Marie Zolamian

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Marie Zolamian

Marie Zolamian
Sans titre, de la série A Servir, 2013
gouache sur papier, 21 x 13,5 cm

Marie Zolamian

(…) Dans sa pratique artistique, Marie Zolamian collecte, juxtapose, compose les éléments mémoriels, qu’ils soient proches ou lointains, singuliers et collectifs. Ainsi occupe-t-elle ce nouveau territoire d’expérience sensible, intime et inscrit dans le monde, enrichi de sens. Et comme dans un continuum, Marie Zolamian complète ici le dispositif mis en place d’une lente procession de femmes, esquisses sur papier inspirées de miniatures orientales et persanes. Elles sont prêtresses et servantes, évoquent à la fois le don, l’altérité, l’ivresse des sens et la soumission. Il fut question de l’huile et de l’eau ; toutes, cette fois, font l’éloge et l’offrande du vin, ce rituel séculaire, qui tout comme ceux qui concernent l’eau lustrale, se situe au carrefour des cultures et des civilisations.

Marie Zolamian

Marie Zolamian
Sans titre, de la série A Servir, 2013
gouache sur papier, 21 x 13,5 cm

Marie Zolamian

Marie Zolamian
Sans titre, de la série A Servir, 2013
gouache sur papier, 21 x 13,5 cm

Marie Zolamian

Marie Zolamian
Sans titre, de la série A Servir, 2013
gouache sur papier, 21 x 13,5 cm

Marie Zolamian

Marie Zolamian
Sans titre, de la série A Servir, 2013
gouache sur papier, 21 x 13,5 cm

Marie Zolamian

Marie Zolamian
Sans titre, de la série A Servir, 2013
gouache sur papier, 21 x 13,5 cm

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Rachel Laurent, Manège

La galerie Nadja Vilenne a le plaisir de vous inviter au vernissage de l’exposition collective

EXERCICES DE STYLES

Une exposition collective avec :
Eleni Kamma, Sophie Langohr, Rachel Laurent, Jacques Lizène, Capitaine Lonchamps, Emilio Lopez-Menchero, Benjamin Monti,
Sébastien Plevoets, Pol Pierart, Valérie Sonnier, Jeroen Van Bergen, Marie Zolamian

Vernissage le samedi 13 décembre 2014 à 18 h.
Exposition du 14 décembre 2014 au 31 janvier 2015. La galerie sera fermée du 21 décembre au 5 janvier

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Marie Zolamian

Marie Zolamian

Marie Zolamian
Les cracs des chevaliers
dessins, vidéo, son
dimensions variables

D’origine arménienne, Marie Zolamian naît à Beyrouth et arrive en Belgique en 1990, l’année de ses 15 ans. Dans son oeuvre, elle mélange ses souvenirs et son présent, Orient et Occident, le tout avec une grande sensibilité. Elle travaille sur l’exil – le premier subi, les autres (New York, Istanbul, Naples…) choisis – et sur les absences qu’il provoque : l’oubli et le déracinement. Mais elle parle aussi de la reconstruction de soi-même dans un nouvel environnement, hybride, avec une nouvelle langue, une nouvelle culture et de la récupération ou la réinvention de la mémoire collective.

Lors de la biennale Qualandya International (Palestine, 2012), Marie Zolamian rencontre à Abwein (village situé à 37 kilomètres au nord de Ramallah), Mou’az (12 ans), Mazin (9 ans), Nazir (9 ans), Omar (10 ans), Yassin (11 ans), Younis (11 ans). Durant 30 minutes, les six garçons lui présentent un château en ruine datant de l’empire ottoman (1780), devenu leur terrain de jeux. Leurs histoires entremêlent des récits imaginaires, ancestraux, superstitieux, des faits politiques et expériences vécues. Cette fois, ce sont les plus jeunes qui écrivent l’histoire et guident les adultes. Après la visite commentée, Marie Zolamian a demandé aux jeunes guides de dessiner le plan du château.

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addenda

addenda

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L’exposition est accessible jusqu’au 30 novembre

Le troisième et dernier volet du triptyque d’expositions organisées par le B.P.S.22 à Lessines présente une sélection d’artistes dont les oeuvres entrent en dialogue avec les différentes salles de ce musée consacré à la médecine et à la vie conventuelle féminine.
Intitulée « Addenda », pluriel d’addendum, l’exposition se définit comme autant de notes additionnelles aux solos d’Alain Bornain (2012) et d’ORLAN (2013) afin d’explorer, par la confrontation entre les pièces historiques et les interventions contemporaines, les multiples questionnements soulevés par ce lieu patrimonial unique. Dans la logique du parcours classique de la visite du musée, les salles sont investies d’une proposition plastique spécifique choisie et/ou conçue pour un espace déterminé, révélant la diversité des approches et des sensibilités contemporaines tout en mettant en lumière les multiples sujets qu’aborde le Musée.
Curatrice de l’exposition : Nancy Casielles
Conservateur du Musée de l’Hôpital Notre-Dame à la Rose : Raphaël Debruyn
Exposition : du 14 juin au 30 novembre 2014
Du mardi au dimanche, de 14h à 18h. Ouvert les lundis fériés
Le catalogue de l’exposition est disponible dans la boutique du musée au prix de 24€.

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Résister aux sirènes

Marie Zolamian participe à l’exposition inaugurale des « Brasseurs, Art contemporain » à Liège, désormais installés Rue du pont, 26/28 à 4000, Liège

Résister aux sirènes
MARIE ZOLAMIAN (BE), KARL VAN WELDEN (BE), MARC O’CALLAGHAN (ES), JONATHAN DE WINTER (BE), TRANSCENDENTAL GEOLOGY
18.11.2014 – 18.01.15
vernissage le 15.11.14 à 18:00

Un simple coup d’oeil au flux d’information qui nous parvient en permanence suffit pour s’en convaincre, plus que jamais et comme jamais, notre société est aux prises avec un raz de marée néolibéral triomphant et une montée des extrémismes qui fragilisent un peu partout les valeurs démocratiques et les avancées des luttes sociales. Insidieusement, ce que Pasolini appelait “le nouveau fascisme” s’est infiltré dans tous les recoins d’un monde en pleine mutation autant que de dans nos consciences, prenant possession de l’essence même de nos comportements et donnant raison à Jean Baudrillard lorsqu’il soulignait, en 1970, que la consommation avait remplacé la morale comme “mode actif de relation (non seulement aux objets, mais à la collectivité et au monde)”.

Face à la pensée unique, au profit maximum, au cynisme des financiers, à l’uniformisation culturelle, à l’abrutissement de masse et au règne des simulacres, avons-nous encore la possibilité de nous inscrire à contre courant, de revendiquer d’autres voies, de résister aux sirènes? Quelles sont les stratégies de survie qui se proposent à nous et dans quelle mesure les artistes peuvent-ils devenir des vecteurs d’éveil et de prise de conscience?

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zolamian_marchin

Marie Zolamian
I am a man now, what do you want more?, 2012.
Acrylic on canvas board, 26 x 21 cm.

2012, Berlin, un jeune homme, le bras autour du cou d’une jeune fille lui dit en turc : « Je suis un homme maintenant, que veux-tu de
plus ? »
En novembre 2012, quelques jours après mon départ de Ramallah, dix jours de guerre sur Gaza débute.
Le 17 novembre, cette phrase prononcée par le ministre de l’intérieur israélien Eli Yishai à propos de Gaza : « Le but de cette opération est de renvoyer Gaza au Moyen Age. Alors seulement, nous serons tranquilles pour quarante ans. »
Le Moyen Âge, les premiers manuscrits, les miniatures perses et arméniennes.
Je dessine et peins à partir de ces premières illustrations et des centaines d’images qui affluent dans les médias. Les sources d’images se mélangent, le résultat reste d’actualité.
« To snipe » se traduit par canarder.

Du 19 octobre au 16 novembre 2014
Centre culturel de Marchin

peinture – dessin – sculpture – photographie – vidéo
Lieu : au centre culturel, place de Grand-Marchin, 4 à 4570 Marchin
Horaire : Vendredi, samedi et dimanche, de 14h à 17h ou sur rdv – Exposition inaccessible le jour du rallye du Condroz à Marchin (2 novembre)
L’installation In Situ de la sculpture-nichoir de Pierre Gerard au centre culturel donne l’occasion de proposer une exposition sur le thème des oiseaux. Son titre est extrait d’une chanson de la variété française des années 60, écrite et interprétée par Jean-Claude Darnal.

Priscilla Beccari, Pascal Bernier, Kasper Bosmans, Raphaël Buedts2, Sylvie Canonne, Alexandre Christiaens, Sélim Christiaens, Brigitte Corbisier, Sen Chung, Brigitte Corbisier, Annabelle Czyz, Messieurs Delmotte, Bieke Depoorter, Stief Desmet, Daniel Dutrieux, Benoit Félix, Pierre Gerard, Hervé Ic, Geert Koekoeckx, Jacky Lecouturier, Annick Lizein, Tinka Pittoors, Sébastien Plevoets, Cécile Vandresse, Hugues de Wurstemberger, Marie Zolamian et quelques anonymes.

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Dans le cadre de l’exposition Addenda à laquelle participe Marie Zolamian, se tient une journée d’étude sur la question du genre :

Le corps en révolution
Journée de réflexion
17.10.14
De 9h à 16h30
Le Musée de l’Hôpital Notre-Dame à la Rose possède un des rarissimes tableaux de « Christ androgyne ». Cette œuvre, dans la lignée de l’exposition Addenda, servira de fil conducteur à une journée de réflexion. A l’heure où la question du genre est au cœur du débat public, philosophes, artistes, écrivains, historiens, sociologues,… croiseront leur regard et dérouleront leur pensée pour explorer les enjeux de notre société.
Avec Muriel Andrin (U.LB. et Savoirs, Genre et Sociétés), Olivia Chaumont (Ecrivaine), Raphaël Debruyn (Conservateur du Musée de l’Hôpital Notre dame à la Rose), Julie De Ganck (U.L.B., FNRS), Jacques Gélis (Université de Paris VIII), Alain Korkos (Ecrivain), Rolf Quaghebeur (Directeur d’Argos).

Christ androgyne

La question du genre dans ses résonances scientifiques et ses questions éthiques actuelles est évoquée, face au Christ androgyne, par l’interaction de Fabrice Samyn et Yvonne Trapp. Les pièces historiques de Marina Abramović et Gina Pane font écho au dolorisme chrétien dans sa réalité physique tandis que la création in-situ de Marie Zolamian l’évoque dans son aspect spirituel. La sculpture de Thomas Lerooy illustre tant le lien que l’opposition entre le corps et l’esprit, la chair et l’intellect dont sont imprégnés les rapports aux soins des malades. Toujours dans la relation à la maladie, Laurence Dervaux propose un triptyque de vidéos dont l’ambiguïté du geste évoque le rapport à la réparation du corps et au culte des reliques. Le geste vain du soin trouve son prolongement dans l’urne qu’elle présente dans la pharmacie ; et se transforme poétiquement dans l’approche de David Brognon et Stéphanie Rollin. La performance de Regina José Galindo met en lumière la notion de charité, attachée dans sa vertu chrétienne,
à l’origine des hospices. Alain Bornain, familier du lieu, réalise trois nouvelles créations immiscées dans divers espaces du site, par lesquelles il apostrophe le visiteur de manière directe sur le sens de la vie. Autre interpellation, la pièce de Rémy Zaugg qui bénéficie dans ce lieu de toute sa dimension spirituelle. Le jardin du cloître est, quant à lui, investi par les sculptures recomposées d’Iván Argote. Le rite du baptême habituellement célébré dans l’autel, trouve dans la chapelle de l’Hôpital un écho politique avec la vidéo de Teresa Margolles. Enfin, le passage d’un corps spirituel à un corps social et économique est
évoqué, à la fin du parcours, par le travail de Frédéric Fourdinier à partir de la notion d’hygiène et celui d’Hans Op de Beeck sur un futur médical imagé et déshumanisé.
Ces oeuvres ainsi conceptualisées sont autant de notes réflexives à méditer et explorer. Elles permettent par ailleurs d’élargir l’accès à l’art contemporain vis-à-vis du public habituel de ce type de site.

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Marie Zolamian

« Pour revenir à notre bel et délicieux château, nous devons voir comment nous pourrons y pénétrer. J’ai l’air de dire une sottise : puisque ce château est l’âme, il est clair qu’elle n’a pas à y pénétrer, puisqu’il est elle-même ; tout comme il semblerait insensé de dire à quelqu’un d’entrer dans une pièce où il serait déjà. »
Le château intérieur, Thérèse d’Avila, 1577.

Marie Zolamian

photos : Jacky Lecouturier

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Marie Zolamian participe à la biennale d’art contemporain du château de Jehay. L’histoire de la sidérurgie dans la région liégeoise et les tensions économiques et sociales engendrées par sa progressive disparition sont à l’origine du concept de cette exposition d’art contemporain consacrée au métal à la fois comme matériau et thématique. Situé à Amay, entre Liège et Huy, le domaine du château de Jehay constitue un ensemble patrimonial original composé de différents bâtiments datant du XVIe au XIXe siècle entourés d’un parc à l’italienne. Appartenant à la famille van den Steen depuis le milieu du XVIIe siècle, il est devenu, à la mort du comte Guy van den Steen, fin 1999, la propriété de la Province de Liège. Le comte a laissé également en héritage une vingtaine de statues de bronze des plus singulières, exposées dans le château, le parc et les jardins.

Marie Zolamian

« Arts & Métaux » est une exposition d’art contemporain mais aussi un événement pluridisciplinaire. Inscrite dans le contexte culturel liégeois et prenant en considération la place centrale que la sidérurgie y occupe, cette manifestation met en lumière le métal en tant que matériau et thématique. Elle favorise la recherche d’expérimentations artistiques tant dans le champ des arts plastiques que des arts de la scène. Elle se déroule dans les parc et jardins du château de Jehay du 29 juin au 19 octobre 2014. Cet événement se déploie sous la forme d’une trilogie qui se poursuivra en 2016 et 2018.

Pour cette édition 2014, le secteur des Arts plastiques de la Province de Liège a voulu favoriser la jeune création : un appel à projets a donc été lancé et a permis de sélectionner dix artistes Olivier BOVY, Isabelle COPET, Sandro DELLA NOCE, Ludovic LEDENT, Charles MYNCKE, Frédéric PLATEUS, Aurélie SQUEVIN, Jonathan SULLAM, Laurent TREZEGNIES et Marie ZOLAMIAN. Ceux-ci ont eu l’opportunité d’expérimenter différentes techniques qui ont mené à des propositions sculpturales très diversifiées au niveau de la forme et des matériaux.
Si ce premier volet est consacré à des artistes de moins de quarante ans issus de Wallonie et de Bruxelles, les deux suivants présenteront aussi des artistes provenant de pays européens marqués par un passé sidérurgique similaire au nôtre. En effet, se tourner vers d’autres réalités culturelles nous permettra d’échanger nos expériences et offrira sans doute de nouvelles perspectives.
En parallèle, une installation de photographies de l’artiste Jacky Lecouturier offrira un prologue à l’exposition de sculptures avec une reportage ducumentaire et poétique sur les sites industriels de notre bassin.
Deux concerts sur la thématique du métal sont proposés en septembre ainsi qu’un spectacle produit par la Compagnie Arsenic2, en collaboration avec la Maison de la poésie d’Amay et le Collectif du Lion.

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Marie Zolamian

Sur le site de l’agence DEKARTCOM, agence de communication sénégalaise :

Art Vert au Campus de l’UCAD à Dakar

Soulignons une innovation éminemment actuelle pour l’édition 2014 de la Biennale Dak’Art : au sein du Jardin Botanique des Plantes Expérimentales Utiles du Pavillon Pharmacie qui fut autrefois un lieu d’expérimentation et de préservation des espèces végétales est né un projet impliquant sept artistes d’envergure internationale sur des problématiques liées à l’environnement en Afrique. Abandonné et délabré depuis longtemps, le projet a eu le bonheur d’apporter une touche de rénovation complète : en effet, le jardin a été entièrement débroussaillé et réaménagé afin d’accueillir les oeuvres de Serigne Mbaye Camara, Cheikh Diouf, François Méchain, Barthélémy Toguo, Nils-Udo, Bob Verschueren et Marie Zolamian.
Ainsi, Bob Verschueren a investi une ancienne rotonde qui servait à isoler des espèces végétales avec des branches mortes de bambou trouvées au sein du jardin, les branches posées du sol aux fenêtres lui donnent une dynamique, un tournoiement assez inattendu. Nils-Udo s’est approprié un fromager dont une espèce parasite envahit une partie du tronc et en a fait un véritable nid en dégageant une partie des racines. Barthélémy Toguo, quant à lui, a planté des haricots rouge du Cameroun qui forment la carte du continent africain et invite le public à s’asseoir sur des bancs en bois autour de cette forme pour la contempler mais aussi nous pousser à une certaine réflexion et à une interaction avec les autres visiteurs. Cheik Diouf a symbolisé par des statues en bois « La Marche des Réfugiés » partant d’une termitière géante et marchant avec leurs bagages jusqu’à se retrouver dénudés et délestés de tout. François Méchain a installé un cimetière des plantes médicinales menacées d’extinction en Afrique : les noms de chacune sont indiquées sur des pancartes, une feuille de palmier en berne flotte au vent, il y règne une atmosphère de mort imminente. Enfin, Marie Zolamian (l’unique femme du projet!) propose une oeuvre sonore : une visite guidée du jardin médicinal en compagnie de guérisseurs et de tradipatriciens. Equipé d’un lecteur MP3 et d’une carte, le visiteur part ainsi à la découverte des espèces qui servent à soulager les maux.
Le lieu entièrement investi et habité par les œuvres des artistes reprend alors son véritable sens premier en lien avec l’origine du Jardin Botanique: un des rares sites de verdure naturelle à Dakar dédié essentiellement à l’expérimentation de la conservation des plantes médicinales dont certaines sont menacées….Le visiteur en ressort étonnamment touché et bouleversé par la magie de l’endroit : cela en fait un des plus beaux projets de la Biennale.

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Marie Zolamian

Marie Zolamian participe à Dak’Art, 11e biennale de l’art africain contemporain de Dakar. Elle intervient au jardin botanique des plantes expérimentales utiles (JEPU) de la faculté de médecine, de pharmacie et d’odontologie (FMPO) de l’UCAD et y propose une oeuvre sonore, visite guidée de ce jardin médicinal en compagnie de guérisseurs et de tradipatriciens. « Dans le secteur des plantes utiles et des plantes médicinales, le visiteur, muni d’une carte et d’un lecteur mp3, explique Marie Zolamian, déambule parmi les espèces qui servent à soulager les maux. Certaines plantes, identifiées, numérotées sur la carte, racontent leurs vies intérieures à travers une plage sonore correspondante sur le lecteur mp3. Chaque plage sonore porte la voix et la connaissance d’un guérisseur ou tradipraticien que j’ai rencontré durant mon séjour à Dakar. Le visiteur prend alors le temps, en observant la plante, d’écouter ses paroles. Je suis sensible à ce qui se passe autour de moi, à ce qui m’environne, au quotidien, et comment ceux qui m’entourent vivent et occupent leur patrimoine environnant. Chaque fois que j’en ai l’opportunité, je tente de sonder le lieu où j’arrive et certains de ses occupants. J’écoute les récits, tantôt entre fiction et réalité, tantôt sur le fil de l’anecdote, tantôt chargés de sens imperceptibles, pour ensuite les partager. À Dak’Art, saisie par l’opportunité de travailler dans les jardins botaniques, et plus spécifiquement dans un patrimoine végétal, le secteur des plantes médicinales (2/3 de ces espèces recensées de nos jours vivent dans les pays tropicaux d’Afrique et d’ailleurs), j’ai plongé naturellement dans la médecine traditionnelle et l’envie de faire parler ces plantes divines à travers leurs meilleurs alliés, les maîtres guérisseurs et les tradipraticiens. À une époque où la médecine occidentale se remet elle-même en question sur bien des points (médicaments chimiques peu compatibles avec un corps vivant et producteurs de pollution environnementale, augmentation en flèche des maladies dues à cette pollution, résistance aux antibiotiques, effets secondaires fréquents, coût élevé de nombreux traitements, etc.) et où bien des personnes, en Europe ou aux États-Unis, se tournent vers les médecines dites parallèles ou alternatives, cette visite sonore ravive l’importance des espèces médicinales disparues et en voie de disparition ».

Le communiqué de presse :

Cette année, la biennale d’art contemporain africain, sera marquée par une grande innovation consistant à investir le campus de l’UCAD avec le projet « ART-VERT ». Celui-ci vise à sensibiliser le public estudiantin sur les enjeux de la préservation de l’environnement à travers des ateliers de créations artistiques autour du triptyque : Esthétique-Environnement- Développement Durable. « ART-VERT » aura pour cadre le jardin botanique des plantes expérimentales utiles (JEPU) de la faculté de médecine, de pharmacie et d’odontologie (FMPO) de l’UCAD. Ce jardin d’une superficie de 2,9 hectares, est niché derrière le Pavillon de la Pharmacie. C’est un des rares sites de verdure naturelle à Dakar dédié essentiellement à l’expérimentation de la conservation des plantes médicinales dont certaines sont menacées.
Des artistes plasticiens d’horizons divers, dont la démarche artistique repose sur l’éthique environnementale prendront part à ce projet. Ils seront assistés, dans la réalisation de leurs oeuvres, par des étudiants qui se chargeront de recycler et de récupérer des débris de matière végétale trouvée dans le JEPU.

Les artistes :
 Serigne Mbaye Camara
 Cheikh Diouf
 François Méchain
 Barthélémy Toguo
 Nils-Udo
 Bob Verschueren
 Marie Zolamian

En écho à cette activité des plasticiens ci-dessus nommés, des stylistes choisis pour leur souci reconnu de l’éthique environnementale répondront par une « parade verte ». Comme les plasticiens, les stylistes se sont comportés de façon éco-responsables en confectionnant des costumes réalisés à 80% avec de la matière naturelle.
Médiatrice du projet : Ndeye Rokhaya Gueye.
Lieu : Jardin Botanique, Faculté de Médecine, Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Du 9 mai au 8 juin.

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Inauguration ce jeudi 27 mai à 19 h de l’intégration réalisée par Marie Zolamian au fort de Flémalle, une commande dans le cadre des commémorations du centième anniversaire de la Grande Guerre.

Rue Profondval à 4400 Flémalle

Marie Zolamian

Le communiqué de presse :

Répondant à un appel à projet lancé par la Région Wallonne, dans le cadre des commémorations de 14-18, le Centre culturel et la Commune de Flémalle (avec la collaboration du Centre wallon d’art contemporain) ont sollicité l’artiste Marie Zolamian.
Cette dernière a proposé une œuvre d’art pérenne répondant parfaitement à l’esprit de cet appel à projet. Il s’agit d’évoquer les valeurs et motivations animant les populations dans le conflit de 14-18, la capacité pour les citoyens du renoncement à leur personne pour défendre des valeurs collectives et assurer la sauvegarde de la communauté à laquelle ils appartiennent.
Marie Zolamian est une artiste que Flémalle a eu l’occasion de découvrir en 2010 à l’occasion de la manifestation « Aux arts etc ». A cette époque, elle avait transformé l’entrée de l’Hôtel de Ville en camp retranché derrière des sacs de sable. Une manière symbolique de se questionner sur notre monde en prise directe avec les guerres, le terrorisme, les flux migratoires, les changements climatiques… Une manière d’évoquer également la résistance et les combats sociaux qui ont émaillé la vie flémalloise. Cette manifestation avait déjà été l’occasion, pour l’artiste, de se pencher sur l’histoire de Flémalle.

A cet intérêt que l’artiste porte pour notre commune s’ajoute son histoire personnelle. Libanaise d’origine, elle a subit très directement les affres de la guerre dans sa prime jeunesse. Aujourd’hui, elle nous propose une intervention intitulée « Sans Nom ». Il s’agit de couvrir la Tour du Fort de Flémalle d’une série de petites lignes barrées d’un trait. Une évocation à la fois de l’attente du soldat qui tue le temps en gravant des graffitis sur les murs de sa caserne, mais c’est aussi le tableau de chasse du pilote d’avion qui cumule les assauts victorieux ou encore le prisonnier qui compte les jours dans l’obscurité de sa cellule. « Sans Nom » fait également référence à l’horreur sans nom des conséquences de la guerre. Cette intervention artistique a été réalisée avec la collaboration d’une entreprise flémalloise et sera mise en évidence par un éclairage ad hoc. Au delà de l’évocation de 14-18, il s’agit pour la Commune de Flémalle de valoriser un élément historique de son patrimoine et de renforcer l’intérêt touristique du Fort de Flémalle.

Marie Zolamian

Marie Zolamian, Sans nom, gravure sur béton, 2014

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Lu dans LA LIBRE, sous la plume de Roger Pierre Turine.

La Libre

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Lu dans HART, sous la plume de Colette Dubois :

Marie Zolamian

L’or de Birzeit
L’exposition de Marie Zolamian fait suite à une résidence à Birzeit, en Cisjordanie d’où l’artiste a ramené une photographie qui sert d’emblème à l’exposition et qui représente trois oliviers étêtes et déracinés et un film. Il réfère directement à la question brûlante de l’eau en Palestine : un plan fixe montre une tasse en verre posée devant une fenêtre. A travers un liquide chargé de paillettes d’or, on peut observer le coucher du soleil sur Birzeit. L’eau est devenue or et le coucher du soleil amène l’espoir d’un autre jour. Dans le prolongement de la projection, des dessins mêlant sable doré et eau poursuivent l’attente. Sur les murs, une succession de dessins inspirés des miniatures persanes, des portraits de femmes esquissées une à une, souvent munies d’une cruche ou d’un flacon, se transforme en un long cortège silencieux. Ici, comme ailleurs dans son travail, Marie Zolamian juxtapose l’intime et le collectif, la représentation du présent et sa mise en relation avec des éléments presque immémoriaux pour nous donner à penser autrement le monde et son chaos.

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marie Zolamian

Between fantasy and denial, 2012.
Video with sound 24 min 51. Birzeit, West Bank

marie Zolamian

À servir, 2013.
Digital print. 43 x 46 cm

FR

L’identité, l’accueil ou l’ostracisme, l’inscription dans une communauté, la mémoire, le déracinement, les flux migratoires, l’exil sont au coeur des préoccupations de Marie ZOLAMIAN. C’est là toute l’expérience de l’itinérance, du départ et du retour, de la temporalité vécue du voyage, de cette topographie où se mêlent l’extérieur et l’intime.
D’origine arménienne, née à Beyrouth en 1975, Marie ZOLAMIAN pratique ce cheminement, cette mise en intrigue entre territoires réels et fictionnels, choisissant les médias adéquats au rythme de ses pérégrinations.
D’un séjour à Birzeit, en Cisjordanie, Marie ZOLAMIAN ramène une photographie souvenir, une singulière carte postale, trois oliviers étêtes, déracinés, ceps noueux et torchères fossiles. Leur stérilité, âpre, rugueuse, inquiétante, contraste avec la pyramide de fruits d’un étal de marché voisin. Elle ramène aussi ce film, ce long plan fixe, minimaliste et contemplatif, réalisé dans l’atelier mis à sa disposition. Devant l’objectif, il y a une tasse en verre posée devant la fenêtre ; y miroite une myriade de pigments dorés en suspension dans l’eau. « A travers le scintillement des paillettes qui composent le fluide précieux, on peut observer le coucher du soleil sur Birzeit, écrit Colette DUBOIS, dans le livret qui accompagne ce voyage. Les variations de la lumière déclinent toutes les couleurs de l’or et donnent au reflet qui se prolonge sur le rebord de la fenêtre tantôt des accents aigus, comme un fragment de soleil acéré, tantôt l’apparence d’une simple trace qui cherche à se fondre dans la surface ».
Certes, il n’y avait pas plus simple pour suggérer, évoquer toute la problématique de l’eau en Palestine, les planifications mises en oeuvre par l’Administration civile israélienne, les enjeux vitaux, écologiques, économiques et politiques cruciaux que concentre ce bien précieux. L’eau est ici métaphore des relations entre les peuples, et bien plus encore. « La pièce réfère directement aux citernes d’eau qui se trouvent sur les toits de Cisjordanie, continue Colette DUBOIS. Ces cylindres noirs et massifs évoquent des éléments inquiétants : insectes géants, armes étranges ou explosifs… Figurer ces citernes comme une tasse de liqueur flamboyante dans laquelle le regard plonge avec une délectation certaine, y loger le crépuscule qui porte toujours en lui la promesse que demain sera un autre jour, tient tout autant du fantasme que de la volonté de renverser le cours des choses. »
En contrepoint du film, une longue table est recouverte de dessins. Des planches, des tables, un atlas. Nous feuilletons l’oeuvre à loisir, laissant divaguer notre « volonté de savoir » ; nous arpentons cette cartographie, ces lignes en tous sens. Nous ne refermons l’atlas, le recueil de planches qu’après avoir cheminé un certain temps, erratiquement, sans intention précise, à travers son dédale, son trésor. Celui-ci est d’ocre et d’eau, nous cheminons sur des rivages d’or et, imaginons-le, sous un ciel aussi bleu que la mer. C’est là, pour reprendre les mots de Maria KODAMA à propos de l’Atlas de Borgès « un prétexte pour enraciner dans la trame du temps nos rêves faits de l’âme du monde ». Les dessins sont de gouache et d’eau, certains sur Caravelle Vélin supérieur. Tous se nomment « Mer morte ». Le sable est doré, l’or est liquide, c’est là le sel de la terre, cette alliance féconde.
Dans sa pratique artistique, Marie ZOLAMIAN collecte, juxtapose, compose les éléments mémoriels, qu’ils soient proches ou lointains, singuliers et collectifs. Ainsi occupe-t-elle ce nouveau territoire d’expérience sensible, intime et inscrit dans le monde, enrichi de sens. Et comme dans un continuum, Marie ZOLAMIAN complète ici le dispositif mis en place d’une lente procession de femmes, esquisses sur papier inspirées de miniatures orientales et persanes. Elles sont prêtresses et servantes, évoquent à la fois le don, l’altérité, l’ivresse des sens et la soumission. Il fut question de l’huile et de l’eau ; toutes, cette fois, font l’éloge et l’offrande du vin, ce rituel séculaire, qui tout comme ceux qui concernent l’eau lustrale, se situe au carrefour des cultures et des civilisations. Je repense au poème mystique d’Ibn Al Fâridh, cet auteur du treizième siècle, à ces célèbres vers d’ « Al-Khamriya » : « Prends-le pur, ce vin, ou ne le mêle qu’à la salive du Bien-Aimé ; tout autre mélange serait coupable… ». Et devant l’or liquide de la tasse en verre de Birzeit, le coeur du poème mystique résonne singulièrement : « Notre verre, écrit Ibn AL FÂRIDH, était sa pleine lune, lui, il est un soleil ; un croissant le fait circuler. Que d’étoiles resplendissent au fond du verre quand on s’en abreuve ».

marie Zolamian

NL

Identiteit, gastvrijheid of uitwijzing, deel uitmaken van een gemeenschap, herinnering, ontworteling, migratiestromen, ballingschap: stuk voor stuk thema’s die Marie ZOLAMIAN – in 1975 geboren in Beiroet , maar van Armeense origine – na aan het hart liggen. Het leven als zwerftocht, als cyclus van vertrekken en terugkeren, reisbeleving als tijdelijk gegeven, als verruimende en tegelijk intieme ontdekkingstocht. Dat is de weg die ze bewandelt. Daarbij confronteert ze bestaande en fictieve werelden met elkaar, en kiest ze voortdurend de geschikte media om haar omzwervingen in beeld te brengen.
Aan een verblijf in Birzeit, op de westelijke Jordaanoever, houdt ze een bijzondere fotoherinnering over: een merkwaardige ansichtkaart met daarop drie geknotte, ontwortelde olijfbomen, knoestige wijnstokken en bomen als versteende fakkels. Hun dorre, ruwe, verontrustende levenloosheid staat in schril contrast met de frisse fruitpiramide op een marktkraampje vlakbij. Ze maakt er ook een minimalistische, contemplatieve film over in het atelier waar ze mag werken. Het wordt één lang statisch shot. Voor het raam staat een glazen kop gevuld met water waarin een oneindig aantal goudpigmenten schittert. “Door de fonkelende lovertjes waaruit het kostbare vocht bestaat, kun je de zonsondergang over Birzeit bewonderen,” schrijft Colette DUBOIS in haar reisverslag. “Het goud verandert telkens van kleur naargelang de lichtinval. De reflectie die op de vensterrand valt, krijgt af en toe scherpe accenten, als een splijtende zonnestraal, om dan weer te veranderen in een simpel spoor dat langzaam versmelt in de oppervlakte.”
Een eenvoudiger manier om heel de waterproblematiek in Palestina te schetsen, is moeilijk denkbaar. De planmatige aanpak van de Israëlische regering, de cruciale ecologische, economische en politieke belangen die hier op het spel staan: dat alles zit geconcentreerd in dit kostbare goed. Water is hier een metafoor voor de relaties tussen de volkeren en nog veel meer. “Het kunstwerk is een rechtstreekse verwijzing naar de watertanks op de daken van de huizen op de westelijke Jordaanoever,” vervolgt Colette DUBOIS. “Deze massieve zwarte cilinders verbeelden verontrustende elementen: reuzeninsecten, bizarre of explosieve wapens … De tanks zijn als mokken vol vlammende likeur, een schouwspel waar mensen met een zeker genoegen naar kijken. Tegelijk slorpen ze de schemering op die altijd de belofte in zich draagt dat er morgen weer een nieuwe dag komt. Deze voorstelling is niet alleen louter fantasie, maar draagt ook de wil tot radicale verandering in zich.”
Tegenover de film prijkt een lange tafel vol tekeningen. Planken, tafels, een atlas. We nemen rustig de tijd om het werk te doorbladeren en geven onze ‘drang naar kennis’ de vrije loop. Het is als een kaart vol kronkelende lijnen die we één voor één proberen te ontcijferen. We doen de atlas pas weer dicht na er een tijdlang doelloos in te hebben rondgezworven en rondgedoold, als in een labyrint vol schatten van oker en water. We wandelen langs gouden oevers en verbeelden ons een zeeblauwe hemel. Om Maria KODAMA te citeren als ze het heeft over “Atlas” van Borges: “Het is een voorwendsel om onze dromen over de ziel van de wereld te verankeren in de tijd.” De tekeningen zijn gemaakt met waterverf, sommige op Caravelle-velijn van topkwaliteit. Ze dragen allemaal dezelfde naam: “Mer morte” (“Dode Zee”). Het zand is goudkleurig, het goud vloeibaar, het zout van de aarde is symbool van vruchtbaarheid.
Geheugen en herinnering: het zijn elementen die Marie ZOLAMIAN voortdurend verwerkt, verzamelt en naast elkaar plaatst. Ongeacht of ze dichtbij of veraf zijn, enkelvoudig of meervoudig. Op die manier geeft ze vorm aan een nieuwe, (zin)rijke wereld vol gevoelige, intieme ervaringen. Als in een continuüm schetst ze hier een langzame stoet vrouwen. Schetsen op papier, geïnspireerd op oosterse en Perzische miniaturen. Het zijn priesteressen en dienstmeisjes die tegelijk symbool staan voor de gift, voor anders-zijn, dronken zintuigen en onderwerping. Allemaal zingen ze de lof van de wijn, die ze offeren als eeuwenoud reinigingsritueel, waarbij ook water en olie een rol vervullen. Een ritueel op het kruispunt van culturen en beschavingen. Ik denk hier terug aan het mystieke gedicht van Ibn AL FÂRIDH, een schrijver uit de 13e eeuw, en aan de beroemde verzen uit de “Al-Khamriya”: “Drink deze wijn zuiver of vermeng hem alleen met het speeksel van de Geliefde Profeet. Elk ander mengsel zou heiligschennis zijn …” Voor het vloeibare goud in de glazen kop van Birzeit weerklinkt op een unieke manier het hart van het mystieke gedicht: “Ons glas was zijn volle maan, hij is een zon die dankzij een halvemaan blijft draaien,” zo schrijft Ibn AL FÂRIDH. “Wie zich laaft aan deze drank, doet sterren fonkelen in het glas.”

marie Zolamian

marie Zolamian

Mer morte, 2013.
Gouache on superior velin paper (8). 21 x 13.5 cm.

EN

Identity, acceptance and ostracism, community affiliation, memory, uprooting, migration and exile are a key feature of Marie ZOLAMIAN’s work. This is the migratory experience, the departure and the return, the temporality of the journey, this topography where the foreign and the familiar combine.
Of Armenian origin, born in Beirut in 1975, Marie ZOLAMIAN works with this process of creating connections between real and fictional territories, choosing her media to suit the tempo of her peregrinations.
Returning from a visit to Birzeit in the West Bank, Marie ZOLAMIAN brought back a souvenir photo, a singular postcard of three olive trees, lopped, uprooted, tendrils knotted, trunks fossilised. Their sterility, harsh, rough and disconcerting, contrasts with the pyramid of fruit on a nearby market stall. She also brought back this film, a long still shot, minimalist and contemplative, produced in the studio provided for her use. Before the lens stands a glass in front of a window; reflected in it are a myriad of gold-flecked pigments suspended in the water. “Through the sparkling flecks of the precious liquid, we can watch the sunset over Birzeit,” writes Colette DUBOIS, in the journey guide. “The changing light proffers every shade of gold and gives the reflection that lingers on the windowsill not only acute accents, like a slicing fragment of sun, but also the appearance of a mere trace that seeks to melt into the surface.”
There was no simpler way to touch on or convey the problem of water in Palestine, the plans implemented by the Israeli Civil Administration, and the vital, ecological, economic and highly political issues surrounding this precious resource. Here, water is a metaphor for relations between peoples, and more. “The work makes direct reference to the water tanks on West Bank rooftops,” continues Colette DUBOIS. “These huge black cylinders conjure up disconcerting images: giant insects, or strange, explosive weapons. Depicting these tanks as a cup of flaming liquor in which the viewer becomes delectably immersed, placing inside it the sunset which always brings with it the promise that tomorrow will be another day, has as much to do with fantasy as the desire to turn the tide.”
In contrast to the film, we find a long table covered in drawings: plates, tables, an atlas. We can browse the work at leisure, letting our ‘will to know’ ramble; we survey the mapping, the lines, from every angle. We only close the atlas, the collection of plates, after having wandered a while, erratically, without any particular direction, through its maze, its treasure. A work in ochre and water, we wander along golden shores and picture it under a sky as blue as the sea. It is, as Maria KODAMA described Borges’ Atlas, “a pretext to firmly root in the web of time our dreams made from the soul of the world.” The drawings are in gouache and water, some on high-quality Caravelle vellum. They are all called ‘Mer morte’ (Dead Sea). The sand is golden, gold is liquid; therein lies the salt of the earth, that fertile alliance.
In her artistic practice, Marie ZOLAMIAN collects, juxtaposes and composes pieces of memory, whether distant or recent, singular or collective. In doing so, she occupies this new area of experience that is sensitive, personal and a part of the world, enriched with meaning. As in a continuum, Marie ZOLAMIAN completes the process with a slow procession of women: sketches on paper inspired by oriental and Persian miniatures. They are priestesses and servants, conveying giving, otherness, the drunkenness of the senses, and submission. These are oil and water and all, this time, bring an offering of praise and wine, a secular ritual that, just like those involving the lustral water, sits at the crossroads of cultures and civilisations. I am reminded of the mystical poem by the 13th century author, Ibn AL FÂRIDH, and his famous ‘Al-Khamriya’: “So take it straight, though if you must, then mix it, but your turning away from the beloved’s mouth is wrong.” Likewise, watching the liquid gold of the Birzeit glass, the heart of the mystical poem has particular resonance: “Our glass,” writes Ibn AL FÂRIDH, “was its full moon, the wine a sun circled by a crescent. When it is mixed, how many stars appear!” (Translation from Th. Emil Homerin UmarIbn al-Fârid, Paulist Press, NY, 2001).

marie Zolamian

À servir, 2013.
Digital print. 43 x 52 cm

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