5 avril 2017

You are currently browsing the daily archive for 5 avril 2017.

Benjamin Monti est féru d’illustrations en tous genres – on l’aura compris – et son travail consiste à continuellement réorganiser un corpus encyclopédique de dessins et motifs qu’il s’approprie, recopie, interprète et subvertit, en un singulier système de pensée. Il réorganise son monde en un système complexe. On pourrait ici dresser une liste savante des perles bibliophiliques, des encyclopédies, des Curiosa ou des ouvrages anciens illustrés que chine et collecte Monti, ce qu’il copie avec l’agilité d’un gymnaste qui aurait délaissé la magnésie au profit de l’encre de chine, corpus dont, en un même temps, il s’affranchit au plus vite. Citer les sources serait toutefois déflorer la virginité même de chaque opus. On y reconnaîtra surtout un fonds d’images inscrit dans notre conscience collective, appartenant tant au patrimoine populaire que savant. Benjamin Monti isole ces dessins, leur assigne espace et composition, les hybride et les associent parfois comme le ferait un collagiste. Surgissent ainsi, en ce continuel recyclage, les visions et l’expression d’un monde particulier où se côtoient le réel et le merveilleux, l’onirique, l’ésotérique, l’enfantin, le populaire, le savant, l’obscur, l’absurde, l’indécent, l’insolent.
Avec cette série de collages –cette fois, de vrais collages – Benjamin Monti réutilise ces mêmes sources. Il les photocopie, les coupe et déchire, les colle et surcolle, ajoute parfois avec parcimonie quelques touches d’encre de chine. Variations sur la méthode de travail, la trame de ces imprimés photocopiés, prend ici toute son importance, leur donnant une vibration peu commune.

Benjamin Monti

Benjamin Monti
Sans titres, 2016
Collage sur papier, (9) x 29,7 x 21 cm

Benjamin Monti

Benjamin Monti

Benjamin Monti

Benjamin Monti

Benjamin Monti

Benjamin Monti

Benjamin Monti

Benjamin Monti

Benjamin Monti

Tags: