décembre 2013

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hindoue dingue

Jacques Halbert & Capitaine Lonchamps, Hindoue dingue, 2013

Nous vous souhaitons de belles fêtes et nos meilleurs voeux.
Rendez vous le jeudi 16 janvier 2014 en compagnie de Jacques Lizène, Jacques Halbert, Capitaine Lonchamps et Emilio Lopez-Menchero, afin de feuilleter quelques neiges, sous les cerises, en écoutant de la musique à l’envers et même doublement à l’envers, au Checkpoint Charlie. D’après Jacques Lizène, on ne s’ennuiera pas un seul instant.

Agenda janvier 2014

Olivier Foulon
– Bonn (D), Villa Romana 1905–2013. Das Künstlerhaus in Florenz, Art and Exhibition Hall of the Federal Republic of Germany, 22 nov – 9 mars 2014.

Jacques Halbert
– Liège (B), galerie Nadja Vilenne, du 17 jan au 3 mars 2014

Eleni Kamma
– Bonn (D), Villa Romana 1905–2013. Das Künstlerhaus in Florenz, Art and Exhibition Hall of the Federal Republic of Germany, 22 nov – 9 mars 2014.

Aglaia Konrad
– Ostende (B), Conversation Piece, MuZee, du 14 dec au 14 dec 2014
– Bonn (D), Villa Romana 1905–2013. Das Künstlerhaus in Florenz, Art and Exhibition Hall of the Federal Republic of Germany, 22 nov – 9 mars 2014.

Jacques Lizène
– Gent (B), Teken, contemporary drawings, curated by Jan Colle, Julie Crenn, Totaal Apotheek, Entrepot fictief, du 1er dec au 20 jan.
– Liège (B), Musique à l’envers et doublement à l’envers. Extension du domaine du perçu/non perçu, galerie Nadja Vilenne, du 17 jan au 3 mars 2014

Capitaine Lonchamps
– Liège (B), galerie Nadja Vilenne, du 17 jan au 3 mars 2014

Emilio Lopez-Menchero
– Veurne (B), Grenzen/loos, Emergent, 22 dec – 09 mars 2014
– Antwerpen (B), De autodidact, Extra City, jusqu’au 20 jan. 2014 (production NICC)
– Liège, Checkpoint Charlie, galerie Nadja Vilenne, du 17 jan au 3 mars

Jacqueline Mesmaeker
– Ostende (B), Conversation Piece, MuZee, du 14 dec au 14 dec 2014

Benjamin Monti
– Liège (B), Anonymes ? Gravures anciennes réinterprétées par Benjamin Monti, Université de Liège, galerie Wittert, du 28 sept au 25 jan 2014.

Walter Swennen
– Bruxelles (B), So far, so good, Wiels, du 5 octobre au 26 janvier 2014.
– Antwerpen (B), De autodidact, Extra City, jusqu’au 20 jan. 1014 (production NICC)
– Antwerpen (B), A whole range of furtively titillating stereotypes / group show curated by Koenraad Dedobbeleer, Galerie Micheline Szwajcer, du 11 dec au 8 fev. 2014

Valerie Sonnier
– Amiens (F), Frac Picardie, Acquisitions récentes 2009-2013, du 13 nov au 21 fév 2014

Walter Swennen

Exhibition view of Walter Swennen: So Far So Good (05.10.2013 – 26.01.2014) at WIELS Contemporary Art Centre, Brussels. Photo: Kristien Daem.

Walter Swennen

Walter Swennen

Exhibition view of Walter Swennen: So Far So Good (05.10.2013 – 26.01.2014) at WIELS Contemporary Art Centre, Brussels. With: Grand cercle, 1999 and Allo Patti, 2011. Photo: Kristien Daem.

Walter Swennen

Walter Swennen

Exhibition view of Walter Swennen: So Far So Good (05.10.2013 – 26.01.2014) at WIELS Contemporary Art Centre, Brussels. With: Clown bleu rouge, 2007 and Kunststrijdster in de maan, 2007. Photo: Kristien Daem

Walter Swennen

Walter Swennen

Cercles (Servranckx)
Huile sur bois, 61 x 52 cm, 1998

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Emergent

Traité d’Utrecht de 1713: la frontière belge est définitivement tracée. Elle coupe en deux les Moeren. Ces anciens marais ont été asséchés au 17e siècle. Cet assèchement de terres sous le niveau de la mer est réalisé au moyen d’un réseau de douves sur le modèle hollandais. Bordés d’une digue circulaire, les Moeren constituaient un îlot de rationalité qui posait les jalons d’un avenir sans centre et sans frontières. Jusqu’à ce que les Espagnols, qui avaient financé les travaux d’assèchement, fassent inonder toute la zone pour arrêter les troupes de Louis XIV. Une utopie abstraite et universelle qui se heurte à la dure réalité d’un conflit frontalier. Comment se situent les artistes aujourd’hui sur ce champ de tension ?

The Treaty of Utrecht, 1713: the French-Belgian border, as we know it today, was fixed. De Moeren has been split in two ever since. The former marshes were drained in the 17th century and a grid-like network of canals divides this Dutch-style polder, which lies beneath sea level. Bordered by a ring dike, De Moeren formed an island of rationality, a blueprint for a future without centre or borders. Until the Spanish, who had financed the draining, stopped Louis XIV’s troops in their tracks by flooding the entire area. A universal, abstract utopia versus the concrete reality of the border conflict. How do contemporary artists relate to such a field of tension?

Verdrag van Utrecht, 1713: de Belgische grens krijgt haar huidige situering. Sindsdien splitst ze de Moeren in twee helften. Dit voormalige moeras werd in de 17de eeuw drooggelegd. Deze ‘droogmakerij’ naar Hollands model, vijf meter onder de zeespiegel gelegen, werd ingedeeld volgens een rastervormig, Cartesiaans grachtenpatroon (zie google earth/De Moeren). Afgeboord door een ringdijk waren de Moeren opgevat als een eiland van rationaliteit, waar de rijke burgers van Veurne en Sint-Winoksbergen in de zeventiende eeuw hun weekends gingen doorbrengen. Tot de Spanjaarden, die de drooglegging gefinancierd hadden, het hele gebied weer onder water lieten lopen om de troepen van Lodewijk XIV tot staan te brengen. Een universeel, abstract utopia versus de concrete realiteit van het grensconflict. Hoe verhouden kunstenaars zich vandaag in dat spanningsveld?

Marcel Berlanger
Marcel Broodthaers
Marie Cloquet
Alexis Destoop
Tina Gillen
Adam Leech
Klara Lidén
Emilio López-Menchero
Clarence Maisonsept
Wesley Meuris
Yola Minatchy
Els Opsomer
Royden Rabinowitch
Arno Roncada
Javier Téllez
An van. Dienderen

Informations pratiques:

Exposition du 22 décembre 2013 au 9 mars 2014

A visiter gratuitement le samedi et le dimanche de 14 à 18 heures, également ouverte le mardi et le vendredi de 14 à 18 heures pendant les vacances scolaires et sur rendez-vous (via galerie@emergent.be)

Vernissage le samedi 21 décembre 2013 en continu de 16 à 22 heures

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Informations: Il ne s’agit pas d’une exposition , mais d’une résidence de création, qui se déroule entre le 1er juin et le 30 septembre 2013, dans l’intention de voir les artistes invités produire une oeuvre nouvelle, teintée de près ou de loin par l’expérience d’un séjour vénitien d’une semaine environ. La production de chaque artiste est réunie dans un livre collectif à paraître à l’automne 2013. La visibilité du projet est assurée tout au long de la Biennale par la création d’un site Internet visant essentiellement à inté grer les contributions de chaque participant de manière anonyme , comme un inconscient iconographique et numérique du projet. Une médiatisation individuelle est également de mise, sous la forme de gestes parfois infimes posés par chaque participant au cours de sa résidence, et répertoriés également sur le site.

In senso figurato

in senso figurato

Bonnes feuilles

Théodore Ludlöw a une mère d’origine allemande et un père belge. Il travaille comme journaliste en Belgique et est âgé de tout juste quarante-six ans. La culture est son domaine de prédilection mais les contingences du métier de journaliste l’amènent parfois à traiter de sujets politiques ou de faits de société. Il s’en fait une raison. Aujourd’hui on ne saurait se plaindre. Il a débuté sa carrière dans les années 1980 à une époque où les conditions de travail étaient bien différentes. Dans l’avion qui l’emmène vers la Biennale de Venisece matin-là, il songe à un confrère de La Dernière Heure qui, d’après ce que lui a glissé un collègue, accepterait désormais de faire des permanences le dimanche pour la somme déprimante de vingt-cinq euros par après-midi. Théodore tâche de tenir loin de lui cette pensée qui, s’ajoutant à tant d’autres, lui rappelle à quel point la corporation est en perdition . Dans les jours précédant son départ pour l’Italie, il s’est promis de ne pas s’encombrer de ces sombres pensées et de partir le coeur léger pour ce qui demeure à l’horizon de sa pratique un moment privilégié : le vovaae à Venise. pour la Biennale. Per la biennale … se murmure-t-il en son for intérieur avec les quelques rudiments d’italien qui lui reviennent progressivement en mémoire et qu’il se répète bientôt comme une litanie, tandis que l’avion de la compagnie irlandaise à bas coût à bord duquel il s’est embarqué s’élève peu à peu, s’éloignant des reliefs du Borinage.
Les vols vers Trévise au départ de Charleroi partent terriblement tôt ou terriblement tard. Il y a en quelque sorte deux options , et cette année il a eu la chance de pouvoir choisir son vol. Sa chance, c’est que son rédacteur en chef lui a signifié que le journal ne pouvait désormais plus couvrir
les frais de déplacement vers Venise, ou alors tout au plus un pourcentage du voyage. Une somme restait cependant disponible pour le paiement de l’article.
Compte tenu de l’expérience de Ludlöw, son rédacteur (Thierry), lui avait fait une fleur: s’il était prêt à prendre sur lui les frais de voyage et de séjour, il demeurait prioritaire pour la couverture du sujet. Ainsi, il lui était loisible de partir avec n’importe quelle compagnie, depuis tout lieu et à toute heure. Ce qui s’était traduit par un vol au départ de Charleroi partant à 7h15 du matin, avec une fermeture des portes programmée à 6h45.
(…)

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Walter Swennen - Wiels

Dans le cadre des conférences et visites guidés organisées par le Wiels :

Look-Whos-Talking--Dirk-Snauwaert

Ce 18 décembre 2013 à 19h :
Conférence – visite guidée par Laurent Busine
conférence en FR

Directeur du Musée des Arts Contemporains du Grand Hornu, Laurent Busine a exposé les oeuvres de Walter Swennen à diverse reprises, au Palais des Beaux-Arts de Charleroi et au MAC’s.

info et réservations : welcome@wiels.org

le programme des conférences à venir :

12.01.2014, 16:00 Walter Swennen / Olivier Foulon (fr) Gesprek Conversation
26.01.2014 Finissage Film screenings + presentatie(-ion) Raphael Pirenne (sic)

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Lu dans le Journal des Arts, Novembre 2013, sous la plume de Christophe Domino.

WALTER SWENNEN, LA PUISSANCE DU WITZ

Hors les trames obligées dans lesquelles la peinture trouve sa place, au sein du langage des critiques comme du discours des musées, l’œuvre de Walter Swennen apparaît justement avec cette qualité marginale dans l’exposition que lui consacre le Wiels à Bruxelles, sous la direction de Dirk Snauwaert. Swennen, avec son itinéraire irrégulier engagé dès ses vingt ans –artiste pour artistes, figure plutôt discrète de la scène belge, mais référence centrale pour ceux qui le connaissent – ne s’était pas donné jusque-là l’occasion de cette importance de partager son œuvre où la peinture tient une aussi grande place. C’est aussi son attitude, faite de distance vis-à-vis du rôle de l’artiste, loin de l’esprit de carrière, dans un retrait caustique et d’une indépendance entière, qui fait de lui une figure attachante.
Sous le titre « So far, so good » (soit en français, jusqu’ici tout va bien), l’exposition propose un parcours au travers d’environ 130 œuvres, très dispersées jusque-là dans un grand nombre de collections privées et publiques, et principalement constituées de tableau peints entre le début des années 80 et aujourd’hui, auxquels sont associés des dessins, des notes, et encore trois objets sculptures. La monographie publiée pour l’occasion met en perspective le parcours de Swennen, son attrait dès les années 1965 pour la poésie de la Beat Generation, l’héritage Dada, mais aussi la veine du happening. La Belgique constitue alors une scène active. En parallèle à ses études de psychologie, Swennen écrit, publie, participe à la vie de groupe, mais bientôt diplômé, il enseigne en particulier la psychanalyse et prend de la distance avec ses premières pratiques.

Un appétit d’expérience.

En 1980 pourtant, il reprend ses activités artistiques, cette fois définitivement orientées vers la peinture. Ce tournant est présent dans le parcours, au travers des œuvres où semble s’opérer le passage de l’écriture à la figure. Mais le signe écrit va rester comme une constante : la lettre est une figure, et l’image peut être récit, idée. On pensera bien sûr à Marcel Broodthaers et son détour par la poésie. D’ailleurs les deux artistes se sont côtoyés respectueusement, partageant une scène, voire un certain esprit belge. Swennen privilégie la peinture et engage une pratique délibérément modeste dans sa forme (le tableau châssis de petite ou moyenne dimension), mais très attentive au processus même de la picturalité et aux conditions d’apparition de l’image dans la peinture. L’exposition rend compte de cet appétit d’expérience dans une peinture au demeurant volontiers ironique, tant dans ses thèmes que dans son traitement. Sous l’allure d’une pratique désinvolte, directe, économe, très libre, une « bad painting » sans héroïsme, Swennen montre un emballement permanent pour les expérimentations formelles (géométrie, grille, geste, recouvrement, coulure..) menées de manière indépendante, tout en étant conscient de ce qui se joue dans les pratiques dominantes de l’art et du marché. Au gré de la grosse trentaine d’années de production que traverse l’exposition, on retrouvera cette hâte apparente de la facture, une touche à la gaucherie méditée, la réduction à des systèmes graphiques rudimentaires, sur toile ou à l’occasion sur tout support qui passe par là, couvercle de cuisinière ou panneau de récupération. La peinture se donne de manière très directe, dans une intimité de la vision non policée, mais jamais tapageuse. Un aspect très direct qui emprunte aussi au dessin d’enfant, à l’économie graphique de la bande dessinée, à la vigueur du graffiti, à l’efficacité de l’imagerie commerciale, tout cela noué à la matérialité propre de la peinture. L’artiste construit ainsi un univers de préoccupations qui traverse sa peinture, mais ne s’y limite pas : le mot, le dessin, la poésie y ont leur place, et la question des langages, des langues, des discours et des formes de savoir forme un sous-texte permanent. Mais tout autant, à côté de références à l’histoire, à l’art, à la philosophie, cohabitent la vie ordinaire, les objets du quotidien, la culture enfantine, les signes de la rue, les clichés et de nombreux personnages, humains et animaux.

Un zapping spirituel

Voilà ce qu’on peut objectivement dire et décrire de l’œuvre. Et l’on n’aura rien dit alors, tant l’œuvre se définit surtout par un esprit subtil qui circule sans y faire de hiérarchie, entre Spinoza et Disney Studio, entre Bob et Bobette et Lacan, entre culture potache et lectures savantes, entre désinvolture et maestria, au profit d’une pensée qui fonctionne volontiers par « units », par mots d’esprit, passant du visuel au langagier et retour, aussi propre dans l’attention signifiante de l’image que du mot : une convergence que la peinture mieux que tout autre sait manifester, fragile mais décisive, comme une « émulsion », dit-il, en donnant au fil des tableaux la preuve sensible, délicieuse et crue. Aussi, à ceux que retiennent l’humour noir, la lucidité critique, l’euphémisme et la litote, le goût du jeu sérieux associé à la pensée buissonnière, mais aussi la densité synthétique dont la peinture peut être le vecteur incomparable, l’œuvre de Swennen promet un plaisir rare et une densité, voire une gravité paradoxale, car aussi faite de légèreté. « Ligotés au mât, nous peignons. Et on se fout de l’heure qu’il est », note-t-il en 1986. On l’aura compris, l’exposition du Wiels est à ne pas manquer, et Walter Swennen, un artiste indispensable.

Christophe Domino dans Le Journal des Arts n°402 – novembre 2013

Walter Swennen

Walter Swennen

Walter Swennen

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Walter Swennen

Tôle ondulée (Moke), 2000; Nganda Moke, 2007; MTe Angel out e Oddagic, 1988 and Black Auarium, 2010.

Walter Swennen

Atom, 1998 and Super blaue reiter, 1998. Photo: Kristien Daem.

Walter Swennen

Nelson blood, 1998; Vin de table français, 2011 and Untitled, 2009. Photo: Kristien Daem.

Walter Swennen

Dead dinner, 2010; Wit/wit, 2004 and Untitled (Beste P., bis), 1984. Photo: Kristien Daem.

Walter Swennen

Walter Swennen

Chauve souris, 2001; Scarlett, 1998; Magic, 1998 and Stark wie ein Stier, 2008. Photo: Kristien Daem.

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Les autodidactes

De Autodidact. An exhibition by NICC with works by Belgian autodidact artists. With works by Ria Pacquée, Luc Deleu, Dennis Tyfus, Jan Fabre, Jacques Charlier, Guillaume Bijl, Pierre Bismuth, Joaquim Pereira Eires, Charlotte Beaudry, Guy Rombouts, Paul Van Hoeydonck, Philip Van Isacker, Marcel Maeyer, Francis Alÿs, Walter Swennen

On Thursday 7 and Friday 8 November 2013, NICC organized in collaboration with the University of Antwerp, Fashion Museum and the Royal Academy for Fine Arts of Antwerp the two-day symposium TO TEACH OR NOT TO TEACH. Questioning the Art School within the framework of 350 Years Academy. Together with Koen Brams, Dirk Pültau and Johan Pas, artists like Dan Graham, Luc Tuymans, Hinrich Sachs and Herman Pitz discussed the position of the self-thought artist and the learning path of the artist.

As an important addition and reaction to the exhibition ‘350 years Academy’ at the MAS, NICC organized an exhibition and discursive program highlighting the work and careers of numerous Belgian autodidact artists. With works by Ria Pacquée, Luc Deleu, Dennis Tyfus, Jan Fabre, Jacques Charlier, Guillaume Bijl, Pierre Bismuth, Joaquim Pereira Eires, Charlotte Beaudry, Guy Rombouts, Paul Van Hoeydonck, Philip Van Isacker, Marcel Maeyer, Francis Alÿs, Walter Swennen.

This project illustrates and discloses the artistic-conceptual policy and program of the NICC, which, through supporting and disclosing many different aspects of the artists’ practice, makes the role and importance of the individual artist visible.

13/12/2013 – 26/01/2014
Extra-City, Kunsthal Antwerpen.

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Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker

Conversation Piece est une exposition composée d’acquisitions récentes et d’œuvres prêtées à long terme par Jacqueline Mesmaeker, Aglaia Konrad, Ana Torfs, Lili Dujourie, Lucy McKenzie, Valérie Mannaerts, Sylvie Eyberg, Peter Downsbrough, Jan Vercruysse, Philippe Van Snick, Guy Mees, Koenraad Dedobbeleer, Marc Nagtzaam, Nico Dockx, Benoit Platéus et Peter Wächtler, entre autres.

Le développement d’une collection fait partie des activités clés du Mu.ZEE. Les notions de « collectionner » et de « collectionneur » élargissent la portée d’un plan de collection et des acquisitions d’art. Conversation Piece évoque la générosité de la proposition d’art et une anthropologie de l’image, ainsi que le rêve et le mythe en tant que donnée collective. Comment collectons-nous des données ? Comment naissent les relations et les correspondances ? Quand est-il question d’une conversation à plusieurs niveaux et à plusieurs voix ? Le collectionneur découvre et correspond. Comme le formule Hannah Arendt : « Le monde et les hommes qui l’habitent font deux. Le monde s’étend entre les hommes. Cet ‘entre’ – l’espace politique – est aujourd’hui l’objet du plus grand souci, car il est sujet au bouleversement le plus manifeste. » Le musée est peut-être le lieu où une « fissure » peut apparaître et où le monde peut à nouveau devenir un sujet de conversation.

« Ce qui change, c’est ce que nous voyons. » (Jacqueline Mesmaeker)

Le Salon des placards de Jacqueline Meesmaeker a été acquis par MuZee Ostende. PREFAB, Frankfurter Küche also stands for women in kitchens, but great chefs are men,produite à l’occasion de Manifesta 09 par Aglaia Konrad, est un dépôt à long terme.

« Conversation Piece » sera accessible durant un an, du 15 décembre 2013 au 15 décembre 2014

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Lu dans LA LIBRE, sous la plume de Roger Pierre Turine.

La Libre

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Walter Swennen - Wiels

Dans le cadre des conférences et visites guidés organisées par le Wiels :

Look-Whos-Talking--Dirk-Snauwaert

Ce 11 décembre 2013 à 19h :
Conférence par Bart Verschaffel, « Le vigoureux lyrisme n’aide pas”
conférence en EN

Bart Verschaffel (né en 1956) est philosophe et professeur dans le Département d’Architecture et d’Urbanisme à l’Université de Gand. Il est l’auteur de nombreuses publications dans les domaines de la Théorie d’Architecture, l’Esthétique et la Critique d’Art, et la Philosophie de la Culture. Il est également l’auteur de monographies, entre autres sur l’oeuvre de Balthus et de Jan Fabre, ainsi que sur les genres en peinture. En 1991 il publia un texte juxtaposant la ‘nouvelle peinture’ d’Hans Vandekerckhove et de Walter Swennen.

info et réservations : welcome@wiels.org

le programme des conférences à venir :

– Conférences / visite de l’exposition :
18.12.2013, 19:00 Laurent Busine (fr)

– Special presentations
12.01.2014, 16:00 Walter Swennen / Olivier Foulon (fr) Gesprek Conversation
26.01.2014 Finissage Film screenings + presentatie(-ion) Raphael Pirenne (sic)

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Walter Swennen

Walter Swennen

Exhibition view of Walter Swennen: So Far So Good (05.10.2013 – 26.01.2014) at WIELS Contemporary Art Centre, Brussels. Photo: Kristien Daem.

Lu dans le Soir sous la plume de Jean-Marie Wynants :

Le bonheur ! En consacrant sa grande exposition de rentrée à Walter Swennen, le Wiels a frappé fort et juste. Deux étages ne sont pas de trop pour rendre justice à cet artiste d’une liberté rare, suivant sa propre route sans se tracasser des modes et du marché.
Dire cela pourrait donner l’impression d’un artiste totalement à l’écart de l’univers artistique. C’est pourtant tout le contraire en ce qui concerne Walter Swennen qui n’a jamais cessé de s’interroger sur la peinture, son « utilité », la manière de l’aborder aujourd’hui…
Le parcours du Wiels le montre magistralement en surprenant le visiteur dès l’entrée. Au lieu des vastes espaces auxquels on est habitué, deux étages ont été réaménagés de manière quasiment muséale. Grandes cimaises blanches, vitrines pour les dessins et autres documents, banquettes permettant de souffler à mi-parcours…
On retrouve dans cette présentation même l’ironie de l’artiste et une part de ses interrogations sur le monde de la peinture. On constate ensuite que, contrairement à l’habitude, la chronologie a été oubliée (à quelques rares exceptions près) au profit d’associations d’idées, de genres, de couleurs, de thèmes, de formes traversant les époques, les techniques, les supports. De 1980 à aujourd’hui.
Faussement sage, cette plongée dans l’univers de l’artiste rend pleinement justice à la variété de son inspiration, à ses liens avec le langage (et sa méfiance à l’égard de celui-ci), à son intérêt pour toutes les formes de culture, des plus populaires aux plus savantes.
C’est que l’homme a connu un parcours pas banal que le visiteur peut découvrir dans de grands panneaux explicatifs ou dans le catalogue édité à cette occasion.
Né en 1946 à Bruxelles au sein d’une famille nombreuse et flamande, il est, dès l’âge de 5 ans, éduqué exclusivement en français. On peut sans doute trouver dans ce changement brutal certains germes de sa passion pour le langage mais aussi de l’idée que tout acte artistique est avant tout un acte de traduction.
Fan de BD, le jeune Walter recopie joyeusement les personnages qu’il découvre dans Tintin, Spirou et le Journal de Mickey. Il lui en restera une passion pour ces personnages aux allures bonhomme qu’on retrouve dans nombre de ses peintures. Les enfants ne s’y trompent pas qui s’amusent comme des fous en visitant son exposition. Mais là encore, réduire l’artiste à son utilisation des codes de la BD transposés en peinture serait une grave erreur. Ce n’est là qu’une des multiples facettes d’une œuvre aussi riche que variée.
Car de nombreux facteurs sont venus contribuer à façonner sa personnalité artistique. D’une part, la découverte de la poésie à travers, notamment, l’œuvre de Paul van Ostaijen. D’autre part, celle de la peinture qu’il pratique dès ses humanités, poussé par sa mère. Ensuite, la musique et singulièrement celle de John Coltrane qui lui fait découvrir le pouvoir de l’improvisation. La gravure également qu’il étudie à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles, après avoir tenté une année de philosophie. Il n’oubliera rien de tout cela, se nourrissant autant des poètes de la beat generation que de l’art de Marcel Broodthaers.
Revue confidentielle, poésie, occupation du Palais des Beaux-Arts en 68, le jeune Swennen est partout et se fait un nom dans le monde artistique tout en poursuivant ses études en psychologie.
En 1980, il opère soudain un virage, lâchant l’écriture pour revenir à la peinture. Les superbes œuvres des débuts, avec leur noir profond mettant en valeur des mots devenus personnages de sa peinture sont rassemblées dans une même salle. Chant du signe du poète qui s’éloignera ensuite du monde des mots tout en parsemant régulièrement ses peintures de lettres, signes et autres succédanés d’écriture.
Tout cela, on le retrouve au Wiels, disséminé à travers les salles où poésie, humour, réflexion sur le monde et sur l’art surgissent sous les aspects les plus divers. Utilisant les supports les plus variés (papier, toile, bois, métal…), Walter Swennen invente un monde singulier de couleurs, de formes, de personnages, de sens.
On y découvre même quelques petites sculptures bien à l’image de son art, bricolées à partir d’éléments épars comme cet avion fait de bouts de bois, d’un peu de fil de fer et d’une pince à linge.
Un art à la fois ludique et profond, pratiqué avec passion mais sans jamais se prendre au sérieux comme le rappelle un des nombreux aphorismes « swennenien » : « Métaphore où je pense ! »

MAD Le Soir

MAD Le Soir

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Lu dans HART, sous la plume de Colette Dubois :

Marie Zolamian

L’or de Birzeit
L’exposition de Marie Zolamian fait suite à une résidence à Birzeit, en Cisjordanie d’où l’artiste a ramené une photographie qui sert d’emblème à l’exposition et qui représente trois oliviers étêtes et déracinés et un film. Il réfère directement à la question brûlante de l’eau en Palestine : un plan fixe montre une tasse en verre posée devant une fenêtre. A travers un liquide chargé de paillettes d’or, on peut observer le coucher du soleil sur Birzeit. L’eau est devenue or et le coucher du soleil amène l’espoir d’un autre jour. Dans le prolongement de la projection, des dessins mêlant sable doré et eau poursuivent l’attente. Sur les murs, une succession de dessins inspirés des miniatures persanes, des portraits de femmes esquissées une à une, souvent munies d’une cruche ou d’un flacon, se transforme en un long cortège silencieux. Ici, comme ailleurs dans son travail, Marie Zolamian juxtapose l’intime et le collectif, la représentation du présent et sa mise en relation avec des éléments presque immémoriaux pour nous donner à penser autrement le monde et son chaos.

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Walter Swennen

Roman, 1866-1980, 1980. Publication de 16 pages écrite par W.S., avec un Errata et une photographie. Collection privée.

Walter Swennen

Untitled, 1984. Oil and pencil on paper and wood, 19 x 24.5 cm. Private collection,

Walter Swennen

à gauche : Untitled (Projecteur), 1983. Oil and lacquer on paper, 225 x 150 cm. Collection of the artist
à droite : Untitled (Dear Louis), 1981, Oil on paper, 200 x 150 cm. Private collection

Walter Swennen

De opdracht, 1982. Oil on paper. 260 x 150 cm. Private collection, Belgium

Walter Swennen

Untitled (Mots effacés), 1981
Oil and lacquer on paper
250 x 160 cm
Collection of the artist

Walter Swennen

Untitled (Éléphant, chien, camion),1981. Lacquer on paper, 150 x 120 cm. Collection privée

Walter Swennen

Walter Swennen

Untitled, 1984. Oil and lacquer on glass and wood, lamp, 62 x 107 x 12 cm. Private collection

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