Archives par étiquette : Audrey Frugier

« Noir chantilly », La châtaigneraie Flémalle, revue de presse

Audrey Frugier

Audrey Frugier, Desesperate Housewives, balai, pampilles en verre 2014

Lu dans H.ART à propos de « Noir Chantilly », exposition à laquelle participent Sophie Langohr, Marie Zolamian, Audrey Frugier et Rachel Laurent :

HART

[sociallinkz]

Audrey Frugier, « Noir Chantilly, Féminisme(s) », La Chataigneraie, Flémalle

Audrey Frugier

Audrey Frugier, Desesperate Housewives, balai, pampilles en verre 2014

Audrey Frugier manipule avec ironie les codes de la consommation en détournant des objets ordinaires de notre quotidien et en reprenant les codes de l’ornement du luxe. Elle opère un renversement de sens et d’esthétique, en parodiant des objets souvent à valeur d’usage. Le travail d’Audrey Frugier offre ainsi une large palette d’objets, de couleurs et de matières qui joue avec l’appréciation des goûts décoratifs et esthétiques et le jugement de goût qui lui est associé.
Cette œuvre cible avec précision le hiatus entre réalité austère et vie fantasmée, où l’imaginaire s’affole dans l’outrance ornementale et la mise en scène. Elle est l’illusion d’une représentation fausse et mensongère de la réalité et de la capacité de l’Homme à vivre une vie rêvée, riche d’utopie.

Audrey Frugier

Audrey Frugier

Audrey Frugier, Unicorn, technique mixte, 2013

[sociallinkz]

Noir Chantilly, Féminisme(s), La Châtaigneraie, Flémalle

Audrey Frugier

Audrey Frugier, Desespate Houssewives, 2014

Audrey Frugier, Rachel Laurent, Sophie Langohr et Marie Zolamian participent à l’exposition « Noir chantilly, Féminisme(s) », organisée par La Chataigneraie, Centre wallon d’art contemporain, à Flémalle.

Si la lutte pour les droits des femmes paraissait un long parcours uniforme depuis Olympe de Gouges, Georges Sand, Colette, Simone de Beauvoir et Elisabeth Badinter, depuis les vingt dernières années, le féministe, à l’instar de notre société multiculturelle s’est diversifié. On parle aujourd’hui des féminismes et non plus du féminisme. De nouvelles problématiques se sont invitées dans le débat : le port du voile, la procréation assistée, le transgenre, la publicité, la garde alternée… D’autres problématiques réapparaissent sous un jour différent, la prostitution par exemple. Un mot d’ordre fondateur reste d’actualité : le droit des femmes à disposer librement de leur corps et de leur existence. Les artistes, plasticiennes et performeuses réinterrogent ce rapport au corps féminin.

Avec : Cathy Alvarez , Elodie Antoine, Julie Arnould, Anne-Sophie Arnould, Evelyne Axell, Laetitia Bica, Dominique Castronovo, Isabelle Copet, Alexia Creusen, Aurore Dal Mas, Sheila de la Cal Perez, Audrey Frugier, Fanny Germeau, Annabelle Guetatra, Sophie Langohr, Rachel Laurent, Karine Marenne, Pauline May, José Picon, Romina Remmo, Anne-Françoise Schmitz, Sofie Vangor, Fanny Viollet, Aurélie William Levaux, Fang Zhaolin, Marie Zolamian…

Du 14 février au 5 avril 2015 à la Châtaigneraie (Flémalle) – vernissage public le vendredi 13 février à 18h30.
Conférence le 6 mars : Sophie Cadalen, psychanalyste et écrivaine à Paris, auteur de « Ni mars, ni vénus, oui nous sommes différentes autrement » et « Les femmes de pouvoir, des hommes comme les autres ».

Egalement du et 21 février > 20 mars 2015 à la Galerie Juvénal (Huy). Vernissage le vendredi 20 février à 18h30 à La Galerie Juvénal

La Châtaigneraie
Chaussée de Ramioul, 19 – B-4400 Flémalle – T +32 (0) 42 75 33 30.

[sociallinkz]

Audrey Frugier, nominée au Prix MAIF pour la sculpture 2013

Unique en son genre, le Prix MAIF pour la Sculpture permet chaque année à un artiste plasticien émergent de réaliser une première œuvre en bronze dans une approche contemporaine.
La MAIF offre au lauréat la fonte d’un exemplaire de son œuvre en bronze et le moule réalisé à cette occasion, tandis qu’elle conserve un second exemplaire qui sera exposé dans différents lieux.
Le lauréat bénéficie également d’un accompagnement technique de la part de la fonderie partenaire, d’une large visibilité médiatique et de la publication d’un catalogue. Décision du jury ce 1er octobre.

Unicorn

Audrey Frugier. Née en 1980 – Vit et travaille à Paris Diplômée en 2007 de l’Ecole Nationale Supérieure d’Art de Bourges, Audrey Frugier est rapidement remarquée un an plus tard lorsqu’elle remporte le Prix de la jeune sculpture de La Chataîgneraie, le centre d’art contemporain de Liège. L’artiste participe au Salon de Montrouge en 2009, puis à la Biennale Jeune Création l’année suivante. Ses œuvres sont présentées dans différentes expositions et foires telles que la FIAC et Art Brussels avec sa galerie Nadja Vilenne. Audrey Frugier manipule avec ironie les codes de la consommation en détournant des objets ordinaires de notre quotidien, tout en reprenant les codes de l’ornement du luxe. Elle opère un renversement de sens et d’esthétique en parodiant des objets souvent à valeur d’usage. Le travail d’Audrey Frugier offre ainsi une large palette d’objets, de couleurs et de matières qui joue avec l’appréciation des goûts décoratifs et esthétiques.

Unicorn : loin d’être une représentation peluchée de l’arche de Noé, Unicorn prend le parti de proposer une réflexion sur l’ambiguïté du rapprochement homme-animal et des rapports qui les unissent. Cette proposition interroge la sacralité de l’esthétique et le jugement de goût qui lui est associé.
Cette œuvre cible avec précision le hiatus entre réalité austère et vie fantasmée où l’imaginaire s’affole dans l’outrance ornementale et la mise en scène. Elle est l’illusion d’une représentation fausse et mensongère de la réalité et de la capacité de l’Homme à vivre une vie rêvée, riche d’utopie.

[sociallinkz]

Audrey Frugier, Openairs, Liège

A Liège, Audrey Frugier participe à Openairs

Openairs s’inscrit dans une politique culturelle d’envergure en proposant dans le cœur historique de Liège des oeuvres originales d’artistes de renommée internationale (Orlan, Claude Lévêque, Peter Kogler, Sophie Giraux, Audrey Frugier, Frédéric Platéus)
Johan Muyle, artiste belge reconnu dans le monde de l’art a été choisi comme directeur artistique car parallèlement à son travail personnel qui manipule et détourne les images populaires, les icônes politiques ou qui construit des sculptures et assemblages malicieux, il a le désir de s’inscrire dans des projets qui questionne l’art contemporain dans la réalité culturelle, politique ou sociale. Les artistes qu’il a choisis partagent, tout comme lui, le même engagement et leurs démarches respectives participent d’une réflexion critique qui se matérialise sous des formes métaphoriques. Ces oeuvres originales partageront toute le même medium, le gonflable ; qui ici sera détourné de son usage publicitaire pour interroger la définition même de la sculpture et sa dimension habituellement pérenne dans l’espace public. Openairs est une manifestation comme son titre le définit ouverte à tous, présentant un parcours original de nouvelles formes de sculptures urbaines.
Le communiqué de presse ajoute que « Montrer l’art contemporain ailleurs, loin des institutions consacrées, des galeries ou musées, c’est concrétiser la volonté démocratique d’offrir à tous citoyens un accès à l’art contemporain ». Personnellement, je ne vois pas en quoi les institutions, galeries et musées seraient moins démocratiques, mais c’est là un autre débat.

Trois réflexions du commissaire d’exposition :

À la différence du « mot-valise » qui charrie le sentiment de confusion, je qualifie volontiers « OPENAIRS » de « mot-tiroir » car si son interprétation est multiple, chacun est libre d’y trouver ou d’inventer des significations possibles. A ce titre, je n’évoquerais qu’une seule référence, celle du célèbre « Air de Paris » de Marcel Duchamp (1919). « OPENAIRS » fait bien évidemment penser à l’air en tant que matériau en soi, tout en évoquant le caractère public d’une manifestation « en plein air », qui par extension suscite aussi le concept de musée en plein air. Par ailleurs, si la musicalité du mot « air » et le sens d’ouverture qu’induit le terme « open » me tiennent particulièrement à cœur, les deux mots issus du français et de l’anglais s’apparentent à une langue internationale, immédiatement compréhensible par tous.

J’ai constaté que ce matériau est utilisé dans l’art contemporain de façon récurrente mais ponctuelle dans le parcours d’un artiste. En ce sens, il n’y a pas à proprement parler dans l’histoire de l’art contemporain un artiste du gonflable. Le potentiel de déploiement du matériau et sa capacité à créer des formes monumentales sont probablement à l’origine de l’intérêt répété des plasticiens pour la structure gonflable. De plus, le contresens qu’induit ce matériau de la définition de la sculpture le plus souvent à vocation pérenne me plaît. La destination première du gonflable employé dans la publicité ou dans des contextes ludiques est un argument supplémentaire pour imaginer la cooptation par un public large de cette nouvelle forme de sculpture urbaine.

Situé en bord de Meuse, le cœur historique de Liège est un îlot aux qualités architecturales indéniables où cohabitent plusieurs publics : celui des musées et des riverains avec tout le contexte de vie commerciale et animée qu’il induit. Si l’on considère que le « culturel » d’aujourd’hui sera le patrimoine de demain, il n’est pas impertinent de valoriser une nouvelle fois ce quartier en y installant des œuvres éphémères d’artistes contemporains qui permettront à un public belge ou étranger de découvrir les œuvres en même temps que de découvrir ou de redécouvrir l’éclectisme de ce patrimoine d’exception.

Audrey Frugier, Life is magnifique ®

Sous ses aspects attractifs, l’oeuvre d’Audrey Frugier interroge la sacralité de l’esthétique et le jugement de goût qui lui est associé. Recourant aux brillants de pacotille, aux gemmes de contrefaçon et autres paillettes frivoles pour magnifier des objets utilitaires du commun (petit électroménager, ponceuse, etc.), Audrey Frugier sonde aussi bien la question du genre (féminin/masculin) en même temps que s’ajoute celle du paraître en société. Derrière l’interrogation des modes (vestimentaire, accessoiriste) et celle du pouvoir de légitimation de l’appartenance au groupe, Audrey Frugier pointe l’archaïsme du besoin grégaire questionnant de facto l’espace de singularité individuelle si chèrement revendiqué.
« Life is magnifique ® » (2011) se joue des codes architecturaux en remplaçant un chancre par la façade d’une maison idéalisée telle qu’on la retrouve dans la panoplie des jouets d’enfants, venant ainsi matérialiser la « façade » révélatrice de l’inscription en société.

12 mai – 30 septembre 2012
Organisation : La Province de Liège – Service culture en collaboration avec l’Office provincial des Métiers d’Art.
Bulle d’informations : Sur le parvis du musée de la vie Wallonne et la Place St Barthélémy

Audrey Frugier, Openairs, l’été prochain

Paul Emile Mottard, député permanent en charge de la Culture de la Province de Liège vient de dévoiler les grandes lignes de la prochaine triennale d’Art public, qui, à l’été prochain, se concentrera cette fois sur le coeur historique de la ville de Liège. La direction artistique en a été confiée à Johan Muyle. Celui-ci a rassemblé autour de lui six artistes, Orlan, Claude Lévêque, Peter Kogler, Sophie Giraux, Audrey Frugier et Frédéric Platéus. Openairs, titre de la manifestation, fait autant référence à l’espace public qu’à la singularité du médium que tous les artistes mettront en oeuvre : une structure gonflable. Extraits du dossier de presse :

A propos de l’espace public :

Il s’agit donc bien d’un art ouvert à tous mais pas nécessairement compris par tous. En effet, les installations et autres oeuvres contemporaines peuvent rebuter un public non initié à l’art actuel. Car paradoxalement, en matière artistique, ce qui est de notre temps semble perturber notre conception du beau. Si certains demeurent malgré tout influencés par des siècles de classicisme, d’autres sont aussi tributaires de cette peur qui entraîne une résistance au changement. L’art dans l’espace public implique par nature une interaction révélatrice entre le lieu, le spectateur et l’oeuvre. Le milieu aura donc des conséquences tant sur la forme de l’oeuvre, que sur sa signification puisque leur rencontre n’est pas fortuite.

A propos du projet :

Johan Muyle, artiste belge reconnu dans le monde de l’art a été choisi comme directeur artistique car parallèlement à son travail personnel qui manipule et détourne les images populaires, les icônes politiques ou qui construit des sculptures et assemblages malicieux, il a le désir de s’inscrire dans des projets qui questionne l’art contemporain dans la réalité culturelle, politique ou sociale. Les artistes qu’il a choisis partagent, tout comme lui, le même engagement et leurs démarches respectives participent d’une réflexion critique qui se matérialise sous des formes métaphoriques. Ces oeuvres originales partageront toute le même medium, le gonflable ; qui ici
sera détourné de son usage publicitaire pour interroger la définition même de la sculpture et sa dimension habituellement pérenne dans l’espace public. Openairs est une manifestation comme son titre le définit ouverte à tous, présentant un parcours original de nouvelles formes de sculptures urbaines.
Johan Muyle : À la différence du « mot-valise » qui charrie le sentiment de confusion, je qualifie volontiers « OPENAIRS » de « mot-tiroir » car si son interprétation est multiple, chacun est libre d’y trouver ou d’inventer des significations possibles. A ce titre, je n’évoquerais qu’une seule référence, celle du célèbre « Air de Paris » de Marcel Duchamp (1919). « OPENAIRS » fait bien évidemment penser à l’air en tant que matériau en soi, tout en évoquant le caractère public d’une manifestation « en plein air », qui par extension suscite aussi le concept de musée en plein air. Par ailleurs, si la musicalité du mot « air » et le sens d’ouverture qu’induit le terme « open » me tiennent particulièrement à coeur, les deux mots issus du français et de l’anglais s’apparentent à une langue internationale, immédiatement compréhensible par tous.

A propos du medium unique :

Johan Muyle : J’ai constaté que ce matériau est utilisé dans l’art contemporain de façon récurrente mais ponctuelle dans le parcours d’un artiste. En ce sens, il n’y a pas à proprement parler dans l’histoire de l’art contemporain un artiste du gonflable. Le potentiel de déploiement du matériau et sa capacité à créer des formes monumentales sont probablement à l’origine de l’intérêt répété des plasticiens pour la structure gonflable. De plus, le contresens qu’induit ce matériau de la définition de la sculpture le plus souvent à vocation pérenne me plaît. La destination première du gonflable employé dans la publicité ou dans des contextes ludiques est un argument supplémentaire pour imaginer la cooptation par un public large de cette nouvelle forme de sculpture urbaine.

A propos d’ Audrey FRUGIER, qui interviendra Place St Barthelemy :

« Life is magnifique ® / Titre provisoire », 2011, pcv imprimé, 6 x 10 m.
Sous ses aspects attractifs, l’oeuvre d’Audrey Frugier interroge la sacralité de l’esthétique et le jugement de goût qui lui est associé. Recourant aux brillants de pacotille, aux gemmes de contrefaçon et autres paillettes frivoles pour magnifier des objets utilitaires du commun (petit électroménager, ponceuse, etc.), Audrey Frugier sonde aussi bien la question du genre (féminin/masculin) en même temps que s’ajoute celle du paraître en société. Derrière l’interrogation des modes (vestimentaire, accessoiriste) et celle du pouvoir de légitimation de l’appartenance au groupe, Audrey Frugier pointe l’archaïsme du besoin grégaire questionnant de facto l’espace de singularité individuelle si chèrement revendiqué. « Life is magnifique ® / Titre provisoire » (2011) se joue des codes architecturaux en remplaçant un chancre par la façade d’une maison idéalisée telle qu’on la retrouve dans la panoplie des jouets d’enfants, venant ainsi matérialiser la « façade » révélatrice de l’inscription en société.

Audrey Frugier, Life is magnifique, titre provisoire, simulation

Openairs se déroulera du 12 mai au 30 septembre 2012.