Jacques Lizène, Rebel Rebel, Art + rock, au Mac’s, musée des arts contemporains au Grand Hornu

Jacques Lizène

Jacques Lizène participe à l’exposition REBEL REBEL art + rock au Mac’s Grand Hornu. Commissariat : Denis Gielen.

Du 23 octobre 2016 au 22 janvier 2017, le MAC’s présente REBEL REBEL art + rock, une exposition inédite consacrée à la culture rock et ses liens avec l’art contemporain. Les utopies, contestations, marginalités, looks et autres attitudes singulières qui caractérisent la musique rock ont inspiré en e et nombre d’artistes plasticiens depuis les sixties. Denis Gielen, directeur du MAC’s, invite le public à redécouvrir la culture rock à travers le prisme d’œuvres (vidéos, photos, installations, dessins, peintures, etc.) qui en détournent les codes, les modes et les références. Réunissant les œuvres de près de 30 artistes belges ou étrangers, l’exposition propose un regard sur le rock, tantôt immersif (installation vidéo) tantôt distancié (documents d’archives), qui oscille entre énergie destroy et humour désinvolte. À épingler, la présence d’une installation rare du grand artiste américain Dennis Oppenheim, qui n’a plus été montrée depuis sa création en 1974 et que le MAC’s, en collaboration avec la Fondation basée à New York, a exhumée des oubliettes. Pour les amateurs de distorsions et de bidouillages électriques, un concert-performance noise de Joris Van de Moortel, jeune artiste anversois, aura lieu au MAC’s le soir du vernissage. Publié aux Éditions Fonds Mercator, un livre abondamment illustré et organisé suivant trois modes importantes de l’histoire du rock (le folk, le glam et le punk) est également édité à cette occasion.

Depuis les années 1960, le rock fait partie, avec d’autres cultures populaires comme la S.F., des nouvelles sources d’inspiration et de réflexions que détournent les artistes plasticiens. Dérivé du blues et de la country, musiques rurales américaines, le rock qui apparaît après la Seconde Guerre mondiale se pro le comme une culture typiquement adolescente dont l’histoire oscille entre divertissement industriel et mouvement contestataire. Célébrée avec nostalgie ou parodiée avec virulence, sa « religion » hante, depuis le Pop Art, tout un pan de l’art contemporain de ses distorsions électriques et refrains diaboliques. Associé à l’art, il élargit le spectre d’une sensibilité désormais partagée : de la révolte politique à la crise identitaire en passant par le nihilisme artistique.

À travers le prisme du rock, REBEL REBEL propose une traversée de l’art contemporain suivant trois directions complémentaires : esthétique, culturelle et critique. La première regroupe des artistes qui, comme Joris Van de Moortel, Tony Oursler, David Askevold, Douglas Gordon ou Steven Parrino, captent l’énergie électrique et cinétique du rock et de ses performances scéniques pour en révéler le potentiel subversif voire extatique. De coloration moins musicale ou sonore, le deuxième axe envisage le rock comme une culture populaire dont l’art contemporain détourne l’imagerie et les clichés avec un humour plus ou moins féroce : Daniel Johnston, Johan Muyle, Damien De Lepeleire, Gauthier Leroy, Jacques Lizène, Catherine Sullivan ou encore Dieter Meier, membre du duo électro-pop YELLO. En n, la troisième orientation, d’approche plus conceptuelle, réunit des artistes tels que Dan Graham, Dennis Oppenheim, Allen Ruppersberg, David Lamelas ou Jacques André, autour de l’idée que le rock est un symptôme de réalités historiques, sociologiques ou politiques.

On pourra y découvrir des œuvres de : Jean-Michel Alberola, Dave Allen, Jacques André, David Askevold, Charlotte Beaudry, Quentin de Briey, David Claerbout, Gilles Élie Cohen, Damien De Lepeleire, Douglas Gordon, Dan Graham, Patrick Guns, Daniel Johnston, Corita Kent, David Lamelas, Gauthier Leroy, Jacques Lizène, Christian Marclay, Dieter Meier, Angelica Mesiti, Jonathan Monk, Johan Muyle, Dennis Oppenheim, Tony Oursler, Steven Parrino, Raymond Pettibon, Allen Ruppersberg, Catherine Sullivan, Dennis Tyfus, Joris Van de Moortel, Alan Vega.