Jacques Halbert et Capitaine Lonchamps, le Paradis des Nyctalopes, samedi 24 août, le détail

1. Au Comptoir du Livre, à 15h.

Jacques Halbert – Capitaine Lonchamps, Le Paradis Perdure

Un volume de 80 pages, illustrations couleurs, 20 x 13,5 cm. Texte : Jean-Michel Botquin
Une coédition l’Usine à Stars – galerie Nadja Vilenne / chapelle du Genêteil, centre d’art contemporain
ISBN : 978-2-9543196-29

Cette rencontre était en quelque sorte attendue, inévitable même, tant leur activité monomaniaque – n’ayons pas peur des mots – procède d’une même énergie et d’une même opiniâtreté. Jacques Halbert peint des cerises ; Capitaine Lonchamps enneige le monde. Tous deux font fi des saisons. L’un ne cesse de dupliquer cette cerise dont il goûte, avec la conscience de l’illusion, les infimes variations de sensations colorées et lumineuses, qualifiant son grand’ oeuvre de « cerisiste ». Le second a décidé de faire de la neige une exception, d’investir la nature impondérable du flocon de neige, de multiplier sur tout support ces points blancs mouchetés. Peintre « neigiste » depuis 1989, Lonchamps déclare avec sérieux que « ne neige pas qui veut ». Ces deux artistes ont eu l’occasion de croiser leurs singulières expériences en 2010 et de se commettre en deux oeuvres communes, Lonchamps recouvrant de flocons deux tableaux cerisistes de Jacques Halbert. Ceci, sans aucun doute, ne pouvait que préfigurer cette exposition, cette transfiguration – encore une fois, osons – d’une chapelle du 12e siècle en une étonnante Nef des Fous. Le titre de cette exposition en duo évoque l’Eden, comme un réenchantement du monde car ici, en effet, « le Paradis perdure ».

2 Au Comptoir du Livre, à 15h

Capitaine Lonchamps, Nyctalope

Un volume de 60 pages 16 x 14 cm, bichromies. Textes de Dominique Païni et Jean-Michel Botquin
Une Edition de l’Usine à Stars

On ne pouvait imaginer une rencontre plus troublante : l’inventeur en cinéma de Fantômas et des Vampires et le mystérieux Snowman…La relation entre ces deux créateurs d’images n’est pourtant pas si évidente comme la série d’images de Feuillade exposée à l’enneigement pouvait le laisser entrevoir. Comme chez tous les artistes dont l’entreprise paraît se résumer à une action minimale, cette dernière engendre des conséquences inattendues – à la mesure de la formule légendaire de Corbusier qui estimait que les réponses bouleversantes découlaient des questions naïves !

3. Au Comptoir du Livre à 15 h

Le Paradis des Nyctalopes

Une exposition (courte) qui en dit long sur les obsessions de Jacques Halbert et de Capitaine Lonchamps. Du premier, on découvrira un florilège fruité. Depuis 1978, l’artiste confirme cette idée saugrenue qui fait office de manifeste d’une véritable folie, d’une extravagance, d’un goût exclusif – car l’oeuvre est de bon goût -, et d’une gaîté vive: « peindre des cerises partout, tout le temps, et ne penser qu’à ça »
Le second, après avoir enneigé les Fantômas de Feuillade, propose l’enneignement de ce qui constitua l’une des sources d’inspiration du cinéaste : les gravures d’actualité (1895-1905) du « Petit Parisien, supplément littéraire illustré » et du « Petit Journal, supplément du dimanche ».

Capitaine  Lonchamps

Capitaine Lonchamps
Neige, 2010, de la série Le petit Parisien, supplément littéraire illustré du 7 juin 1896. Un cadavre dans une malle.
L’arrestation de l’assassin.
2010
Technique mixte sur imprimé
26,5 x 24,5 cm

4. A la galerie Nadja Vilenne, à 19h

Repeat / Repeat

Une exposition autour de la répétition, qu’il s’agisse de la leçon, du motif, du concept, de l’image, du style, du geste ou du phrasé.
Jacques Charlier – Olivier Foulon – Jacques Halbert – Eleni Kamma – Aglaia Konrad – Sophie Langohr – Jacques Lizène – Capitaine Lonchamps – Emilio Lopez Menchero – Jacqueline Mesmaeker – Benjamin Monti – Pol Pierart – Valérie Sonnier – Walter Swennen – Raphaël Van Lerberghe – Marie Zolamian.

Jacques Halbert

Jacques Halbert, peinture, 2008, acrylique sur toile, 100 X 100 cm & peinture, 2008, acrylique sur toile, 100 X 100 cm.