avril 2015

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Emilio Lopez Menchero

Emilio López-Menchero
Sacs (de la série Indonésie !), 2008
Encre de chine sur papier, 195 x 157,5 cm

Emilio López-Menchero
Molenbeek, (de la série Indonésie !), 2008
Encre de chine sur papier, 195 x 157,5 cm

Jacques Lizène

Jacques Lizène
Art syncrétique, 1964, sculpture génétique 1971, en totem, en remake 2014
Encre sur calques, 3 x 29,7 x 21 cm

Jacques Lizène
Art syncrétique, 1964, sculpture génétique 1971, en totem, en remake 2014
Encre sur calques, 3 x 29,7 x 21 cm

Jacques Lizène

Jacques Lizène
Sculpture génétique, 1971, Manzoni croisé Lizène, en remake 2015. Manzoni, merda d’artista (1961) – Lizène, peindre avec sa matière fécale (1977). Être son propre tube de couleur. Technique mixte, impression jet d’encre, peinture à la matière fécale sur papier, encre, acrylique, 101 x 75 cm.

Jacques Lizène

Jacques Lizène
Art syncrétique, 1964, sculpture génétique culturelle 1984, en remake 2011. Technique mixte, résine, plâtre, papier, masque Fang, mannequin, 190 x 55 x 35 cm

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Art Brussels 2015

Olivier Foulon

Olivier Foulon
Sans titre (Alexander Lieck)
Copie Xerox et colle sur toile, 50 x 60 cm

Raphaël Van Lerberghe

Raphaël Van Lerberghe
Sans titre (à mi-voix), 2015
Bouchons d’oreilles colorés, 30 x 24 cm

Suchan Kinoshita

Suchan Kinoshita

Suchan Kinoshita
Sans titre

Walter Swennen

Walter Swennen
Couronne & Tonneau, 2010
huile sur toile, 50 x 60 cm

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker
Belles de Jour, 2015
Photographie NB, tirage argentique, (2x) 51 x 39 cm et (1x) 42 x 29,7 cm

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La Libre 24/04/2015

Aglaia Konrad

Aglaia Konrad

Aglaia Konrad
Zweimal Belichtet (Paris-Sittard), 2015,
3 Lambda c-prints, 40 x 232 cm, 40 x 287 cm, 40 x 302 cm
Edition 5/5

Jacques Lizène

Jacques Lizène
Art syncrétique, 1964, sculpture génétique culturelle 1984, en remake 2011. Technique mixte, résine, plâtre, papier, masque Fang, mannequin, 190 x 55 x 35 cm

John Murphy

John Murphy
The Deceptive Caress of a Giraffe, 1993
Oil on canvas, 264 x 168 cm.

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker
Bolsena. Tempête dans un lac volcanique
Vidéo HD, 4 :3, couleurs, sans son, 00 :03 :52

Art Brussels

Eleni Kamma
18/06/2013, Liberty –Time (Hürriyet- Zaman), de la série Actuality Kilims, 2015
Imprimé journal, 50 x 70 cm

Eleni Kamma
20/06/2013, Liberty – Nationality (Hürriyet – Milliyet) de la série Actuality Kilims, 2015
Imprimé journal, 50 x 70 cm

Artsy

WIELS Senior Curator Zoë Gray on the 8 Strongest Works at Art Brussels. Artsy.

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Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker
L’Androgyne, 1986
2. Avion en phase d’approche
Technique mixte, 161 x 35 cm et 210 x 50 cm

Project Arts Centre presents
A BREATHCRYSTAL
24 April 2015-30 May 2015 11.00am – 8.00pm

Guest curated by Mihnea Mircan (BE)

Artists: Jean-Luc Moulène (FR), Lonnie van Brummelen and Siebren de Haan (NL), Katerina Undo (GR), Miklos Onucsan (RO), Tom Nicholson (AU), Phillip Warnell (UK), Jonas Staal (NL), Fabio Mauri (IT), Jacqueline Mesmaeker (BE), Lawrence Abu Hamdan

A Breathcrystal is concerned with ideas around contamination. The gallery will become a space for cross-pollination, symbiosis and infestation, uncovering intriguing connections and contradictions between a group of international artists and their artworks.
The exhibition will include works by a number of international artists, and is brought to you by guest curator Mihnea Mircan as an extension of his earlier project Allegory of the Cave Painting for Extra City Kunsthal in 2014.
The project was originally inspired by ancient Australian rock drawings – the Gwion Gwion/ Bradshaw paintings. A set of vividly pigmented cave drawings perpetually regenerated by a fungus that inhabits them, causing them to resist conventional dating protocols for thousands of years.
An archaeological study found that the enduring colour of these prehistoric representations is due to the fact that the painted surface has been fully colonized by the fungus. An acid component released by their photosynthesis etches the pictures deeper into the rock wall activating a process of permanent rejuvenation, rendering the Gwion Gwion images as ‘living pigments’.
By conventional standards, such paintings would be considered contaminated yet, in this instance infestation carries new meaning. Bacteria reproduce the paintings and warp the timeline of their existence – probably made 40,000 years ago, but also remaking again now and into the future through the process of contamination.
Life and art, sculpture and painting, the interiority and exteriority of the body, colonialism and modernist emancipation, ritual and scientific observations, prehistory and modernity – the artistic projects brought together in A Breathcrystal purposefully blur these distinctions, cross-breed categories and produce hybrid forms of reality.

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Jacques Lizène

Jacques Lizène
Art syncrétique 1964, chaises découpées et croisées en remake 2011

Sophie Langohr, Jacques Lizène et Marie Zolamian participent tous les trois à l’exposition « Focus sur 25 artistes » qui se tient à la Résidence de l’ambassadeur de Belgique aux Pays-Bas, à La Haye.
Cette exposition regroupe des oeuvres qui proviennent de la Collection de la Province de Liège.
Les oeuvres de Marc Angeli, Michel Antaki, Dario Caterina, Jacques Charlier, Martin Coste, Alain Denis, Jenny Donnay, Pierre Gerard, Fanny Germeau, François Goffin, Philippe Herbet, Laurent Impeduglia, Djos Janssens, Alain Janssens, Tatiana Klejniak, Sophie Langhor, Jacques Lizène, Jacques-Louis Nyst, Pierre Petry, Marianne Ponlot, Jonathan Sullam, Elodie Timmermans, Vincent Ubags et Marie Zolamian ont trouvés leurs places à La Haye et y resteront jusque fin janvier 2016

Marie Zolamian

Marie Zolamian
Château Intérieur, 2014, sculpture en acier

Jacques Lizène

Jacques Lizène
Peinture nulle 1964, sur l’idée de mettre n’importe quel objet sur la tête 1994, en remake 2010

photos in situ : Jacky Lecouturier

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Benjamin Monti participe à l’exposition « Pen is Art » à la Maison de l’Image (Seed Factory)
Du 24 avril au 30 septembre 2015
Vernissage le 23 avril à 19h
19, Avenue des Volontaires, 1160 Auderghem.

Benjamin Monti

Benjamin Monti, Court-circuit, encre de chine sur papier, 2014

La plupart des sociétés, qu’elles soient primitives, antiques ou actuelles ont peu ou prou produit des images du membre viril de l’homme. Dans la partie contemporaine de cette exposition, La Maison de l’Image incite les auteurs à en produire une vision ludique qui évacue les symboles phalliques tels que la colonne ou autre pierre dressée, pour se concentrer de façon impertinente sur le Pénis pur et dur…

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Marie Zolamian

Marie Zolamian
Sans titre
Aquarelle sur papier d’après Peter Van der Borcht, « Allegory on the difficulty to gouverne a diverse nation », 2015

Sophie Langohr

Sophie Langohr
Image Numéro – transformation manuelle de la série Touching Up, 2015
Photographie couleur sur aluminium, 51 x 60 cm

Jacques Charlier

Jacques Charlier
Ian Wilson, 1975
Encre, 1 planche 29,7 x 21 cm

Raphaël Van Lerberghe

Raphaël Van Lerberghe
Sans titre (à mi-voix), 2015
Bouchons d’oreilles colorés, 30 x 24 cm

Jacques Charlier

Jacques Charlier
Konrad Fischer, 1975
Encre sur papier, 10 planches, 29,7 x 21 cm

Benjamin Monti

Monti Benjamin
Sans titre, 2010,
crayon de couleur sur papier trouvé, 21 x 12 cm

 

Benjamin Monti

Benjamin Monti
Sans titres, 2010 – 2014
Encres de chine sur dessins trouvés d’E.Taly, 22,7 x 14,5 cmSans titre
Coupe d’une Racine (Chlorophytum)
Tradescantia virginica
Douve du foie, appareils génitaux

Raphaël Van Lerberghe

Raphaël Van Lerberghe
Sans titre (cygne cygne) 1,2,3 et 4. 2015
Crayon sur papier. 21 x 29,7 cm

Alevtina Kakhidze

Alevtina Kakhidze
Sans titres
Encre sur papier, 4 x 14 x 20 cm

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Marie zolamian, aquarelle sur papier d’après Peter Van der Borcht, « Allegory on the difficulty to gouverne a diverse nation », 2015

« Ne pas confondre la réalité des images » est un travail que j’aurais voulu faire en 1990, à mon arrivée en Belgique. J’avais alors 15 ans et je désertais le Liban.
Vingt-cinq ans plus tard, j’ai voulu comprendre comment pouvait réagir un groupe d’adolescents, de jeunes adultes européens, qui n’ont jamais vécu la guerre, qui ne la connaissent que par les résonances de l’Histoire et des actualités. Au fil de vingt-cinq entretiens menés avec des jeunes du Centre communal des Jeunes de Chênée, j’ai inscrit mon travail dans la mission pédagogique des Commémorations du Centenaire de la Grande guerre (étalée entre 2014 et 2018), confrontant celle-ci aux réflexions que ces jeunes développent par rapport aux guerres et conflits actuels. Que connaissent-ils des guerres, comment celles-ci les impressionnent-elles, comment vivent-ils le spectacle médiatique de ces conflits ? Que suscitent chez eux les concepts d’engagement, de résistance ou d’héroïsme ? Vivant dans un pays en paix, ressentent-ils des craintes ou de la détresse face à la situation du monde ? Quels regards portent-ils sur les vérités médiatiques, principale source de l’histoire contemporaine auprès des jeunes gens ? Quelle empathie ou insensibilité développent-ils face à la violence réelle ? Quels sont leurs rapports au réel, aux idéologies parfois contradictoires, quelle consistance accordent-ils à la politique ?
Dans l’ancienne Maison communale de Chênée, le travail s’intègre dans la salle Culture-Mariage. La polyphonie des voix des jeunes, interprétée par une seule voix féminine, agit comme un flot mémoriel actuel, en dialogue, avec des portraits de « Morts pour la patrie » et une allégorie peinte d’après Pieter van der Borcht intitulée « Allégorie sur la difficulté de gouverner une nation diversifiée ». Contrairement à l’Histoire, les témoignages ne cherchent pas des vérités ou des faits, ce sont des moments de partage de pensées personnelles, intimes et sans préambule.

Ancien hôtel de Ville de Chênée
Place J Willem, 1. 4032 Liège
Vernissage le 24 avril à 17h30.

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Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker

Belles de Jour, 2015

Photographie NB, tirage argentique 42 x 29,7 cm

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker

Belles de Jour, 2015

Photographie NB, tirage argentique 51 x 39 cm

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker

Bolsena. Tempête dans un lac volcanique, 2015

Vidéo PAL 4:3, couleurs, 00:03:50, loop

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John Murphy

The Deceptive Caress of a Giraffe, 1993
Oil on canvas, 264 x 168 cm.

John Murphy

Sunk into Solitude, 2003
Envelop addressed to the artist, postmark and stamp, 86,5 x 74,5 x 3,5 cm.

John Murphy’s practice can be characterised through his use of existing material, such as reproductions and ready-mades.
Preoccupied with the relationship between vision, things and language whilst playing on the theme of similarity and difference, John Murphy’s art historical lineage can be traced through a specifically European Symbolist-based conceptual tradition descending from Mallarmé and Jarry through to Duchamp, Magritte and Broodthaers. The artist’s process of accumulating and arranging fragments of images and language is echoed in the viewer’s experience of the finished exhibition, where memories of things encountered shape the perception of other things yet to be seen.

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Jacques Lizène

Jacques Lizène
Art syncrétique (1964), Sculpture génétique (1971), en Remake 2015, Jacques Lizène croisé Piero Manzoni.Piero Manzoni croisé Jacques Lizène. Technique mixte, collage, copie jet d’encre, encre sur papier, 40 x 40 cm.

Jacques Lizène

Jacques Lizène
Sculpture génétique, 1971, Manzoni croisé Lizène, en remake 2015. Manzoni, merda d’artista (1961) – Lizène, peindre avec sa matière fécale (1977). Être son propre tube de couleur. Technique mixte, impression jet d’encre, peinture à la matière fécale sur papier, encre, acrylique, 101 x 75 cm.

Jacques Lizène

Jacques Lizène

Jacques Lizène
Art syncrétique, 1964, sculpture génétique culturelle 1984, en remake 2011.Technique mixte, résine, plâtre, papier, masque Fang, mannequin, 190 x 55 x 35 cm

Jacques Lizène

Jacques Lizène

Jacques Lizène, petit dessin médiocre façon 1964, l’interrogation génétique, en remake 2014
L’édition 2015 du sac d’Art Brussels a été confié à l’artiste belge Jacques Lizène (Liège, 1946), représenté par la galerie Nadja Vilenne (Liège, BE), sur invitation de Katerina Gregos.

On sait combien Jacques Lizène est fécond. Certes, le terme semble inapproprié puisque le Petit Maître décide en 1965 de ne pas procréer, position qu’il confirme en 1970 par sa «Vasectomie (sculpture interne) », fondation même de tout son Art d’Attitude, mais il en est ainsi : Lizène conçoit un impressionnant corpus d’idées qu’il décline en « remakes », développant un art qu’il qualifie de sans talent, ce qui coupe court à toute critique de jugement. Depuis 1964, il trace des petits dessins qu’il qualifie de médiocres. Bon nombre sont de style néo rupestre, mettant en scène de petits bonhommes généralement ithyphalliques courant derrière de petites femmes fessues. Le sexe et principalement l’interrogation génétique sont parmi ses principales préoccupations. « Certains artistes aujourd’hui écrit Jean de Loisy, tels Jacques Lizène ou Paul MacCarthy, endossent un rôle singulier. Grotesques, triviaux, ils tendent au regardeur le miroir dans lequel se reflètent les travers de la société. L’indécence ne les gêne pas puisque c’est la nôtre, ils sont les personnages libres qui déjouent les tentatives coercitives du consensus. Ils permettent à l’art contemporain de remplir l’une de ses fonctions majeures : mettre en turbulence les convictions et rejouer ce qui paraît acquis ».

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Emilio Lopez Menchero

Emilio López-Menchero
Sacs (de la série Indonésie !), 2008
Encre de chine sur papier, 195 x 157,5 cm

Emilio Lopez Menchero

Emilio López-Menchero
Molenbeek, (de la série Indonésie !), 2008
Encre de chine sur papier, 195 x 157,5 cm

Emilio Lopez Menchero

Les notions de frontières, de migration et d’immigration, d’exclusion, d’aliénation sont très présentes dans le travail de l’artiste. Invité à Bruges en 2008, c’est la contradiction entre tourisme et immigration, hospitalité, mobilité et centre fermé qu’Emilio López-Menchero pointera du doigt (Indonésie, 2008). Il y confronte deux imposantes sculpture, un nuage d’oreillers et une maison brugeoise aux pignons en escaliers, tous les signes extérieurs d’une confortable hospitalité hôtelière. La maison est pourtant un enclos grillagé et quatre porte-voix diffusent quatre voix de femmes aux accents chinois, indien, arménien et guinéen énumérant les nationalités recensées au centre fermé installé dans l’ancienne prison pour femmes de la ville, prévu initialement pour la détention d’étrangers(ères) en séjour illégal, puis également pour celle de demandeurs(euses) d’asile débouté(e)s. Quant au nuage de coussins, il est un hommage à la demandeuse d’asile nigériane Semira Adamou, tuée à Bruxelles National par étouffement lors d’une tentative d’expulsion. Le spectateur qui glissera son corps au cœur de ces oreillers de plumes y entendra Liza Minelli chanter le « Willkommen, Bienvenue, Welcome », du film « Cabaret » (1972), un refrain en boucle, une rengaine étouffée. Les deux dessins monumentaux ici présentés participent de ce projet. Ils sont également résonance de problématiques bien actuelles.

Valérie Sonnier

Valérie Sonnier
24 juin, 22h20, 2014
Pierre noire et cire sur papier, 200 x 123 cm

(…) Il faut encore voir les dessins et la vidéo de Valérie Sonnier qui montrent l’image réelle ou rêvée de la maison où elle a grandi. Vide de ses habitants, envahie par la végétation, ouverte aux vents et aux fantômes. Fantasme ou réalité ? La vision qu’on a des choses est plus vraie que le réel qui nous échappe toujours. L’image est une manière de modéliser le monde autour de nous, selon nos affects. (Guy Duplat, dans La Libre

Valerie Sonnier

(…) Lorsque Valerie Sonnier dessine cette maison de la rue Boileau, choisissant un point de vue qui confère des allures de petit Trianon à l’austérité des arrêtes de la façade flanquée de grands arbres, elle opte pour un format panoramique proche du cinémascope. Et dès le moment où elle entreprend de dessiner la maison et le jardin sous tous leurs angles, c’est l’imaginaire d’un story-board qui la conduit.Ce que nous voyons nous est proche, comme instantané, alors que ces œuvres nous semblent lointaines et hors du temps. Qu’elle filme, dessine, ou peigne les rosiers du jardin, les images de Valérie Sonnier sont bien souvent les fantômes d’elles-mêmes. C’est là la mise à jour d’un inconscient de la vision. Comprendre une image, c’est se mettre, en la regardant, à l’écoute de sa teneur temporelle. L’image, elle-même, a sa capacité de revenance.

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Eleni Kamma

Eleni Kamma
18/06/2013, Liberty –Time (Hürriyet- Zaman), de la série Actuality Kilims, 2015
Imprimé journal, 60 x 74 cm

Poursuivant la réflexion entamée à Istanbul lors d’une récente résidence, Eleni Kamma, brode et rebrode des pages d’actualités journalistiques. Elle tisse des pages de journaux, se référant à la technique traditionnelle du Kilim, tapis anatolien, dépourvu de velours car brodé au lien d’être noué. La trame est visible et constitue le velours. Les kilims sont donc uniquement faits de fil de chaîne et de fil de trame. Leurs motifs, le plus souvent, constituent une forme d’écriture symbolique héritée des anciennes croyances chamanistes. Le choix des journaux ainsi tissés n’est pas innocent : tous datent de la période d’occupation du parc Taksim Gezi, point de départ des mouvements protestataires que la Turquie connut en 2013 et que l’on compara au printemps arabe ou aux Mouvement des Indignés.

Eleni Kamma’s recent project exploring the history of satirical shadow puppet theatre draws upon archival imagery, interviews with puppeteers, and her own footage and experience of the recent protests in Gezi Park. The project can be seen in its entirety at Netwerk in Aalst beginning this Sunday.

« Failure. Les jeunes campaient tous les soirs dans le parc, manifestant contre sa destruction », évoque également ces concepts de tradition, de modernité et de prise de parole publique et politique. L’ombre qui tatoue ce voile sérigraphique s’apparente à un personnage du Karaköz. Ce théâtre de silhouettes profilant leur ombre sur un écran de toile blanche a tenu une place importante dans le vaste Empire Ottoman. Avec ses allusions aux faits d’actualité, ses critiques et des griefs contre un gouvernement tyrannique, il servit de support à l’agitation par la satire politique, les plaisanteries, les railleries contre pachas, vizirs et bey. Le Karagöz est en fait une sorte de miroir, reflétant les pensées du peuple, un spectacle qui exprime ce que ses spectateurs eux-mêmes n’osent dire de leurs préoccupations morales, sociales et politiques. L’ombre qui se profile ici est celle d’une jeune femme, portant un calicot, photographiée par l’artiste non loin de la place Taksim.

Eleni Kamma

Eleni Kamma

Eleni Kamma
Failure. Les jeunes campaient tous les soirs dans le parc, manifestant contre sa destruction.
Technique mixte et sérigraphie sur textile, 110 x 140 cm

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Aglaia Konrad

Aglaia Konrad
Zweimal Belichtet (Paris-Sittard), 2015,
3 Lambda c-prints, 40 x 232 cm, 40 x 287 cm, 40 x 302 cm
Edition 5/5

Dans leur quête d’une beauté convulsive, les Surréalistes en ont fait maintes fois usage. Man Ray ou Maurice Tabard, pour ne citer qu’eux, ont sondé les techniques d’impressions combinées, de solarisation, de montage ou de double exposition afin d’évoquer l’union dramatique du rêve et de la réalité, convoquant ainsi l’inconscient. Alors que la photographie est l’art de figer le réel, la double exposition est une manipulation du tangible, elle est unité dans la duplicité. En créant une image à partir de plusieurs, elle engage celui qui regarde à interpréter le représenté.

Aglaia Konrad expérimente également cette technique de la double exposition. Ses travaux se nomment « Zweimal Belichtet », exposés à deux reprises. En fait, l’artiste accepte et exploite ce qu’on pourrait appeler des accidents de débrayage, là où la pellicule reste en place alors qu’elle aurait dû se déplacer. La même pellicule est exposée plusieurs fois et les prises de vues se superposent. Aglaia Konrad ne cherche aucunement l’effet. La pratique est apparue par accident, elle est plus ou moins due au hasard, dans des circonstances aléatoires et conduit dès lors à des résultats inattendus. L’image ainsi créée agit indépendamment, comme si l’œil du photographe n’avait pas fixé la même chose que l’objectif de l’appareil photographique, comme si l’un et l’autre étaient ailleurs au même moment ; dans le cas qui nous occupe, l’un à Paris, l’autre à Sittard au Pays Bas. Le regard dès lors associe les images juxtaposées, agrège les photogrammes d’un film immobile, décompose les prises de vue et recompose les strates d’images. L’image ainsi révélée s’ancre singulièrement dans sa propre réalité, là où le langage des images affirme son autonomie.

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ArtBrussels15blue

Nous aurons le plaisir de vous accueillir sur notre stand 3B12
Galerie Nadja Vilenne is pleased to welcome you at booth 3B12

Olivier Foulon – Eleni Kamma – Suchan Kinoshita – Aglaia Konrad – Jacques Lizène – Emilio Lopez-Menchero – Jacqueline Mesmaeker – John Murphy – Valérie Sonnier

Jacques Lizène

Brussels Expo (Heysel)
Halls 1 & 3
Place de Belgique, 1
BE-1020 Brussels

Opening hours
Friday 24 April – Preview (11am-5pm) & Vernissage (5pm-10pm) by invitation only
Saturday 25 – Monday 27 April, from 11am – 7pm
Monday 27 April, from 11am – 8pm

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