporaire, très anti spectaculaire précisément, d’une salle en plein montage de l’Arkitektuurmuseet de Stockholm.  Filmé par une camera résolument exploratrice, en constant mouvement giratoire, le décor agit à la façon d’une membrane textile, souple, quasi organique et fragile, tel un contrepoint signifiant à la réflexion menée sur la vocation et la dimension spectaculaires de l’architecture dans le tissu social.

Dans la deuxième partie de l’entretien, les deux architectes, reprennent leur échange en évoquant le succès et la floraison des chorales au sein de la société suédoise offrant la possibilité d’une expression individuelle et collective indirectes, tout en exprimant le besoin de recréer un sens de communauté faisant sans doute défaut à l’espace public.

Cette partie de leur conversation offre une transition toute naturelle à la deuxième vidéo d’Eleni Kamma, qui nous restitue une répétition bien spécifique d’un chœur amateur de la paroisse de Bräcke. La structure du texte qu’Eleni Kamma propose à la chorale après l’avoir écrit à leur intention, reprend le rythme ternaire et répétitif du jeu bien connu « papier ciseau caillou ». L’élément subversif apparaît progressivement lorsque l’on s’aperçoit que le texte repose sur la succession de paroles à connotation politiques (people, pouvoir, public, privé, etc.), commençant toutes par la lettre P-, et toutes tirées d’un discours de 2003 de G.W. Bush. Leur répétition, comme fortuite, incontrôlée et accidentelle, induite par la structure même du jeu offre en soi une mise en abyme troublante et métaphorique sur le fonctionnement arbitraire de nos systèmes politiques.

La complémentarité des deux vidéos apparaît ainsi progressivement. Elles partagent l’usage giratoire de la caméra, explorant inlassablement des espaces décors quasi vides, qui ne sont habités que par la présence du son de la voix humaine. Si la forme discursive articulée de « Malin & Tor » cède la place dans « P like Politics…» à une expression polyphonique et apparemment plus erratique et confuse, dans les deux cas, les contenus textuels progressent et se développent par des translations / associations de sens ou de sons.

L’intérieur de la Maison Grégoire se prête à merveille à la présentation de ces œuvres. Combinant la pureté de ses lignes modernistes avec la dimension domestique de lieu habité de façon très minimale, il offre un écho direct aux décors utilisés par Kamma. En outre, conçu par van de Velde comme un statement résidentiel fonctionnel et anti spectaculaire, son architecture se déploie de façon organique à l’échelle de l’homme: le rez-de-chaussée en particulier s’appréhende comme un espace s’articulant autour d’un escalier central et qui induit une circulation giratoire qui n’est pas sans rappeler l’usage de la camera privilégié par Kamma.

A l’occasion de « Found in Translation, chapter P » une sérigraphie originale en 15 exemplaires, un livret et une série de 15 prints spécialement produits pour l’occasion viennent expliciter le lien entre les deux vidéos.

Texte de Emmanuel Lambion



Malin and Tor (Two Architects in Conversation), 2011
33:16 minutes, HD video, color, stereo sound, 16:9, English spoken, NL

P Like Politics, P Like Parrots, 2011
17:42 minutes, HD video, color, stereo, English and Swedish spoken, NL

 

What on earth would at first sight appear to connect a conversation between two Swedish architects reflecting on a current trends in architecture, excerpts from presidential speeches by G.W. Bush, the weekly practice of an amateur choir and the archetypal image of parrots in our Western imagination? Hardly anything, one would guess. And still… What would seem to be a kind of rebus comes into pieces when one takes the necessary “speculative” time to visit and envision thoroughly the installation devised by Eleni Kamma for Maison Grégoire.

For Eleni Kamma’s work is a work which unfolds itself in permanent translation (hereby intended in its etymological meaning of “bringing beyond”), much in the fashion of an associative and inductive discourse, where gaps and voids are precisely as meaningful as its formal constitutive and explicit, expressed elements. It is a work which, following a seemingly casual, but, at the same time, very specific and selective approach, resorts to visual, plastic and linguistic elements to articulate itself into gesamtkunstwerk installations. Kammas installations and or exhibitions are to be apprehended in totum, like a free floating sentence elaborated in a personal language, resorting to an eclectic vocabulary.

The works forming the chore of this exhibition are two videos, both realised in Sweden on the occasion of Eleni Kamma’s residency @ Iaspis in 2011, namely : Malin and Tor : Two architects in conversation and the eponymous : P like Politics, P like Parrots

Both videos are at first sight or, rather first hearing, strongly anchored by their discursive and linguistic content in the Swedish local context. Beyond, it is maybe this very displacement out of their context of origin which helps appreciate the general, meta-linguistic message and the socio-political and aesthetic comments they convey.

Malin and Tor : Two architects in conversation follows in two episodes the discursive exchanges between the two aforementioned architects. The fist part of their conversation articulates around an analysis of the crisis of the speculative element in contemporary architecture, paired with a reflexion on the “spectacular” fashion, as a current operational mode, mirrored by the very alteration of the meaning of their etymological radical. Background for this video is the mobile, evolving and precisely anti-spectacular setting of a room of the Arkitektuurmuseet, filmed while an exhibition is being mounted. As such, through the very explorative and rotating use of the camera, the decor functions as a sort of fragile organic filter, acting as a meaningful metaphoric counterpoint to a reflexion of the spectacular role / dimension of architecture in the social fabric.

In the second part of the video, the two architects resume their conversation by tackling i.a. the phenomenon of the success and flowering of singing choirs apprehended as a sort of social architecture, which may sometimes be seen as “absorbing the lack of talents”, whilst revealing the need of a sense of community and offering the possibility for a mediated discursive social expression.

This part of their conversation offers the natural transition for Kamma’s second video, reflecting a specific rehearsal of the amateur choir of the Parish of Bräcke.

The composition of the text proposed by Kamma and rehearsed by the singers, originates in the rhythm and structure of the famous hands game “Paper-Rock-Scissors” progressively subverting it through the inclusion of political P- words, all (not so) randomly chosen from a 2003 speech by George W. Bush and introducing the concepts of public, common sphere vs. private one, power vs. people etc.

The casually repetitive, alternating character of the seemingly endless game offers an indirect metaphor on the arbitrary functioning of our political systems, apprehended as a carousel-like vortex.

If their correspondences appear but progressively, the two videos function very well together.. They share the same use of an explorative camera, rotating around itself in a seemingly empty décor, just inhabited by the characters through speech or singing. An articulated but also free and associative discourse in the first video makes place in the second video for a more polyphonic and seemingly loose verbal exchange, nevertheless carefully devised and prepared by the artist. Both discursive contents progress and develop in associative translations of meanings and / or phonetics to eventually climax in the P like Politics piece in a parody of a subversive sung “game”. It there where one can feel that the formal and thematic choices made within each video (and in the link between the two of them) are deeply meaningful.

The domestic interior of Maison Gregoire appears to be the perfect setting for the presentation of the two videos. The premises combine the purity of their modernist lines along with a decidedly domestic, lived in (if sparsely furnished) interior, thus echoing the two distinctive backgrounds filmed in the Eleni kamma’s videos. Precisely conceived by van de Velde as an anti-spectacular statement, the architecture is organically articulated and based on human scale. A final touch is brought about by the fact that the ground floor used for the exhibitions is designed for a circular de-ambulation around a central staircase, thus much on the line of the circular rotating character of the filming in Kamma’s videos.

On the occasion of Found in Translation, chapter P, an original silkscreen print, booklet and a series of 15 prints further articulate the implicit connection between the videos.

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