Benjamin Monti, Le Bourgmestre de Furnes, Emergent, Furnes, les images

Benjamin Monti

À l’occasion du 25ème anniversaire de la mort de George Simenon et de la nouvelle traduction néerlandaise de Rokus Hofstede (par la maison d’édition De Bezige Bij) du livre Le bourgmestre de Furnes, deux commissaires d’exposition ont été invitées par Emergent. Après lecture du roman, Anne-Françoise Lesuisse de Liège (la ville natale de Simenon) et Nina Folkersma d’Amsterdam (lectrice de la nouvelle traduction), se sont chacune basées sur leurs associations, interprétations et perspectives personnelles, pour sélectionner une série d’artistes. Les deux commissaires ont été invitées à se lier très directement et personnellement au contenu du roman. Le roman a ainsi d’abord été considéré comme un générateur d’images fortes ou d’associations et de réflexions visuelles.

C’est après avoir indépendamment sélectionné une série d’artistes que les deux commissaires d’exposition ont composé l’exposition en dialogue.

De ce dialogue a découlé une exposition qui peut être vécue de façon très directe, ou qui peut au contraire susciter des questions assez complexes. Quel est l’impact d’une traduction sur un texte ? Qu’est-ce qui se perd inéluctablement, et quelles sont les nouvelles significations possibles qui apparaissent au cours du processus de traduction ?

Quelles sont les relations potentielles entre la littérature romanesque et les arts plastiques ?
Quels étaient, ou sont, les rapports entre le ‘Sud’ et le ‘Nord’, aussi bien dans notre pays que dans la région linguistique Néerlandaise ?
Simenon ouvre le livre en annonçant qu’il ne connaît ni Furnes, ni ses habitants, ni son bourgmestre, que Furnes n’est rien d’autre qu’un motif musical pour son roman. Quelles sont les relations entre le particulier et l’universel ? Quel est le rôle du spécifique ou du local dans un roman et une exposition qui, dans leur titre, font référence à une ville particulière?

Dans l’édition de la Pléaide, où les romans de George Simenon ont été assemblés par Jacques Dubois, il est annoté que le « Café Vieux Beffroi », fréquemment visité par le bourgmestre tout au long du roman, est vraisemblablement situé dans la Maison De Valk sur la place du Grand Marché. Il s’agit de l’immeuble datant en partie du 16ème siècle dans lequel est situé Emergent.

Benjamin Monti

Benjamin Monti
Sans titre
Encre de chine sur dessin trouvé, 22,7 x 14,5 cm, 2010-2015

Benjamin Monti

Benjamin Monti
Sans titre, Encre de chine sur papier « Perspecta », papier millimétré bicolore pour dessin en perspective. Encre de chine sur papier, 21 x 29,7 cm, 2010

Benjamin Monti

Benjamin Monti
Sans titre
Encre de chine sur cartes perforées de la « Courage Organisation SA », 21 x 14,7 cm, 2010-2015

Benjamin Monti

Benjamin Monti
Sans titre
Encre de chine sur papier, 21 x 29,7 cm, 2011

Benjamin Monti

Benjamin Monti
Sans titre (de la série Vie d’un Immortel)
Encre de chine sur papier, 21 x 29,7 cm, 2013