Archives par étiquette : Suchan Kinoshita

Suchan Kinoshita, Risquons-tout, Wiels, Bruxelles

Risquons-Tout fait allusion au potentiel du risque en lien avec l’innovation. Comment quelque chose de nouveau ou d’inconnu peut-il émerger à une époque de plus en plus marquée par les processus numériques, notamment par des algorithmes de prédiction censés nous protéger contre l’incertitude et l’imprévisibilité ? Ces algorithmes façonnent les opinions et nous canalisent vers des bulles numériques où nous ne rencontrons que ce que nous connaissons et « aimons » déjà. L’influence croissante de l’intelligence artificielle s’accompagne d’une conformité grandissante de la pensée. Les artistes et les penseurs invités pour Risquons-Tout remettent ce phénomène en question en s’aventurant sur des territoires inconnus et inexplorés. L’exposition observe la manière dont l’innovation et la créativité peuvent émerger d’attitudes qui défient la norme. Le risque consiste alors à dépasser les frontières qui limitent la mobilité de la pensée, des idées ou des êtres humains à une époque où l’Internet offre potentiellement un accès illimité à toutes les connaissances humaines et non humaines.

Le titre de l’exposition est emprunté au nom d’un hameau sur la frontière franco- belge. Comme la plupart des régions frontalières, Risquons-Tout se caractérise par une histoire de franchissement de limites, de rapprochement, de passage et de contrebande. La contrebande est une forme s’infiltration transculturelle qui échappe à la loi, un passage ou un déplacement non autorisé, une façon de rencontrer de nouveaux canons, des règles alternatives et des codes hybrides. L’exposition se lance dans la recherche d’un espace sans borne et de nouveaux modèles d’ouverture qui mènent à l’éclatement de nos bulles sécurisantes, et explore les dynamiques de transition, de mixité, de métissage et de créolisation qui se produisent dans des lieux intermédiaires tels que les zones frontalières. Elle présente les œuvres de 38 artistes d’origines diverses, tous liés à la région Eurocore qui englobe la Belgique et ses voisins immédiats. L’objectif est de briser les frontières qui limitent la pensée et l’action contemporaines, d’aller vers l’imprévisible et le non normatif comme catalyseurs d’imagination et d’idées.

photo Phlippe de Gobert

S’appuyant sur sa formation musicale et théâtrale, Suchan Kinoshita s’est inspirée de la scénographie pour réaliser une structure ressemblant à un podium de défilé et composée de revêtements de sol de gymnases recyclés. Sur le modèle du théâtre japonais traditionnel Nô et de sa passerelle menant à la scène, Kinoshita crée un espace intermédiaire, un peu comme un pont ou un passage à niveau. En l’absence de tout public, elle a invité des artistes à explorer la passerelle et à interagir avec les objets tandis que différents types de caméras captaient leurs mouvements. Ce qui subsiste n’est autre qu’une image fantôme rémanente dans un espace liminal. (dans le guide du visiteur)

Au Stedelijk museum Amsterdam – Exposition Beyond Imagination, 2012.

(…) L’Engawa, dans l’architecture traditionnelle japonaise, est une passerelle de bois, extérieure, un plancher surélevé, courant le long de la maison. C’est un lieu de passage, coiffé d’un toit pentu ; l’engawa module la relation entre l’intérieur et l’extérieur. On s’y arrête, on s’y assoit afin de contempler le jardin ou le paysage, on y médite.  Je me rappelle l’Engawa que Suchan Kinoshita érigea pour l’exposition  In ten minutes  au Ludwig museum à Köln. Simple plancher légèrement surélevé, rythmé par ses pilotis, extrait du même parquet de gymnase, il divisait l’espace vibratoire de l’exposition, invitant le spectateur à s’y asseoir afin de contempler un champs d’aérolithes, les Isofollies  de l’artiste, jardin ponctué des scories d’un temps pétrifié.

Ce concept de passerelle, de lieu de passage existe également dans l’organisation de la scène de Nô. L’accès à la scène se fait pour les acteurs par le hashigakari, passerelle étroite à gauche de la scène, dispositif adapté ensuite au kabuki en chemin des fleurs (hanamichi). Considéré comme partie intégrante de la scène, ce chemin est fermé côté coulisses par un rideau à cinq couleurs. Le rythme et la vitesse d’ouverture de ce rideau donnent au public des indications sur l’ambiance de la scène. À ce moment l’acteur encore invisible, effectue un hiraki vers le public, puis se remet face à la passerelle et commence son entrée. Ainsi, il est déjà en scène avant même d’apparaitre au public tandis que le personnage qu’il incarne se lance sur la longue passerelle. Assurément, le ponton de Suchan Kinoshita tient autant du Engawa que du Hashigakari.

A dessein, Suchan Kinoshita brouille régulièrement les frontières qui peuvent exister entre sphère privée, celle du temps de la méditation, de la concentration, et espace public ; elle est tant attentive à la contemplation qu’à l’action, à l’énoncé qu’à la traduction, à l’interprétation de celui-ci. Ainsi confond-elle également régulièrement les rôles qui animent le processus créatif, la diversité des espaces mis en jeu, les disciplines artistiques même, choisissant la position qui consiste à ne jamais dissimuler le processus mis en œuvre, mais plutôt à en affirmer le potentiel performatif, afin de créer de la pensée, et par ricochet de la pensée en d’autres lieux, là même où celle-ci échappera à son contrôle. Ce ponton est une œuvre en soi ; il a une indéniable puissance plastique. Il opère également comme dispositif, ce que Suchan Kinoshita appelle un « set », soit un lieu et un moment d’interaction, un protocole associant des instructions ou des exercices participatifs ou des invitations à l’improvisation. Cette fois, elle précise même qu’elle a agencé ce dispositif pour « une performance non annoncée ». Tout en haut des gradins, une série d’objets est disposée sur des étagères. Ils sont en attente d’une performance, d’un performer. Suchan Kinoshita a décidé du protocole : il s’agira de déambuler sur cette scène – passage avec l’un de ces objets.  L’œuvre s’appelle « Suchkino », une appellation qui touche à l’imaginaire, comme une contraction de son prénom et de son patronyme, comme un set linguistique également, entre la racine grecque « kiné » qui évoque le mouvement, le déterminant anglais « such », un tel mouvement ou le verbe allemand « suchen », chercher le mouvement.

Suchan Kinoshita s’adresse tant au performer attendu qu’au regardeur potentiel. Je repense à Jacques Rancière qui, dans l’Emancipation du Spectateur, écrit : « Il y a partout des points de départ, des croisements et des nœuds qui nous permettent d’apprendre quelque chose de neuf si nous récusons premièrement la distance radicale, deuxièmement la distribution des rôles, troisièmement les frontières entre les territoires ». C’est bien là que réside la position de Suchan Kinoshita. « Ce que nos performances vérifient, écrit également Rancière, – qu’il s’agisse d’enseigner ou de jouer, de parler, d’écrire, de faire de l’art ou de le regarder,  n’est pas notre participation à un pouvoir incarné dans la communauté. C’est la capacité des anonymes, la capacité qui fait chacun(e) égal(e) à tout(e) autre. ». Au-delà même de l’imagination que chacun développera en toute autonomie.

J’ai vu, lors du vernissage de l’exposition un jeune performer, Simon Brus, s’emparer d’un objet cruciforme d’abord, d’une chaise ensuite. La chorégraphie qu’il improvisa sur l’étroite scène du « Suchkino » fut longue et singulière, intérieure, comme une conscience du corps, tantôt arrêté, tantôt en mouvement. Sortant de l’auditorium, j’ai découvert deux écrans. De petites caméras de surveillance sont fixées sur certains pilotis. Elles enregistrent et diffusent dans les sas de l’auditorium des fragments de temps et d’espace du « Suchkino ». Sur les écrans, apparaissent des images saccadées qui sont déjà une autre réalité. (JMB, 2012)

 

Suchan Kinoshita, Inspire, ISELP, Bruxelles

sur réservation : https://iselp.be/fr/expositions/inspire

Suchan Kinoshita, Inspire, Iselp, Bruxelles, 17 septembre – 28 novembre

Suchan Kinoshita
Haïku for Liège, 2009
technique mixte, technique mixte, plante, dessin, verre, eau, plastique, 278 x 39 x 42 cm

Suchan Kinoshita participe à l’exposition Inspire à l’Iselp a Bruxelles.  Vernissage (à confirmer) le 17.09.2020 de 18h30 à 21h – Entrée libre aux expositions, du mardi au samedi, de 11H à 18H

 Quelles autres temporalités peuvent nous offrir les œuvres d’art ? Issues d’une inspiration qui n’appartient qu’aux artistes, les œuvres présentées dans cette exposition nous permettent d’apprécier le temps qui passe à sa juste mesure, d’en saisir pleinement l’intensité.

En partant d’une mise en question du temps normalisé (Maarten Vanden Eynde, Edith Dekyndt), Inspire glissera vers des créations abordant une temporalité plus lente, organique (Wolfgang Laib, Fabrice Samyn, Elise Peroi, Suchan Kinoshita, David Claerbout), ouverte (Manon de Boer) jusqu’à présenter des œuvres évoluant au fil de l’espace et du temps de l’exposition (F&D cartier, collectif muesli, Noémie Goldberg/Nogold) afin d’éprouver la durée comme une possible résonnance à notre expérience. Un ancrage salutaire, une pause ou un ralentissement conscient, hors du courant, afin de révéler d’autres rythmes sous-jacents tels que celui qui s’enclenche en nous dès la première inspiration et cadence notre existence.

Au programme : une exposition et une programmation de conférences, performances, projections, débats et rencontres. Elles déclineront différentes conceptions du temps qui tentent toutes d’échapper au temps contrôlé et codifié pour offrir une temporalité moins rationnelle, plus naturelle.

La musique de Valérie Leclercq, Jean D.L. et Alice Hebborn ainsi que la poésie et la méditation s’immisceront dans ce parcours afin d’offrir des espaces de dialogue aux œuvres présentées.

Curatrice: Catherine Henkinet

 

What other temporalities can artworks offer us? The works presented in this exhibition, which come from an inspiration unique to the artists, enable us to appreciate the passing of time in its proper light and to fully grasp its intensity.                                                              

Beginning with a questioning of standardised time (Maarten Vanden Eynde, Edith Dekyndt), Inspire will move on to creations displaying a slower, more organic temporality (Wolfgang Laib, Fabrice Samyn, Elise Peroi, Suchan Kinoshita, David Claerbout), then open (Manon de Boer) to show works evolving over the space and time of the exhibition (F&D Cartier, collectif muesli, Noémie Goldberg/Nogold) in order to test how time resonates with our experience. A salutary anchor point, a conscious pause or slowing down, out of the current, in order to reveal other underlying rhythms such as the one that is triggered within us from the first inspiration and that sets the pace of our existence.

On the agenda: an exhibition as well as a programme of conferences, performances, screenings, debates and meetings. These will introduce different notions of time, all attempting to escape controlled and codified time to offer a less rational, more natural temporality.

Music by Valérie Leclercq, Jean D.L. and Alice Hebborn as well as poetry and education will feed into this visitor experience to create space for discussion around the exhibited works.

L’Art Même
L’art même

Suchan Kinoshita, Risquons-Tout, Wiels, Bruxelles

Risquons-Tout est une exposition de groupe ambitieuse qui explore le potentiel de la transgression et de l’imprévisible. L’exposition se penche sur la manière dont l’art peut défier l’homogénéisation de la pensée dans les tristement célèbres chambres d’écho des sphères de (sur)information.

Risquons-Tout présente certains des artistes et auteurs les plus innovants et influents de la région de l’Eurocore qui s’étend de Bruxelles, à Amsterdam, Paris, Cologne, Düsseldorf et Londres. Le titre fait référence à un lieu-dit situé à la frontière franco-belge, un espace liminal de transition, de passages, d’échanges informels et de contrebande. Les artistes invités abordent différentes dynamiques de connections, de passages, de traduction et de transgression. Ils éclatent ainsi les bulles protectrices générées par les algorithmes de prédiction, ces outils conçus pour éviter le risque, qu’il soit d’ordre intellectuel, financier, affectif ou physique. La portée géographique et politique de l’exposition aborde la connectivité globale, la circulation transnationale et les mouvements de diasporas existants aujourd’hui.

Risquons-Tout occupera l’entièreté du bâtiment du WIELS et plusieurs espaces d’exposition et de performance adjacents. Les œuvres de 38 artistes reconnus internationalement ou émergents, seront présentées et proposeront une riche panoplie de pratiques artistiques défiant la simple catégorisation. Risquons-Tout comprendra également un volet performatif et une Open School à travers laquel les artistes, étudiants, chercheurs et experts pourront aborder les questions de la transgression, de l’imprévisibilité et des frontières à travers des méthodes alternatives de transmission du savoir.

Liste des artistes

Anne-Mie Van Kerkhoven (BE) – Bernd Lohaus (BE/DE) – CATPC – Christian Nyampeta (UK/RW/NL) – Ed Atkins (UK) – Elaine Sturtevant (US/FR) – Esther Ferrer (ES) – Evelyn Taocheng Wang (CN/NL) – Ghislaine Leung (UK) – Heide Hinrichs (DE) – Isaac Julien (UK) – Jean De Lacoste (BE) – Jef Geys (BE) – Joëlle Tuerlinckx (BE) – Julien Creuzet (BQ/FR) – Kati Heck (DE/BE) – Laure Prouvost (FR/BE) – Lise Duclaux (FR/BE) – Lubaina Himid (Zanzibar/UK) & Magda Stawarska-Beavan (PL/UK) – Lydia Ourahmane (DZ/UK) & Alex Ayed (BE) – Manon De Boer (IN/NL/BE) & Latifa Laâbissi (FR) – Manuel Graf (DE) – Melike Kara (DE) – Monika Stricker (DE) – Mounira Al Solh (LB/NL) – Neïl Beloufa (FR) – Nora Turato (HR/NL) – Panamarenko (BE) – Peter Buggenhout (BE) – Philippe van Snick (BE) – Shezad Dawood (UK) – Sina Seifee (DE) – Sophie Nys (BE) – Suchan Kinoshita (JP/DE) – Tarek Lakhrissi (FR)

Avec des interventions et performances de Ed Atkins (UK), Manon De Boer (IN/NL/BE) & Latifa Laâbissi (FR), Jean De Lacoste (BE), Christian Nyampeta (UK/RW/NL), Laure Prouvost (FR/BE), Mounira Al Solh (LB/NL), Nora Turato (HR/NL) et Tarek Lakhrissi (FR).

La section Open School sera constituée par les projets Intersections of Care de Loraine Furter et Florence Cheval avec les artistes invité.e.s Laurie Charles, Golnesa Rezanehzad, Sofia Caesar, Sirah Foighel Brutmann, Clémentine Coupau, Eden Studies de Astrocyte Studio Cédric Noël, Mira Sanders, Joachim Olender, Laure Cottin Stefanelli, Anaïs Chabeur, Benoît Dusart, Pauline Hatzigeorgiou et FieldStation Studio, et CLEA Open School de Centre Leo Apostel, VUB.

L’exposition sera accompagnée d’un catalogue publié par Fonds Mercator/Mercatorfonds et conçu graphiquement par Harrison. Le livre présentera des essais et entrevues de Dirk Snauwaert, Emanuele Coccia, Marina Vischmidt et Vivian Ziherl, ainsi que de nombreuses reproductions d’œuvres.

Cette exposition est la seconde itération d’une initiative lancée par WIELS en 2017 avec Le Musée Absent. Elle est rendue possible par le soutien généreux de la Fondation Willame et des WIELS patrons. L’exposition bénéficie également du soutien de IFA (Institut für Auslandsbeziehungen), Goethe Institut, l’Ambassade de France en Belgique, Mondriaan Fonds, Henry Moore Foundation, Fondation d’entreprise Ricard, l’Ambassade des Pays Bas en Belgique et ProHelvetia, ainsi que Marc Vandecandelaere.

Curateurs : Dirk Snauwaert, avec les co-commissaires Zoë Gray et Devrim Bayar, la commissaire associée Helena Kritis pour la partie performative et Sofia Dati comme assistante curatoriale

Wiels – Bruxelles 12.09.2020 – 10.01.2021

Réservations obligatoires via le site internet du Wiels

Suchan Kinoshita & Olivier Foulon, Huis clos, biennale de la peinture, musée Dhondt-Dhaenens

26/07/2020 – 18/10/2020

Du 26 juillet au 18 octobre 2020 — MDD, le Musée de Deinze et du Pays de la Lys (mudel) et le Musée Roger Raveel — s’unissent pour la 7ème édition de la Biennale de la Peinture.

Sous le titre Huis clos  – choisi avant la crise du coronavirus – la Biennale est l’occasion idéale de découvrir une vaste gamme de tableaux modernes et contemporains, tant belges qu’étrangers. Entre des personnalités historiques comme Jean Brusselmans, Gust. De Smet, Emile Claus et Roger Raveel et des artistes contemporains comme Chantal Akerman, Joëlle Dubois, Walid Raad, Bendt Eyckermans et Luc Tuymans, la Biennale propose un aperçu exceptionnel du médium pictural dans toute sa diversité. 

En plus de représenter une multiplicité d’intérieurs physiques, dont l’atelier et l’environnement domestique, les œuvres exposées à la Biennale évoquent les espaces intimes de l’imagination et de la psyché. 

Parce qu’il n’y a pas d’intérieur sans extérieur, la Biennale veut aussi mettre en valeur le splendide paysage naturel du Pays de la Lys, une région touristique à cheval sur les provinces de Flandre orientale et occidentale, qui sert de cadre aux musées participants. Cette 7ème édition invite donc les visiteurs de tous âges à combiner la découverte d’un art de classe internationale avec une journée dans la nature, à pied, à vélo, en voiture ou par les transports en commun.

Pour cette biennale, MDD collabore pour la première fois avec la municipalité de Laethem-Saint-Martin avec des présentations dans le musée Gust de Smet et dans la crypte de l’hôtel de ville de Laethem.

œuvres d’art au MDD de
Mamma Andersson, Njideka Akunyili Crosby, Léon De Smet, Gust. De Smet, James Ensor, Melissa Gordon, Suchan Kinoshita & Olivier Foulon, Marie-Fleur Lefebvre, Lucy McKenzie, Walid Raad, Maaike Schoorel, Chris Huen Sin Kan, Louis Thevenet, Luc Tuymans, Rik Wouters.

26/07/2020 – 18/10/2020

From 26 July to 18 October 2020, MDD, Museum of Deinze and the Leie Region (Mudel) and Roger Raveel Museum, join forces to present the 7th edition of the Biennial of Painting.
 
Under the title Binnenskamers – a title chosen long before the corona crisis – the Biennial is an exciting opportunity to discover a wide selection of modern and recent paintings from Belgium and internationally. From such historical figures as Jean Brusselmans, Gust. De Smet, Emile Claus and Roger Raveel to contemporary practitioners like Chantal Akerman, Joëlle Dubois, Walid Raad, Bendt Eyckermans and Luc Tuymans, the Biennial offers a unique cross-section of the medium in its diversity.
 
The works included in the Biennial depict an equally wide range of inner spaces, among them the studio, the domestic interior and the inner realm of the imagination. Yet the theme also speaks to the stunning natural landscape of the Leie region. As there can be no inside without outside, Biennial visitors can enjoy the works on display as well as the inspiring surroundings of Deinze, Deurle, Machelen-Zulte and Latem.
 
Whether by bike, public transport, car or on foot, the Biennial is an open invitation to visitors of all ages to mix world-class art with an enjoyable day out in the country.

For this Biennale MDD works together with the municipality of Sint-Martens-Latem for the first time with presentations in the Gust de Smet Museum and in the crypt of the City Hall of Latem. On certain days, after reservation, you can also visit The Wunderkammer Residence and De Woning Van Wassenhove.

work on view at MDD by
Mamma Andersson, Njideka Akunyili Crosby, Léon De Smet, Gust. De Smet, James Ensor, Melissa Gordon, Suchan Kinoshita & Olivier Foulon, Marie-Fleur Lefebvre, Lucy McKenzie, Walid Raad, Maaike Schoorel, Chris Huen Sin Kan, Louis Thevenet, Luc Tuymans, Rik Wouters.

Suchan Kinoshita, PlatzhalterTakingplaceSurplace, STUK, Leuven, ces 14 et 15 novembre

Performance de Suchan Kinoshita  au Stuck à Leven ces jeudi 14 et vendredi 15 à 21h. 

It happens when we’re not looking … years ago, Suchan Kinoshita wanted to see Chekhov’s Three Sisters. Tickets were sold out, so an hour before the play started she snuck in via backstage. She sat quietly in the back row of the gallery. A cleaning lady started sweeping between the seats, working her way back from the front row. Simultaneously, one by one the stage lighting of the first act was switched on. The lit scene of a dining room. The cleaning lady continued until she came to Kinoshita. She asked if she had a ticket, but it was no longer necessary: Kinoshita had seen the ideal platzhalter.

concept, text, music, scenography Suchan Kinoshita | performers Bastian Buddenbrock, René Haustein, Simon Bus | Sound Kitchen, Operating Theatre Inga Krüger, Suchan Kinoshita, Alima de Graaf | Sound Piece Ton im Ton (René Haustein) |Directors assistant Alima de Graaf | technical support STUK crew | commissioned and produced by Playground (STUK & M, Leuven)

Art Brussels 2019, les images (1)

Jacqueline Mesmaeker
Versailles avant sa construction, 1981
Photographie noir et blanc, encadrement, cartel, 70 x 83 cm

Jacqueline Mesmaeker,
Versailles après sa destruction, 2018
transfert sur miroir, 63,5 x 40,5 cm

Jacqueline Mesmaeker
Bourses de ceinture, 2018
soie et velours, 20 x 6 cm chacune

Suchan Kinoshita
Das A und O vom wohnen (durchgestrichen), 2019
Mixed media

Suchan Kinoshita
Karoke furniture, 2019
Mixed media

Jacques Charlier
Paysages professionnels, 1964-1970
Photographies NB, tapuscrit, certificat, (3) x 78 x 108 cm

Brecht Koelman
2017-01-19
Huile sur toile, 30 x 45 cm

Brecht Koelman
2019-03-8
Huile sur toile, 25 x 20 cm

David Polzin
Unfolded Chair, 2017

Aglaia Konrad
Selinunte, 2017
Héliogravure, 58,45 x 79,2 cm, 2019
ed 3 + 2 a.p

Suchan Kinoshita, Vrijheid, revue de presse

Lu dans Vrijheid. De vijftig Nederlandse kernkunstwerken vanaf 1968 de Hans den Hartog Jager les pages suivantes :

Suchan Kinoshita, Proposition d’en face, installation pour Kanal Pompidou Bruxelles, ce 22 janvier

PROPOSITION D’EN FACE, 2019
SITE SPECIFIC INSTALLATION: PUBLIC FLOORHEATING (POMPE À EAU, TUYAUX, BÉTON).
COMMANDE FONDATION KANAL, 2018

Née en 1960 à Tokyo d’une mère allemande et d’un père japonais, Suchan Kinoshita vit et travaille à Bruxelles. Nourrie d’une formation musicale et d’une première carrière dans le théâtre, sa pratique est protéiforme et interdisciplinaire. Son travail intègre régulièrement des éléments d’installations antérieures. Ainsi Proposition d’en face fait référence à un appel à projet de 2017 pour la Place de l’Yser auquel on l’avait invitée à répondre. Installant au même moment un chauffage au sol dans sa maison, Kinoshita propose alors un chauffage public équivalent pour le piétonnier du Quai du Commerce. Suite à une erreur d’encodage, sa proposition n’a pas été retenue.

Pour Kanal-Centre Pompidou, situé juste en face, Kinoshita adapte son projet. L’installation initiale de 50 mètres de long devient un carré de 2 m x 2 m (lit king size). Les tuyaux sont placés en « escargot » dans l’espace public près de l’arrondi du showroom, tandis que la partie technique est hébergée à l’intérieur du bâtiment. Deux tubes techniques relient les deux parties en passant sous le carrelage et la vitrine de l’ancien garage. À l’extérieur, seul le motif des pierres bleues laisse deviner l’intervention de l’artiste et en définit le contour.

Kinoshita a remporté le Prix de Rome (1992) et son travail est régulièrement exposé depuis les années 1980 et a fait l’objet de plusieurs expositions monographiques dont In 10 minutes au Museum Ludwig à Cologne (2010). Elle a notamment participé au Skulptur Projekte Münster (2007) ou aux Biennales d’Istanbul (1995), de Syndey (1998), de Shanghai (2008) ou Moscou (2013).

PROPOSITION D’EN FACE / PROPOSAL FROM THE OTHER SIDE OF
THE ROAD, 2019

SITE SPECIFIC INSTALLATION: PUBLIC FLOOR-HEATING (WATER PUMP, PIPES, CONCRETE).
COMMISSION: FONDATION KANAL, 2018

Born in 1960 in Tokyo to a German mother and a Japanese father, Suchan Kinoshita lives and works in Brussels. Her musical education and an early career in theatre have resulted in a multi-faceted, interdisciplinary artistic practice. She regularly incorporates elements from previous installations. For example, Proposition d’en face references a 2017 request for proposals for the Place de l’Yser for which she had been invited to submit a project. Kinoshita was installing underfloor heating in her house at the same time, so she proposed an equivalent public heating system for the pedestrian precinct on the Quai du Commerce. Due to an encoding error, her proposal was not adopted.

Kinoshita has adapted her project for Kanal-Centre Pompidou, which is just across the street from there. The initial 50-metre long installation is now a 2m x 2m square (the size of a king-size bed). The pipes are coiled flat under the public space near the curve of the showroom, while the technical equipment is housed inside the building. The two are connected by two service tubes running under the tiles and the window of the old garage – showroom. Outside, the pattern of blue stones defining the outline is the only evidence of the artist’s intervention.

Kinoshita was winner of the Prix de Rome in 1992, and her work has been regularly exhibited since the 1980s. It has been the subject of several solo exhibitions, including In 10 minutes at the Museum Ludwig, Cologne (2010). Kinoshita has also taken part in the Skulptur Projekte Münster (2007), and in Biennales in Istanbul (1995), Sydney (1998), Shanghai (2008) and Moscow (2013).

Fragilitatis, finissage, rencontre-dialogue, publication, ce vendredi 14 décembre

Dans le cadre de Reciprocity Design Liège

La galerie Nadja Vilenne a le plaisir de vous inviter au finissage des expositions
Fragilitatis. Suchan Kinoshita – David Polzin – Alevtina Kakhidze – Jacques Lizène

Ce vendredi 14 décembre 2018 à 18h30

Au programme :

Une rencontre – dialogue
Giovanna Massoni, directrice artistique de la triennale Reciprocity s’entretient avec Suchan Kinoshita à propos du projet « Proposition En Face. Square Sainctelette ».

La présentation de l’ouvrage « Fragilitas. Design out of comfort zone » qui accompagne la triennale et qui vient de sortir de presse.

Giovanna Massoni est directrice artistique de Reciprocity Design Liège depuis 2012. Experte en stratégie de communication, elle est commissaire d’expositions sur le design belge et international depuis 2005, commissaire de la biennale internationale de Saint-Etienne, consultante et journaliste.

Née au Japon, Suchan Kinoshita a à peine 20 ans lorsqu’elle s’installe en Europe et entreprend des études de composition musicale à la Musikhochschule de Cologne auprès de Maurizio Kagel. Plus tard, elle rejoint le Theater am Marienplatz de Krefeld, lieu expérimental singulièrement investi dans les pratiques performatives et instrumentales. Elle termine sa formation, dans le domaine des arts plastiques, à la Van Eyck Academie à Maastricht, là même où elle enseignera durant de nombreuses années. C’est dire que sa pratique artistique, multilmédiale, transcende les catégories, surgit tant dans l’exposition qu’en dehors, fait ou non appel à la participation active du spectateur. Tantôt l’oeuvre d’art s’affirme ouvertement en tant que telle, tantôt elle use de camouflage. Inspirée tant par la philosophie de son pays d’origine que par la culture occidentale, la notion d’habiter, wohnen, au sens spirituel du terme, parcourt l’impressionnant corpus d’oeuvres et d’interventions performatives de l’artiste. Très récemment, interpellée par la question des migrants et des sans-abris, Suchan Kinoshita a conçu un dispositif diurne, hivernal et urbain d’accueil aux sans-abris, lieu de chaleur et de convivialité partagée, réfléchissant l’intervention artistique dans une perpective aussi concrète que symbolique.