mars 2013

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Certes, ils ont déjà partagé l’une ou l’autre toile, l’un enneigeant les cerises de l’autre. Jamais néanmoins n’ont-ils eu l’occasion d’exposer ainsi, en duo. La rencontre était attendue, inévitable même, tant leur activité, monomaniaque – n’ayons pas peur de mots – procède d’une même énergie et d’une même opiniâtreté. La cerise est mystérieusement apparue très tôt dans l’œuvre de Jacques Halbert (Bourgueil, 1955) ; elle est devenue le seul motif de son œuvre, une véritable folie, confesse-t-il, « peindre des cerises partout, tout le temps, et ne penser qu’à ça ». Pataphysicien, disciple de cette science des solutions imaginaires et des exceptions, Capitaine Lonchamps (Spa,1953), pose, lui, l’impondérable d’un flocon de neige, partout et en tout temps également. Lonchamps enneige, et ne « neige pas qui veut », déclare-il. De la neige, il fait une exception.

paradis

Eternel retour aux origines, réaction face à tous les académismes, inlassable répétition d’un même motif pictural, comme si sans cesse il fallait réinventer la peinture, l’un et l’autre déclinent leur activité de toutes les manières, y compris performatives.

Bourlingueur cerisiste, proche de Fluxus, entretenant un rapport étroit avec les arts de la table, pâtissier patissé et merle moqueur réinventant les avant-gardes minimales et conceptuelles, Jacques Halbert pratique un art d’attitude, au sens où l’entend Ben Vautier. La cerise est son empreinte, pour reprendre le terme toronien, qu’il la peigne de la façon la plus illusionniste qui soit, sur fond bleu, ou qu’il l’applique sur tout support, de l’all over à la simple ponctuation. Suivant la leçon d’Alfred Jarry, Capitaine Lonchamps, « maquille du calme uniforme du chaos la diversité impuissante des grimaces » ; ses Neiges sont une expérience de méditation, d’appropriation, d’hallucination, de contamination du monde. Lonchamps réinvente l’élémentaire avec rien, conscient que même l’absurdité est une utile découverte, que le sommeil peut être élevé au rang des Beaux Arts, qu’il est nécessaire de photographier les courants d’air, que la neige est une harmonie à haut risque, que poser un flocon d’ouate en un lieu précis n’est pas une expérience phénoménologique mais bien la certitude qu’on ne peut préjuger de l’importance des choses. Tous deux renouent ainsi avec la révolte supérieure de l’esprit, ce qui forgea la Modernité même.

A l’avant plan du » Jardin des délices » (1503) de Jérôme Bosch campe une femme nue. En guise de couvre-chef, elle porte deux cerises. Nombreux sont les fruits de taille immense et les baies rouges sur le panneau central du Jardin des Délices, cette extension du paradis terrestre où l’humanité nue se livre à toutes sortes de divertissements. Dans ce même esprit, Jacques Halbert et Capitaine Lonchamps transforment la chapelle de Genêteil en Nef des Fous. Le premier y installe quelques véritables cerisiers, en floraison, défiant ainsi le cours des saisons. Afin d’accéder aux fruits, il a conçu des escabeaux de verger, aux marches et contre marches couverts de cerises à l’huile, sur châssis, sur fonds bleus et acidulés. Capitaine Lonchamps, lui, enneige les animaux de cet Eden, des crocodiles et des serpents, des tigres et des varans, des émeus, des grenouilles et des pélicans. Il ponctue de neige des Impressions d’Afrique, chères à Raymond Roussel, les menhirs et dolmens de Carnac, des planches naturalistes et autres toiles trouvées.

Jacques Halbert, rabelaisien facétieux se réjouissant que le jus de cerise se prenne encore au jeu de la peinture à l’huile et Capitaine Lonchamps, sérieux comme ne peut l’être qu’un Pataphysicien le répètent ainsi à l’unisson : ici, le Paradis perdure.

 

Vernissage samedi 06 avril à partir de 18h00
Exposition du 06 avril au 16 juin 2013
Chapelle de Genêteil – Centre d’art contemporain

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« Bouteilles à la mer »

Une double exposition à La Châtaigneraie et au Centre culturel de Marchin

Du 30 mars au 12 mai 2013 – vernissage le vendredi 29 mars à 18h30 à La Châtaigneraie.
Du 25 mars au 21 avril 2013 – vernissage le dimanche 24 mars 2013 de 11h à 18h00 au Centre culturel de Marchin.

Commissariat : Emmanuel d’Autreppe.
A travers une double exposition conçue bord à bord se larguent ici les amarres pour une invitation au voyage au long cours – ou à la trempette prudente.
L’eau, et en particulier le bord de mer, appelle l’homme (un peu moins souvent la femme, parait-il), stimule l’artiste, galvanise le poète, amuse les enfants, enivre les amants, console le solitaire, apaise tous ses fidèles, navigateurs aux prises avec elle ou vacanciers en simple villégiature.
Point de départ et d’arrivée, qui nous dépasse, nous a précédés et nous survivra, la mer, accessoirement, porte aussi les bateaux – véhiculant par là richesse et aventures, petites et grandes histoires, souvenirs d’enfance et clichés tenaces : c’est tout à la fois l’infini des poètes et le lit de la mondialisation, l’éternel incessamment renouvelé, le défi singulier de l’horizon.
La photographie a, de tout temps, entretenu un rapport privilégié avec la mer et avec les paysages humains qui la bordent. Outre une sélection représentative de travaux de photographes qui s’y consacrent spécifiquement, l’expo fait aussi la part belle à des incursions dans la vidéo documentaire, la peinture ou l’installation, mais aussi la photo de famille ou d’amateur, l’objet trouvé ou le clin d’œil, « la cabine de curiosité » qui, au fond de nous, porte, rappelle et murmure, comme une conque précieuse, rêveuse, l’appel impérieux et l’évocation salée du large…

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C4 magazine, nouvelle formule, vient de sortir ! La meilleur façon de soutenir la démarche est de s’abonner (comme on dit) « D’une certaine gaieté », rue des Mineurs 9-11 – 4000 Liège

Benjamin Monti, sans titre, encre de chine sur papier, 21 x 29,7 cm, 2013

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La galerie participe à Art Brussels, 17-21 avril

Olivier Foulon
– Liège (B), Petits et grands formats, galerie Nadja Vilenne, 14 mars – 21 avril

Honoré d’O
– Liège (B), Au compte goutte, MAD Musée, jusqu’au 21 mars au 11 mai

Suchan Kinoshita
– Almere (Nl), Museum de Pavilijoens, People can only deal with the fantasy when they are ready for it. De Paviljoens 2001-2012, 2 déc – 30 juin.
– London (GB), Hidde Van Seggelen gallery, Taking Place, du 2 mars au 20 avril.

Eleni Kamma
– Bruxelles (B), Found In Translation, Chapter M, Curateur : Emmanuel Lambion, Muse Program, du 14 avril au 5 mai.

Aglaia Konrad
– Leuven (B), STUK, Aglaia Konrad, Frauenzimmer, du 28 mars au 12 mai.
– Beersel (B), Herman Teirlinckhuis, Kijken – Herkijken, du 25 mars au 5 mai.

Sophie Langohr
– Liège (B), Grand Curtius, New Faces, du 28 avril au 14 juillet.

Jacques Lizène
– Madrid (E), Caixaforum Madrid, Maestros des Caos, Artistas y chamanes, 6 fév – 19 mai.
– Blois (F), exposition inaugurale de la Fondation du Doute, du 5 avril au 29 septembre.
– Liège (B), musée en plein air du Sart Tilman, words, words, words, du 18 avril au 24 mai.

Capitaine Lonchamps
– Château-Gonthier (F), Chapelle de Gêneteil, Jacques Halbert – Capitaine Lonchamps, le paradis perdure, du 6 avril au 16 juin.

Emilio Lopez Menchero
– Bruxelles (B), Found In Translation, Chapter M, Curateur : Emmanuel Lambion, Muse Program, du 14 avril au 5 mai.
– Porrentruy (CH), Les Halles, H1/H2 (solo), du 23 février au 14 avril.
– Antwerpen (B), LLS387, Cadavre Exquis, jusqu’au 28 avril.

Benjamin Monti
– Liège (B), musée en plein air du Sart Tilman, words, words, words, du 18 avril au 24 mai.

Jacqueline Mesmaeker
– Liège (B), Galerie Nadja Vilenne, du 14 mars au 21 avril

Pol Pierart
– Marchin (B), Centre culturel, Pol Pierart et Sylvie Canonne, Et pendant ce temps, du 28 avril au 19 mai.
– Liège (B), musée en plein air du Sart Tilman, words, words, words, du 18 avril au 24 mai.
– Flémalle (B), Bouteilles à la mer, La Chataigneraie, du 30 mars au 12 mai.

Walter Swennen
– Strombeek Bever (B), About Waves Deel III, Cultuurcentrum Strombeek, du 5 avril au 7 mai.
– Antwerpen (B), LLS387, Cadavre Exquis, jusqu’au 28 avril.

Jeroen Van Bergen
– Heerlen (Nl), Parkstad Limburg Prijs 2013, 25 janvier – 7 avril

Marie Zolamian
– Frankfurt (D), KFW Stichtung, Home Stories, du 15 mars au 28 avril.
– Gent (B), Croxhapox, Echo, du 16 mars au 14 avril.

einladung

Brussels-based artist Aglaia Konrad (°1960, Salzburg) has been giving a new dimension to ‘architecture photography’ for years, by integrating her images in a spatial context. She broadens conventional forms of presenting photography and, giving it a physical quality. In this exhibition, Konrad constructs a space-filling wall that swirls through the room and fills it with thematically grouped images. Monumental, wall-filling prints of different spatial circumstances give an almost illusionist character to one of her work’s key concepts: sculptural architecture. For her exhibitions and books, Konrad often draws on an enormous archive of images made in a wide range of special cities and places. The immaterial reality of images often coincides with the material reality of the exhibition space. The work as such is neither ‘architecture’ nor ‘sculpture’. It is an intriguing and layered visual research situated in the space between.

STUK
STUK kunstencentrum, Naamsestraat 96, Leuven
March 28 – May 12
opening : March 28, 7 pm

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Aglaia Konrad participe à l’exposition « Kijken – Herkijken », Herman Teirlinckhuis, à Beersel. Vernissage le 24 mars à 16h. Exposition jusqu’au 5 mai.

25 maart – 5 mei 2013

Opening: zondag 24 maart 2013, 16 u

Een tentoonstelling over systematiek en ruimte-tijdervaring

Met werk van: Kasper Andreasen, Aglaia Konrad, Kristien Daem, Koenraad Dedobbeleer, Jan Kempenaers, Bernd Lohaus, Valérie Mannaerts, Ria Pacquée, Dimitri Vangrunderbeek.

In de tentoonstelling Kijken – Herkijken zullen aspecten van ruimte-tijdervaring benaderd worden aan de hand van een dialoog tussen een diversiteit van kunstwerken. Uitgaande van een meerledige kijk op een reeks van kunstwerken, kunnen er nieuwe inzichten en verbanden gelegd worden. Het merendeel van de werken gaat uit van een systematiek van handelingen en observaties, die benaderd worden met diverse media en technieken.
Er zal te zien zijn hoe enerzijds de werkwijze van bepaalde kunstenaars uitgaat van specifieke handelingen. De handelingen ontwikkelen zich parallel aan elkaar met hier en daar een link. Bijvoorbeeld in het oeuvre van de beeldhouwer Bernd Lohaus (1940-2010) is te zien hoe er zich, naast de materiële productie van sculpturen en collages, nog een andere artistieke activiteit voltrok nl. het schilderen van bloemen. In zijn schetsen kan men het verband tussen de verschillende artistieke demarches ontwaren.
Anderzijds zal er te zien zijn hoe een aantal kunstenaars ruimte en tijd benaderen op een geïntegreerde manier; een tweeledige kijk op het werk wordt hier meer gelezen als een eenheid. Zoals in de bijdrage van fotograaf Jan Kempenaers. Hij toont enerzijds een editie van vijftien zwart-wit foto’s en één kleurfoto van verschillende zichten van eenzelfde klein eiland. De fotoreeks lijkt zich te ontvouwen als een cirkelende beweging. Daarnaast toont hij één grote abstracte kleurenfoto, die ook de indruk geeft van een cirkelend bewegen rondom een gegeven. Het ene werk lijkt de weg vrij te maken voor het andere.
Deze twee benaderingen van het omgaan met systematiek zullen in de tentoonstelling een boeiende en verrijkende dialoog met elkaar aangaan. Het zal een visuele totaalervaring zijn van aspecten van ruimtelijkheid en tijd.
De tentoonstelling is samengesteld door Dimitri Vangrunderbeek als onderdeel van zijn ‘pratice based’ PhD.

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Jeroen van Bergen is de vijfde winnaar van de Parkstad Limburg Prijs. Dit is op donderdag 24 januari 2013 bekend gemaakt tijdens de uitreiking en opening van Parkstad Limburg Prijs 2013. Twintig jaar geleden namen de Heerlense kunstliefhebbers en verzamelaars Wiel Jongen en Jacques Defauwes het initiatief om jonge kunstenaars een hart onder de riem te steken. Sindsdien heeft de prijs ruim 300 deelnemers en vijf winnaars gekend. Jeroen van Bergen gaat naar huis met een geldbedrag van € 10.000,- dat hij naar eigen zeggen in de ontwikkeling van zijn eigen werk wil steken. Het werk van hem en van de andere genomineerde kunstenaars is van vrijdag 25 januari tot en met zondag 7 april tijdens een gezamenlijke expositie bij SCHUNCK* in Heerlen te zien.

Jeroen van Bergen (1979)
Jeroen van Bergen (Maastricht) maakt modellen van doodnormale ruimten en gebouwen, die in het alledaagse leven nauwelijks worden opgemerkt. De werken zijn natuurgetrouw in afmeting, maar op merkwaardige wijze geabstraheerd waardoor hij ze tot iconen verheft. Daarmee maakt Van Bergen de toeschouwer bewust van het esthetische potentieel van deze ‘locaties’. Dat wat formeel waardeloos lijkt, krijgt een aura van puristische strengheid.

Parkstad Limburg Prijs
De Parkstad Limburg Prijs is een prijs voor beeldend kunstenaars die een professionele kunstopleiding succesvol hebben afgesloten, maximaal 35 jaar oud zijn en een kunstzinnige relatie hebben met Nederlands- of Belgisch Limburg. In 1996 opgestart om een brug slaan tussen jonge kunstenaars, het bedrijfsleven, de overheid en het publiek.
Op donderdag 24 januari 2013 is de prijs voor de vijfde keer uitgereikt.

Het instellen van een prijs was niet de eerste daad van de Stichting Promotie Limburgse Kunstenaars. Eerst werd –vanuit een initiatief van Juniorkamer Land van Herle – kunstenaar Frans Duckers in staat gesteld om de Limburger te verbeelden in brons. Deze Limburger staat al 25 jaar op het terras van het gouvernement in Maastricht. De bronzen replica’s vonden hun weg door de provincie. In 1993 leverden inspanning van de stichting opnieuw een bronzen beeld op: Der lachende Eézel van kunstenaar Cyriel Laudy. Ook van dit beeld werden bronzen replica’s vervaardigd en aan de man gebracht. Tussen deze grotere projecten door bood de stichting met name financiële ondersteuning aan diverse Limburgse kunstenaars.

In de loop der jaren sprak de stichting de ambitie uit om bruggen te slaan tussen jonge kunstenaars, het bedrijfsleven, de overheid en het publiek. Zo werd een prijs in het leven geroepen, het bedrijfsleven werd aangespoord om kunst van genomineerden en winnaar aan te kopen en het werk zou beoordeeld worden door een professionele jury. Jonge talentvolle vormgevers moesten ingeschakeld worden om een kunstige catalogus te maken. En uiteraard zou er een tentoonstelling aan verbonden worden.

Paul Devens was in 1996 de eerste winnaar. Hij heeft zijn kunstzinnige sporen inmiddels verdiend. In 2000 won Hadassah Emmerich de felbegeerde prijs. Zij maakt momenteel furore in de Berlijnse kunstwereld. In 2004 was het Bas de Wit die met de eer streek. Zijn werken zijn terug te vinden in museale collecties. In 2008 sleepte Caroline Coolen de prijs in de wacht. Nu wordt Jeroen van Bergen dus aan dit rijtje toegevoegd, als winnaar van de prijs in 2013.

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A Frankfurt (D), Marie Zolamian participe à l’exposition Home Stories.
Du 15 mars au 28 avril. KFW Stiftung.

Künstlerhaus Bethanien is very pleased to present the exhibition ‘Home Stories’ in collaboration with the Staatlichen Hochschule für Bildenede Künste – Städelschule Frankfurt am Main and KfW Stiftung.
HOME STORIES draws together international artists of Künstlerhaus Bethanien and students of the Städelschule in Frankfurt. Held in Villa 102 of the Städelschule, the exhibition includes site-specific works and reflects on the stories and histories of the building itself as well as the expanded geographic and cultural positions of artistic practice in our contemporary globalised world.

HOME STORIES

Bianca Baldi, Khaled Barakeh, Elif Erkan, Mahony, MakiIshii, Michael Lee, Sathit Sattarasart & Il-Jin Atem Choi, Thabiso Sekgala, Aiko Tezuka, Marie Zolamian

Eine ausstellung der KfW Stitung in Kooperation mit dem Künstlerhaus Bethanien, Berlin, und der Staatlichen Hochschule für Bildende Künste – Städelschule, Frankfurt am Main

15.3. – 28.4.2013

Villa 102, Bockenheimer Landstr. 102, Frankfurt am Main
(ehemaliges Literaturhaus)
Internationale Künstler – Stipendiaten des Künstlerhauses Bethanien in Berlin und Studierende der Städelschule in Frankfurt

– richten die Räume des ersten Obergeschosses der villa 102 mit ortsspeziischen arbeiten ein. Der Titel der ausstellung HOME STORIES verweist sowohl auf die Geschichte und die Geschichten der villa 102 als auch auf die geograische und kulturelle verortung künstlerischer Praxis in der globalen Gegenwart.

Öfnungszeiten täglich 10 – 18 Uhr, Eintritt frei
Öfentliche Führungen jeden Mittwoch 12.30 – 13 Uh

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14.03.2013.

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Lu dans l’Art Même #58, sous la plume de Benoît Dussart :

Art Même

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Marie Zolamin participe à Gand à l’exposition ECHO. Commissariat Michel Couturier.
17/03/2013 – 14/04/2013. Vernissage samedi 16/03/2013 18h.

Le communiqué :

Des artistes réagissent par leurs oeuvres aux événements du monde, à l’Histoire qui se déroule. Un artiste peut être un témoin qui nous livre une image du monde, parfois, il est un acteur engagé et parfois encore, il se comporte comme un sismographe, cette machine qui ressent les mouvements insoupçonnés de la terre et qui les traduit en d’étranges courbes sur une bande
de papier. L’écho nous livre non seulement une trace du monde, il nous parle aussi de tout le chemin qu’il a parcouru, du lieu dont il provient et de celui où il arrive. Dans cette exposition les oeuvres sont des échos. On peut en suivre le chemin et apparaissent alors divers mouvements, différents trajets entre notre monde et le rêve, la mémoire, l’histoire.
Les artistes :
Le travail d’Erwan Mahéo n’est jamais arrêté dans le temps, rien n’est jamais définitivement terminé et tout élément peut ressurgir dans un temps encore à venir. L’installation The Anonymous Busts de Marie Zolamian se compose de bustes en fonte disposés dans des isoloirs électoraux, où ils racontent leur histoire mouvementée. Les sculptures de Guy Woueté, des empilements totémiques faits à la fois de bois taillé et de divers objets industriels, créent un va-et-vient culturel entre tradition et readymade. Dans sa performance, Marc Rossignol trace des motifs qui s’entrecroisent et récite un poème de F. Cheng. Il relie l’ici et maintenant de l’être à l’immémorial et l’universel. Michel Couturier propose des affiches qui associent à des images de parkings et de centres commerciaux des fragments de texte créant errances et collisions entre mots et images, temps et espaces.

An echo – of the invisible, of something far away or close at hand – not only represents an outline of the world but also recounts the route it has taken, from point of departure to destination. It provides the artist ‘engagé’ – actor, witness or seismograph – with a space-time configuration in which to operate. So there are different movements, different routes between the world, the era we live in, and dream, memory and history. What echoes are reverberating between these works, between the paths chosen by their artists and the world of today? The echo is a presence reflected back. If we want to tune into these echoes, then let us imagine the presence of the eponymous nymph concealed in the river or the leafy glade.
The artists:
The work of Erwan Maheo is never static, nothing is final, and any part of it may reappear at some point in the future. The installation The Anonymous Busts by Marie Zolamian consists of a series of cast-iron busts placed in voting booths where they tell their turbulent tale. The totem-like sculptures of Guy Woueté made from carved wood and industrial objects constitute a cultural crossover between tradition and readymade. In his performance Marc Rossignol draws a series of joined-up motifs and recites a poem by François Cheng, his way of linking the individual here-and-now with the immemorial and the universal. Michel Couturier presents a series of posters showing photographs of parking lots and shopping malls on which he superimposes fragments of text, creating ambiguities and collisions between word and image, time and space.

A propos des bustes anonymes de Marie Zolamian : lire ici

Lucas Munichstraat 76-82 B-9000 GHENT Belgium +32-471-44 13 62
info@croxhapox.org – http://croxhapox.org
open from Thursday till Sunday 2 – 6 pm

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A single wall frieze created by Raymond Barion, Stéphane Calais, Jacques Charlier, Jana Cordenier, Karin Hanssen, Kati Heck, Henri Jacobs, Emilio López-Menchero, Stephanie Maeseele, Helmut Stallaerts, Elly Strik, Walter Swennen, Mitja Tušek, Koen van den Broek, Jan Van Imschoot and Philippe Van Snick.

The decision to devote more attention to painting in the LLS 387 programme led gallery director Ulrike Lindmayr, together with artists Mitja Tušek and Jan Van Imschoot, to look for a non-standard exhibition model that would allow different artistic approaches within contemporary painting to be highlighted.

In the course of that search the following key questions arose:
In the context of a group exhibition how might it be possible to show something above and beyond the diversity of the contemporary painting on display? How could the trammels of traditional exhibition models be thrown off? And how, despite the wide variety of artistic attitudes and expressions, could the project highlight both the common and the collective communication between artists?

The answer to these questions was found in the Cadavre exquis, devised by the Surrealists in the 1920s. It employs the écriture automatique technique, which starts from the premise that a single work can be developed by several artists, each building on his predecessor’s contribution, which, however, remains invisible to him until the artwork is complete. Not until its actual unveiling is the final, unpredictable result of the joint endeavour revealed.

LLS 387 invited sixteen artists to create a single Cadavre exquis on the walls of the exhibition space. Each artist had a section of wall 284 cm high and 135 cm wide on which to react to his or her predecessor’s work. No more than 3 cm to 10 cm of that prior work was visible, providing the only visual reference for the artist to pick up on when continuing the frieze. The participating artists painted directly onto the wall. When the exhibition closes the Cadavre exquis will be painted over.

The frieze will be unveiled during the opening on Saturday 16 March.

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Vernissages le jeudi 14 mars à 19h
Exposition du 15 mars au 21 avril 2013
Je. Ve. Sa. 14-18h ou sur RV.

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Une certaine idée de l’image cinématographique est au centre des quatre expositions simultanées que propose la galerie Nadja Vilenne. Valérie Sonnier, professeur aux Beaux Arts de Paris, réalise des films super 8 ayant tous pour sujet une maison familiale, aux étranges mystères indéfinissables. Ses dessins méticuleux, ses peintures prolongent et anticipent son propos et agissent comme une écriture filmique. Capitaine Lonchamps, artiste spadois pataphysicien et neigiste a décidé d’enneiger un ensemble exceptionnel d’anciennes photos des films muets de Louis Feuillade, rendant ainsi hommage à Fantômas et rejoignant ainsi Breton et Aragon, Max Ernst et René Magritte. Pol Pierart produit lui aussi de petits films super 8 où se mêlent humour et noirceur. Ses dessins, peintures et photographies évoquent angoisses existentielles et contradictions humaines en de nombreux jeux de langage, un  continuel sabotage poétique riche de sens. Enfin Sophie Langohr transforme les égéries de la mode et du luxe, retouchant leur icône, comme on retouche les publicités des magazines, jusqu’à les faire ressembler à une série de statues mariales saint sulpicienne conservée au Grand Curtius à Liège. De l’objet culte à l’objet de  culte, le propos est incisif. La transfiguration est stupéfiante et le questionnement fondamental.

Consulter les dossiers propres à chaque exposition et les télécharger en pdf :

– Sophie Langohr
– Capitaine Lonchamps 
– Pol Pierart
– Valérie Sonnier

 

 

 

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Les cracs des chevaliers, 2012.
Video stills from DV Video, 14:50 minutes.

Ahmad: The men what?
Mu’az: The men of the castle. They are professors.
Mazin: Ahmad, tell them to go away.
Ahmad: Come on let’s go.
Mu’az: Come on… The house of ‘Al Khawaja’ (the Lord), what do we write about it?
[Mu’az is taking notes for the group]
Mazin: This is the house of ‘Al Khawaja’…
Mu’az: When the army came to Palestine, and chased people away, some would hide here,
and throw rocks at them.
Mazin: People hid from the army and protected their children from the enemy.
Younis: In this place here, they would bake bread. This is the storage space. They used to
put their stuff in it, like firewood, bread and stuff. It was also like a hiding place, a shelter.
Mu’az: They used the stairs to get to the roof to put the water tanks up.
Younis: But the access to upstairs is destroyed now.
Mu’az: This is the most beautiful and attractive yard of the great castle. At the main entrance,
there are two small doors.
Younis: These double doors at the main entrance would protect them. Preventing the
enemy from reaching them by using the staircase next door, and using it to watch the
enemy.
Mu’az: What? After the door?
Yasin: After the yard of the castle.
Mazin: The yard of the castle, the children of the King would play in it. The children…of the King…would play…
Mu’az: The King?
Mazin: They played ‘Bayt Beout’ (‘Mothers and Fathers’), and with fake doll toys.
Yasin: Fake? What is fake? Do you know what that means, fake?
Mu’az: The imitator dolls.
Mazin: The imitator, but also the ‘Gomayda’ (‘hide-and-seek’), and other popular games.
Mu’az: Now, the stairs of the castle…
Mazin: Rasheed! Rasheed! Let Omar come here… Let Omar come here… Call Omar, the
rest of you go home, just Omar.
Mu’az: Just Omar, Hammoud go away, just Omar… Go home, go away Hammoud, just Omar.
Yasin: The deceptive staircase… The deceptive staircase.
Mu’az: The deceptive staircase, is after the main entrance.
Younis: Was used for besieging the enemy.
Yasin: For besieging the enemy.
Yasin: For besieging the enemy.
Younis: The old houses on the top of the castle in which the workers and farmers lived…
Mu’az: The houses what?
Mazin: The houses that used to…
Yasin: That were destroyed…
Mu’az: By the earthquakes… The earthquakes…
Younis: By the rain, the cold…
Yasin: They used to be high…They…were…high… But by the rain and the earthquakes.
Mu’az: They got destroyed by natural catastrophes.
Mazin: Yeah, because they are made of oil too.
Younis: Yeah, they took olive oil from people, put it in the well, then used it to build the houses.
Mazin: There was grass here, here a…
Yasin: Here there was a big tree, a huge flower, but it has been picked.
Mazin: There was a mulberry tree here…

(…)

C’est lors d’une résidence organisée par Riwaq 2 et le WBI que Marie Zolamian a réalisé ces images ; dans le même temps, elle s’est rendue à Abwein, un village situé à quelques dizaines de kilomètres au nord de Ramallah, où se trouve, un château d’origine ottomane. Elle y a rencontré ses « chevaliers », un groupe d’enfants du village qui en avait fait son terrain de jeu. Mu’az, Mazin, Nazir, Omar, Yasin et Younis, tous âgés d’une dizaine d’années, sont devenus ses guides dans l’exploration du bâtiment : une visite commentée, l’Histoire et les histoires ponctuées de dessins.
Comme tous les vieux châteaux, celui d’Abwein est chargé de légendes et, comme tous les vieux châteaux, ses cheminées, ses escaliers, ses passages plus ou moins secrets ont le pouvoir de faire fonctionner l’imaginaire enfantin. Les histoires que les gamins racontent à l’artiste mélangent tout cela : les faits historiques (la dîme à payer au seigneur), les superstitions (les djinns qui ont pris possession du corps d’une femme), la dureté de leurs histoires personnelles (le grand-père tué par balles, le cousin emprisonné, la justice expéditive des Israéliens). Ce tissage de fantasmes et de réalité devient la seule vérité qui compte : la leur. Lors de l’ouverture de la biennale, la visite guidée a pris la forme d’une performance, « Les cracs des chevaliers », que Marie Zolamian a filmée minutieusement. Les gamins occupent l’espace et tiennent la parole, leur jeu prend des aspects théâtraux tandis que l’artiste se met volontairement en retrait. Elle filme la représentation qu’elle a suscitée de façon documentaire et l’objectif de la caméra, recouvert d’un léger voile de sable, accentue encore la distance. « Les cracs des chevaliers » prend aussi la forme d’une pièce sonore dans laquelle les six enfants dialoguent. On peut pénétrer plus profondément dans leurs histoires et y ajouter notre propre couche d’imaginaire. Quant aux dessins qui ont accompagné le processus, s’ils sont souvent maladroits, ils apparaissent comme autant de cartes mentales des lieux. Tous représentent un arbre dessiné avec soin, des coupoles, des portes et des fenêtres. Dans certains d’entre eux, les éléments sont épars, dans d’autres ils s’organisent comme un plan d’ensemble du château ou encore comme le schéma d’un cheminement singulier. (Colette Dubois)

A gauche en vitrine, la projection du film Les Cracs des chevaliers, au centre les dessins des guides du château, à droite la projection du texte de leur entretien avec l’artiste, traduit en anglais.

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