mars 2015

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La galerie participe à Art Brussels du vendredi 24 au lundi 27 avril
Opening hours
Friday 24 April – Preview (11am-5pm) & Vernissage (5pm-10pm) by invitation only
Saturday 25 – Monday 27 April, from 11am – 7pm
Monday 27 April, from 11am – 8pm
Thursday 24 April – Gallery Night (in the city), from 6 to 9 pm

Brussels Expo (Heysel)
Halls 1 & 3
Place de Belgique, 1
BE-1020 Brussels

Jacques Charlier
– La Havane (Cuba), The importance of being, Museo Nacional de Bellas Artes, curator : Sara Alonso, 13 février – 26 avril 2015

Olivier Foulon
– Aachen (D), Le souffleur, Schürmann meets Ludwig, Ludwigforum, du 22 mars au 31 janvier 2016

Honoré d’O
– Ostende (B), La Mer, hommage à Jan Hoet, MuZee, 23 oct-19 avril 2015

Eleni Kamma
– Aalst (B), Oh, for some more Amusement (solo exhibition), Netwerk, du 19 avril au 13 juin 2015
– Maastricht (PB), Archipelago. La région comme espace d’art, Gouvernement aan de Maas, du 30 mars au 12 juin
– Chypre (Gr), Multiplicities, Art Seen Contemporary Art Projects & Editions, du 28 mars au 9 mai 2015

Suchan Kinoshita
– Bruxelles (B), Operation Theatre, A.VE.NU.DE.JET.TE – Institut de Carton, à partir du 14 mars 2015

Sophie Langohr
– Flémalle (B), Noir Chantilly, Féminisme(s), du 14 février au 5 avril 2015
– La Haye (PB), Province de Liège/ Collection. Focus sur 24 artistes, résidence de l’Ambassade de Belgique à La Haye, du 25 avril à fin janvier 2016

Jacques Lizène
– La Havane (Cuba), The importance of being, Museo Nacional de Bellas Artes, curator : Sara Alonso, 13 février – 26 avril 2015
– Bruxelles (B), Si tu veux voir le monde, ferme tes yeux, Argos, du 8 février au 5 avril 2015
– Biarritz (F), états de corps, Médiathèque et Conservatoire Ravel, jusqu’au 25 avril 2015
– Maastricht (PB), Archipelago. La région comme espace d’art, Gouvernement aan de Maas, du 30 mars au 12 juin.
– La Haye (PB), Province de Liège/ Collection. Focus sur 24 artistes, résidence de l’Ambassade de Belgique à La Haye, du 25 avril à fin janvier 2016

Emilio Lopez Menchero
– Vitry sur Seine (F), Cherchez le garçon, Musée d’Art moderne du Val de Marne, du 7 mars au 30 août 2015

Jacqueline Mesmaeker
– Liège (B), Mythologie du Naufrage, galerie Nadja Vilenne, du 14 mars au 30 avril 2015 (solo)
– Ostende (B), La Mer, hommage à Jan Hoet, MuZee, 23 oct-19 avril 2015
– Bruxelles (B), Jorge Semprun, Rectangle, du 22 mars au 16 mai 2015 (solo)
– Dublin (Ir), A Breathcrystal, Guest curated by Mihnea Mircan, Project Arts Centre, du 24 avril au 30 mai 2015

Benjamin Monti
– Bordeaux (F), N’a qu’1 œil, Dans le cadre d’Escale du livre, festival des créations littéraires. 19 Rue Bouquière, 10-12 avril 2014
– Auderghem (B), Pen is Art, maison de l’Image, Seed Factory, du 24 avril au 30 septembre 2015

Walter Swennen
– La Havane (Cuba), The importance of being, Museo Nacional de Bellas Artes, curator : Sara Alonso, 13 février – 26 avril 2015
– Aachen (D), Le souffleur, Schürmann meets Ludwig, Ludwigforum, du 22 mars au 31 janvier 2016
– Liège (B), Les mains libres, Espace 251 Nord, du 28 mars au 27 juin 2015

Marie Zolamian
– Flémalle (B), Noir Chantilly, Féminisme(s), du 14 février au 5 avril 2015
– La Haye (PB), Province de Liège/ Collection. Focus sur 24 artistes, résidence de l’Ambassade de Belgique à La Haye, du 25 avril à fin janvier 2016
– Chênée (B), Ne pas confondre la réalité des images, ancien hôtel de ville de Chênée, 24 avril 2015
– Huy (B), Prix de la Fondation Bolly-Charlier, galerie Juvenal, 11 avril – 1O mai 2015

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker
Enkel zicht naar west, 1979 – 2015
Films 8 mm numérisés, couleurs, sans son, 00:11:16.

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker sélectionne 3 film super 8 tournés en 1979 pour l’installation « Les Oiseaux » ( Une multiplication en feuilleté d’écrans de soie invisibles dans un espace variable. Un ensemble de Films super 8 d’oiseaux dans un ciel sans nuage ni horizon. 18 projecteurs). Les trois films sont mis bout à bout. Tantôt la caméra est tenue à l’endroit, tantôt à l’envers : les oiseaux deviennent ainsi des « antipattes ». En 1979, Jacqueline Mesmaeker écrit : « C’est par le début ou la fin une prise de conscience innocente du cinéma : ce qui généralement est relégué comme décor ou support dans un coin de l’image cinématographique devient évé- nement en vedette. Les oiseaux jouent, les regardants jouent, les circulants jouent et tout bouge, ou se fixe et se revoit. Cette façon de vivre les oiseaux est acquise en mémoire : l’intervention n’est donc que restitution. Plus que le mouvement d’un pinceau, celui des oiseaux ne sinuent-ils pas la vision ? »

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Lu à propos de l’exposition « The importance of being » à La Havane (Cuba), exposition à laquelle participent Jacques Lizène, Jacques Charlier et Walter Swennen :

Dans HART :

HART

Et dans La Libre :

La Libre

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Jacqueline Mesmaeker

Marquant les images comme un lieu privilégié, des fléaux les précèdent, les pénètrent par le reflet des lampes
dont ils sont pourvus à leurs extrémités. Principe du bateau-balance ou de l’avion en phase d’approche.

L’Androgyne, 1986 – 2013
1. Avion en phase d’approche
Technique mixte, 161 x 35 cm et 210 x 50 cm
2. Navire en détresse
Technique mixte, 51 x 77,5 cm et 157 x 44 cm

Jacqueline Mesmaeker

Comme dans la plupart de ses œuvres, toute la complexité de la vision provient ainsi d’abord du caractère souvent faussement saisissable de ce qui nous est montré. Le regard bascule, vacille sys- tématiquement entre ce qui est reconnaissable et un élément étranger, qui vient brouiller la vision et le sens. Car il s’agit toujours, au fil des œuvres, de « désorienter le support » ; en rajoutant une lampe de poche au centre de l’image, qui projette son fais- ceau vers le spectateur (Transfo pour l’exposition Tectonic’ 84 à Liège), ou en mettant en scène une présence floue « par de légers reflets de lampes à la surface de photographies d’un ciel et d’une mer évoquant par cet effet de coïncidence poétique le scintillement des feux d’un navire en détresse » (L’androgyne en 1986)3. L’altération s’impose dès lors à la fois vis-à-vis de l’œuvre, du support, mais aussi, et surtout, au niveau du regard spectatoriel, lui aussi désorienté, puis réorganisé, repensé au travers de cette variante significative.

Jacqueline Mesmaeker

L’Androgyne, 1986 – 2013
1. Avion en phase d’approche
Technique mixte, 161 x 35 cm et 210 x 50 cm

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker

L’Androgyne, 1986 – 2013
2. Navire en détresse
Technique mixte, 51 x 77,5 cm et 157 x 44 cm

Dans différentes configurations, L’Androgyne a été exposé :

L’esprit de l’escalier 5 rue de l’Union, Bruxelles, 1986 Commissaire Guy Ledune
Arte in Situazione / Belgio / Situazione dell’arte Academia Belgica Romana, Rome, 1987 Commissaire Laurent Jacob
États Limites, Archives des Passions Espace 251 Nord, Liège, 1988
Magritte en Compagnie. Du bon usage de l’irrévérence Le Botanique, Bruxelles 1997 Commissaire Michel Baudson
Uzès danse 2002 Hôtel des Consuls, Uzès, 2002
OFF – Fiac 2014, galerie Nadja Vilenne, Paris

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Emilio Lopez-Menchero

Ce samedi 28 mars à 16h30, en guise de finissage à son exposition monographique à la Centrale for contemporary Art à Bruxelles

Emilio Lopez-Menchero
Claquettes

Un casque sur les oreilles, López-Menchero écoute la chanson Carmela de Camarón de la Isla. Il claque des doigts et bat la mesure avec les pieds. Vous n’entendez pas ce qu’il entend et vice-versa. Dans le cadre de Performatik 2015

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Jacques Lizène

Jacques Lizène
Sculpture génétique 1970, en remake 2015, Picasso croisé. Technique mixte, impression numérique, plastique, encre et acrylique, 101 x 75 cm

Eleni Kamma

Eleni Kamma
Bubbles and Harlequins, 2009

The animation (4min 51 sec, color, sound, English spoken) reflects on the 17th century phenomenon of the tulip mania in the Netherlands.
Dialogue found in Zbigniew Herbert’s essay “The bitter smell of tulips”.The original author remains unkown.

Eleni Kamma et Jacques Lizène participent à l’exposition Archipelago. La région comme espace d’art, produite par la Space collecting people à Maastricht.

L’Euregio Meuse-Rhin* consttue un territoire particulièrement fertile pour les arts plastiques (notament grâce à un foisonnement d’écoles, d’associations culturelles et musées en tous genres), même si son identité reste floue et son nom définitivement peu engageant. Ses habitants ont tendance à rester groupés autour des noyaux que forment les villes, un peu à la manière de châteaux forts. Fidèles à leur rôle de pionniers, les artistes sont souvent ceux qui ouvrent les pont-levis ou prennent le premier bateau pour rejoindre l’île voisine, surtout si on y parle une langue différente ou si on s’y salue d’une manière étrange. Pour rester dans les métaphores, une autre image résume assez bien le rapport qu’entretiennent les créateurs avec leur région d’origine : celle du boomerang. Ils s’en éloignent rapidement pour mener des expériences essentielles dans leur parcours artistique, mais reviennent régulièrement pour se ressourcer ou la nourrir. C’est cette dynamique que veut illustrer l’exposition Archipelago, co-organisée par la Province du Limbourg et la SPACE Collection.

Avec des oeuvres/with works of Christian Berens, Jerome Daly, Michael Dans, Paul Devens, Jonathan De Winter, Jeroen Evertz ft eVe spaM, Michel François, Lara Gasparotto, Laurent Impeduglia, Eleni Kamma, Charlotte Lagro, Jacques Lizène, Chaïm van Luit, Jan Marechal, Jérôme Mayer, Mon Colonel & Spit, Griet Moors, Selçuk Mutlu, Michaël Nicolaï, Karl Philips, Frédéric Platéus, Marc Wendelski et/and Romain Van Wissen.
Un projet de la/a project by Provincie Limburg et de la/and SPACE Collection.

Vernissage 27/3: 18.00-20.00
30/03 – 12/06/2015
Gouvernement aan de Maas, Limbourglaan 10, Maastricht
Accès les jours ouvrables: lu-ve: 9.00-18.00

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Walter Swennen

Walter Swennen, Those who are from here are from here, 2013

Walter Swennen

Walter Swennen, Stoled from a zoo, 2013

Walter Swennen et Olivier Foulon participent à l’exposition :

Le Souffleur
Schürmann meets Ludwig

22.03.15–31.01.16
Ludwigforum, Aachen

Where Peter and Irene Ludwig say “Jeff Koons”, Gaby and Wilhelm Schürmann answer “Mike Kelley” or “Christopher Williams”. The major currents in art followed by the Ludwigs were counteracted by the Schürmanns who were drawn to context oriented positions informed by Institutional Critique and political art. In “Le Souffleur” these two different attitudes walk a path together: Wilhelm Schürmann was invited to curate an exhibition with the Ludwig collection in mind. The result is an open and agile conception of art spaces in which works from both collections meet on level footing, an arrangement full of subtleties and interactive comments. Together both collections provide an unusually precise and comprehensive view of contemporary art since 1960. Into the early 1990s Peter and Irene Ludwig continually expanded their collection, guided by an inquiring spirit that seems absolutely unique today. In particular the upheavals impacting on global society in the late 1980s and early 1990s resonated in their collection. And it is precisely here that the collection of Gaby and Wilhelm Schürmann sets a “turning point”, considering the history of art from the perspective of the collector.

The collection Gaby and Wilhelm Schürmann have assembled since the mid-1980s, is today one of the finest of contemporary art worldwide. Their focus is completely different, reflecting that they belong to a younger generation; along with the enormous political and social developments, their interest is how the art of their own and a younger generation have responded to such changes. The notion of world art needs to be explained in their view, and it is in any case very much shaped by its political implications.

Artists featured in the exhibition (selection): Monika Baer, Fiona Banner, Alice Creischer, Lygia Clark, Guerilla Girls, Richard Hamilton, On Kawara, Lee Lozano, Jewyo Rijh, Joelle Tuerlinckx, Walter Swennen, Franz West, Heimo Zobernig, Heinrich Dunst, Anna Oppermann, Chuck Close, Valie Export, and many more.

Olivier Foulon

Olivier Foulon, sans titre (le souffleur 1 & 2), 2012

Walter Swennen

Walter Swennen, sans titre (les danseurs), 1987

Walter Swennen

Walter Swennen, Tweed, 2004

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Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker
Melville 1891, 2015
Photographie argentique numérisée et projetée, maquette en balsa et plâtre. Dimensions de l’installation variables.

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker

Melville 1891
Le titre de cette oeuvre fait référence à Herman Melville décédé en 1891, au dernier roman de celui-ci, Billy Bud marin, écrit peu de temps avant sa mort, roman publié 30 ans plus tard, en 1924.

La maquette introduite dans cette installation a dans le parcours de Jacqueline Mesmaeker une importance singulière. Elle l’utilise une première fois pour un projet in situ créé pour l’Oangerie du Parc d’Egmont à Bruxelles en 1981. Ce projet consiste en l’introduction de deux poutres de section carrée, suivant deux diagonales de l’espace. Les poutres sont réalisées en treillis métallique enduit. Avant d’appliquer l’enduit, un bateau est introduit dans la partie supérieure d’une des poutres. Il n’est plus visible que par radiographie. En 2007, Jacqueline Mesmaeker utilise la même maquette de bateau pour sa vidéo « Until it fifted » (Mini DV numérisé, 5’29”) Trois plans. Une maquette de bateau avance sur fond d’une toile de Theresa Fuchs. Le lapin d’Alice s’évanouit. Un clocher glisse dans le plan comme une voile dans le ciel.

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker
Belles de Jour, 2015
Impression jet d’encre sur papier photo, 42 x 29,7 cm

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker
Belles de Jour, 2015
Impression jet d’encre sur papier photo, 51 x 39 cm

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Emilio Lopez Menchero

Vue d’exposition (photo Philippe De Gobert)

Emilio Lopez Menchero

Emilio López-Menchero
Trying to be Cadere, de dos (avec barre index 04 code B 12003000, d’après « André Cadere 1974 », de B.Bourgeaud), 2013
Photographie N.B marouflée sur aluminium, 82 x 130 cm. Edition 5/5

Emilio Lopez Menchero

Emilio López-Menchero
Trying to be Cadere, rue du Serpentin, Ixelles. (Index B57, code14003002, dit le bâton de New York), 2013
Photographie couleurs marouflée sur aluminium, 60 x 73,5 cm. Edition 5/5

Emilio Lopez Menchero

Emilio López-Menchero
The Pipe, 2010.
Vidéo couleurs HD 16 :9, son, 00:08:26

Emilio Lopez Menchero

Emilio López-Menchero
Le Rail, 2012.
Vidéo couleurs HD 16 :9, son, 00:19 :29

Emilio López-Menchero est toujours dans l’entre-deux, « tussen tussen » (2003) dira le « kleine Spanjaard » né à Mol dans le Limbourg. C’est le titre de l’une de ses séries de dessins qui tient autant du carnet d’esquisses que du film d’animation, un long enchaînement de personnages inattendus, une suite de dessins où l’agilité et l’invention du trait orientent les passages métamorphiques d’une icône à l’autre. Pluridiscipli¬naire, l’artiste campe continuellement entre deux média, entre deux esquisses, entre deux projets, entre deux images ou références. Sans aucun doute est-ce là que surgit l’invention, là où se tapit l’imaginaire et où se développe l’imagination. Ses nombreux projets, à première vue hétérogènes et répondant à des situations particulières ou con¬textuelles, se font toutefois l’écho les uns des autres : ils agissent en rebond, nous per¬met¬tent des lectures transversales. Ainsi, cette triple déambulation urbaine, barre à la main, qu’il s’agisse de tenter d’être André Cadere, d’introduire dans l’enceinte d’une foire d’art contemporain un tube de polyéthylène de 12 mètres de long, un peu comme l’on glisse le fil dans le chas d’une aiguille, ou d’orchestrer le déplacement d’un rail de chemin de fer au travers de la ville, en guise de tentative de résilience collective face à quelque aberration urbanistique. Toutes trois ont pour paradigme commun la déam-bulation d’un objet rectiligne de fort élancement, toutes trois s’inscrivent dans une pratique rituelle et performative. La première est une réflexion sur l’icône, une barre de bois rond d’André Cadere à l’épaule. Mêlant la fiction à la réalité, l’archive, l’hommage et l’interprétation, Emilio López-Menchero se promène en rue, l’air méditatif, portant la lon¬gue barre de bois rond à l’épaule, flâneur ne se souciant pas des réactions que la vue de cet étrange porteur ne manque pas de déclencher. Me revient en mémoire, ce petit film noir et blanc tourné par Alain Fleischer, daté de 1973, montrant Cadere montant et descendant le boulevard des Gobelins à Paris. La seconde est une approche pénétrante d’un espace sociologique compact, réévaluant l’œuvre, le monument et la notion de tra¬vail. Casqués, habillés de leur tenue de chantier, sous la direction du contremaître López-Menchero, douze hommes faufilent un long tube de 12 mètres dans les travées étroites d’une foire d’art contemporain, avant de le poser sur le gazon, telle une sculptu¬re, face à l’entrée du bâtiment. « The pipe » (2010), et ses porteurs prennent ainsi la mesure de toute chose, y compris celle d’un espace social. Hommage à la réalité du tra¬vail, sculpture horizontale au caractère énigmatique, ce tube s’est ainsi vu conférer une monumentale capacité d’expression. La troisième est plus singulière encore : l’artiste met en scène, à Bruxelles, le déplacement sur roulettes d’un rail de chemin de fer, un Vignole de 18 mètres de long pesant une tonne qu’il se propose de déplacer tout au long du tracé de la Jonction Nord – Midi, espace urbain ô combien conflictuel. La jonction a permis de résoudre une problématique de mobilité, mais au prix de la destruction de pâtés de maisons entiers, bâtis au 19e siècle dans la plus pure tradition haussman¬nienne. Rituel contemporain, l’idée même de cette déambulation processionnelle du « Rail » (2013) active une volonté de résilience par rapport à cette faille et cicatrice urbaine, aujourd’hui une série de grands boulevards qui, une fois la nuit venue, ont des allures de désert urbain.

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Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker
Scan 1 + 2 + 3, 2014
Encre sur papiers calques, 36 x 28 cm

Jacqueline Mesmaeker

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Jacques Lizène

La médiathèque de Biarritz associée au conservatoire Maurice Ravel Côte Basque sera habitée par des corps en mouvement parfois proches de l’abstraction, des corps en tension explorant leurs propres limites jusqu’à épuisement et enfin des corps au repos, dans un lâcher prise et un abandon salvateurs. Les œuvres exposées mettent en lumière la porosité des pratiques et les aller-retour fructueux et nombreux qui jalonnent les champs chorégraphiques et plastiques.A partir d’œuvres de la collection du Frac Aquitaine, l’exposition « État de corps » interroge le corps humain à travers le prisme des arts plastiques et des arts chorégraphiques, de l’art moderne à l’art contemporain. Le corps en mouvement, en tension et au repos est au cœur de cette exposition qui réunit une vingtaine d’œuvres majeures issues des collections du Frac Aquitaine.

Avec les œuvres de Jean-Charles Blanc, Paolo Gioli, Barbara et Michael Leisgen, Giuseppe Penone, Kiuston Hallé, Rafael Navarro, Helmut Newton, Robert Mapplethorpe, Pierre Mercier, Marcos Avila Forero, Paul Rebeyrolle, Manuel Alvarez Bravo, Dewar & Gicquel, Florence Doléac et de Jacques Lizène.

Médiathèque de Biarritz
2 rue Ambroise Paré
64200 Biarritz
05 59 22 28 86
www.mediatheque-biarritz.fr

jusqu’au 25 avril, 2015
De 10h à 18h du lundi au vendredi
Le jeudi de 14h à 18h.

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Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker
Mer, Bateaux et Poutrelles levées
Fusain sur papier Japon, 32 x 27 cm

Jacqueline Mesmaekker

Jacqueline Mesmaeker
Mer, Bateaux et Poutrelles levées
Fusain sur papier Japon, 32 x 27 cm

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker
Mer, Bateaux et Poutrelles levées
Fusain et pastel sur papier Japon, 27 x 32 cm

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker
Mer, Bateaux et Poutrelles levées
Aquarelle et fusain sur papier Japon, 32 x 27 cm

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Emilio Lopez Menchero

Quatre dates à bloquer dans le cadre de Performatik 2015 et de l’exposition solo d’Emilio Lopez Menchero à la Centrale for contemporary Art à Bruxelles :

Performatik 2015 – Performance Emilio Lopez-Menchero
20.03.15 – 20 h au Kaaïstudio
Kaaïstudio, Onze-Lieve-Vrouw van Vaakstraat 81 – 1000 Brussel / Notre-Dame du Sommeil 81 – 1000 Bruxelles.

Claquettes
Un casque sur les oreilles, López-Menchero écoute la chanson Carmela de Camarón de la Isla. Il claque des doigts et bat la mesure avec les pieds. Vous n’entendez pas ce qu’il entend et vice-versa.

Performatik 2015 – Salon#4
21.03.15 – 13.00 – Centrale for contemporary art
Conversation avec Esther Ferrer, Emilio López-Menchero, Bouillon Group, Marthe Ramm Fortun & Shannon Jackson.

Performatik opte pour la fascinante transversalité entre les arts de la performance et les arts plastiques. Choisir pour sous-titre « biennale de l’art de la performance » au lieu de « festival » souligne le fait qu’il est souvent compliqué de maintenir la vieille distinction entre « théâtre » et « arts plastiques » (paroles et action en direct par opposition aux images). Ce qui est en jeu est le chevauchement intéressant des disciplines et l’estompement de leurs frontières. Tous les artistes invités ont en commun de jouer avec les codes, les conventions et les attentes du monde des arts de la performance et des arts plastiques. Le point commun est l’événement en direct, la rencontre entre le public et le(s) performeur(s), dans l’ici et maintenant.

Dans cette série de salons, nous invitons des artistes, des commissaires d’expositions et des critiques d’art à réfléchir dans le cadre de conversations informelles sur différentes questions liées à ce dialogue interdisciplinaire. Dans quelle mesure, certaines de ces performances jouent-elles avec nos cadres de références et avec nos attentes ? Un spectateur de théâtre a-t-il un autre état d’esprit qu’un visiteur de musée ? Comment ces expériences interdisciplinaires perturbent-elles les perspectives classiques ? Et, étant donné qu’une visite d’exposition consiste en un parcours et un rythme différent de la tranche horaire consacrée à un spectacle de théâtre, quelle en est la conséquence pour un artiste qui travaille sur la ligne tangente ?

Performance Esther Ferrer & Emilio López-Menchero
22.03.15 – 15.00 – Centrale for contemporary art – espace urbain
Se hace camino al andar

Les animaux marchent, les humains aussi, tout le monde marche. Dans bon nombre de ses performances, Esther Ferrer marche. Vous marchez avec elle ou avec López-Menchero à travers la ville, avec à l’esprit les paroles du poète espagnol Antonio Machado : « Il n’y a pas de chemin, le chemin se fait en marchant ». Vous partez de la CENTRALE ou du Zsenne art lab.

Performance Emilio López-Menchero et finissage exposition
28.03.15 – 16.30 – Centrale for contemporary art
Claquettes

Un casque sur les oreilles, López-Menchero écoute la chanson Carmela de Camarón de la Isla. Il claque des doigts et bat la mesure avec les pieds. Vous n’entendez pas ce qu’il entend et vice-versa.
Dans le cadre de Performatik 2015

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Jacqueline Mesmaeker

Si l’on perçait à travers la terre un axe depuis la Belgique,
on s’y trouverait à 50° 50’ S – 175° 38’ W, dans le Pacifique.

Jacqueline mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker
Les Antipodes, 1979-2015

Film 8 mm numérisé, projection en boucle dans un tableau doré sculpté et patiné
Technique mixte, projecteur, trépied, encadrement 21 X 25,5 cm.
Film numérisé couleurs, sans son, 00.12.25 en boucle

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker

Projection cinématographique très rapprochée et inversée : mer – ciel dans un petit tableau à fond bleu uni. Le Pacifique est représenté par la mer du Nord filmée à l’envers.
Le mouvement des vagues est lui-même inversé.

«Down, down, down. Would the fall never come to an end! ‘I wonder how many miles I’ve fallen by this time?’ she said aloud. ‘I must be getting somewhere near the centre of the earth. Let me see: that would be four thousand miles down, I think—’ (for, you see, Alice had learnt several things of this sort in her lessons in the schoolroom, and though this was not a very good opportunity for showing off her knowledge, as there was no one to listen to her, still it was good practice to say it over) ‘—yes, that’s about the right distance—but then I wonder what Latitude or Longitude I’ve got to?’ (Alice had no idea what Latitude was, or Longitude either, but thought they were nice grand words to say.)
Presently she began again. ‘I wonder if I shall fall right through the earth! How funny it’ll seem to come out among the people that walk with their heads downward! The Antipathies, I think.»

Lewis Caroll, Alice in wonderland

« Plus bas, encore plus bas, toujours plus bas. Est-ce que cette chute ne finirait jamais ? Je me demande combien de kilomètres j’ai pu parcourir ? dit-elle à haute voix. Je ne dois pas être bien loin du centre de la terre. Voyons : cela ferait une chute de six à sept mille kilomètres, du moins je le crois… (car, voyez-vous, Alice avait appris en classe pas mal de choses de ce genre, et, quoique le moment fût mal choisi pour faire parade de ses connaissances puisqu’il n’y avait personne pour l’écouter, c’était pourtant un bon exercice que de répéter tout cela)… Oui, cela doit être la distance exacte… mais, par exemple, je me demande à quelle latitude et à quelle longitude je me trouve ? (Alice n’avait pas la moindre idée de ce qu’était la latitude, pas plus d’ailleurs que la longitude, mais elle jugeait que c’étaient de très jolis mots, impressionnants à prononcer.)
Bientôt, elle recommença : Je me demande si je vais traverser la terre d’un bout à l’autre ! Cela sera rudement drôle d’arriver au milieu de ces gens qui marchent la tête en bas ! On les appelle les Antipattes, je crois.»

Lewis Carroll, Alice au pays des merveilles

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker

En 1979, Jacqueline Mesmaeker écrivait déjà « Filmer, c’est capter. Projeter, c’est peindre. Il faut tout faire pour que la capture s’éparpille, investisse un mille-feuille. […] particules multidirectionnelles, en mouvements non orientés, sans début, ni fin. (Note de l’artiste juillet 1979)

Comme dans la plupart de ses œuvres, toute la complexité de la vision provient ainsi d’abord du caractère souvent faussement saisissable de ce qui nous est montré. Le regard bascule, vacille systématiquement entre ce qui est reconnaissable et un élément étranger, qui vient brouiller la vision et le sens. Car il s’agit toujours, au fil des œuvres, de « désorienter le support » (Muriel Andrin, introduction aux Péripéties, édition Gevaert)

Jacqueline Mesmaeker

Dans sa configuration d’origine, l’oeuvre a précédemment été montrée à diverses reprises :

Exposition personnelle :
Installaties
De Vleeshal, Middelburg, 1982 Commissaire William Verstraeten
Expositions collectives :
La Grande Absente
Musée d’Ixelles, Bruxelles, 1983 Commissaire Pierre Sterckx
50 années de la Cambre
La Cambre, Bruxelles, 1979

Les Antipodes n’ont plus été montrées depuis 1983.
La fragilité du support filmique d’origine, la difficulté à mettre en oeuvre un film 8 mm dans une exposition, ont amené l’artiste à faire numériser la pellicule d’origine.
Aucune image, si ce n’est la bande amorce, n’a été supprimée
Le choix s’est porté sur un mini projecteur LED, permettant une projection 4:3 suffisamment lumineuse et parfaitement cadrée dans l’encadrement doré d’origine.
Ce mini projecteur stocke lui-même le film numérisé. Celui-ci, comme à l’origine est monté à l’endroit, projeté à l’envers.
Il restait à résoudre le problème du socle sur lequel fut posé le projecteur.
L’option du trépied photographique s’est imposée pour deux raisons :
La première est technique : elle permet d’ajuster le cadrage au plus près. Le micro projecteur ne permet pas de corriger une éventuelle image en trapèze. L’utilisation du trépied et le stockage du film dans le projecteur même permet d’alleger le dispositif, de donner toute la place nécessaire à l’image projetée et son cadre.
La seconde est plus conceptuelle et s’appuie sur cette déclaration précitée de l’artiste : « Filmer, c’est capter. Projeter, c’est peindre ». Le dispositif projecteur/trépied photo évoque cette dualité, entre outil de captation et outil de projection.

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Emilio Lopez Menchero

Depuis le 9 janvier, à l’initiative d’Emilio Lopez-Menchero, les trois couleurs de la Seconde République Espagnole (1931-1939) flotte sur le Centre Culturel de Strombeek-Bever. Tricolore de bandes rouge, jaune et violet de même taille, il a été adopté le 27 avril 1931. Décidément, on n’est pas petit-fils de Républicain pour rien. Ce pavillon flottera sur le Centre culturel, tel un signal, jusqu’au 03 avril. L’intervention est titrée Emilio Lopez-Menchero, In de Wind. Emilio Lopez-Menchero dans le vent.

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