Archives mensuelles : juillet 2015

Jacques Charlier, Jacques Lizène, Walter Swennen, The Importance of being, museo de Arte contemporaneo, Buenos Aires

Jacques Charlier

Jacques Charlier, 100 Sexes d’artistes, musée des Beaux-Arts de La Havane (Cuba)

Jacques Charlier, Jacques Lizène et Walter Swennen participent à l’exposition « The importance of being », un panorama de l’art contemporain en Belgique au travers des oeuvres de quarante artistes, une exposition conçue par la curatrice Sarah Alonso Gomez, successivement accueillie par les musées de La Havane, de Buenos Aires, de Rio de Janeiro et de Sao Paulo. Deuxième étape au Museo de Arte Contemporáneo, Buenos Aires, Argentina, du 4 juillet au 12 septembre.

Gathering 40 international artists, the exhibition “The Importance of Being …” will travel to 4 important museums in Latin America along one year and a half, offering a vast panorama of the contemporary art scene in Belgium, without intending to encompass thoroughly. Plural discourses and transversal approaches through a wide range of artistic supports make possible to highlight nowadays crucial problematics worldwide in order to think on possible connections with other latitudes while mapping similarities and differences.

The goal has been to go beyond the notion of Belgium. It is a departure point as laboratory/platform with specific but also global cultural dynamics and geopolitical approaches, in the center of Europe on the decision-making and towards the rest of the world. In this sense, subjects related to power and memory, to the binomial identity-alterity, conflicts and borders, human relations with both the technosphere and biosphere in the context of the globalization are developed on the exhibition. In this sense, the exhibition proposes 5 conceptual trends establishing a strong thread between the selected artworks.

In parallel to the show, a program of performances, workshops with local art schools, conferences and panels of discussion will take place along the exhibition. The first venue will be Museo Nacional de Bellas Artes in Havana as from February 13th this year.

Artists: Marcel Broodthaers, Chantal Akerman, Francis Alÿs, Charif Benhelima, Guillaume Bijl, Michaël Borremans, Dirk Braeckman, Jacques Charlier, David Claerbout, Leo Copers, Patrick Corillon, Cel Crabeels, Berlinde De Bruyckere, Jan De Cock, Peter de Cupere, Carl De Keyzer, Raoul De Keyser, Edith Dekyndt, Wim Delvoye, Fred Eerdekens, Jan Fabre, Michel François, Kendell Geers, Johan Grimonprez, Ann Veronica Janssens, Marie-Jo Lafontaine, Jacques Lizène, Kris Martin, Hans Op de Beeck, Walter Swennen, Pascale Marthine Tayou, Ana Torfs, Joëlle Tuerlinckx, Philippe Vandenberg, Koen van den Broek, Anne-Mie Van Kerckhoven, Koen Vanmechelen, Lieve Van Stappen, Bruno Vekemans, Angel Vergara Santiago.

Curator: Sara Alonso Gómez
Director: Bruno Devos

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Jacques Lizène, Constructeurs d’absurde, bricoleurs d’utopie, Abbaye Saint-André, Meymac

Jacques Lizène participe à l’exposition « Constructeurs d’absurde, bricoleurs d’utopie », à l’Abbaye Saint-André – Centre d’Art contemporain à Meymac. Du 12 juillet au 1er novembre.

Jacques Lizène

Jacques Lizène
Sculpture nulle 1980, sculpture génétique 1971, sculpture génétique cultuelle 2009, en remake 2010-2011. Plâtre peint, 88 x 20 x 20 et 80 x 20 x 20 cm

Jacques Lizène

Jacques Lizène
Art syncrétique 1964, sculpture génétique culturelle et cultuelle 1984 – 2010, en remake 2011. Vierge croisée Vénus croisé masque africain. Technique mixte, 147 x 25 x 25 cm

Malgré la progression des outils numériques, l’artiste plasticien reste un artisan (c’est-à-dire un empirique, quelqu’un qui façonne) plutôt qu’un ingénieur. Il exprime ce qui ne peut être dit ou montré avec les moyens ordinaires, à partir de ce qui est ou de ce que les gens croient ou imaginent être, craignent ou souhaitent qu’il soit. Sa fonction est aussi bien critique qu’anticipatrice. Son geste décide autant qu’il ne se pense. Avec cette constante, que sa proposition paraît formellement, toujours un peu décalée, à cause des écarts d’expression, même lorsqu’il s’agit d’aborder l’exception. Les hommes rêvent d’une prégnance magique (ou scientifique) sur le monde, souhaitant toujours autre chose que ce qui est, parfois l’impossible. Face à eux, le monde, confronté à leurs désirs, à la recherche du plaisir, apparaît le plus souvent opaque. De cette opacité nait le sentiment d’absurde, expression d’un désir imprécis, excessif et certainement contrarié. L’artiste pratiquant le constat subjectif et la projection dans l’imaginaire, à la fois nombriliste et par construction distanciée, révèle la faille, débusque les contradictions, les dit, les montre, les met en crise en exacerbant sur un mode ludique ou grave, ce qu’elles dissimulent de non-dits ou recèlent de fantasmes.

Dans les siècles antérieurs, nombre d’artistes, savants eux-mêmes ou perçus comme tels (à la mesure du savoir de l’époque), parce qu’ils maîtrisaient le trait; travaillaient avec les architectes, les urbanistes et les ingénieurs, à la conception des monuments et des villes. Ils en dessinaient les formes ou imaginaient des machineries distrayantes, mettant en scène le merveilleux au service des pouvoirs, dans une vision prospective ou simplement amusante, mais jouant avec le surnaturel. Aujourd’hui certains, en plus de leurs propres réflexions sur le monde, travaillent avec des sociologues, des architectes, des physiciens, des informaticiens. Pour questionner et, peut-être, distraire par une pédagogie paradoxale, ils poussent les tendances (sociales, techniques ou scientifiques) vers des extrémités révélatrices, proches d’une réalisation fantasmatique ou paraissant absurde. Ils imaginent des contre espaces qui n’ont d’assise que l’imaginaire.

L’artiste, lorsqu’il se veut bricoleur d’univers ou constructeur d’absurde, mène une aventure à la fois intellectuelle, émotionnelle et physique qui le conduit vers des frontières à risques, des zones prospectives aux limites incertaines. Des zones à contrepied, souvent dérangeantes, qui mettent en cause des habitudes de regard, des stabilités de savoir sur lesquelles vogue ordinairement le monde.
Rappel : L’absurde est à l’intersection du signifiant et du signifié par un écart destructeur. L’utopie est au départ la volonté de construction d’une société idéale, qui ignorante de ses propres racines, relève en fait de l’imagination et du rêve. L’exposition rassemblera les travaux d’une vingtaine d’artistes bricolant des utopies sociales ou scientifiques, construisant des machineries qui tournent et se retournent sur elle-même, bidouillant des rêves de société idéale ou leurs cauchemars.

Commissariat : Caroline Bissière & Jean-Paul Blanchet, avec Eglantine Bélêtre.

Les artistes
Glen Baxter, Berdaguer & Péjus, Julien Berthier, Simon Boudvin, Alain Bublex, Robbie Cornelissen, David Coste, Nicolas Darrot, Dejode & Lacombe, Wim Delvoye, Eric Duyckaerts, Du Zhenjun, Cao Fei, Jean-François Fourtou, Yona Friedman, Aurélien Froment, Fabrice Gallis, Zacharie Gaudrillot-Roy, Paul Granjon, Thomas Huber, John Isaacs, Rémy Jacquier, Theo Jansen, Kirsten Johannsen, Filip Jonker, Ilya & Emilia Kabakov, Jan Kopp, Martin Le Chevallier, Jacques Lizène, Arnold Odermatt, Taiyo Onorato & Nico Krebs, Panamarenko, Robert et Shana ParkeHarrison, Philippe Ramette, Franck Scurti, Roman Signer, Laurent Tixador, Winshluss, Kacey Wong, Erwin Wurm.

Le Centre d’art contemporain est une association loi 1901. Sa mission est de promouvoir et de diffuser la création contemporaine, principalement dans le domaine des arts plastiques. Il est installé, depuis 1979, dans l’aile sud et la tour de l’Abbaye Saint-André, au coeur du centre historique de Meymac en Corrèze. Le bâtiment réaménagé est adapté à la présentation de la création contemporaine. Les espaces sont modulables et se transforment en fonction des nécessités imposées par les expositions. Le Centre d’art contemporain développe un programme faisant place autant aux artistes émergents qu’aux artistes de notoriété internationale, en alternant expositions thématiques et monographiques.

Abbaye Saint André – Centre d’art contemporain
Place du bûcher
19250 Meymac

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Benjamin Monti, Marie Zolamian, Le Bourgmestre de Furnes, Emergent, Furnes

Benjamin Monti et Marie Zolamian participent à l’exposition Le Bourgmestre de Furnes à la galerie associative Emergent à Furnes. Du 9 juillet au 20 septembre.

Benjamin Monti

Benjamin Monti
Sans titre
Encre de chine sur cartes perforées de la « Courage Organisation SA », 21 x 14,7 cm, 2010-2015

Benjamin Monti

Benjamin Monti
Sans titre
Encre de chine sur dessin trouvé, 22,7 x 14,5 cm, 2010-2015

A l’occasion du 25e anniversaire de la mort de Georges Simenon et d’une nouvelle traduction néerlandaise du roman « Le Bourgmestre de Furnes », paru en 1939, Emergent, galerie et association sise… à Furnes a invité deux curatrices, Anne Françoise Lesuisse et Nina Folkersma à sélectionner une série d’œuvres et d’artistes autour des thématiques abordées par le roman. Dans la très ancienne ville de Furnes, en Flandre-Occidentale, tiraillée entre le progrès venu d’Amérique et les souvenirs du Moyen Âge, le bourgmestre s’impose par son autorité, sa rigidité. C’est un personnage sûr de lui que le doute n’effleure pas. Pourtant un jour, le  » Baas  » (le maître, le patron), comme on l’appelle, se dépouille de sa carapace sociale pour connaître la passion et la déchéance. Roman à dominance psychologique que d’aucuns ont inscrit dans une suite d’œuvres où Georges Simenon aborde le spectre de la déviance, celle-ci est celle d’un individu qui refuse de continuer à remplir les fonctions que lui assigne la société au risque de la perte de soi. Portrait saisissant – un des meilleurs romans de Simenon selon Gaston Gallimard lui-même, Le Bourgmestre de Furnes est également une singulière vue de Flandres. Furnes, assurément est une ville simenonienne.

Marie Zolamian

Marie Zolamian
Dormition, 2011.
Acrylique sur toile, 27.4 x 21.8 cm.

Marie Zolamian

Marie Zolamian
Dormition, 2011.
Acrylique sur toile, 29 x 27,5 cm

Avec : Eylem Aladogan, Thorsten Brinkmann Dirk Braeckman, Tom Callemin, Michael Dans, Pierre Gérard, Paul Kooiker, Lucas Lenglet, Benjamin Monti, Sébastien Plevoets, Arjan van Helmond Ina van Zyl, Anne Wenzel et Marie Zolamian

vernissage le dimanche 5 juillet
10h30 Inauguration par… le bourgmestre de Furnes
Entrée libre de 11h à 13h.
15h Après-midi littéraire : Anna Luyten, Rokus Hofstede, Jacques Dubois, Michiel Hendryckx, François Beukelaers, Nina Folkersma & Anne-Françoise Lesuisse.
19h Projection du film Le Bourgmestre de Furnes, BRT (1984) Régie: Dré Poppe, avec entre autres: Ward de Ravet, Dora van der Groen, Ingrid De Vos.

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