Archives mensuelles : avril 2013

Art Brussels 2913, les images (3)

Valérie Sonnier
Vous pouviez tout prendre chez moi sauf mes roses, 2007-2010
Acrylique et crayons sur toile, 130 x 130 cm.

Valérie Sonnier
Sans titre (sous la neige), 2010
Technique mixte sur papier, 26 x 20 cm.

Aglaia Konrad
Carrara Cut, 2013
Pigment digital print on fibaprint mate 280 gr and aluminium, (3) x 200 x 100 cm.

Raphaël Van Lerberghe
La cravate 2012
Bois, 30 x 50 cm

Raphaël Van Lerberghe
Madame est servie 2012
Crayon sur papier, 55 x 73 cm

Raphaël Van Lerberghe
Fréjus, 2011
Carte postale et graphite sur papier découpé, 21× 29,7 cm.

Raphaël Van Lerberghe
Période latino byzantine, 2012
Carte postale et graphite sur papier découpé, 21× 29,7 cm.

Raphaël Van Lerberghe
Caché trouvé, 2012
crayon, impression jet d’encre, papier collant et papier, 29,7 x 21 cm

Raphaël Van Lerberghe
Période latino byzantine, 2012
Carte postale et graphite sur papier découpé, 21× 29,7 cm.

Art Brussels 2013, les images (2)

Honoré d’O
Sans titre, 2006

Technique mixte, dimensions variables

A droite :
Walter Swennen
Bleu et rouge sur jaune, 2012
Huile sur toile, 100 x 120 cm.

Aglaia Konrad
Undecided frames, 2012
photographies couleurs, 54 x 41 cm (Ed 5/5)

Emilio Lopez Menchero
Pater, 2012
Huile sur toile, 150 x 133 cm.

Capitaine Lonchamps
Neige (de la série Feuillade, Barabas), 2011
Technique mixte sur photographie ancienne, 18 x 24 cm

Art Brussels 2013, les images (1)

A l’avant plan :
Suchan Kinoshita
Isofolies, 2006
Technique mixte et dimensions variables.

A l’arrière plan:
John Murphy
The Song of the Flesh or The Dog who Shits (Lyra), 1990-1994
Huile sur toile, 264 x 198,5 cm.

à gauche :

Olivier Foulon
Par delà le B. et le M. aussi (dimanche), 2013
Film positif, pince.

au centre :
Walter Swennen
Garder la chambre, 2012
Huile sur toile, 100 x 120 cm.

Jacqueline Mesmaeker
La plume et l’ange, 2013
2 cartes postales, cartel. Raffaelo Santi dit Raphaël (1483-1520). Un putto ailé, 1510. Pierre noire, rehauts de blanc, 22,5 cm x 15,4 cm. Fragonard, L’Inspiration, 1769, Louvre Paris.

Jacques Lizène
Contraindre toute sorte de corps nus ou habillés, y compris des corps de policiers à s’inscrire dans les limites du cadre de la photo, 1971. Accompagné d’un personnage refusant de subir la contrainte des limites du cadre de la photo, 1971-73.
Photographies NB, tirages numériques 310 x 40 cm, 1971-73-2011.

John Murphy, The Song of the Flesh or The Dog who Shits (Lyra)

ART BRUSSELS PREVIEW

John Murphy
The Song of the Flesh or The Dog who Shits (Lyra)
1990-1994
Huile sur toile, 264 x 198,5 cm

La toile est sombre, espace infini d’un monochrome moutonné. Elle fait partie d’une série de trois peintures de John Murphy, qui toutes représentent le dessin d’un chien sous le schéma d’une constellation. Le chien est en position accroupie, dos arqué, queue tendue et dirigée vers l’arrière. Nul ne peut douter de son activité : il est en position de défécation. S’il était nécessaire de le préciser, le titre de l’œuvre est sans appel : c’est le chien qui chie, « the dog who shits ». Dans l’espace infini de la toile, on discerne quelques cercles de divers diamètres, une constellation ; c’est du moins ainsi que l’homme se les représente les reliant par des lignes imaginaires, traçant ainsi sur la voute céleste des figures qui lui permettent de les nommer. Le mot chien désigne d’ailleurs l’animal aboyant – ou chiant en l’occurrence – et une constellation céleste, deux même, le Grand Chien et le Petit, Canis Major et Minor. Ici, dans ce tableau, il s’agit de la Lyre. Dans les deux autres toiles de la série, ce sont « Pictor », le chevalet ainsi que le Poisson Volant, « Volans ».

Le titre de l’une des deux autres toiles de cette série, toile conservée à la Tate Modern à Londres, fait explicitement référence à une nouvelle de Kafka : « Les recherches d’un chien », « Investigation of a dog ». Le narrateur anonyme, un chien, y raconte un certain nombre d’épisodes de son passé faisant appel à des méthodes quasi scientifiques et rationnelles pour résoudre les questions fondamentales de son existence, questions que la plupart de ses pairs se sont contenté de laisser sans réponse. Dans le texte de Franz Kafka, la communauté canine y est à l’image de la communauté humaine, comme, sans doute, le chien, dans les tableaux de John Murphy symbolise l’homme contemplant, qui s’efforce de nommer et de comprendre le monde au delà de lui-même. Oui, il y a un appel à la contemplation, celle de la voute céleste tout comme celle de la toile sans limites. On décèle là un fondement de la pratique artistique de Murphy qui vise à donner du sens a l’espace qui existe entre le mot et l’image, sans précisément d’ailleurs en imposer un particulier, mais en laissant le regardeur contemplant, entre perception, quête de sens et souvenirs de choses rencontrées qui façonnent la perception d’autres choses à voir. Tout comme le héros canin de Kafka pourrait être Kafka lui-même, nous sommes comme les chiens des peintures de John Murphy : face au cosmos, dans un continuel rebond entre la perception de celui-ci, sa connaissance, les mots qui nous permettent de le nommer, la chose en soi et son image.

Le titre de la seconde toile est plus singulier encore : « le chien circoncis ». Cette fois c’est à Shakespeare que Murphy fait appel et plus précisément au suicide d’Othello. « I took by the throat the circumcised dog. And smote him, thus. (Stabs himself )». Les dernières paroles d’Othello sont une réflexion sur son identité dont il ne peut supporter la dualité. Ainsi Othello qui a crut être un noble émissaire de Venise contre les Turcs a massacré la plus noble des Vénitiennes. Le voici obligé de reconnaître en lui-même le chien circoncis qu’il croyait avoir tué et de se séparer par le suicide de la part bestiale qu’il a découvert en lui : « Je pris à la gorge le chien circoncis. Et le féris aini. (Il se poignarde) ». Le chien, ici encore, nous rappelle notre condition humaine.

Les chiens de John Murphy marchent, dorment, sont en arrêt, reniflent. Celui-ci a l’attitude la plus triviale, celle d’un chien qui chie. C’est, déclare Murphy, sans une touche d’humour, le chant de la chair sous la lyre, « the song of the Flesch », première partie de ce titre en diptyque. Ce chien déféquant me rappelle ces mots d’Aragon, publié dans le Traité du style : « Faire en français signifie chier. Exemple : Ne forçons pas notre talent, Nous ne fairions rien avec grâce ». Déjà en 1978, le critique Michael Newman écrivait à propos des peintures de John Murphy « qu’elles concernaient les limites, les limites entre l’art et la vie, d’une manière qui, pris au sérieux, devient inquiétante. L’art devient alors, ajouta-t-il, le lieu où la solitude, le désir irréalisable et la mort ne peuvent plus être oubliés ». Murphy, représentant ce chien dans une attitude somme toute fort naturelle, cherche à nous rappeler que nos vies restent liées à notre environnement physique, peu importe à quel point nous tentons de transcender nos horizons. Certes, pour reprendre les théories de Plotin tout peut-être contemplation. « Ainsi, écrit le philosophe tout dérive de la contemplation, les êtres véritables, et les êtres que ceux-ci engendrent en se livrant à la contemplation et qui sont eux-mêmes des objets de contemplation soit pour la sensation, soit pour la connaissance ou l’opinion ». Il n’empêche que nous sommes aussi des être conscients de notre finitude, de nos dualités, de nos limites physiques. N’est-ce pas Giorgio Agamben qui rendant hommage à Gilles Deleuze rappelle cette leçon où, développant la théorie plotinienne de la contemplation, le philosophe déclara : « tout être est une contemplation, oui même les animaux, mêmes les plantes. Sauf les hommes et les chiens qui sont des animaux tristes. Vous direz que je plaisante, que c’est une plaisanterie. Oui, mais même les plaisanteries sont des contemplations… ».

Jacques Lizène, Contraindre le corps à s’inscrire dans les limites du cadre de la photo

ART BRUSSELS PREVIEW

Jacques Lizène

Contraindre toute sorte de corps nus ou habillés, y compris des corps de policiers à s’inscrire dans les limites du cadre de la photo, 1971.(Corps contraint par les limites du cadre d’une photo). Accompagné d’un  personnage refusant de subir la contrainte des limites du cadre de la photo (personnage photographié refusant de subir la contrainte des limites du cadre d’une photo), 1971-73. Photographies NB, impressions numériques, 9 x 40 x 50 cm. 1971-2011. Ed. 3/3

Une variation sur le célèbre thème des « contraindre le corps » que  Jacques Lizène inaugure en 1971. Il en fera de nombreux remakes, utilisant divers médias: photographie, circuit fermé de télévision (avec portapack sony), film et diapositive. Jacques Lizène est à la recherche d’idées qu’il pourrait inlassablement répéter, « comme Buren ou Opalka », dit-il. D’où l’idée d’étendre le domaine des contraindre à d’autres corps que le sien, des corps nus, des corps habillés et même des corps de policiers. En complément, il se propose de tirer le portrait des personnes refusant de contraindre leur corps dans les limites du cadre de la photographie.

Jacques Lizène abandonnera très vite ce projet, comme bien d’autres.

Cette version des « contraindre »  fut produite pour l’exposition CAP4 ; cette quatrième rencontre du groupe CAP se déroule au château Malou à Bruxelles. Elle regroupe cette fois Altamira, Courtois, Gehain, Herreyns, Horvath, Lennep, Lizène et Nyst. C’est la deuxième à laquelle Lizène participe. Dans le catalogue, Michel Baudson écrit : « (…) recherche du réel sans doute, mais surtout de sa multiplicité et informative et interprétative. Recherche aussi d’un certain réel : celui de l’environnement immédiat de ces artistes qui donnent à leurs œuvres toute leur spécificité, fort éloigné d’un certain universalisme conceptuel ou de la fixité temporelle de l’hyperréalisme. Profonde originalité, nette spécificité, qualité technique indéniable, ne sont que quelques éléments parmi d’autres qui ne nous permettent plus de nier la présence et l’apport de l’art relationnel ».  Cette nette spécificité est singulière chez Lizène. Les contorsions du contraindre le corps ne sont pas que burlesques, ni même images d’une régression, position à rebours propre à la démarche de l’artiste. Elles sont aussi la suite logique de l’Art spécifique de 1967-1970, cette exploration des spécificités du médium mis en œuvre. Ici, les contraintes posées par les limites du cadre tandis qu’au fil des prises de vue, le champ se rétrécit.

Pour l’exposition au château Malou, Jacques Lizène eut l’idée de présenter ces photographies en échelle, comme un film ou une suite de photogrammes, et d’y associer ce portrait de ménagère au balai, photographie prise en Roture à Liège, personnage refusant de subir la contrainte des limites du cadre de la photo. On notera, que que malgré son refus, cette ménagère est également contrainte dans le cadre, à la mesure de son balai. L’œuvre, comme bien d’autres, disparut après l’exposition, ce qui nécessita de rééditer ces photographies. (1971-1973-2011)

Jaques Lizène, Pol Pierart, words words words, musée en plein air du Art Tilman

Words, words, words. Sous cette phrase tirée d’un dialogue de la pièce Hamlet de Shakespeare, se cache bien des significations et ambivalences. C’est exactement cette non exhaustivité que le Musée a voulu suivre dans la sélection des pièces exposées.
Qu’elles soient abstraites ou figuratives, les œuvres d’art plastique, en deux ou trois dimensions, sont d’abord un jeu d’agencement de formes, couleurs ou volumes. Depuis longtemps cependant, des mots s’y sont glissés, qui jouent de leur présence formelle, des sens et suggestions qu’ils véhiculent, et renforcent, déforment, parfois défaussent, soulignent ou voilent les perceptions plastiques.

Salle d’Exposition du Musée en plein air du Sart Tilman
Centre Hospitalier Universitaire de Liège

Vernissage le jeudi 18 avril à 18h00
Exposition du 19 avril au 24 mai 2013
dans la Verrière Sud – niveau -3
mercredi, jeudi et vendredi de 12 à 16 h, ou sur rendez-vous

Jacques Lizène
Le perçu et le non perçu, 1973. Avant la deuxième prise de vue, il a été retiré un cheveu à la chevelure du personnage photographié… entre la deuxième et la troisième prise de vue, deux cheveux ont été retirés, trois avant la quatrième, quatre avant la cinquième. Peut-être, en fait, n’y a-t-il pas un seul cheveu enlevé à la coiffure de cette jeune personne entre la première et la cinquième prise de vue. Peut-être n’y a t’il qu’une seule prise de vue pour les 5 photographies. Peut-être les cheveux témoins présentés avec ces photos et ce texte sont-ils des cheveux appartenant à une toute autre personne, qui par exemple est, elle, victime d’anormale perte de cheveux. Aieaieaieaieaieaie !
Technique mixte, 1973 – 2011

Pol Pierart
peut être
technique mixte sur papier
26 x 35 cm.
2005

Capitaine Lonchamps, le paradis perdure, Château-Gontier, les images (2)

Capitaine Lonchamps
Neige (Snow Emeu)
2011
technique mixte sur objet trouvé, 175 x 130 x 60 cm

Capitaine Lonchamps
Neige
2010
Technique mixte sur toile trouvée, 77 x 59 cm

Capitaine Lonchamps
Neige (Snow grenouille)
2013
Technique mixte sur objet trouvé.

paradis13

Capitaine Lonchamps
Neige, 2010 (pneu neige)
2010
technique mixte sur objet trouvé
diam 110 cm

Capitaine Lonchamps
Neige, 2010
2010
Technique mixte sur image imprimée, 100 x 70 cm

Art Brussels 2013, 17-21 mars, stand 3A02

La galerie participe à Art Brussels 2013. Du 17 au 21 avril. Stand 3A02
et proposera des oeuvres de :

Olivier Foulon, Honoré d’O, Eleni Kamma, Suchan Kinsohita, Aglaia Konrad, Sophie Langhor, Jacques Lizène, Capitaine Lonchamps, Emilio Lopez Menchero, John Murphy, Jacqueline Mesmaeker, Benjamin Monti, Pol Pierart, Eran Scharf, Valérie Sonnier, Walter Swennen, Jeroen Van Bergen, Raphaël Van Lerberghe, Marie Zolamian.

bxlblog13

Dates & Hours
Brussels Expo (Heysel) – Halls 1 & 3
Place de Belgique, 1
BE-1020 Brussels

Preview & Vernissage Wed 17 April (by invitation only)
From Thu 18 till Sun 21 April 2013

Wed 17 April: Preview 12pm-4pm/ Vernissage 4pm-10pm
Nocturne: Thu 18 April 6pm till 10pm
Thu 18 – Sunday 21 April: 12pm till 7pm

A Bruxelles durant la foire :

– ATOMIUM
Selected artworks from the private collection of Mrs Galila Barzilaï-Hollander

– Emilio Lopez Menchero
GARE BRUXELLES CONGRES
The North-South Passage. Curated by Michel Dewilde
In collaboration with Recyclart and CONGRES
40 Boulevard Pacheco, 1000 Bruxelles (City centre) / Extended opening hours during Art Brussels, Tue – Sat 10 am – 6 pm / Fri late opening 8 pm – 10 pm

– Walter Swennen
CC STROMBEEK
About Waves. Part III of the painting trilogy
Curated by Nicola Setari
In collaboration with Museumculture Strombeek/Gent

– Eleni Kamma
THALIE ART PROJECT-Nathalie Guiot, Brussels
Found in Translation, Chapter M
18 April – 5 May 2013
Curated by Emmanuel Lambion for Muse Programme

Aglaia Konrad, Frauenzimmer, Stuk, revue de presse

Lu dans de Morgen

Lu dans H.ART

Muhkazine #15, Antwerpen, la cover :

Capitaine Lonchamps, le paradis perdure, Château-Gontier, les images (1)

Capitaine Lonchamps
Neige, 2013 (snow pelican)
2013
technique mixte sur objet trouvé (fontaine), 195 x 50 x 50 cm

paradis2

Capitaine Lonchamps
Neige (snow varan)
2010
technique mixte sur objet trouvé, 300 x 100 x 90 cm

Capitaine Lonchamps
Neige, 2009 ( Snowman et le tigre mangeur d’homme)
2009
Technique mixte sur toile trouvée
145 x 120 cm

Capitaine Lonchamps
Neige, 20105 (Cendrillon)
2010
technique mixte sur tapisserie trouvée, 50 x 70 cm

Jacques Halbert et Capitaine Lonchamps, le Paradis perdure

paradis5

Capitaine Lonchamps
Neige (Snow Emeu)
2011
technique mixte sur objet trouvé, 175 x 130 x 60 cm

Capitaine Lonchamps
Neige, 2011 (Snow croco)
2011
technique mixte sur objet trouvé, 170 x 60 x 30 cm

Capitaine Lonchamps
Neige (Snowman), 2011
2011
Technique mixte sur photographie trouvée, 49 x 40 cm