août 2013

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Capitaine Lonchamps

Capitaine Lonchamps
Neige, 2010, de la série Le petit Journal, supplément du dimanche 9 octobre 1898.
Un drame parisien.
2010. Technique mixte sur imprimé, 27 x 37 cm

Capitaine Lonchamps

Capitaine Lonchamps
Neige, 2010 de la série Le petit Parisien, supplément littéraire illustré du 10 mars 1896.
Le crime du bois de Vincennes, un père assassin de son fils.
2010. Technique mixte sur imprimé, 26 x 26 cm

Capitaine Lonchamps

Capitaine Lonchamps
Neige, 2010, de la série Le petit Journal, supplément du dimanche 26 décembre 1897.
Crime du Kremlin Bicêtre. Le cadavre brûlé. Scène reconstituée d’après les aveux de l’assassin.
2010. Technique mixte sur imprimé, 36 x 26 cm

Capitaine Lonchamps

Capitaine Lonchamps
Neige, 2010, de la série Le petit Parisien, supplément littéraire illustré du 28 août 1898.
Une petite martyre. Le suicide d’une fillette de dix ans.
2010. Technique mixte sur imprimé, 26,5 x 36 cm

Capitaine Lonchamps

Capitaine Lonchamps
Neige, 2010, de la série Le petit Parisien, supplément littéraire illustré du 7 juin 1896.
Un cadavre dans une malle. L’arrestation de l’assassin.
2010. Technique mixte sur imprimé, 26,5 x 24,5 cm

Capitaine Lonchamps

Capitaine Lonchamps
Neige, 2010, de la série Le petit Journal, supplément du dimanche du 4 octobre 1898.
Le Troppmann. De Nassandre. Gaillard, l’assassin, Leblond, la victime.
2010. Technique mixte sur imprimé, 26,5 x 17,5 cm

Capitaine Lonchamps

Capitaine Lonchamps
Neige, 2010, de la série Le petit Parisien, supplément littéraire illustré du 5 mai 1901.
Le crime de Corancez. Découverte des cadavres.
2010. Technique mixte sur imprimé, 18 x 26 cm

Capitaine Lonchamps

Capitaine Lonchamps
Neige, 2010, de la série Le petit Parisien, supplément littéraire illustré du 5 mai 1901.
Mme. Vera Gelo en Cour d’assises.

Capitaine Lonchamps

Capitaine Lonchamps
Neige, 2010, de la série Le petit Parisien, supplément littéraire illustré du 14 juin 1896.
Le tueur d’enfant. Le crime de Trégueux (D’après le dessin de M. Harmonie, photographe, fait au moment de la reconstitution
du double assassinat).
2010. Technique mixte sur imprimé,26,5 x 23 cm

Bien des librairies ont un rayon Curiosa / Erotique et le Comptoir du Livre n’échappe pas à la règle, proposant une première édition de « Cerise ou le moment bien employé », par Dellfos, anagramme d’Eric Losfeld (1922-1977), ce Belge de Mouscron monté à Paris, qui édita entre autres Eugène Ionesco, Xavier Forneret, Benjamin Péret, Marcel Duchamp, Boris Vian ou Jacques Sternberg. Losfeld a également réédité le Marquis de Sade, Sacher Masoch et publié de nombreux ouvrages surréalistes et érotiques, notamment ceux d’Emmanuelle Arsan. Publié pour la première fois en 1969 (en réalité la première édition de cet ouvrage parut en 1959 mais passa totalement inaperçue), « Cerise ou le moment bien employé » est considéré comme un classique de la littérature érotique du XXe siècle. Écrit par un homme, cet ouvrage a le mérite de montrer un véritable désir de femme à regarder et à toucher un sexe d’homme comme objet de plaisir. Jaques Halbert s’est permis de tatouer la couverture rose de l’ouvrage d’une cerise vermillonne. Mieux même, il a donné une suite à l’ouvrage, peignant sous son nom propre, trois couvertures, comme une suite à ce « moment bien employé ». Le premier tome s’intitule « Gourmande », le second « Mouillée », le troisième « Eternelle », jaquettes sur bois de même couleur, elles aussi, cela va de soi (j’allais écrire cela bas de soie), estampillées d’une cerise baladeuse. L’œuvre est appétissante et l’on déguste les livres des yeux.
Plus récemment, Jacques Halbert a encerisé une nuisette et un string du même bleu que ses toiles les plus classiques. A l’instar de la fraise, de la framboise et du raisin, au paradis des sens, la cerise est nourriture des amants, symbole de sensualité et de volupté, corruptrice de la vertu. Jérôme Bosch, imaginant, le panneau central du Jardin des Délices, cette extension du paradis terrestre où un grouillement de nudités se livre à toutes sortes de divertissements charnels, l’avait déjà bien compris : l’humanité a les yeux plus grands que le ventre, n’envisageant pas d’autre destin que ces plaisirs et délices. Dans la vitrine, « Déshabillé » a rejoint les quatre ouvrage, tout comme cette noix de coco, ramenée de la Réunion (où l’artiste se commit d’ailleurs dans une performance de mariage culinaire), également estampillée de cerises. Jacques Halbert l’appelle « noix de cocotte ». Au rez-de-chaussée de la vitrine, comme s’ils avaient glissés sous le lit, à l’occasion d’un empressement bien compréhensible, il y a les chaussettes et le boxer de Monsieur. Un boxer Hotstream, – c’est tout dire – parsemé de cerises et des chaussettes Jipépé aux motifs « cherry ». Ces dernières sont signées Capitaine Lonchamps et portent la mention « Bien à toi ».

Jacques Halbert

Jacques Halbert

Jacques Halbert

Jacques Halbert

Jacques Halbert

Jacques Halbert

Jacques Halbert

Vitrine composée de : Livres, 2000, acrylique sur livre et bois, 4 x 21 x 13 cm. Déshabillé, acrylique sue nuisette et string, 2012. Noix de Cocotte, 2012, acrylique sur noix de coco ainsi que d’un boxer de marque Hotstream, taille XI, composant acrylique et d’une paire de chaussette JiPépé TM, Taille 39/45 – Modèle Cherry-A – 90 % Coton – 7 % Polyamide – 3 % Lycra – Made in EU – Signé Capitaine Lonchamps avec la mention « Bien à toi ».

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Capitaine Lonchamps

Capitaine Lonchamps
Neige, 2010, de la série Le petit Parisien, supplément littéraire illustré du 20 novembre 1898.
Une importante capture. Un voleur d’enfant.
2010. Technique mixte sur imprimé, 26,5 x 30 cm

Capitaine Lonchamps

Capitaine Lonchamps
Neige, 2010, de la série Le petit Parisien, supplément littéraire illustré du 4 septembre 1898.
Un père qui tue ses enfants. Arrestation de l’assassin
2010. Technique mixte sur imprimé, 26,5 x 31 cm

Capitaine Lonchamps

Capitaine Lonchamps
Neige, 2010, de la série Le petit Parisien, supplément littéraire illustré du 30 janvier 1896.
Un attentat anarchiste. Deux gardiens de la paix blessés.
2010. Technique mixte sur imprimé, 31 x 27 cm

Capitaine Lonchamps

Capitaine Lonchamps
Neige, 2010, de la série Le petit Parisien, supplément littéraire illustré du 26 juin 1898.
Une tentative d’assassinat en chemin de fer.
2010. Technique mixte sur imprimé, 26,5 x 26,5 cm

Capitaine Lonchamps

Capitaine Lonchamps
Neige, 2010, de la série Le petit Parisien, supplément littéraire illustré du 22 mai 1898.
Le crime de la rue Poissonnière. Au secours. A l’assassin !
2010. Technique mixte sur imprimé, 26,5 x 36,5 cm

Capitaine Lonchamps

Capitaine Lonchamps
Neige, 2010, de la série Le petit Parisien, supplément littéraire illustré du 28 juin 1896.
Le crime de la rue de Penthièvre. La baronne de Valley étranglée.
2010. Technique mixte sur imprimé, 26,5 x 30 cm

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La cerise est apparue très tôt dans l’oeuvre de Jacques Halbert, en 1974, de la façon la plus incongrue qui soit, tatouant de façon répétée une palissade de chantier peinte en bleu azur. Une cerise par planche, toutes bien alignées. Les planches sont irrégulières, mais j’aime à imaginer que celles-ci avaient une largeur unique; de 8,7 cm, par exemple, cette mesure désormais très conceptuelle.
Très vite, la cerise investit la toile sur châssis et y trouve sa juste mesure. Un an plus tard, Jacques Halbert peint les lettres du mot « plaisir » (1975) en rondes de cerises rouges ; il persiste et fait de même avec le mot « fraise » (1975). René Magritte n’aurait pas désavoué cette déclinaison de « la Trahison des images », cette mise en jeu de l’énoncé, de l’objet, de l’image et de l’objet nommé. La délectation habite la cerise vermillonne et « la gourmandise emporte l’adhésion, écrira Pierre Giquel, nous sommes en région comestible, la fête bat son plein ». En 1978, l’artiste confirme cette idée saugrenue qui fait office de manifeste d’une véritable folie, d’une extravagance, d’un goût exclusif – car l’oeuvre est de bon goût -, et d’une gaîté vive : « peindre des cerises partout, tout le temps, et ne penser qu’à ça »3. Ne penser qu’à ça : à prononcer ces mots, il y a déjà là quelque chose de profondément jouissif. Et comme un parfum d’obsession au sens où l’entendait Harald Szeemann, lui qui se préoccupait, entre autres choses, des circuits fermés et des machines célibataires, de la coercition
par la beauté et des édifices bâtis par les Illuminés. L’obsession, écrit Szeemann, est « une unité d’énergie joyeusement reconnue ». Pour Jacques Halbert, celle-ci a une forme vaguement ovale de couleur carmine et vermillonne, prolongée sur sa gauche par un filet vert émeraude. Oui, la queue de cerise a aussi toute son importance.

 

Jacques Halbert

Au Comptoir du Livre, En Neuvice à Liège, jusqu’au 31 août.

Jacques Halbert

Peintures, huiles sur lin, 2013, 40 x 30 cm

Jacques Halbert

Peintures, huiles sur lin, 2013, 40 x 30 cm

Jacques Halbert

Dots, acrylique et huile sur coton imprimé, 2013, 40 x 30 cm
Peintures, huiles sur lin, 2013, 40 x 30 cm

Jacques Halbert

Peintures, huiles sur lin, 2013, 40 x 30 cm

Jacques Halbert

Peintures, huiles sur lin, 2013, 40 x 30 cm

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Capitaine Lonchamps

Au Comptoir du Livre, En Neuvice à Liège, jusqu’au 31 août.

Capitaine Lonchamps

Capitaine Lonchamps
Neige, 2010, de la série Le petit Parisien, supplément littéraire illustré du 13 février 1898.
Un périlleux sauvetage, dévouement d’un officier.
2010. Technique mixte sur imprimé, 36,4 x 27,5 cm

Capitaine Lonchamps

Capitaine Lonchamps
Neige, 2010, de la série Le petit Parisien, supplément littéraire illustré du 18 août 1895.
Un accident en montagne, chute d’une jeune voyageuse dans un abîme.
2010. Technique mixte sur imprimé, 36,4 x 27,5 cm

Capitaine Lonchamps

Capitaine Lonchamps
Neige, 2010, de la série Le petit Journal, supplément du dimanche 1er septembre 1902.
Un automobiliste attaqué par des aigles
2010. Technique mixte sur imprimé, 39 x 27 cm

Capitaine Lonchamps

Capitaine Lonchamps
Neige, 2009, de la série Le petit Journal, supplément du dimanche 12 mai 1909.
Un jaguar en liberté sur le pont d’un bateau.
2008. Technique mixte sur imprimé, 37 x 26 cm

Capitaine Lonchamps

Capitaine Lonchamps
Neige, 2010, de la série Le petit Journal, supplément du dimanche 25 décembre 1898.
Un acte de brigandage en plein Paris.
2010. Technique mixte sur imprimé, 39 x 27 cm

Capitaine Lonchamps

Capitaine Lonchamps
Neige, 2010, de la série Le petit Journal, supplément du dimanche 14 mars 1909.
Rhinocéros contre éléphant, le secrétaire militaire du vice roi des Indes a failli être tué dans la collision.
2010. Technique mixte sur imprimé, 37 x 26 cm

Capitaine Lonchamps

Capitaine Lonchamps
Neige, 2010, de la série Le petit Journal, supplément du dimanche 16 mai 1909.
Tuée en fuyant l’incendie.
2010. Technique mixte sur imprimé, 39 x 27 cm

Une exposition (courte) qui en dit long sur les obsessions de Jacques Halbert et de Capitaine Lonchamps. Du premier, on découvrira un florilège fruité. Depuis 1978, l’artiste confirme cette idée saugrenue qui fait office de manifeste d’une véritable folie, d’une extravagance, d’un goût exclusif – car l’oeuvre est de bon goût -, et d’une gaîté vive: « peindre des cerises partout, tout le temps, et ne penser qu’à ça »

Le second, après avoir enneigé les Fantômas de Feuillade, propose l’enneignement de ce qui constitua l’une des sources d’inspiration du cinéaste : les gravures d’actualité (1895-1905) du « Petit Parisien, supplément littéraire illustré » et du « Petit Journal, supplément du dimanche »

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Jacques Charlier

Jacques Charlier
Sorry Brad, but Art is away, 2013
Acrylique sur toile, 120 x 100 cm

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hindoue dingue

hindoue dingue

Jacques Halbert et Capitaine Lonchamps
Hindoues dingues
Acrylique sur toiles trouvées, 57 86 cm et 57 78 cm
2013

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1. Au Comptoir du Livre, à 15h.

Jacques Halbert – Capitaine Lonchamps, Le Paradis Perdure

Un volume de 80 pages, illustrations couleurs, 20 x 13,5 cm. Texte : Jean-Michel Botquin
Une coédition l’Usine à Stars – galerie Nadja Vilenne / chapelle du Genêteil, centre d’art contemporain
ISBN : 978-2-9543196-29

Cette rencontre était en quelque sorte attendue, inévitable même, tant leur activité monomaniaque – n’ayons pas peur des mots – procède d’une même énergie et d’une même opiniâtreté. Jacques Halbert peint des cerises ; Capitaine Lonchamps enneige le monde. Tous deux font fi des saisons. L’un ne cesse de dupliquer cette cerise dont il goûte, avec la conscience de l’illusion, les infimes variations de sensations colorées et lumineuses, qualifiant son grand’ oeuvre de « cerisiste ». Le second a décidé de faire de la neige une exception, d’investir la nature impondérable du flocon de neige, de multiplier sur tout support ces points blancs mouchetés. Peintre « neigiste » depuis 1989, Lonchamps déclare avec sérieux que « ne neige pas qui veut ». Ces deux artistes ont eu l’occasion de croiser leurs singulières expériences en 2010 et de se commettre en deux oeuvres communes, Lonchamps recouvrant de flocons deux tableaux cerisistes de Jacques Halbert. Ceci, sans aucun doute, ne pouvait que préfigurer cette exposition, cette transfiguration – encore une fois, osons – d’une chapelle du 12e siècle en une étonnante Nef des Fous. Le titre de cette exposition en duo évoque l’Eden, comme un réenchantement du monde car ici, en effet, « le Paradis perdure ».

2 Au Comptoir du Livre, à 15h

Capitaine Lonchamps, Nyctalope

Un volume de 60 pages 16 x 14 cm, bichromies. Textes de Dominique Païni et Jean-Michel Botquin
Une Edition de l’Usine à Stars

On ne pouvait imaginer une rencontre plus troublante : l’inventeur en cinéma de Fantômas et des Vampires et le mystérieux Snowman…La relation entre ces deux créateurs d’images n’est pourtant pas si évidente comme la série d’images de Feuillade exposée à l’enneigement pouvait le laisser entrevoir. Comme chez tous les artistes dont l’entreprise paraît se résumer à une action minimale, cette dernière engendre des conséquences inattendues – à la mesure de la formule légendaire de Corbusier qui estimait que les réponses bouleversantes découlaient des questions naïves !

3. Au Comptoir du Livre à 15 h

Le Paradis des Nyctalopes

Une exposition (courte) qui en dit long sur les obsessions de Jacques Halbert et de Capitaine Lonchamps. Du premier, on découvrira un florilège fruité. Depuis 1978, l’artiste confirme cette idée saugrenue qui fait office de manifeste d’une véritable folie, d’une extravagance, d’un goût exclusif – car l’oeuvre est de bon goût -, et d’une gaîté vive: « peindre des cerises partout, tout le temps, et ne penser qu’à ça »
Le second, après avoir enneigé les Fantômas de Feuillade, propose l’enneignement de ce qui constitua l’une des sources d’inspiration du cinéaste : les gravures d’actualité (1895-1905) du « Petit Parisien, supplément littéraire illustré » et du « Petit Journal, supplément du dimanche ».

Capitaine  Lonchamps

Capitaine Lonchamps
Neige, 2010, de la série Le petit Parisien, supplément littéraire illustré du 7 juin 1896. Un cadavre dans une malle.
L’arrestation de l’assassin.
2010
Technique mixte sur imprimé
26,5 x 24,5 cm

4. A la galerie Nadja Vilenne, à 19h

Repeat / Repeat

Une exposition autour de la répétition, qu’il s’agisse de la leçon, du motif, du concept, de l’image, du style, du geste ou du phrasé.
Jacques Charlier – Olivier Foulon – Jacques Halbert – Eleni Kamma – Aglaia Konrad – Sophie Langohr – Jacques Lizène – Capitaine Lonchamps – Emilio Lopez Menchero – Jacqueline Mesmaeker – Benjamin Monti – Pol Pierart – Valérie Sonnier – Walter Swennen – Raphaël Van Lerberghe – Marie Zolamian.

Jacques Halbert

Jacques Halbert, peinture, 2008, acrylique sur toile, 100 X 100 cm & peinture, 2008, acrylique sur toile, 100 X 100 cm.

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covers

Le Comptoir du Livre et la galerie Nadja Vilenne ont le plaisir de vous convier à une double rencontre ce samedi 24 août

Au comptoir du Livre, de 15 à 19h

Jacques Halbert et Capitaine Lonchamps : Le paradis des Nyctalopes.

Une exposition toute de « Neiges » et de « Cerises », à l’occasion de la sortie de presse de deux ouvrages : « Jacques Halbert et Capitaine Lonchamps, Le Paradis perdure, aux Editions L ‘Usine à Stars / Chapelle de Genêteil Château-Gonthier », ainsi que « Capitaine Lonchamps, Nyctalope », aux Editions L’Usine à Stars.

Signature des ouvrages par les artistes et vernissage de l’exposition de 15 à 19h En Neuvice, 20. 4000 Liège.

L’exposition est accessible du 24 au 31 août aux heures d’ouverture de la librairie.

A la galerie Nadja Vilenne, dès 19h

Repeat / Repeat

Une soirée festive dans le cadre de l’exposition « Repeat / repeat », augmentée de quelques flocons et cerises. Jacques Charlier – Olivier Foulon – Jacques Halbert – Eleni Kamma – Aglaia Konrad – Sophie Langohr – Jacques Lizène – Capitaine Lonchamps – Emilio Lopez Menchero – Jacqueline Mesmaeker – Benjamin Monti – Pol Pierart – Valérie Sonnier – Walter Swennen – Raphaël Van Lerberghe – Marie Zolamian.

Galerie Nadja Vilenne, 5 rue du Commandant Marchand, 4000 Liège. L’exposition est accessible jusqu’au 7 septembre.

 

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En couverture du numéro 99 de la revue Etc, trimestriel d’art contemporain, publié à Montréal.

Etc 99

Emilio Lopez Menchero, Torero Torpedo, col d’Aubisque, 2008

Lu dans le petit guide remis aux visiteurs de l’exposition « La collection en tant que caractère » qui se tient au Muhka à Anvers, jusqu’au 6 octobre 2013

caractère d'une collection

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Marie Zolamian, les bustes anonymes

Marie Zolamian, les bustes anonymes

Marie Zolamian, les bustes anonymes

Marie Zolamian, les bustes anonymes

Guidée par les « Anciens », membres de la Commission historique locale, c’est dans le grenier de la Maison communale de Flémalle que Marie Zolamian a découvert ces six bustes de fonte de l’ancienne Maison Renkin, six fort classiques anonymes, de vrais ou de faux jumeaux, comme une doublure du Monde, trois fois deux bustes ou deux fois trois postures, les hommes casqués à la romaine ou ceints de la couronne de laurier, les dames joliment dépoitraillées, portant haut le chignon de Cérès. C’est là aussi qu’elle aperçoit quelques isoloirs, ceux que, dans la commune, on utilise à chaque élection. Sur l’un d’eux, au dessus du placard annonçant un scrutin provincial, subsiste cette inscription : « Ne pas mouiller le crayon ». Marie Zolamian, invitée par la Commune de Flémalle, est alors en quête d’idées évoquant la citoyenneté. Elle s’appropriera dès lors bustes et isoloirs, projettera d’installer ces derniers par couples de trois, rigoureusement alignés dans l’espace, afin d’y loger ces trois couples de bustes aux attributs d’élus. Les voici, sur leur tablette, retrouvant leur identité, leur place dans la conscience collective ; étranges assesseurs accueillant l’électeur, ils sortent de l’anonymat dans lequel ils sont tombés. Car c’est là comme une fiction dans le réel, la mémoire d’un lieu, un lieu de la mémoire, une histoire bien réelle qui ressemble à une fiction : descellés lors de la destruction de la Maison Renkin, ces bustes ont été volés, ont transhumé jusqu’à Amsterdam où le jardinier communal de Flémalle, perspicace et persévérant, les retrouva. Marie Zolamian l’a interrogé et a enregistré son récit. Le son de cette narration accompagne l’installation.

« Les bustes anonymes », 2011. Techique mixte, 6 isoloirs de bureaux de vote, 6 bustes en fonte, sculpteur et fondeur anonymes.

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8.

Walter Swennen, Continuer

Walter Swennen, Continuer

Walter Swennen, Continuer

Kapsalon,2001
Huile sur métal

Walter Swennen, Continuer

Walter Swennen, Continuer

Toeter, 2012
Huile sur toile
Collection privée

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Suchan Kinoshita, Isofollies

Suchan Kinoshita, Isofollies

Ces astéroïdes sont apparus en 2004 dans l’œuvre de Suchan Kinoshita, une sorte de jardin de sculptures, comme des notes de musique tombées d’une portée, des aérolithes jalonnant un espace de déambulation. Volumes noirs ronds, ventrus, aux formes parfois plus étranges, ils opèrent dans l’espace d’exposition, sans qu’on sache ce qui les constitue. En fait, ils agissent comme une sorte de pétrification, comme de grosses scories de temps. Sur le lieu même de l’exposition, dans les caves et greniers de la maison, l’artiste a récolté et entassé des objets de rebut, des déchets de toutes sortes, ce qui a été abandonné, n’a plus d’utilité. Suchan Kinoshita en constitue des ballots de diverses tailles ; elle les momifie au sens propre comme au figuré, les serre dans de longues bandes de plastique industriel, élastique et noir, roulent ces ballots sur le sol comme s’il s’agissait de boules de neige, les compressant, compactant ces rebuts ainsi fossilisés. C’est le temps du lieu que voici pétrifié.
En 2006, lors d’une exposition à l’Ikon Gallery à Birmingham sont apparus trois nouveaux astéroïdes que l’artiste nomme désormais « Isofolies », du nom du plastique qu’elle utilise. Ce sont, cette fois, les résidus du montage de l’exposition que Suchan Kinoshita utilise. Le premier ensemble de ces sculptures devient ainsi un principe délocalisé. Kinoshita est invitée quelques mois plus tard par la biennale de Sharjah, aux Emirats Arabes Unis. « Still Life, art, ecology and the political of change » aborde les défis sociaux, politiques et environnementaux, le développement urbain excessif et l’épuisement progressif des réserves naturelles. Tout naturellement, Suchan Kinoshita propose de produire une troisième ensemble d’ « Isofolies ». L’ensemble, constitué d’une quinzaine d’œuvres, est à nouveau produit in situ, avec les déchets et rebuts trouvés sur place. Cet espace de pensée né dans un contexte quasi domestique, temps compressé d’un lieu, du vécu de ses habitants successifs, prend une dimension de recyclage, de délocalisation des déchets, comme de recyclage du principe même qui conduit la création de l’objet. A Birmingham c’était le temps d’un centre d’art contemporain, à Sharja, une dimension plus large, plus actuelle face aux défis du temps.
Les élevages de poussière de Marcel Duchamp, photographiés par Man Ray en 1920 et que ce dernier rebaptise « vue d’aéroplane » ne sont pas que déroutement logico-sémiotiques. « Pour les tamis dans le verre, écrit Marcel Duchamp dans les notes sur le grand Verre – laisser tomber la poussière sur cette partie, une poussière de trois à quatre mois et essuyer bien autour de façon à ce que cette poussière soit comme une sorte de couleur (pastel transparent) ». Suchan Kinoshita a également élevé de la poussière. Durant les années 90, elle exposa des boules compactes de poussières ainsi récoltées (Staub) ; elle érigea de complexes architectures d’étagères, uniquement destinés à recevoir la poussière du temps (Staubstelle). Plus récemment, « Hochwasser » est une simple plaque de plâtre exhumée d’une cave ; elle est partiellement couverte d’un dépôt de crasse, porte les traces d’une inondation passée. Et Suchan Kinoshita l’expose telle quelle, tout comme cette toile (Zen for beginners), écran empoussiéré d’une caisse de résonance d’un harmonium. Quelle est donc la résonance de l’objet, et de l’œuvre ainsi créée ?
« Isofolies » est ainsi et de même, un objet qui se soustrait à lui-même. Nous ne voyons pas ce que ces ballots contiennent ; et sans doute sommes nous informé de ce qui les constitue. C’est dans cet intervalle que se situe, entre ce que nous voyons et ce qui nous est donné à voir, ou ne pas voir, la richesse de sens multiples de l’œuvre.

Suchan Kinoshita, Isofollies

Suchan Kinoshita
Isofollies, 2007
mixed media, variable dimension
14 éléments

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7.

Walter Swennen, Continuer

Walter Swennen, Continuer

Walter Swennen, Continuer

Walter Swennen, Continuer

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Ana Hos, 2008
Huile sur toile

Walter Swennen, Continuer

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