Archives par étiquette : Honoré d’O

Aglaia Konrad, Jacques Charlier, Sophie Langohr, Honoré d’O, revue de presse

Lu dans HART, à propos de Jacques Charlier au  Centre Culturel d’Hasselt

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Lu dans HART, à propos de Diffractions of Destroyed Design, Netwerk, Aalst, exposition à laquelle Aglaia Konrad participe :

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Lu dans HART, à propos de Middel Gates Geel 2013, exposition à laquelle Sophie Langohr et Jacques Charlier participent :

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Lu dans HART, à propos d’Honoré d’O

HART

Honoré d’O, Kleurrijke Grisailles, Broelmuseum, Kortrijk

honoré d'O

Honoré d’O
Kleurrijke Grisailles
6 oktober tot 8 december
Paardenstallen Broelmuseum, Korte Kapucijnenstraat

Donderdag, vrijdag, zaterdag van 14u tot 18u. Zondag van 11u tot 18u
Toegang gratis

In de Paardenstallen verwelkomt Honoré d’O het publiek met nieuwe sculpturen in PVC, één van zijn geliefkoosde materialen dat in oorsprong helemaal geen kunstzinnig parfum verspreidt! De banale PVC-buizen vervormen tot een tekening of schrift in de ruimte, de omgeving suggereert een poëtische ervaring. Honoré draait ter plaatse een film over de overgang van ruw PVC materiaal naar existentieel mysterie.

De nieuwe installatie KLEURRIJKE GRISAILLES van Honoré d’O in de Paardenstallen Broelmuseum is deel van de Maakbar.

VERNISSAGE: Do 3 okt om 19u
Spreker: Christophe De Jaeger
Poëzie – Inge Braeckman
Performance – Honnoré d’O
Slotwoord – An Vandersteene, schepen van cultuur.

Organisatie: Broelmuseum & Stuurgroep Adub
Coach: Xavier Marescaux

HONORE D’O VERTELT
Zondag 20 oktober – 11.30u – Paardenstallen Broelmuseum
De kunstenaar leidt de bezoekers rond in de expo en vertelt over: de maakbaarheid van zijn installaties, de charme van de banale materie, over zijn gedrevenheid en achterliggende filosofie, … – € 4 – rondleiding en aperitief

Honoré d’O au Compte goutte, la Première, Le monde invisible

Les élèves de rhétorique du Collège Sainte-Véronique de Liège ont découvert l’art contemporain durant leur dernière année dans l’option « arts d’expression » (4h/semaine). Après des recherches de groupes, de nombreuses visites d’expositions et quelques rencontres avec des professionnels, ils se sont intéressés au rapport entre l’art différencié et l’art contemporain, à travers l’exposition « Au compte-goutte », par l’artiste gantois Honoré d’O, au MAD Musée de Liège. A écouter ! Le monde invisible du 5 septembre RTBF radio La première à 22 heures.

Podcast :

Honoré d'O

Le MAD Musée à Liège dispose –et il est utile de le rappeler – d’une incroyable collection, pas loin de 2000 œuvres, unique en son genre, toutes réalisées par des artistes déficients mentaux travaillant en atelier. Issues d’horizons variés sur les plans stylistique, thématique et technique, ces oeuvres composent une collection de portée internationale, brassant une foule d’univers singuliers. Hors norme, elle s’inscrit donc dans le champ de l’art en marge. Dans l’attente de l’aménagement de l’actuel bâtiment du parc d’Avroy, Pierre Muyle, directeur du musée, a initié un cycle d’expositions in situ et hors les murs, destiné à sortir ce patrimoine des réserves, le proposant à la lecture de l’un ou l’autre commissaire d’exposition invité. L’an dernier, Brigitte Massart et Aloys Beguin se sont concentré sur l’idée de circonvolution, ronde obstinée de l’artiste autour de son sujet, approche de cette énergie multiforme concentrée en sa mouvante obsession. Plus tôt, ce fut Jean-Marc Gay, directeur des musées liégeois, qui fut invité à sélectionner une série d’œuvres dans les réserves du MAD : il décida, au fil de l’exposition, d’intégrer de manière régulière, quelques une de ces œuvres différenciées dans le circuit des collections du Grand Curtius, cultivant ainsi les concepts de différence et d’indifférence.
Cette fois, c’est un artiste que Pierre Muyle invite : Honoré d’O. Voici donc celui-ci « au volant », campant dans l’espace vide infini, prêt pour tout inévitable voyage vers un but où le mouvement ne compte pas, un voyage vers des points de reconnaissance, une exploration de zones qui mettent son intuition continuellement à l’épreuve. Honoré d’O apprécie les conversations : souvent dématérialise-t-il celles-ci en phylactères d’ouate, cotonneux corps d’échange. Pour lui, les processus de connaissance, sont un continuel processus de pensée créatrice truffé d’anecdotes formulées par des accidents de rencontre, révélés au hasard des conversations. Peu à peu s’élabore ainsi un scénario où prédominent la concentration et l’extension du langage plastique. L’artiste nous a le plus souvent habitué à une poétique oscillant entre dilatation spatiophage, cette sorte d’extension continuelle, de prolifération, d’all over, all on, all in, all between, et des interventions ponctuelles, cadrées de façon précise, aptes à faire image de façon concentrée. Sa première réaction, dès cette invitation, est dès lors parfaitement inscrite en cette pratique : « Je ne ressens pas du tout le besoin d’imposer une lecture dirigée de ces œuvres, déclare-t-il. Il faut éviter une compréhension rationnelle qui servirait nos propres intérêts, ajoute-t-il. Un rendez-vous intime me semble plus approprié si on veut s’approcher de ce que c’est vraiment ». Le principe de la conversation, au compte goutte, s’impose dès lors tout naturellement.

Un dispositif

A toute monstration classique, Honoré d’O a préféré la conception d’un dispositif apte à susciter le colloque singulier. Les portes de la salle d’exposition sont closes. Un premier sas d’entrée nous décontamine de toute idée reçue. Au sol, sur un fragile monticule de sable, Honoré d’O projette un film conçu pour l’occasion, manipulant une œuvre d’Adolphe Beutler, un artiste fréquentant le Kunstwerkstatt Mosaik de Berlin, diffractant l’image de l’oeuvre en spirale (une goutte logicielle) et en mosaïque. Dans la pénombre de l’espace d’exposition, sur une vaste ellipse de sable, est posé un meuble de bois et de métal, conçu avec la complicité de Peter De Blieck. Le meuble, agencement strict, sobre et minimal, combine pupitre et table, guéridons et cases de rangement. Deux points de lumière concentrent le regard sur le pupitre et le lieu des conversations. Chaque jour, une nouvelle œuvre de la collection est posée sur le lutrin, chaque jour un hôte bénévole accueille le visiteur pour une conversation autour de l’œuvre exposée. L’installation, privilégiant le dévoilement d’une œuvre isolée, questionne la qualité de la rencontre avec celle-ci. Aux visiteurs de découvrir qui les accueillera pour partager leurs lectures des œuvres exposées. Au compte-goutte donc.

Inévitablement, je repense à la leçon de Jacques Rancière, au spectateur émancipé. Le protocole mis en place par Honoré d’O opte résolument pour une situation communielle. Et l’émancipation commence lorsqu’on remet en question l’opposition entre regarder et agir. « Etre spectateur, écrit Rancière, n’est pas la condition passive qu’il nous faudrait changer en activité. C’est notre situation normale. Nous apprenons et nous enseignons, nous agissons et nous connaissons aussi en spectateurs qui lient à tout instant ce qu’ils voient à ce qu’ils ont vu et dit, fait et rêvé. Il n’y a pas plus de forme privilégiée que de point de départ privilégié. Il y a partout des points de départ, des croisements et des nœuds qui nous permettent d’apprendre quelque chose de neuf, si nous récusons premièrement la distance radicale, deuxièmement la distribution des rôles, troisièmement les frontières entre les territoires ». Au MAD, chaque jour, entre l’œuvre, l’hôte et le spectateur, il n’y a plus de distance radicale, il y a une distribution des rôles à chaque moment réévaluée, il n’y a qu’un territoire : celui d’une œuvre singulière et d’une large ellipse aux innombrables grains de sable.

Honoré d’O, Jacques Lizène, Eran Schaerf, The Collection as a Character, Muhka, Anvers

The Collection as a Character is a review of the M HKA collection after 25 years of creative contingency: visions articulated by forceful personalities, opportunities presenting themselves, limitations inspiring novel solutions. In other words, this project attempts to portray the character of the collection as it has been shaped by the reality of institutional art collecting for the public domain.

M HKA, the Museum of Contemporary Art Antwerp, opened in 1987 with a retrospective of Gordon Matta-Clark, who had realised one of his last ‘cutting’ interventions, Office Baroque, in Antwerp ten years earlier. The museum is founded and funded by the Flemish Community. Its collection now consists of some 4,400 works by around 600 different authors from many different countries and contexts, grounded in the post-war avant-garde tradition in the region and mapping the emergence of today’s multi-polar international art world.

The historical basis of the M HKA collection is the extensive archive inherited from Antwerp’s International Cultural Centre, founded in 1970. Under the directorship of Flor Bex, who was also M HKA’s first director in 1987–2002, the ICC was an international cutting-edge exhibition venue and art production base. Another important source for the M HKA collection is the Gordon Matta-Clark Foundation, set up in 1979 to honour the late artist through an attempt to build a contemporary art museum in Antwerp around Office Baroque, which unfortunately failed.

The steady growth of the M HKA collection through acquisitions by the Flemish Community, donations and long-term loans continued, with a widened horizon, after Bart De Baere became director in 2002. The collection is continuously shown in various types of exhibition, inside and outside the museum.

The Collection as a Character is not only a large exhibition, put together by M HKA curators Anders Kreuger and Nav Haq. It is also a generously illustrated new book, edited by Anders Kreuger, that presents the M HKA collection as a ‘virtual exhibition’ with 200 selected artists. The book is organised around the notions of ‘image’, ‘action’ and ‘society’ that will continue to guide the development of the collection.

The ‘ensemble’ is key to understanding the M HKA collection. It is a coherent group of works that is significant in qualitative terms, and can be regarded as more than a presence of works or series of works by an artist. M HKA Ensembles is also the name of the museum’s online digital database. The new collection book functions as a hard-copy ‘portal’ for this source of information.

M HKA has important ensembles by prominent Flemish artists such as Luc Deleu, Paul De Vree, Jan Fabre, Toon Tersas or Luc Tuymans. Panamarenko is a special case, because of his donation to M HKA of his former home and studio at Biekorfstraat 2 in Antwerp, which opens to small groups of visitors in the summer of 2013.

M HKA also has significant ensembles by artists from other parts of the world, among them James Lee Byars, Jimmie Durham, Ilya Kabakov, C K Rajan, Wilhelm Sasnal, Yang Fudong and a number of artists from the former Soviet Union, India, China and North Africa. There are also sub-collections of a different kind, such as the Vrielynck Collection of objects from the prehistory of cinema or the newly started collection of artists’ novels.

M HKA is a member of L’Internationale, the confederation of European museums and other institutions that also includes Moderna Galerija in Ljubljana, Museu d’Art Contemporani (MACBA) in Barcelona, Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía in Madrid, SALT in Istanbul and Ankara and Van Abbemuseum in Eindhoven. Together, the confederates represent a continent-wide collection of more than 70,000 works. The initiative is European, and generously supported by the European Union, but the question it tries to answer is international: ‘What is Europe’s place in the new multi-polar world?’

Artists in the exhibition The Collection as a Character:

Vito Acconci, Vyacheslav Akhunov, Alain Arias-Misson, Charif Benhelima, Guillaume Bijl, Sergey Bratkov, James Lee Byars, David Claerbout, Vaast Colson, Honoré δ’O, Manon de Boer, Berlinde De Bruyckere, Thierry De Cordier, Paul De Vree, Luc Deleu, Mark Dion, Lili Dujourie, Marlene Dumas, Jimmie Durham, Róza El-Hassan, Jan Fabre, Robert Filliou, Andrea Fraser, Bernard Frize, Anna Bella Geiger, Jef Geys, Douglas Gordon, Sheela Gowda, Keith Haring, Kati Heck, Rebecca Horn, Craigie Horsfield, Hamlet Hovsepian, Alfredo Jaar, Cameron Jamie, Donald Judd, Ilya & Emilia Kabakov, Gulnara Kasmalieva & Muratbek Djumaliev, K P Krishnakumar, Barbara Kruger, Jacques Lizène, Goshka Macuga, Mark Manders, Sergey Maslov, Rita McBride, Guy Mees, Andrei Monastyrski, Antoni Muntadas, Maurizio Nannucci, Bruce Nauman, Cady Noland, Maria Nordman, ORLAN, Ria Pacquée, Panamarenko, Hermann Pitz, Koka Ramishvili, Guy Rombouts, Thomas Ruff, Wilhelm Sasnal, Eran Schaerf, Allan Sekula, Steven Shearer, Cindy Sherman, Daniel Spoerri, Imogen Stidworthy, Ana Torfs, James Turrell, Luc Tuymans, Patrick Van Caeckenbergh, Koen Van den Broek, Jan Van Imschoot, Jan Vercruysse, Lawrence Weiner, Franz West, Yang Fudong and others

Art Brussels 2013, les images (2)

Honoré d’O
Sans titre, 2006

Technique mixte, dimensions variables

A droite :
Walter Swennen
Bleu et rouge sur jaune, 2012
Huile sur toile, 100 x 120 cm.

Aglaia Konrad
Undecided frames, 2012
photographies couleurs, 54 x 41 cm (Ed 5/5)

Emilio Lopez Menchero
Pater, 2012
Huile sur toile, 150 x 133 cm.

Capitaine Lonchamps
Neige (de la série Feuillade, Barabas), 2011
Technique mixte sur photographie ancienne, 18 x 24 cm

Honoré d’O, au compte-goutte, MADmusée, Liège

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Le MAD Musée à Liège dispose –et il est utile de le rappeler – d’une incroyable collection, pas loin de 2000 œuvres, unique en son genre, toutes réalisées par des artistes déficients mentaux travaillant en atelier. Issues d’horizons variés sur les plans stylistique, thématique et technique, ces oeuvres composent une collection de portée internationale, brassant une foule d’univers singuliers. Hors norme, elle s’inscrit donc dans le champ de l’art en marge. Dans l’attente de l’aménagement de l’actuel bâtiment du parc d’Avroy, Pierre Muyle, directeur du musée, a initié un cycle d’expositions in situ et hors les murs, destiné à sortir ce patrimoine des réserves, le proposant à la lecture de l’un ou l’autre commissaire d’exposition invité. L’an dernier, Brigitte Massart et Aloys Beguin se sont concentré sur l’idée de circonvolution, ronde obstinée de l’artiste autour de son sujet, approche de cette énergie multiforme concentrée en sa mouvante obsession. Plus tôt, ce fut Jean-Marc Gay, directeur des musées liégeois, qui fut invité à sélectionner une série d’œuvres dans les réserves du MAD : il décida, au fil de l’exposition, d’intégrer de manière régulière, quelques une de ces œuvres différenciées dans le circuit des collections du Grand Curtius, cultivant ainsi les concepts de différence et d’indifférence.
Cette fois, c’est un artiste que Pierre Muyle invite : Honoré d’O. Voici donc celui-ci « au volant », campant dans l’espace vide infini, prêt pour tout inévitable voyage vers un but où le mouvement ne compte pas, un voyage vers des points de reconnaissance, une exploration de zones qui mettent son intuition continuellement à l’épreuve. Honoré d’O apprécie les conversations : souvent dématérialise-t-il celles-ci en phylactères d’ouate, cotonneux corps d’échange. Pour lui, les processus de connaissance, sont un continuel processus de pensée créatrice truffé d’anecdotes formulées par des accidents de rencontre, révélés au hasard des conversations. Peu à peu s’élabore ainsi un scénario où prédominent la concentration et l’extension du langage plastique. L’artiste nous a le plus souvent habitué à une poétique oscillant entre dilatation spatiophage, cette sorte d’extension continuelle, de prolifération, d’all over, all on, all in, all between, et des interventions ponctuelles, cadrées de façon précise, aptes à faire image de façon concentrée. Sa première réaction, dès cette invitation, est dès lors parfaitement inscrite en cette pratique : « Je ne ressens pas du tout le besoin d’imposer une lecture dirigée de ces œuvres, déclare-t-il. Il faut éviter une compréhension rationnelle qui servirait nos propres intérêts, ajoute-t-il. Un rendez-vous intime me semble plus approprié si on veut s’approcher de ce que c’est vraiment ». Le principe de la conversation, au compte goutte, s’impose dès lors tout naturellement.

Un dispositif

A toute monstration classique, Honoré d’O a préféré la conception d’un dispositif apte à susciter le colloque singulier. Les portes de la salle d’exposition sont closes. Un premier sas d’entrée nous décontamine de toute idée reçue. Au sol, sur un fragile monticule de sable, Honoré d’O projette un film conçu pour l’occasion, manipulant une œuvre d’Adolphe Beutler, un artiste fréquentant le Kunstwerkstatt Mosaik de Berlin, diffractant l’image de l’oeuvre en spirale (une goutte logicielle) et en mosaïque. Dans la pénombre de l’espace d’exposition, sur une vaste ellipse de sable, est posé un meuble de bois et de métal, conçu avec la complicité de Peter De Blieck. Le meuble, agencement strict, sobre et minimal, combine pupitre et table, guéridons et cases de rangement. Deux points de lumière concentrent le regard sur le pupitre et le lieu des conversations. Chaque jour, une nouvelle œuvre de la collection est posée sur le lutrin, chaque jour un hôte bénévole accueille le visiteur pour une conversation autour de l’œuvre exposée. L’installation, privilégiant le dévoilement d’une œuvre isolée, questionne la qualité de la rencontre avec celle-ci. Aux visiteurs de découvrir qui les accueillera pour partager leurs lectures des œuvres exposées. Au compte-goutte donc.

Inévitablement, je repense à la leçon de Jacques Rancière, au spectateur émancipé. Le protocole mis en place par Honoré d’O opte résolument pour une situation communielle. Et l’émancipation commence lorsqu’on remet en question l’opposition entre regarder et agir. « Etre spectateur, écrit Rancière, n’est pas la condition passive qu’il nous faudrait changer en activité. C’est notre situation normale. Nous apprenons et nous enseignons, nous agissons et nous connaissons aussi en spectateurs qui lient à tout instant ce qu’ils voient à ce qu’ils ont vu et dit, fait et rêvé. Il n’y a pas plus de forme privilégiée que de point de départ privilégié. Il y a partout des points de départ, des croisements et des nœuds qui nous permettent d’apprendre quelque chose de neuf, si nous récusons premièrement la distance radicale, deuxièmement la distribution des rôles, troisièmement les frontières entre les territoires ». Au MAD, chaque jour, entre l’œuvre, l’hôte et le spectateur, il n’y a plus de distance radicale, il y a une distribution des rôles à chaque moment réévaluée, il n’y a qu’un territoire : celui d’une œuvre singulière et d’une large ellipse aux innombrables grains de sable.

MAD Musée, parc d’Avroy, jusqu’au 11 mai.

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Walter Swennen, Honoré d’O, About Waves, part II, CC Strombeek – Bever

Vernissage ce 22 février

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Honoré d’O, au compte-goutte, MADmusée, Liège

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« Je ne ressens pas du tout le besoin d’imposer une lecture dirigée de ces œuvres. Il faut éviter une compréhension rationnelle qui sert nos propres intérêts. Un rendez-vous intime me semble plus approprié si on veut s’approcher de ce que c’est vraiment » (Honoré δ’O).

Invité à poser un regard sur la collection du MADmusée, l’artiste Honoré δ’O refoule son rôle de commissaire au sens classique, refusant d’instaurer un discours qui s’approprie l’œuvre. Au lieu de montrer à tout prix et de manière exhaustive la collection, Honoré δ’O concentre l’exposition autour de quelques pièces dévoilées isolément et imagine une installation qui questionne plutôt la qualité de la rencontre avec l’œuvre. Favorisant l’intimité de cette rencontre, l’artiste et le musée vont convier diverses personnalités à activer cette installation pendant toute la durée de l’exposition. Aux visiteurs de découvrir qui les accueillera pour partager leurs lectures des œuvres exposées.

Ik voel geen behoefte om een interpretatie van deze kunstwerken op te leggen. We moeten een rationele bevatting die onze eigen belangen dient vermijden. Een innig rendez-vous lijkt me het meest gepaste voor ieder wie de kunstwerken echt wenst te doorgronden » (Honoré δ’O).

Uitgenodigd om de MADmusée collectie onder ogen te nemen, heeft kunstenaar Honoré δ’O gewenst zijn commissarisrol niet stricto sensu te spelen. Hij wil geen redevoering houden die zich de werken toe-eigent. Liever dan een volledige bloemlezing van de collectie toont Honoré δ’O een selectie kunstwerken. Zijn installatie concentreert zich meer op de kwaliteit van de ontmoeting met de werken. Gedurende de tentoonstelling zullen artiest en museum enkele vooraanstaande personen uitnodigen om de installatie aan te wakkeren en de innigheid van de ontmoeting te versterken. De bezoekers zullen wel zien wie ze in hun interpretatie van de kunstwerken vergezelt.

AU COMPTE-GOUTTE
[la collection du MADmusée revisitée par Honoré δ’O]
[de MADmusée collectie gezien door Honoré δ’O]
23.02 > 11.05.2013
arc d’Avroy
4000 Liège – Belgium
Ouvert en semaine de 10h à 17h, samedi de 14h à 17h. Fermé dimanche, jours fériés.

Honoré d’O, opera aperta, casa argentarum, the book

 

Honoré d’O, Reporter, Festival Kanal, Bruxelles

Dans le cadre du Festival KANAL, à Bruxelles, ce week-end des 15 et 16 septembre, en coproduction avec le Wiels, Honoré d’O propose : Reporter

Imaginez un homme immobile sur un passage piéton. Dans sa main il tient un fil de pêche qui le relie au ciel, sans doute pour recevoir un message des régions inconnues. Comme d’habitude, Honoré d’O étire une observation visuelle jusqu’en dehors du cadre matériel et des certitudes objectives. L’humour situationniste renforce l’énigme.

description: a man standing still at the footpath holding a fish string in his hand, the string leads to the sky
ingredients: nylon string, air, person, patience, contact.

dimensions: footpath along the canal, distance in imagination, absolute proximity

informations : www.festivalKanal. be