Archives par étiquette : Guy Mees

Résonances, les images (1)

Résonances

Photo Charlotte Lagro

Résonances

Jacques Charlier
Peinture mystique I, 1988
Technique mixte, acrylique sur toile, objets trouvés, 200 x 350 cm

Résonances

Résonances

Photo Charlotte Lagro

Résonances

Photo Charlotte Lagro

Résonances

Marie Zolamian
Eschatologie, 2016
Huile sur papier, 17 x 24 cm

Résonances

John Murphy
Abstinence from the Image: An anatomy of …emptiness, 2006
Photographic print 186 x 231 cm

Résonances

Résonances

Guy Mees
Niveauverschillen, 1970
6 photographies NB, tirages argentiques, (6) x 12,5 x 8,8 cm

Résonances

Résonances

Résonances

Résonances

Lili Dujourie
Zonder titel (mannelijk naakt), 1977
Série de 6 photographies NB, tirages argentiques, (6) x 18 x 24 cm

Résonances

Résonances

Photo Charlotte Lagro

Résonances

John Murphy
The Discipline of Uncertainty, 2015
Photocopy, gouache, pen and ink on board, 46 x 54 cm

Résonances, Guy Mees, Niveauverschillen, 1970

Guy Mees

Guy Mees
Niveauverschillen, 1970
6 photographies NB, tirages argentiques, (6) x 12,5 x 8,8 cm
Collection privée, courtesy galerie Nadja Vilenne.

Tout récemment, la galerie Nadja Vilenne a projeté le film collectif que Jacques Charlier produit pour la Biennale de Paris, édition 1971, un film conçu dans un esprit très proche des travaux de Gerry Schüm, destiné à rendre compte des états de l’art en Belgique à l’aube des années 70. Parmi les contributions à cette œuvre collective, il y a cette singulière et désarmante séquence signée Guy Mees : « Portretten » (« Portraits »). Celui-ci poursuit un travail en cours, un cycle d’oeuvres sur les « différences de niveaux ». Le travail a débuté en 1969 et se poursuivra jusqu’en 1974. C’est une suite de photos, de films et de projections de diapositives, des travaux réalisées en intérieur ou en extérieur, dans des lieux d’expositions, des jardins privés ou des lieux publics. Tous participent d’un même principe à l’allure performative : trois personnes (des quidams, des amis, la famille, l’artiste lui-même, son épouse Lotte ou son galeriste Marc Poirier dit Caulier) apparaissent sur des blocs itongs de hauteur différentes, disposés en escaliers à l’instar d’un podium d’honneur. Au fil des clichés, toujours en série de six, ils intervertissent leur place face à l’objectif de l’appareil photographique qui n’est là que pour enregistrer ce processus de régulation, ses perturbations et mises en perspective. Guy Mees analyse ainsi les processus de distinction, d’interchangeabilité, de différences, de classification, de sérialité ou de normalisation, à l’heure où surgit un large débat sociétal portant sur les relations de pouvoir et régulations hiérarchiques, né du mouvement contestataire de 1968. Les portraits filmiques sont enregistrés de la manière la plus simple qui soit. Un seul plan d’ensemble ; au fil des images, les trois protagonistes échangent leurs places. Les portraits photographiques, de la planche contact aux grands tirages professionnels, édités en studio, respectent tout ce principe d’anonymat qui caractérise l’ensemble. L’exécution est consciemment non artistique, la photographie d’amateur s’introduisant ainsi dans le champ de la photographie conceptuelle. Alors que notre monde est aujourd’hui en butte à bien des compétitions qui mettent en danger de fragiles équilibres, ces travaux de Guy Mees nous ramènent à une très saine relativité. Guy Mees, en effet, n’établit aucune hiérarchie définitive.

Guy Mees

Guy Mees

Guy Mees

Guy Mees

Guy Mees

Guy Mees