Jacqueline Mesmaeker, Jorge Semprun, Rectangle, les images (1)

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker

Bonsoir Jacqueline,
C’est bien Jorge, le père de Jaime, que vous évoquiez dans votre image. C’est bien lui aussi qui fuit l’Espagne de Franco, connu et écrivit sur les camps, s’engagea au Parti Communiste Espagnol exilé, et fut scénariste de Costa Gavras et Alain Resnais.
Et c’est bien son fils, Jaime qui fut lié à l’internationale situationniste. La confusion vient sûrement du fait qu’ils sont morts à un an d’intervalle, le fils en 2010 et le père en 2011.
Belle soirée!
Cédric

Cher Cédric,
Il me semble que j’ai intuitivement choisi de nommer Semprún, que je n’avais pas lu, mais dont le nom évoquait des films montrés dans les années 60 / 70… une période riche de nouvelles vibrations et d’enthousiasme, d’idéal aussi. Nous allions voir “Z”, “La guerre est finie” et tous les films dont il était le scénariste, dénonçant les dictatures de l’époque. Et puis au fil du temps, on n’entendait plus ce nom et les films passaient dans les collections des cinémathèques.
En 2014, par 2 fois, venant de la radio, j’entends ce nom et des éloges. Cette réminiscence “a fait mouche” et j’ai voulu en savoir plus. Votre projet de calicot était idéal pour que nous en sachions tous plus. Ceci est un réflexe d’enseignement et de partage. Intriguer pour chercher: Non, ce n’est pas une vedette de foot !
C’est un homme de la discrétion tout en élégance et humanité, un observateur agacé ou amusé. Il écrit des passages très tendres de la naiveté, ancienne bourgeoisie, de son père complètement hors du temps; cela provoque le rire; Il parle de son séjour à La Haye, des casquettes des douaniers belges qui font de l’excès de zèle………….
En vous souhaitant bonne nuit.
Jacqueline

Jacqueline Mesmaeker

I’m a foot fan 1979 2009
Réalisation : Jacqueline Mesmaeker
Prise de vue : Jacqueline Mesmaeker
Montage : Reggy Timmermans, Philippe Van Cutsem
Playfellows : Vincent Baudoux, Jean Glibert, Olivier Goossens Bara, Marc­Henri Wajnberg, Konstantinos Zeppos.
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7’44, super 8 numérisé, couleurs, sans son.

(photographies Xavier Pauwels)