Marie Zolamian

You are currently browsing articles tagged Marie Zolamian.

Résonances

Photo Charlotte Lagro

Résonances

Jacques Charlier
Peinture mystique I, 1988
Technique mixte, acrylique sur toile, objets trouvés, 200 x 350 cm

Résonances

Résonances

Photo Charlotte Lagro

Résonances

Photo Charlotte Lagro

Résonances

Marie Zolamian
Eschatologie, 2016
Huile sur papier, 17 x 24 cm

Résonances

John Murphy
Abstinence from the Image: An anatomy of …emptiness, 2006
Photographic print 186 x 231 cm

Résonances

Résonances

Guy Mees
Niveauverschillen, 1970
6 photographies NB, tirages argentiques, (6) x 12,5 x 8,8 cm

Résonances

Résonances

Résonances

Résonances

Lili Dujourie
Zonder titel (mannelijk naakt), 1977
Série de 6 photographies NB, tirages argentiques, (6) x 18 x 24 cm

Résonances

Résonances

Photo Charlotte Lagro

Résonances

John Murphy
The Discipline of Uncertainty, 2015
Photocopy, gouache, pen and ink on board, 46 x 54 cm

Tags: , , , ,

Marie Zolamian

Marie Zolamian, Sans titre, de la série A servir, 2013

Le Musée du Carroi à Chinon, rabelaisienne cité du vin, accueille ce printemps une importante sélection de verres à boire des Collections de la Ville de Liège, l’une des plus prestigieuses au monde, riche d’environ 10.000 pièces, datant de l’Antiquité nos jours. Les verres sont issus de divers pays avec, comme points forts, les verres vénitiens ou réalisés à la façon de Venise, le cristal de Bohême ainsi que les œuvres d’époque Art nouveau ou Art Déco. Marie Zolamian expose en contrepoint, à l’invitation de Cindy Daguenet, commissaire de l’exposition.

Dans notre idée de présenter un parcours chronologique sur l’histoire du verre à vin de ses origines à nos jours dans toutes les vitrines du troisième étage du musée, il nous paraissait important d’accorder de la place à une artiste de notre époque pour offrir au public un dispositif constitué de deux séries d’œuvres sur papier et d’une vidéo sur la thématique de l’eau et du vin. Marie Zolamian utilise dans ses œuvres, sa mémoire et ses origines mais également des expériences et des rencontres qu’elle a pu faire ses dernières années notamment lors d’une résidence à Birzeit en Palestine.
La série « A servir » présente une procession de femmes parées de coupes, d’aiguières, de flacons remplis de liquides : rouge, bleu ou ocre. Alanguies sur une jarre, accroupies sur un tapis avec un flacon dans leurs mains, puisant l’eau dans un puits au beau milieu d’une oasis, les femmes sont au centre de cette série, à la fois servantes et prêtresses. Le titre « A servir » joue sur ce double sens puisqu’il laisse entendre le mot « asservir », être réduit à la servitude, ce que tout au long de notre histoire les hommes et les textes sacrés imposeront aux femmes.

Musée du Carroi, Chinon
du 25 mars au 18 septembre 2017

Marie Zolamian

Marie Zolamian
Between fantasy and denial / Entre fantasme et déni, 2012, vidéo, son, couleurs, 24 min 56

(…) Dans sa pratique artistique, Marie Zolamian collecte, juxtapose, compose les éléments mémoriels, qu’ils soient proches ou lointains, singuliers et collectifs. Ainsi occupe-t-elle ce nouveau territoire d’expérience sensible, intime et inscrit dans le monde, enrichi de sens. Et comme dans un continuum, Marie Zolamian complète ici le dispositif mis en place d’une lente procession de femmes, esquisses sur papier inspirées de miniatures orientales et persanes. Elles sont prêtresses et servantes, évoquent à la fois le don, l’altérité, l’ivresse des sens et la soumission. Il fut question de l’huile et de l’eau ; toutes, cette fois, font l’éloge et l’offrande du vin, ce rituel séculaire, qui tout comme ceux qui concernent l’eau lustrale, se situe au carrefour des cultures et des civilisations. Je repense au poème mystique d’Ibn Al Fâridh, cet auteur du treizième siècle, à ces célèbres vers d’ «Al-Khamriya» : «Prends-le pur, ce vin, ou ne le mêle qu’à la salive du Bien-Aimé ; tout autre mélange serait coupable…». Et devant l’or liquide de la tasse en verre de Birzeit, le coeur du poème mystique résonne singulièrement : « Notre verre, écrit Ibn Al Ffâridh, était sa pleine lune, lui, il est un soleil ; un croissant le fait circuler. Que d’étoiles resplendissent au fond du verre quand on s’en abreuve». (JMB)

(…) In her artistic practice, Marie Zolamian collects, juxtaposes and composes pieces of memory, whether distant or recent, singular or collective. In doing so, she occupies this new area of experience that is sensitive, personal and a part of the world, enriched with meaning. As in a continuum, Marie Zolamian completes the process with a slow procession of women: sketches on paper inspired by oriental and Persian miniatures. They are priestesses and servants, conveying giving, otherness, the drunkenness of the senses, and submission. These are oil and water and all, this time, bring an offering of praise and wine, a secular ritual that, just like those involving the lustral water, sits at the crossroads of cultures and civilisations. I am reminded of the mystical poem by the 13th century author, Ibn al Fâridh, and his famous ‘Al-Khamriya’: “So take it straight, though if you must, then mix it, but your turning away from the beloved’s mouth is wrong.” Likewise, watching the liquid gold of the Birzeit glass, the heart of the mystical poem has particular resonance: “Our glass,” writes Ibn al Fâridh, “was its full moon, the wine a sun circled by a crescent. When it is mixed, how many stars appear!” (JMB)

Tags:

Jacques charlier

Jacques Charlier
Peinture mystique I, 1988
Technique mixte, acrylique sur toile, objets trouvés, 200 x 350 cm

La résonance est un phénomène selon lequel certains systèmes physiques, électriques ou mécaniques, par exemple, sont sensibles à certaines fréquences. Un système résonant peut accumuler une énergie, si celle-ci est appliquée sous forme périodique, et proche d’une fréquence dite « fréquence de résonance ». Par extension de langage, elle est aussi faculté de résonner, propriété d’accroître la durée ou l’intensité d’un son, effet produit, écho rencontré, mode de retentissement d’un événement vécu ; elle est enfin ce qui fait vibrer le cœur et l’esprit. Toutes les œuvres rassemblées dans cette exposition ont cette capacité de résonance, en ce qu’elles sont échos et vibrations des états du monde : excès en tous genres, nationalismes exacerbés et place du religieux, combat féministes renouvelés, exode et immigration, multiculturalisme et chocs ou rencontres des cultures, compétition ou questions environnementales. Elles sont également résonances à d’autres créations d’un passé plus ou moins éloigné, résonances au cinéma ou à la littérature, à l’histoire de l’art et de la peinture, à celle des arts premiers. Le terme de résonances, au pluriel même, est sans doute le plus à même de rendre compte de ce phénomène de mise en mouvement de l’esprit au contact de l’autre, une mise en mouvement qui oblige au dépassement de ses limites et à l’inventivité d’un autre monde.

Avec des œuvres de : James Lee Byars, Jacques Charlier, Lili Dujourie, Charlotte Lagro, Sophie Langohr, Jacques Lizène, Emilio Lopez-Menchero, Jacqueline Mesmaeker, Guy Mees, Benjamin Monti, John Murphy, Pol Pierart, Maurice Pirenne, Valérie Sonnier, Raphaël Van Lerberghe, Marie Zolamian.

Vernissage ce samedi 18 mars à 19h
Exposition du 19 mars au 15 avril 2017.

Tags: , , , , , , , , , ,

Marie Zolamian participe à l’exposition « Des Figurations. Acte 03. Prix Jean & Irène Ransy » au MILL, Musée Ianchelevici à La Louvière
18 février – 12 mars 2017
Proclamation du lauréat et vernissage le vendredi 17 février à 19h

Jean Ransy (Baulers, 1910-Jumet, 1991) est un artiste belge qui proposa une peinture onirique empreinte des techniques picturales classiques. Prendre éternellement du plaisir à regarder la peinture et ses représentations en tentant de savoir ce qu’elle est ou comment la réaliser à une époque à laquelle se décloisonnent les pratiques artis- tiques, ce sont bien les motivations du Prix de Peinture Jean et Irène Ransy. Organisé par le Secteur des Arts plastiques de Hainaut Culture Tourisme, depuis 2001, le Prix Jean et Irène Ransy a pour vocation de mettre en évidence la pratique de la peinture gurative comme moyen d’expression de l’art actuel en offrant aux plasticiens belges de moins de 45 ans l’espace et les moyens de présenter leur travail au public lors d’une exposition collective. Pour cette édition, le jury a sélectionné 11 artistes qui exposeront au MILL-Musée Ianchelevici.

Marie Zolamian

Marie Zolamian
Sans titre (Boîte rose), 27 x 20 cm. Huile sur toile, 2016.

MEMENTO. Le travail pictural de Marie Zolamian questionne la notion de liation et d’appartenance à une communauté, à un territoire. Dans sa série « Memento » elle propose une suite de séquences picturales qu’elle compose sur toile de lin comme les vestiges d’une ethnie récemment découverte. Elle y intègre des codes et motifs venus d’ailleurs qu’elle associe à des éléments plus familiers. Les souvenirs se dispersent dans nos esprits mais grâce au pinceau de l’artiste la mémoire se rétablit et plante ses racines sur diverses terres.

MILL-Musée Ianchelevici Place Communale, 21 7100 La Louvière
064 /282 530 info@ianchelevici.be www.ianchelevici.be
Du mardi au vendredi de 11h à 17h
Les samedis et dimanches de 14h à 18h

Tags:

Marie Zolamian

Rentrée des classes. Le Château Intérieur, sculpture de Marie Zolamian, est actuellement installé sur les pelouses du Lycée Liège II, en face de la galerie Nadja Vilenne

Conçu en 2014, à l’occasion d’une exposition dans les jardins du château de Jehay, Le Château Intérieur de Marie Zolamian, cette inaccessible cage, fait référence au « Château Intérieur » (le livre des demeures), chef-d’œuvre de Thérèse d’Avila, l’un des ouvrages le plus important de la spiritualité et de l’expérience mystique de l’Occident.

« Pour revenir à notre bel et délicieux château, nous devons voir comment nous pourrons y pénétrer. J’ai l’air de dire une sottise : puisque ce château est l’âme, il est clair qu’elle n’a pas à y pénétrer, puisqu’il est elle-même ; tout comme il semblerait insensé de dire à quelqu’un d’entrer dans une pièce où il serait déjà. »
Le château intérieur, Thérèse d’Avila, 1577.

Tags:

open studio

A l’occasion de sa résidence à AIR Antwerpen (juin-septembre 2016), Marie Zolamian participe à Open Studio 2016, une studio-route organisée par le NICC et Studio Start.

Een kunstenaar en een stad zijn op velerlei manieren met elkaar verweven. Waar ligt de aantrekkingskracht van een stad voor de praktijk van een kunstenaar? Waar stoot de kunstenaar op de grenzen van de stad? Hoe gaat een stad in zijn verschillende beleidsdomeinen om met de aanwezigheid van kunstenaars? Uit deze spanningsvelden willen NICC en Studio Start bruikbare instrumenten opdiepen ter versterking en ondersteuning van een stedelijk en geïntegreerd kunsten- en kunstenaarsbeleid.
Daarom slaan NICC en Studio Start na een eerste succesvolle editie in 2012 de handen opnieuw in elkaar en presenteren zondag 4 september tussen 14u en 19u ‘Open Studio’s 2016’, de derde editie van de professionele studioroute die de aanwezigheid van beeldende kunstenaars in kaart brengt.
Deze editie staat in het teken van ‘Made by Artists’ of hoe kunstenaarsinitiatieven, hun vernieuwende praktijken, projecten en organisaties een scène en een stad vorm, gestalte en karakter geven.
Tegelijkertijd richten NICC en Studio Start zich tot vertegenwoordigers van stedelijke en gemeentelijke overheden om inzicht te geven hoe op een inspirerende en goedkope manier met leegstand omgegaan kan worden.

http://www.openstudios.be

For the first edition of the new annual exchange program between AIR Antwerpen and RAVI, Liège visual artist Marie Zolamian is invited for a residency of three months in AIR Antwerpen, during which she is researching the phenomenon of the Antwerp Zoo and its appropriation architecture of the original surroundings of the animals.

The practice of Marie Zolamian can be seen as a series of sequences that ultimately constitute an experimental documentary of a fictional ethnology, through which she tries to seize the heritage of an elected community that is unknown to her. Marie Zolamian questions the notion of belonging to a territory, to a surrounding. These ‘chosen exiles’ in micro-communities bring forward micro-stories and recompose mental images. They mostly rely on a story, a testimony that affects the individual and the community, based on a subjective attachment to a place or an inherited object. In the end, these are repeated integration attempts, through learning process, adaption, mimetism, during which discordant relationships are established between identity, tradition and authenticity, between locality and culture. The work process is based on serial production of portraits, of links between the environment and a personal or collective history. Each series is a visual archived trajectory, starting from an unknown here moving to an unknown there.

Marie Zolamian studied fine arts at the Royal Academy of Liège and La Cambre in Brussels. Zolamian was invited for the following solo exhibitions (a selection): Memento, Galerie Nadja Vilenne, Liège, 2016; Ne pas confrondre la réalité des images, City Hall of Chênée, Liège, 2015; I am a man now, what do you want more?, Künstlerhaus Bethaniën, Berlin, 2013; The disoriented, Galerie Nadja Vilenne, 2012; Untitled, La Châtaigneraie, Flémalle, 2011. Marie Zolamian was also selected for the follwing group exhibitions (a selection): Grandchildren, Depo, Istanbul, 2015; De burgemeester van Veurne, EMERGENTgalerie, Veurne, 2015; Listen your eyes, Contemporary Art Biennial of Dakar, 2014; Here is always somewhere else, Château d’Oud Rekem, Lanaken, 2013; Qalandiya International, Birzeit & Abwein, Palestine, 2012.

http://www.airantwerpen.be/en/residents/marie-zolamian

AIR Antwerpen nurtures intercultural dialogue that arises from its local roots and the cultural, social and political current environment that Belgium offers. Embedded in a city with a glorious past and a vibrant contemporary art scene, AIR Antwerpen triggers conversational exchange between past and present, local and global.

Open studio, 4 septembre 2016 – 14h-19h.
AIR Antwerpen
Officierswoningen Brialmont
Kielsevest 23 – 25 / 31 – 33
2018 Antwerpen

Tags:

Marie Zolamian

Marie Zolamian

Marie Zolamian

Marie Zolamian

Marie Zolamian
Entraîneuse, (4) x 29.7 x 21 cm.
Gouache sur papier, 2016.

Tags:

Marie zolamian

Exhibition view

Marie Zolamian

Marie Zolamian,
Sans titre (Carnaval de Nuremberg), 27 x 21 cm.
Gouache sur papier, 2016.

Marie Zolamian

Marie Zolamian,
Sans titre (Carnaval de Nuremberg), 27 x 21 cm.
Gouache sur papier, 2016.

Marie Zolamian

Marie Zolamian,
Sans titre (Carnaval de Nuremberg), 27 x 21 cm.
Gouache sur papier, 2016.

Marie Zolamian

Marie Zolamian
Sans titre (Berlin), 18 x 31.5 cm.
Huile sur toile sur bois, 2016.

Marie Zolamian

Marie Zolamian,
Sans titre (Carnaval de Nuremberg), 27 x 21 cm.
Gouache sur papier, 2016.

Marie Zolamian

Marie Zolamian,
Sans titre (Carnaval de Nuremberg), 27 x 21 cm.
Gouache sur papier, 2016.

Marie Zolamian

Marie Zolamian,
Sans titre (Carnaval de Nuremberg), 27 x 21 cm.
Gouache sur papier, 2016.

Tags:

Marie Zolamian

Exhibition view

Marie Zolamian

Marie Zolamian
Sans titre (Tesbig), 20.5 x 26.5 cm.
Huile sur toile, 2016.

Marie Zolamian

Exhibition view

Exhibition view

Marie zolamian
Sans titre (Venus), 17 x 24 cm.
Huile sur papier, 2016.

Marie Zolamian

Exhibition view

Marie Zolamian

Marie Zolamian
Sans titre (Touareg d’après Memling), 30 x 27 cm.
Huile sur toile, 2016.

Marie Zolamian

Sans titre (Ogre amoureux), 32.5 x 25 cm.
Huile sur papier, 2016.

Marie Zolamian

Exhibition view

Marie Zolamian

Marie Zolamian
Sans titre (Nature explosion), 22 x 27 cm.
Huile sur toile, 2016.

Marie Zolamian

Marie Zolamian
Sans titre (Pierrot), 26 x 20 cm.
Huile sur toile, 2016.

Tags:

Marie Zolamian

Exhibition view

Marie Zolamian

Marie Zolamian
Sans titre (Faux jour), 32.5 x 25 cm.
Huile sur papier, 2016.

Marie zolamian

Exhibition view

Marie Zolamian

Marie Zolamian
Sans titre (Pause café), 29 x 26 cm.
Huile sur toile, 2016

Marie Zolamian

Exhibition view

Marie Zolamian

Marie Zolamian
Sans titre (Atavisme), 26 x 23 cm.
Huile sur toile, 2016.

Marie Zolamian

Exhibition view

Marie Zolamian

Marie Zolamian
Sans titre (La danse), 14.5 x 25.5 cm.
Huile sur toile, 2016.

Marie Zolamian

Marie Zolamian
Sans titre (Boîte rose), 27 x 20 cm.
Huile sur toile, 2016.

Tags:

La galerie Nadja Vilenne a le plaisir de vous inviter au vernissage des expositions :

Marie Zolamian
MEMENTO

Marie Zolamian

et :

Raphaël Van Lerberghe

Raphaël Van Lerberghe

le samedi 11 juin à partir de 19h.
Les expositions sont accessibles du 12 juin au 9 juillet
Je. Ve. Sa. de 14 à 18h et sur RV du 1 au 9 juillet.

Tags: ,

Lu dans H.ART #150 cet article de Colette Dubois

HART

Tags: ,

Vernissage et remise du prix ce jeudi 3 décembre à 18h au musée d’Ansembourg à Liège

Prix de la Création 2015

Tags:

Marie Zolamian est l’invitée du Festival Voix de Femmes 2015 et expose au Manège Fonck, rue Ransonnet, 2, à Liège.
Vernissage de l’exposition « No borders » Marie Zolamian / Alice Jarry / Julie Kern Donck / Françoise Gamma, ce jeudi 15 octobre à 18h

La première soirée du festival s’ouvre dans la douceur apparente des oeuvres de Marie Zolamian qui nous parlent d’exils, d’êtres, de fragilités.
On passe au bar, on se promène sous le lustre cinétique d’Alice Jarry, on s’assied dans le monde tranquille de Julie Donck, on s’arrête devant le GIF Wall de Françoise Gamma… Avant d’assister à deux courtes performances : la voix numérisée du bout des doigts de Laurence Moletta d’abord, l’œuvre plurielle, troublante et joyeuse des Soeurs H ensuite.
Puis, les concerts : Rocío Márquez, flamenco contemporain, touches d’électro, chant pur, sans appel – un must ! Et Récital Boxon : slam, chant, spoken word, guitares, saxophones, contrebasse, accordéon, percussions. Nuances de klezmer, balkanique, latino… Hors frontières.

Marie Zolamian

Marie Zolamian, Je suis un homme maintenant, que veux-tu de plus?, acrylique sur carton entoilé, 26 x 21 cm

le site du festival

Tags:

En off de la Biennale d’Istambul qui débute le 4 septembre, Marie Zolamian participe à l’exposition Grandchildren, New geographies of belonging, organisée par le Centre d’Art Depo. Une exposition qui regroupe, tout comme c’était le cas à la biennale de Venise, une série d’artistes appartenant à la diaspora arménienne.

exhibition to take place
from 03.09. till 01.11. 2015 in DEPO / Tütün Deposu Lüleci Hendek Caddesi No.12 Tophane 34425 İstanbul

Opening: 03.09 at 19:00 h
Press conference: 03.09. at 16:00 h

In a global context where mobility and the virtual world challenge established identifications with national societies, ethnic groups or religions, Armenians can be considered a good example of a group with a long, cosmopolitan and globalized history. The exhibition GRANDCHILDREN, New geographies of belonging intends to look closer at personal and communal affiliations in the Armenian transnation, the mechanisms that empower and nurture the diasporic identities and its patterns of representation as well.

The today diasporic reality of the Armenians is consequence of different historic events, but no event has influenced the life of Armenians as their tragic fate, their annihilation and deportation under the Regime of the Young Turks in 1915.

Since 2006 a landscape has emerged that encompasses artists cooperating within different structures, realizing virtual visual dialogues followed by real exchanges in the form of exhibitions, symposiums and meetings. During these various events, discussions have focused on the potential to build identities beyond national borders, traditions and languages, the relevance of new media as a field to experiment with different affiliations, art as an expression of new tendencies, how to foster solidarity, or strategies to build collectives, etc. These artists’ approach to Armenia goes beyond the idea of a nation being geographically or genetically defined. Their current reality, result of a process of displacement rooted in the beginning and the end of the twentieth century, is framed trough the tension between a plurality of paradoxes: presences and absences, the richness and opportunities posed by multilingualism and cultural diversity and the cultural spacelessness for “Armenian” contemporary art, the necessity of conserving culture and at the same time the urgent need to shape new cultural landscapes, the chances and traps of an identity nurtured by the shelter of the difference.

Artists: Achot Achot (Yerevan/Paris), Marian Bedoian (Buenos Aires), Talin Büyükkürkciyan (Istanbul), Hera Büyüktaşçıyan (Istanbul), Silvina Der-Meguerditchian (Buenos Aires/Berlin), Linda Ganjian (New York), Archi Galentz (Moscow/Berlin), Karine Matsakyan (Yerevan) Mikayel Ohanjanyan (Yerevan/Florenz), Ani Setyan (Istanbul), Arman Tadevosyan (Gyumri/Nancy), Scout Tufankjian (New York), Marie Zolamian (Beirut/Liege)

Concept and project coordination: Silvina Der-Meguerditchian

Sponsors:
This exhibition is organized in cooperation with the Calouste Gulbenkian Foundation, Anadolu Kültür, the Goethe Institut and the Kultur Akademie Tarabya.

Marie Zolamian

Marie Zolamian
nous partout, 2008
Huile sur toile, 27.3 x 28.7 cm.

D’identité et de souvenance, il est bien sûr question dans la série de peintures «nous partout», inspirée d’anciennes photographies noir et blanc et anonymes. Quatre enfants, une dame, peut-être leur mère, leur grand mère, campent dans treize paysages, dans treize environnements différents, sur le pont d’un bateau, devant une grosse berline, non loin d’une roulotte, tout près d’un château au bord de l’eau, ou d’un moulin, sur un quai sans doute le long de l’eau, un quai de gare aussi, sur la plage, dans le couloir d’une piscine publique, au restaurant enfin. En arrière plan de l’une d’elle, on reconnaît la citadelle de Huy ; la toile agit comme une carte postale. En chaque lieu, sans doute à peine arrivée ou déjà prête à repartir, cette petite tribu pose devant l’objectif suivant un même rituel, où chacun a sa place bien précise. «nous partout», explique Marie Zolamian, c’est cette identité hybride, la cristallisation d’une mixité culturelle, la reconstitution d’un réseau familial perdu, une reconstruction fondée sur la fragilité». «Le temps, signe d’impuissance, écrit encore Michel Guérin, est aussi gage et voie de restitution (autrement) de ce qui s’est échappé d’abord de notre être poreux. Le voyageur veut savoir et il soupçonne que la vérité n’est nulle part ailleurs que dans la dialectique des faits et des idées, de la familiarité et de la distance». Ces toiles ont la simplicité et la sobriété d’intimes photographies de famille ; c’est celle-ci qui, ici, effectue le voyage créateur et s’ancre au fil de ces quelques transhumances que l’on devine estivales.

Marie Zolamian

Marie Zolamian a décidé de repartir de cette série de peintures réalisées en 2007-2008. A Istanbul, elle est partie à la rencontre de grands-mères arméniennes stambouliotes. »Dans une société ou la tradition orale est encore prédominante, dit-elle, où des histoires contradictoires fusent dans tous les sens et pour contrer une histoire écrite uniquement par celui qui en a l’opportunité, je ressens probablement un devoir de mémoire personnelle. Ainsi, la tradition orale inspire mes recherches et j’utilise principalement des histoires de petites gens pour créer des narratifs qui leur sont propres. Il s’agira de voir la ville d’Istanbul, chargée de tant d’histoires, à travers les yeux de mes grands-parents d’un jour. De tenter de comprendre cet autre, marcher à son rythme, adopter son point de vue, son sexe, sa classe, sa culture ». Marie Zolamian dédie ces rencontres au « Vivre ensemble » tel que l’a défendu Hrant Dink. Broyé par les machines follement emballées des passions identitaires antagonistes, Hrant Dink, journaliste turc d’origine arménienne, a créé en 1996 l’hebdomadaire Agos, une flamme bien fragile d’un espoir pour son pays avec ses diverses composantes.
Hrant Dink a toujours souligné sa citoyenneté turque et sa « chance » de vivre en Turquie qui lui donnait la possibilité de comprendre à la fois les sensibilités des Turcs et des Arméniens, une compréhension nécessaire pour la réconciliation de ces deux peuples qui ont partagé mille ans d’histoire commune. Il a affirmé le besoin de démocratisation de la Turquie, soulignant que le règlement du problème arménien n’est qu’un volet de la démocratisation générale du pays. Dans la même perspective, il défendait fermement l’adhésion de la Turquie au sein de l’Union européenne, comme une garantie de la démocratisation. Tout au long de sa vie, il s’est focalisé sur les questions des droits des minorités, des droits civiques et des problèmes concernant la communauté arménienne de Turquie. Il était un activiste des mouvements de gauche et pacifistes. Il a été assassiné le 19 janvier 2007 par un nationaliste turc de 17 ans dans le quartier d’Osmanbey à Istanbul, devant les locaux de son journal bilingue Agos.

Tags:

« Older entries