Archives par étiquette : Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker, biennale d’Enghien, de Terre & de Ciel, dernier week-end

(…), il ne faut pas manquer la chapelle castrale, ni de monter au sommet de la tour où Jacqueline Mesmaeker, 91 ans, qui vient d’être fêtée à Bozar, a redéployé une installation de 1978, avec des longs tulles blancs dégringolant de la charpente et sur lesquels sont projetées des images de vols d’oiseaux qui passent d’un tulle à l’autre. Avec leurs cris, les brindilles tombées du toit qui s’accumulent sous les draps blancs et les figures énigmatiques de deux bustes en marbre, l’installation a une poésie particulière (…)  Guy Duplat dans La Libre. 

Dernier week-end pour la biennale d’Enghien. Samedi 19 – dimanche 20 septembre, 14-18h (pas de réservation). informations 

 

Jacqueline Mesmaeker, Jacques Charlier, La colère de Ludd, BPS22 Charleroi, les images

Jacqueline Mesmaeker
Melville 1891, 2015
Photographie argentique numérisée et projetée, maquette en balsa et plâtre. Dimensions de l’installation variables.
Collection BPS22, musée de la Province de Hainaut
Jacques Charlier, Les Rives de l’Eden, 1986

Jacqueline Mesmaeker, gerlach en Koop, Was machen Sie um zwei? Ich schlafe. GAK, Gesellschaft für Aktuelle Kunst, Bremen

gerlach en koop, collectif d’artistes situé entre la Belgique et les Pays Bas a invité Jacqueline Mesmaeker à rejoindre leur exposition Was machen Sie um zwei? Ich schlafe au Gesellschaft für Actuelle Kunst, à Bremen en Allemagne. Jacqueline Mesmaeker réalise quelques Introductions roses dans l’espace d’exposition. 

Jacqueline Mesmaeker, Introduction rose, in situ à BOZAR Bruxelles, 2020

In an exhibition at the edge of sleep gerlach en koop display works by other artists:

Ismaïl Bahri, Kasper Bosmans, Daniel Gustav Cramer, Mark Geffriaud, Voebe de Gruyter, Ian Kiaer, Kitty Kraus, Gabriel Kuri, Rita McBride, Guy Mees, Jacqueline Mesmaeker, Helen Mirra, Laurent Montaron, Melvin Moti, Jean-Luc Moulène, Henrik Olesen, Annaïk Lou Pitteloud, Emilio Prini, Bojan Šarčević, Shimabuku, Steve Van den Bosch and a contribution by writer Haytham El-Wardany.

What do you do at two?
I sleep.
At three?
I sleep.
At four?
I sleep.
At five?
I sleep.
At six?
I sleep.
At seven?
I sleep.
At eight?
I sleep.
At nine?
I wake up.

In May 1961 Alberto Moravia invited Claudia Cardinale for an interview. To her surprise, Moravia proposes to question her as an object in the room. The interview is divided in two parts. In the first part Moravia tries to record how Cardinale appears in the room, in the second part how she disappears—into sleep.

In bright daylight the objects distinguish themselves from you without any effort at all: the headphones on the couch with the cord in an elegant curl on the floor; the scissors on the desk, not closed but in the shape of an x; the chair that has not been drawn up; the black-and-white postcard stuck on the wall with Blu Tack; the glass of water without water on the small metal table mobiltecnica torino close to the bed; the shoes side by side close to the leg of the table. At night however, when you are asleep, the boundaries become fluid. Differentiation turns into mutual sympathy. The objects are approaching us. We are approaching the objects. No, our bodies are approaching the objects.

Collective artist gerlach en koop renders things visible by repetition, copying or reuse, by displacement and misplacement, by omissions, erring and making mistakes. The smaller the distance between two identical things—differences that sometimes can only be conceived of—the more interesting.

Curator: Regina Barunke

gerlach en koop
Was machen Sie um zwei? Ich schlafe.
19.09.–20.12.2020

Gesellschaft für Aktuelle Kunst
Teerhof 21, D 28199 Bremen
+49 421 500 897
office@gak-bremen.de
www.gak-bremen.de

Jacqueline Mesmaeker, La colère de Ludd, Acquisitions récentes, BPS 22 Charleroi

Jacqueline Mesmaeker participe à l’exposition La Colère de Ludd, Acquisitions récentes, exposition du 19 septembre au 3 janvier 2021 au BPS22 à Charleroi

La colère de Ludd, la nouvelle exposition du BPS22, rassemble une quarantaine d’œuvres récemment acquises par la Province de Hainaut et, pour la plupart, encore jamais exposées au musée. Au départ de la notion de dépossession, les œuvres choisies expriment des expériences de déracinement, d’occupation, de destruction, d’épuisement ; mais également de résistance et d’attachement. L’exposition évoque ainsi de manière poétique, romantique, politique, parfois cruelle, différentes situations de dépossessions que les êtres humains peuvent être amenés à vivre, de manière plus ou moins consciente.

Dans une société capitaliste dominée par la logique de possession, à une époque où les droits humains fondamentaux restent bafoués et où les libertés sont sans cesse remises en cause, comment l’humain se construit-il sur cette succession de dépossessions ? Au travers d’œuvres aux médias et esthétiques variés (peinture, sculpture, photographie, vidéo, installation, tapisserie, etc.), La colère de Ludd met en lumière différentes formes de privation (de temps, de territoire, de l’identité, du travail, etc.) mais aussi différentes démarches volontaires visant à s’affranchir et à penser plus librement ces contraintes.

ARTISTES : Marcos Avila Forero, Ilit Azoulay, Charlotte Beaudry, Priscilla Beccari, Charif Benhelima, Monica Bonvicini, Miriam Cahn, Jacques Charlier, Nicolas Clément & Barbara Massart, Stijn Cole, Laurence Dervaux, Florence Doléac & Maximum, Maëlle Dufour, Latifa Echakhch, mounir fatmi, Benoît Félix, Barbara Geraci, Margaret Harrison, Bénédicte Henderick, Laura Henno, Katia Kameli, Teresa Margolles, Yerbossin Meldibekov, Jacqueline Mesmaeker, Anita Molinero, Camila OliveiraFairclough, ORLAN, Sylvie Pichrist, Naufus Ramírez-Figueroa, Anne-Marie Schneider, Allan Sekula, Suspended Spaces, Emmanuel Van der Auwera, Véronique Vercheval, Liliane Vertessen, Marie Voignier, Ulla von Brandenburg, Peter Wächtler, Marthe Wéry.

Jacqueline Mesmaeker, Les oiseaux dans la tour du parc d’Enghien, Biennale De Terre & De Ciel, les images

Jacqueline Mesmaeker
À la 78ème marche, 1978 – 2020
Installation vidéo. Films 8 mm et 16 mm numérisés, couleurs, son.

Jacqueline Mesmaeker, Les oiseaux dans la tour du parc d’Enghien, Biennale De Terre & De Ciel

A Enghien, dans le cadre de la Biennale De Terre & De Ciel,  Jacqueline Mesmaeker installe dans les combles de la tour de la chapelle castrale une nouvelle version de son installation vidéo Enkel Zicht naar Zee, naar West, 1978. Elle l’accompagne d’un livret offert au visiteur. Chateaubriand y croise le duc d’Enghien. «Comme aux oiseaux voyageurs, il me prend au mois d’octobre une inquiétude qui m’obligerait à changer de climat, si j’avais encore la puissance des ailes et la légèreté des heures : les nuages qui volent à travers le ciel me donnent envie de fuir… » Mémoires d’Outre-tombe. 

Jacqueline Mesmaeker, De terre & de ciel, Miroir III, Biennale du Parc d’Enghien, du 5 au 20 septembre

Jacqueline Mesmaeker participe à la troisième édition de la Biennale du Parc d’Enghien, Miroirs III, De Terre & De Ciel.  Du 5 au 20 septembre. Tous les jours de 14 à 18h. PARC : Avenue Elisabeth – 7850 Enghien 

Pour sa troisième édition (et après avoir traité successivement du reflet et du paysage) la biennale du parc d’Enghien a décidé de prendre pour titre «De terre et de ciel». En effet, il est frappant de voir à quel point la verticalité est présente dans l’espace qui lui sert d’écrin : Tour, souterrain, observatoire astronomique, etc. Ainsi, les treize artistes sélectionnés chercheront à nous faire rencontrer le ciel, plonger dans les tréfonds de la terre, grimper, s’élever, s’enfuir, s’enterrer, se fondre, … Côtoyer la terre et l’air. Interroger les profondeurs ou les cieux, la boue ou la lumière. Le dialogue et les oppositions entre ciel et terre seront donc au cœur du projet.

Cette thématique nous a donné l’envie de permettre l’accès à l’un des plus beaux retables du XVIème siècle en bois sculpté conservé à quelques mètres de l’entrée du parc. Originellement présent dans la chapelle castrale il figure de nombreuses scènes de la vie de la Sainte Vierge. Il sera visible et commenté une fois par jour.

La biennale a pour objectif de mettre au contact d’un patrimoine d’exception des œuvres d’artistes contemporains. A ces fins des œuvres sont créées spécifiquement alors que d’autres sont choisies dans un souhait de résonance éclairante. L’évènement est gratuit afin de permettre une rencontre la plus ouverte possible. Son public mixte est constitué autant de néophytes que d’amateurs éclairés de l’art contemporain. Accessibilité et émerveillement dominent grâce aux artistes qui rentrent en dialogue avec l’espace surprenant des dépendances du château et le parc.

Commissaires : Myriam Louyest et Christophe Veys

Marcel Berlanger (BE) / Lucile Bertrand (FR) / Claude Cattelain (BE)/Stijn Cole (BE)/ Edith Dekyndt (BE) / Maria Friberg (S) / Florian Kiniques (BE) / Lucie Lanzini (FR) / Caroline Le Méhauté (FR) / Pierre Liebaert (BE) / Adrien Lucca (FR) / Jacqueline Mesmaecker (BE) / mountaincutters (FR)

Vernissage le 5 septembre de 14h à 18h.

Compte tenu des circonstances sanitaires, le port du masque est préconisé dans le parc et obligatoire dans les espaces intérieurs ainsi que sur le trajet du parc à l’Eglise. Circuit à sens unique ou accès à un nombre limité de personnes en même temps dans les espaces en fonction de leurs dimensions et alternance pour ce qui est de la tour de l’ancien château.

Jacqueline Mesmaeker, Ah Quelle Aventure, derniers jours

JACQUELINE MESMAEKER

AH ! QUELLE AVENTURE ! BOZAR, BRUXELLES

DERNIERS JOURS > 21 JUILLET INCLUS

Votre réservation ici

Jacqueline Mesmaeker, Ah Quelle Aventure à BOZAR, revue de presse (7)

Sur le site Mu & The City, un texte de Manon Paulus

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Sur le site Antinomie, un texte de Paolo Emilio Antognoli

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Jacqueline Mesmaeker, « Parking en Or », Ah! Quelle aventure, BOZAR, Bruxelles.

« Parking en or », oeuvre de Jacqueline Mesmaeker, en cours de réalisation à BOZAR

Extrait du journal de bord de Luk Lambrecht, commissaire de l’exposition : 

De l’or dans les yeux

La réalisation du « Parking en or » de Jacqueline Mesmaeker a bien failli se transformer en une histoire sans fin. Enfin, une fumée blanche s’est échappée du Palais des Beaux Arts, feu vert permettant de réaliser cette œuvre, conçue en 1984, le long du trottoir menant à la Cinematek. Ce 7 juillet, Yves et Manu, l’équipe qui réalise un film sur l’artiste et l’aventure de cette exposition sont à pied d’œuvre dès 8 heures du matin afin de capter quelques rushes dès la pose de la première couche de peinture. La place de parking mesurera cinq mètres sur deux mètres cinquante, au bord de ce trottoir royal ; trois couches de couleurs seront nécessaires. Dès la pose de la deuxième, le soleil se reflète déjà dans cette couleur iconique.

Jacqueline Mesmaeker l’a regardé et a directement déclaré que le tableau ne faisait pas penser à une place de parking. Elle estime qu’il faut le border d’une ligne blanche, de tous les côtés, sauf du côté du trottoir. S’ensuit une longue discussion sur la largeur des rayures. Doit elle être officielle, policière, émotionnelle ? Décision est prise : les rayures seront larges de quinze centimètres comme officiellement prescrit. L’art suit la loi. Fred, chef technicien à BOZAR, passe commande afin que son préparateur, talentueux comme il se doit, puisse minutieusement réaliser ces rayures dès qu’il aura appliqué la troisième et dernière couche d’or sur la chaussée.

Paul Dujardin se joint à nous, il propose à Jacqueline la publication d’un livre trace de cette exceptionnelle exposition. Il évoque également la visite royale et l’intérêt que le Roi a porté à l’œuvre intitulée « Stèle ». Soudain, celle-ci se transforme en piédestal, en socle sans statue. Impassible, Jacqueline l’écoute.

Le parking en or est désormais bien situé entre le majestueux Palais des Beaux Arts, hub culturel de l’establishment et le siège de la banque Fortis, ancienne Société Générale de Belgique. La couleur dorée du parking flotte symboliquement au soleil, stationne pour une « péripétie » entre deux bâtiments au passé chargé. L’or couvre l’argent et l’argent est venu pendant trop longtemps du Congo, principal actionnaire de notre Etat providence. Dans ce contexte particulier, « Parking en or » acquiert soudain un surplus de sens, une strate politique. C’est le pouvoir d’un art de qualité, un art qui s’adapte à la réalité de l’action et qui par conséquent génère une lecture qui rebondit, quitte à s’écarter de ce qui était autrefois l’intention de l’artiste.

Ce plan doré encadré de ses bandes blanches ressemble à un parking mais n’est pas un parking, « ceci n’est pas un parking », c’est une place résiduaire qui n’est utilisée que pour les véhicules immatriculées CD ou un éventuel véhicule sanitaire, des voitures qui se garent sur de l’or, un lieu qui vaut son pesant d’or en tant qu’icône  qui rappelle tant d’œuvres d’art référentielles. C’est la dernière œuvre installée pour cette exposition qui fut couler tant d’encre. Elle est un lieu mental, un œil de métal précieux où l’illusion de l’or active les petits et grands eldorados qui sommeillent en nous.

Yves et Manu lancent le rappel à l’ordre. Il est temps de rallier Victor. Jacqueline a envie de quelques croquettes de crevettes avec un verre de vin rouge, puis un expresso italien. Les croustillantes croquettes de crevettes sont parfaitement cuites au « jaune d’or »

Uittreksel uit het dagboek van Luk Lambrecht, curator van de tentoonstelling: 

Goud in de ogen

De realisatie van “parking van goud” van Jacqueline Mesmaeker was bijna een never ending story; maar naar het einde toe van de tentoonstelling (21/07) kwam er toch groene rook uit het Paleis voor Schone Kunsten om dit werk uit 1984 alsnog uit te voeren aan de kant van het voetpad richting Cinematek.
De afspraak met Manu en zoon Yves was dinsdag 07.11.2020 om 11.15 – de film-ploeg was al actief bij de eerste verflaag even na 8 uur in de ochtend.
De parking heeft de afmeting van 2,5 bij 5 meter en grenst pal aan de borduur van het koninklijke troittoir. Drie lagen zijn wenselijk en zelfs bij twee lagen goud wrong de zon zich al dartel in de textuur van de iconen-kleur.
Jacqueline keek ernaar en zei meteen dat de schildering niet deed denken aan een parking-plaats.
Ze wou er een witte lijn rond – op uitzondering van de borduur. Na heel wat ‘gewik en geweeg’ over de breedte – of die officieel, politioneel of emotioneel moest worden – werd een compromis gevonden in strepen van 15 cm breed zoals die officieel wordt voorgeschreven.
De kunst volgt de wet. Chef Techniek Fred keek toe en moest wel aan zijn bijzonder getalenteerde schilder een bijkomende opdracht gunnen en geven om die gevraagde witte strepen perfect te realiseren (weliswaar) na aanbreng van de finale derde en laatst-dekkend laag goud.
Paul Dujardin komt ons vervoegen en poneert dat er een boek – een ‘trace’ moet komen van deze exceptionele tentoonstelling. Hij vertelde Jacqueline ook over het Koninklijk bezoek en de interesse van de Koning voor de “Stèle” – die nu plots merkwaardig genoeg de betekenis kreeg van een sokkel zonder standbeeld. Jacqueline aanhoorde het verhaal en keek wat onbewogen toe.
De “Parking en Or” ligt nu mooi tussen het statige Paleis voor Schone kunsten – het Paleis dat bekend stond als de culturele hub van het establishment én de Hoofdzetel van de Fortis-bank – de voormalige Société Generale. De gouden kleur van de parking dobbert in de zon als een symbool dat hier plots letterlijk ruimte parkeert voor een “péripétie” tussen beide gebouwen mét een beladen verleden. Het goud dekt het geld en het geld kwam al te lange tijd uit Congo, als “hoofdaandeelhouder” van onze welvaartsstaat.
De “Parking en Or” krijgt hier plots in deze context een surplus aan gelaagde en zelfs politieke betekenis. Dat maakt de kracht uit van goede kunst; kunst die zich aanpast aan de realiteit van handeling en bij gevolg lectuur genereert die ‘verspringt’ en afwijkt van wat ooit de intentie was van de kunstenaar.
Het met brede streep omlijste gouden vlak gelijkt op een parking maar is geen parking – “ceci n’est pas un parking”. Het is niets meer dan een herinnering aan een parking; een zijdelingse -parkingplaats die nu bij gelegenheid nog hoogstens wordt gebruikt voor CD-auto’s en voertuigen van gestelde lichamen.
De auto rijdt en parkeert op goud; die plaats is nu goud waard als een icoon die doet denken aan zo vele referentiële belangwekkende kunstwerken.
“Parking en Or” is het sluitstuk geworden van de veel besproken expo “Ah Quelle Aventure” – het is vooral een edelmetaal-ogende, mentale plaats geworden waar de illusie van de goudkleur een mens doet dromen over het kleine en het grote El Dorado, diep in ons allen.
Yves en Manu roepen dat het tijd is voor Victor – daar wil Jacqueline met allen garnaal-kroketten delen met een glas wijn en erna een dampende Italiaanse espresso.
Zo geschiedde en de krokante garnaal-kroketten waren perfect “goudgeel” gebakken.

Luk Lambrecht
07.07.2020

Parking en or, palais des Princes Evêques Liège, exposition Tectonic 84, commissaire : Daniel Dutrieux