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Jacques Lizène, La Comédie de l’Art, Une proposition d’Arnaud Labelle-Rojoux, Fondation du Doute, Blois

La Comédie de l'Art

Jacques Lizène participe à « La Comédie de l’Art ». Sur une proposition d’Arnaud Labelle-Rojoux, à la Fondation du Doute à Blois.
Vernissage le samedi 14 juin à 18h. Exposition du 14 juin au 31 août.

Le pavillon d’exposition se transforme en théâtre d’attractions, mélange d’œuvres spectaculaires, théâtrales, attractives ou carnavalesques. Invitation faite par Arnaud Labelle-Rojoux à de nombreux artistes. « Chacun peut, naturellement, à partir de ce titre La comédie de l’art, écrit Arnaud Labelle-Rojoux, imaginer ce qu’il veut, et sans doute, en ces temps où l’art apparaît à certains comme coupé du plus grand nombre, une critique de la scène artistique contemporaine, de ses acteurs et de leurs ridicules. Il n’en est rien : La comédie de l’art n’illustre aucun propos réactif de cette nature. Il s’agit plus simplement de présenter des œuvres relevant du spectacle, non pas au sens situationniste du terme, mais empruntant à son sens commun – au music hall en particulier – l’idée de numéros singuliers.
L’exposition s’inscrit certes dans la continuité d’autres qu’il m’a été donné de réaliser revendiquant cette dimension scénique (…) mais évoque aussi, dans le pavillon de la Fondation du doute à Blois, la première pièce qui y fut présentée : Piano Family de John Cage, une installation muette constituée de pianos comme autant de personnages de théâtre de boulevard figurant une famille (papa, maman et les enfants).
Car il va de soi que, s’il s’agit d’œuvres en quelque sorte divertissantes, voire pour certaines franchement burlesques, c’est surtout leur présence, ainsi qu’on le dit d’un acteur, face au public spectateur, qui justifie d’être l’objet d’une attention particulière dans une scénographie faisant clairement référence à l’univers du spectacle.

Avec des oeuvres de :
Stéphane BERARD, Olivier BLANCKART, Véronique BOUDIER, Sophie PEREZ & Xavier BOUSSIRON, Anna BYSKOV, Joël HUBAUT, HIPPOLYTE HENTGEN, Jacques LIZENE, Saverio LUCARIELLO, Jeanne MOYNOT, Laurent PREXL, Jérôme ROBBE, Qingmei YAO et Arnaud LABELLE-ROJOUX.

Artiste, essayiste et historien de la performance, Arnaud Labelle-Rojoux est une personnalité atypique formée à l’École des beaux-arts de Paris. Non sans humour, son œuvre explore l’art et ses limites dans un registre absurde et poétique, d’une liberté enfantine. Influencé par Marcel Duchamp, Robert Rauschenberg, Allan Kaprow ou le mouvement Fluxus, l’artiste réalise d’abord des performances, avant de pratiquer l’écriture et d’organiser des événements.
Sa première exposition personnelle, L’amour toujours, a lieu à Calais en 1978. Il publie en 1989 la première édition de l’Acte pour l’art, une histoire de la performance. En 1996, L’art Parodic’ est publié aux éditions Java. En 2002, il conçoit et présente au Palais de Tokyo Le Nonose Club dans un décor de plateau de télévision improbable. En 2008, son exposition On va encore manger froid ce soir se tient au Musée d’Art Moderne et Contemporain de Nice. Il participe également à de nombreuses expositions collectives, comme récement La Force de l’Art 02 dans la nef du Grand Palais (2009) ou Les Maîtres du désordre au Musée du quai Branly (2012), à Paris. Des corps compétents (la Modification) a été présentée au Centre National d’Art Contemporain de la Villa Arson à Nice en 2013. Arnaud Labelle-Rojoux vit et travaille à Paris. Il enseigne actuellement à l’Ecole Nationale Supérieure d’Art de la Villa Arson à Nice. « J’ai beau essayer de me définir, écrit-il, je n’y arrive pas ou alors que très banalement au travers d’éléments biographiques comme on en trouve sur les jaquettes glacées des romans : une date de naissance, deux ou trois ou dix expositions, quelques livres et autres babioles plus ou moins flatteuses. Lisant de telles notules, j’ai l’impression de contempler un autre moi-même à qui je ne ressemble finalement pas. Qu’écrire alors ? Que ma véritable formation artistique, plus que l’École des Beaux Arts de Paris, les musées ou les lectures théoriques, ce fut la découverte au milieu des années 60 de la Pop anglaise, des Beach Boys, des girls groups, de Jacques Dutronc et de Nino Ferrer ? Je l’ai déjà dit cent fois dans des commentaires trop attendus justifiant la « sous-culture » comme source de mon art (ce à quoi je ne crois qu’à moitié !).»

Jacques Lizène contribuera au dispositif mis en place par Arnaud Labelle-Rojoux, en envoyant deux sculptures génétiques en remake, Art syncrétique, 1964, sculpture génétique culturelle, 1984, en remake 2011.

Jacques Lizène

Jacques Lizène

Jacques Lizène

Jacques Lizène
Art syncrétique, 1964, sculpture génétique culturelle, 1984, en remake 2011.