novembre 2012

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Ce samedi 24 novembre, Emilio Lopez Menchero était l’invité du festival de performances “Acción!MAD12”  au Mataderos,  salle de spectacle installée dans les anciens abattoirs de Madrid.

“Claquettes”, titre de sa  performance, est régie par une protocole précis :  “je m’installe sur un tabouret, explique Emilio Lopez Menchero, torse nu avec des bottes de flamenco au pieds et sur mes oreilles des « Headphones » relié à un Ipod. Je lance la lecture d’une chanson de Camaron de la Isla. Le public n’entend rien. Je réagi à la musique, avec mes doigts , mes pieds, mon torse , tout mon corps. Moi j’entend à peine ce que je fais et je n’entend rien du public. Cette « distance » est la base du protocole que je me suis obligé à suivre. Chaque interprétation de cette performance est totalement unique”.

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Suite à son exposition « The right moment at the right place »,  le musée De Paviljoens à Almere a acquis tout récemment une œuvre sonore de Suchan Kinoshita. « Passant » diffuse dans l’espace où l’oeuvre est installée, le bruit assourdissant du passage d’une rame de métro à New York. Toutes les 17 minutes, le son sature littéralement l’espace, même et surtout dans le silence qui suit le passage de la rame, moment d’un surcroît de présence. Les visiteurs de l’exposition « Yukkurikosso Yoi » (2006) se souviennent peut-être de résonnances de l’œuvre dans l’espace de la galerie. On l’entendra désormais dans les pavillons de Robbrecht en Daem, conçus pour la Documenta de 1992, aujourd’hui reconditionnés à Almere.  « Passant » est, en effet, à entendre au musée d’Almere dans le cadre de l’exposition « People can only deal with the fantasy when they are ready for it ».  On y verra également des œuvres de Yael Davids, Job Koelewijn, Barbara Visser, Meschac Gaba, Germaine Kruip, Bik Van der Pol et d’autres.

 

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Chiffres
Huile sur papier, marouflée sur panneau, 30 x 40 cm 2010

Gris sur vert
Huile sur papier marouflée sur panneau, 32 x 24 cm
2005

 

Marsmannekke
Huile sur papier marouflée sur panneau, 24 x 30 cm
2007

Grand bleu & orange
Huile sur papier marouflée sur panneau, 48 x 36 cm
2007

Bleu & jaune
Huile sur papier marouflée sur panneau, 30 x 40 cm
2011

Cercles & point rouge
Huile sur papier marouflée sur panneau, 36 x 48 cm
2003

Kooi
Huile sur papier, marouflé sur panneau, 45 x 38 cm
2006

Vleermuis
Huile sur papier marouflée sur panneau, 30 x 20 cm
2004

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Au Comptoir du Livre, en Neuvice, à Liège, ces deux Neiges du Capitaine Lonchamps, dans le cadre de l’exposition « Addinités éditrices, carte blanche à l’Usine à Stars / galerie Nadja Vilenne »

CAPITAINE LONCHAMPS
Neige (un looping)
[2012]
Technique mixte sur imprimé, 30 x 20 cm.

CAPITAINE LONCHAMPS
Neige
[2012]
Technique mixte sur imprimé, 30 x 20 cm.

Ces deux « Neiges » du Capitaine Lonchamps illustrent le livre d’André Stas, Les Nègres du Kilimandjaro, journal de voyage, publié au Crayon qui tue, en 2012.
Les errances et les intimités d’un personnage multiface : exactement 585 faces dont les noms sont révélés, avec 749 références, en fin d’ouvrage, dans la liste des « nègres ». Digne de l’Oulipo.

Un volume de 144 pages, sous couverture à rabats, avec gaufrage. Neuf planches en pleine page.
— 33 exemplaires de tête non rognés, au format 16 x 22 cm, dont 3 sur japon retrouvé et 30 sur hollande Van Gelder, couverture Arches ivoire.
— 179 exemplaires sur vergé gris, au format 15,5 x 21,5 cm, couverture noire.

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La vitrine :

Fréjus
2011, carte postale et graphite sur papier découpé, 21 x 29,7 cm

Pas toujours là
2012, crayon, impression jet dʼencre, papier collant et papier, 21 x 29,7 cm

La chambre
2012, carte postale et graphite sur papier découpé, 21 x 29,7 cm

Période latino byzantine
2012, carte postale et graphite sur papier découpé, 21 x 29,7 cm

Cuevas
2012, carte postale et graphite sur papier découpé, 21 x 29,7 cm

 

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Walter Swennen, sans titre

Bleu & rouge sur jaune
Huile sur toile, 100 x 120 cm
2012

Gris
Huile sur papier, marouflé sur panneau, 45 x 38 cm
2009

Chute
Huile sur toile, 60 x 80 cm
2012

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Au Bureau

A gauche :
Sans titre (en quinconce)
2012, crayon sur papier, 73 x 89 cm

Objet mystérieux
2011, crayon sur papier, 21 x 29,7 cm

Coin à fendre
2012, acier, peinture et graphite, 21,5 x 5 x 7 cm

Diagonale
2012, bois, clous et velcro, dimensions variables

 

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Homonyme chinois
Huile sur toile, 100 x 120 cm
2012

Room
Huile sur toile, 100 x 80 cm
2012

ZT chinois
Huile su toile, 60 x 50 cm
2012

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Drapeau transparent, tableaux béton, groupe Total”s, Canalisations souterraines, performance du Jazz Crapuleux, autant de travaux autour de la Zone Absolue de Jacques Charlier. Ces oeuvres sont rassemblées à Extra City à Anvers pour une exposition intitulée “These and Other Works. Explaining Belgian Art to a Foreigner”, troisième volet du cycle Cross Examinations.  Commissaire : Mihnea Mircan.

Canalisations souterraines
1. « Canalisations souterraines » film super 8 conservé dans son boîtier d’origine. Film performance de Jacques Charlier  filmé en septembre 1969 sur le terril de Saint-Gilles à Liège. Caméra : Nicole Forsbach. Sonorisation : Jacques Charlier. Couleurs. 13.20 min. Le film est numérisé et conservé sur DVD. 2. Suite de 67 diapositives « canalisations souterraines, photographies professionnelles publicitaires », sous cache et en carrousel. A projeter sur le film.

23 November – 30 December 2012

Opening: 23 November 2012 | 7pm

With contributions by: Roland Van den Berghe, Liudvikas Buklys, Jacques Charlier, Jef Cornelis, Thomas Crombez, Wim Cuyvers, Daniel Dewaele, Liesbeth Doms & Sarah Hendrickx & Chloé Dierckx, Filip Francis, Lara Mennes, Willem Oorebeek, Karl Philips, Marc Schepers, Henri Storck, Sarah Vanagt, Wilfried Vandenhove, Stefan Wouters and others

Chronologically, the exhibition begins with the death of a monarch – a drawing by Leon Spilliaert (1910), perfectly poised between cosmic irony and mystical abandon, validating neither interpretive option and frustrating any attempt to write art-historical continuity between this image and the rest of the painter’s oeuvre. Symbolism deflates into deadpan practicality, as the scenography intersects the Belgian tricolour as blanket and the Congolese flag as backdrop, and geometrically separates dead king and faceless subject. At the other end of the timeline, three young artists – Liesbeth Doms, Sarah Hendrickx and Chloé Dierckx – present an ongoing investigation of highly ambiguous paragraphs in the Codex of the Antwerp Police Department. Insufficiently defined notions such as “social pressure” allow for an insufficiently regulated use of force, but they also allow the artists to use the force of inadequate translation: measuring “pressure” in other systems and with other instruments than those of fraught social interaction, filling the strategic gaps in the document with illustrations or diagrams.

Between these two chronological coordinates, These and Other Works is concerned with social and political engagement in Belgian art, and aware that the definition prefaced by its title can only be incomplete, or partial. An interest in works that re-negotiate the conditions for their social impact, that set the stage for symbolic intervention in the political sphere, can be understood as an eccentric concern – foreign to notions such as visual immersion or subversion, the question of a national identity composed of mismatched halves, the convulsions of history or any of the tropes, self-deprecating or self-aggrandizing, that drive the master narrative of Belgian art. Alien-ness and unfinished elucidation are thematized here via the figure – both real and allegorical – of the foreigner, whose effort to make sense of a cultural and affective landscape is marked by the foreigner’s own preconceptions, fixations and anxieties. This project endeavours to weave a dialogue between internal outsiders and external insiders, exemplary artistic positions and interrupted storylines, between the ins and outs of arts and lives.

The exhibition brings together the results of conversations had at Extra City over the last months with remarkable – and remarkably generous – artists and art historians. Each of the dialogues forming the live, contentious bibliography of the project focused on a different point of entry into the subject matter, on other ways in which images and the cultural and ideological conditions of their making contaminate each other. This ‘impurity’ situates most of the practices presented at Extra City in a territory between militant rhetoric and a melancholic poetics of activism, in a continuous exercise of productive cacophony, enlightening confusion and implosive utopias.

With gratitude to the participating artists and art historians, to Jesse van Winden (for invaluable research assistance) and, for their precious guidance, to Win Van den Abbeele, Martine d’Argembeau, Flor Bex & Lieve Dedeyne, Bernard Blondeel, Steve Van den Bosch, Jean-Michel Botquin, Koen Brams & Dirk Pültau, Frank Castelyns, Cel Crabeels, Anny de Decker, Koenraad Dedobbeleer, Wouter Davidts, Lili Dujourie, Annie Gentils, Roland d’Hondt, Anders Kreuger, Betty Lechien-Cremer, Françoise Levie, Gaston Meskens, Johan Pas, Stephan Peleman, Rolf Quaghebeur, Jean Van der Sanden, Ronny Van de Velde, Nadja Vilenne, Etienne Wynants.

Thomas Crombez’s project is a selection of works by Guy Bleus, Hugo Roelandt, Ria Pacquée, Danny Devos, Jan Fabre, Koen Theys and Dirk Paesmans. Stefan Wouters researches a performance carried out by Hugo Heyrman, Wout Vercammen and Yoshio Nakajima.

Ici bientôt Zone Absolue, patchwork de photographies NB  (Nicole Forsbach et STP), dessin d’une Zone Absolue réduite 1/10, mine de plomb sur papier, 1969. 70 x 60 cm

Zone Absolue, APIAW 1970, patchwork de photographies NB, vernissage, introduction par Marcel Broodthaers, 51 x 61 cm.  Photos Nicole Forsbach et Jacques Piraprez.

 

 

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Rouge
Huile sur papier marouflé sur panneau,  30 x 40 cm
2003

Garder la chambre
Huile sur toile, 100 x 120 cm
2012

Toeter
Huile sur toile, 100 x 80 cm
2012

Sans titre
Huile sur toile, 50 x 60 cm
2012

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The starting point for this exhibition, whose title is taken from the sonnet of Averardo Genovesi from 1838, is the film “Georgofili”*, a 27 minutes HD film produced in 2012, for the purposes of which Kamma conducted research during her residency at the Villa Romana, as an international visiting artist in 2010 and 2011. Throughout “Georgofili”, an assemblage of different in time voices of Italy takes place. The old genre of Tuscan “Contrasto” verbal duels, in which the performers-poets Emilio Meliano and Realdo Tonti use their arguing skills to debate the politics and morality of contemporary Italy, meets historical educational dialogues from the age of enlightened despotism, performed and commented by the young Italian actors Lavinia Parissi and Marco Rustioni. The exhibition “From Bank to Bank on a Gradual Slope” stages the premiere of the film among a selection of found objects placed on shelving structures developed specifically for the rooms of the Villa Romana in collaboration with the Belgian architect Breg Horemans. Windows and doors of the main exhibition rooms are projected along their own axis, until the point where they interfere. These crossing points shape the outline of the flexible and adjustable shelving structures. The exhibition is accompanied by a printed edition of the Georgofili script, designed by Salome Schmuki. “From Bank to Bank on a Gradual Slope” openly invites the viewer
to a spatial exploration between lived experience and a simultaneous reflection of contemporary Florence.

 

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A voir, de Jacques Lizène, au Comptoir du Livre

1. Un projet de livre d’artiste aux Editions Yellow Now,  projet non remis, intitulé :

« 1975, livre de livres du même auteur (à ne pas paraître) »
Le projet consiste en une liste de livre que le Petit Maître n’écrira pas, sur une idée de 1974. Quelques exemples : De la nuit au bout du voyage. La nuit tout un voyage. Le voyage à l’ombre du bout de la nuit des jeunes filles en fleurs. Des jeunes filles à l’ombre des fleurs. De tout ce temps perdu à ta recherche. L’homme d’âge(s). Dieu foudroyé par les hommes. La décomposition du précis. Etc.

2. Un second projet de livre d’artiste aux Editions Yellow Now, toujours pas déposé depuis 1975, intitulé :
« 1975, livre à deux côtés de lecture »
Il s’agit d’un livre constitué de deux couvertures, par un effet de retournement. La dernière de couverture (le dos) devient la deuxième couverture. Exemple : L’enfance de l’art, l’art de l’enfance pour la première couverture ; l’art de l’enfance / L’enfance de l’art pour la seconde couverture.

3. Un troisième projet de livre d’artiste aux Editions Yellow Now, toujours pas déposé depuis 1975, intitulé :
« 1975, livre à deux côtés de lecture »
Il s’agit du projet de 1975, complété en 1977 avec deux images du sexe marionnette. Soit l’enfance de l’art / l’art de l’enfance avec un sexe triste et, hop on tourne, un sexe joyeux.

4. Roman d’art plastique (198°, Tome II (Le tome I est épuisé). Editions : A la main. ISBN non enregistré. Où l’on voit le petit maître faire des Picasso métamorphiques comme il n’en a pas fait : des avions et quelques visages à la façon des années 50, sur une idée de 1980, en remake. 2012. Encre sur papier, collés, pliés, 21, 5 x 87 cm

Larousse et la rousse, le perçu et le non perçu 1973, en remake, metre n’importe quoi sur la tête, 1994. Photo Pierre Houcmant 1994. Ed 5/5
[2011]. Tirage argentique NB, 31 x 40 cm.

 

 

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JACQUES CHARLIER
Zone absolue, début des travaux
[1969]
Photographie NB et crayon, 17 x 21 cm

Alors qu’il poursuit sa collecte de photographies professionnelles, légitimant les conditions dans lesquelles elles ont été faites et l’environnement non artistique dans lequel elles fonctionnent avant qu’il ne les déplace dans un contexte artistique, Jacques Charlier réfléchit le tout béton et l’établissement de « zones absolues ». Aujourd’hui il qualifie ce travail de satire totale ou de délire mystique collectif. Charlier envisagea en effet une urbanisation béton, se proposant « de résoudre de manière sauvage et radicale le problème de l’habitat et de la circulation dans les cités », reflet certes d’une « imagination contrainte, fumeuse et irréaliste », mais radicale à tout le moins : remplir systématiquement les égouts et raccordements à l’aide de béton à prise rapide, bétonner les monuments classés, établir des murs de béton sur les axes routiers desservant les villes afin de les isoler, recouvrir les cours d’eau, couler une chape de béton sur la ville et sur le paysage, pour ne pas dire une chape de plomb. Remblayons la ville, établissons ces « zones absolues » que Charlier annonce d’ailleurs à l’aide d’une signalétique

Charlier roulerait-il les pratiques conceptuelles et minimales d’avant-garde dans la farine tout en consacrant le Road Art comme nouveauté académique ? Ou tenterait-il de prouver que l’on peut « faire du land Art près de chez soi » ? L’artiste entretient à l’époque les meilleurs rapports qui soient avec l’art international comme avec toute la culture underground, mais il considère l’un comme l’autre avec une distance très critique. L’une de ses pratiques fondamentales consistera, en effet, dès les années 60, à retirer de leur contexte une série de documents professionnels du Service Technique Provincial où il est employé, afin de les distiller dans le champ artistique, de les y « présenter» ; ce sont des documents destinés à l’élaboration de projets d’amélioration de voirie, d’égouttage, de normalisation de cours d’eau, d’implantation de zonings industriels. Et Charlier œuvre dans l’incompréhension la plus totale. À l’époque, rares sont ceux qui comprendront qu’il s’agit d’une réponse très radicale et conceptuelle aux nouveaux réalistes, aux artistes pops qui, les uns et les autres, introduisent dans l’art des réalités sociales, urbaines, publicitaires, médiatiques. Charlier introduit dans le champ de l’art ses réalités professionnelles. Il se crée ainsi une fiction personnelle, il prend ses distances par rapport aux discours théoriques en pratiquant un humour piquant, il les assimile avec une surprenante lucidité. C’est en fait une forme vécue, un activisme qu’il pratique, dit-il, sans exaltation. En 1969, il monte sur le terril de Saint Gilles pour y creuser une tranchée afin d’ensevelir la terre de cette « zone démobilisée », et ensuite reboucher le tout, tel un Sisyphe moderne. La performance est filmée avec pour seuls témoins de hasard deux gosses endimanchés. Certes, on pourrait la lire comme une caricature, du land art parodique et de proximité alors que Smithson s’apprête à investir le Grand Lac Salé, excusez nous du peu ; mais ce serait trop court. Lorsqu’il redescend du terril, Charlier accompagne son film d’une création sonore proche d’une musique minimale et industrielle et, surtout, décide de projeter par-dessus des diapositives de canalisations, de celles que le S.T.P. installe sous les paysages de la province. Et il écrit à leur propos : « Leur caractère énigmatique peut non seulement rivaliser avec certaines recherches plastiques contemporaines, mais aussi les dépasser par leur monumentale capacité d’expression. Mais cela, personne ne le dira jamais, ou peut-être trop tard. Ainsi en est-il de l’art d’aujourd’hui qui détourne à son profit, sous l’alibi d’une création ésotérique, la réalité du travail, insupportable pour la minorité culturelle dominante ». Charlier s’engage en faveur du collectif, tout en prenant une position souterraine. Lorsqu’il découvre les premières typologies de Bernd et Hilla Becher, il s’oppose : non, leurs suites photographiques ne sont pas des « sculptures anonymes ». La réalité intrinsèque de ces architectures industrielles, loin de tout discours théorique conceptuel, ne peut être désincarnée. Jean Mossoux, Pierre Chaumont, André Bertrand, Jacques Laruelle, les collègues de Jacques Charlier ne s’attendaient sans doute pas à entrer dans l’histoire de l’art. Les certificats que Charlier émet durant cette période dite des « documents professionnels » sont le plus souvent accompagnés de cette photo où lui-même et ses collègues de bureau posent devant la double porte de bois du Service Provincial. Ce double battant, la plaque émaillée qui y est vissée agissent comme cadre professionnel, un motif récurrent, une signature collective, un décor au sens où Broodthaers l’entendait. En 1971, Charlier utilise cette double porte comme motif central d’un film qu’il réalise avec Jef Cornelis. Ils placent la caméra à la fenêtre du premier étage de la maison située juste en face du Service Provincial. En plan fixe, ils filment la double porte durant huit minutes. Les passants déambulent, les voitures et les autobus descendent la rue. Il n’y a pas d’autre action. Si, c’est l’heure de la sortie des bureaux et régulièrement la porte du S.T.P. s’ouvre et se referme. Les employés quittent, un par un, leur univers professionnel. Degré zéro du récit cinématographique et documentaire, c’est, la foule laborieuse en moins, « la sortie de l’Usine Lumière », ce premier film de l’histoire du cinéma.

JACQUES CHARLIER
Canalisations souterraines
[1969]
Film super 8. Transféré sur DVD. Septembre 1969 sur le terril de Saint-Gilles à Liège. Caméra : Nicole Forsbach. Sonorisation : Jacques Charlier. Couleurs. 13.20 min.  Projection avec diapositives de coupures de presse prélevées dans des revues de travaux publics

Accompagne le tirage de tête de :
« ici bientot Zone Absolue. Une exposition de Jacques Charlier en 1970 ». Texte de Jean-Michel Botquin. 12 x 17 cm, ill. NB. 10 exemplaires de tête.
[2007]
Editions L’Usine à Stars. Courtesy galerie Nadja Vilenne.

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Le cabinet d’avocats Bouchoms & Braesch, situé à Luxembourg, s’est proposé de promouvoir les œuvres de Benjamin Monti au travers de son tout nouveau site internet. Les dessins de l’artiste parsèment les pages du site. On y retrouvera bien évidemment des dessins de la série Successions ab intestat, réappropriation de cet ancien cours de droit, manuscrit de 1901, dont Monti a utilisé pages et marges.

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L’Antre de la Belle K. Walter Swennen. Photographies de Daniel Dutrieux.
22 x 16,5 cm, bichromies sur papier bioset 11O gr. 64 pages. Ed. 500 ex.

Disponible dès aujourd’hui. Edition courante : 15 euros.  + frais de port.

Présentation samedi 17 novembre au Comptoir du Livre, 20 en Neuvice à Liège, 16h – 19h.

L’édition de tête est constituée de 5 exemplaires H.C. réservés aux artistes et éditeurs et de 10 exemplaires signés et numérotés par Walter Swennen. Cette édition de tête est accompagnée d’un porte-folio constitué de 7 photographies numériques imprimées sur Hahnemühle photo rag satin 310 grammes. Prix sur demande à la galerie.

 

 

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