Archives par étiquette : Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker, Der Rattenfänger, galerie Duflon Ratz, Bruxelles, sur une idée de Pierre-Philippe Hofmann

Jacqueline Mesmaeker participe à l’exposition Der Rattenfänger, conçue par Pierre-Philippe Hofmann à la galerie Duflon Rats à Bruxelles. Jusqu’au 11 juin. 

Dans leur conte adapté d’une légende (Der Rattenfänger von Hameln), les frères Grimm décrivent la figure magnétique d’un attrapeur de rats capable, au son de sa flûte, d’entraîner dans son sillage les rats ou les enfants, selon la tournure du récit. C’est sur une idée comparable que nous avons imaginé la façon d’organiser une exposition de groupe.

Un rouleau de plastibulle sur l’épaule, Pierre-Philippe Hofmann quitte sa maison à Linkebeek pour marcher vers la galerie Duflon Racz à Ixelles. Il marque une pause chez les artistes qui travaillent ou habitent sur la trajectoire et les invite à se joindre au groupe, en emportant avec eux une une pièce de petite taille, soigneusement emballée. Parallèlement, Frédéric Fourdinier organise une cueillette de plantes sauvages qui seront ensuite cuisinées. Le trajet n’est pas très long, mais la progression se fait par à coups, et c’est dans une temporalité spécifique que quelque chose se réalise. Peu à peu, ce quelque chose est devenu un projet commun. Organiquement, linéairement.

Dans la galerie, les œuvres sont rangées dans une étagère conçue sur mesure. Au fil des deux mois d’exposition, elles seront humblement agencées par petit groupe dans l’espace.

Avec des oeuvres de : Marie André  & Eugène Savitzkaya, Elodie Antoine, Michel Assenmaker, Laurette Attrux-Tallau, Etienne Courtois, Grégory Decock, Philippe Degobert, Mathias Domahidy, Claire Ducène, Frédéric Fourdinier, Pierre Hebbelinck, Pierre-Philippe Hofmann, Nicolas Kozakis, Adrien Lucca, Pierre Martens, François Marcadon, Vincent Meessen, Jacqueline Mesmaeker, Harald Thys & Jos de Gruyter, Michel Tombroff, Various Artists, Mathieu Zurstrassen…

 

Jacqueline Mesmaeker, Est Sud ouest , cartons postaux, 2009-2017

Jacqueline Mesmaeker, Pendants et vis en face, finissage ce week-end des 8 et 9 mai

Cloture et finissage de l’exposition Pendants et Vis en face de Jacqueline Mesmaeker ce week-end des 8 et 9 mai.

La galerie sera ouverte ces samedi et dimanche de 11 à 18h. 

Jacqueline Mesmaeker, De page en page, Pendants et vis en face (8)

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Jacqueline Mesmaeker, Couloirs, les images (2)

Jacqueline Mesmaeker, Couloirs, 2020

Couloir est une série de dessins sur des rouleaux de papier. Fixés en haut des murs, ils se déroulent jusqu’au sol et se prolongent parfois sur celui-ci. Ils sont recouverts d’un quadrillage régulier réalisé aux crayons de couleur, chaque tracé est multicolore. Avec cette oeuvre, on rejoint le minimalisme singulier de l’artiste, la relation qu’elle entretient avec son appartement-atelier (le quadrillage correspond à celui des pavés de son couloir) et l’importance du dessin, le seul médium qu’elle a pratiqué tout au long de sa vie.

Jacqueline Mesmaeker, Couloirs, 2020
Jacqueline Mesmaeker, Couloirs, 2020
Jacqueline Mesmaeker, Couloirs, 2020
Jacqueline Mesmaeker, Couloirs, 2020
Jacqueline Mesmaeker, Couloirs, 2020
Jacqueline Mesmaeker, Couloirs, 2020
Jacqueline Mesmaeker, Couloirs, 2020

Jacqueline Mesmaeker, Couloirs, les images (1)

Jacqueline Mesmaeker, Couloirs, 2020

Couloir est une série de dessins sur des rouleaux de papier. Fixés en haut des murs, ils se déroulent jusqu’au sol et se prolongent parfois sur celui-ci. Ils sont recouverts d’un quadrillage régulier réalisé aux crayons de couleur, chaque tracé est multicolore. Avec cette oeuvre, on rejoint le minimalisme singulier de l’artiste, la relation qu’elle entretient avec son appartement-atelier (le quadrillage correspond à celui des pavés de son couloir) et l’importance du dessin, le seul médium qu’elle a pratiqué tout au long de sa vie.

Jacqueline Mesmaeker, Couloirs, 2020
Jacqueline Mesmaeker, Couloirs, 2020

Jacqueline Mesmaeker, Couloirs, 2020

Jacqueline Mesmaeker, Couloirs, 2020
Jacqueline Mesmaeker, Couloirs, 2020
Jacqueline Mesmaeker, Couloirs, 2020
Jacqueline Mesmaeker, Couloirs, 2020
Jacqueline Mesmaeker, Couloirs, 2020

Jacqueline Mesmaeker à la galerie, exposition accessible ce week-end des 1er et 2 mai

Jacqueline Mesmaeker, Couloir, 2020

La galerie est accessible ces week-end des 1er et 2 mai 2021, de 11 à 18h

Week-end de finissage de l’exposition, les samedi et dimanche 8 et 9 mai. 

Jacqueline Mesmaeker, De page en page, Pendants et vis en face (7)

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Jacqueline Mesmaeker, Spatial Bias, Lesage, Bruxelles

Jacqueline Mesmaeker participe à l’exposition Spatial Bias à Lesage. Du 23.04 au 2.5. 2021sur rendez vous. 

Jacqueline Mesmaeker, De Page en page, Pendants et vis en face, une introduction

De Page en page est un chantier d’écriture ouvert à Ganges en 1990 et achevé à Bruxelles en 1993. Une sélection de quelques pages a paru en 1993 aux éditions Camille Von Schulz. Jacqueline Mesmaeker a décidé d’en montrer aujourd’hui l’intégralité des pages, rectos et versos, face et dos, dans leur état brut, tapuscrit, collages de textes et de dessins, des suites sautillantes, de page en page, une poétique minimale en séquences, une véritable réflexion, au delà de toute narration, sur les limites entre texte et dessin, entre signe graphique et scriptural. Les pages sont affichées au mur, une longue suite de près de 200 versos et rectos. Elle se lit autant qu’elle se regarde, acquiert ainsi une monumentale légèreté, qui sied à l’attitude de l’artiste. De Page en page se situe au cœur même des pratiques graphiques de l’artiste, une perpétuelle interrogation fondamentale sur le statut même du dessin, des territoires que celui-ci peut investir. De Page en page est également le réceptacle de ces multiples petites fulgurances qui tissent l’ensemble de son œuvre.

Dans son texte intitulé « Drawing’s Adventure in Wonderland » Raphaël Pirenne écrit :

(…)  Dans ces oeuvres dont la base est pour chacune d’elles un livre publié, l’artiste travaillera en effet sur la limite qui sépare et réunit signe graphique et signe scriptural ; un travail déjà présent dans une oeuvre antérieure, dans le livre d’artiste ayant pour titre De Page en Page. Pendants et vis en face publié en 1993. Dès les premières pages, Jacqueline Mesmaeker inscrit un jeu de correspondance et de permutation entre dessin et lettre. Sur une page de gauche est ainsi écrite la phrase : « Aujourd’hui j’ai appris la lettre » tandis qu’un cercle imparfait est dessiné au trait en dessous. Ce dessin devient lettre sur la page de droite avant de se transformer à son tour. La phrase « Mon nom se termine par o – le tien par c » est alors accompagnée par un cercle équivalent à la lettre o (de Justino) tandis que ce même cercle devient c par soustraction d’une partie du trait. Ce jeu de glissement entre signe graphique et signe scriptural – où d’une certaine façon la lettre o dut retrouver un état transitoire de signe graphique, de dessin, pour devenir lettre c – prend également une nouvelle tournure sur la double page suivante. Sur la page de gauche est écrit : « Ce qui change c’est ce que nous voyons », avec dessiné au-dessous deux arcs de cercles se chevauchant tout en étant décalés, tandis que sur la page de droite est écrit : « Ce qui change c’est les valeurs renversées ». Ce, alors que les deux arcs de cercle sont renversés et qu’est ajoutée une dernière phrase, ponctuant la page : « La lune derrière les lilas blancs ».

Ces multiples jeux de correspondance et permutation mettent en oeuvre une forme de neutralisation des signes graphiques et scripturaux : où le dessin devient lettre pour redevenir dessin et ensuite lettre, où la signification que l’on peut accorder à l’un ou à l’autre, au dessin ou à la lettre (cercle et/ou o, arc de cercle et/ou c, double c et/ou lune) ne se fige jamais mais se relance sans cesse. Cette opération n’est pas sans faire penser à ce que mit en place Georges Bataille dans son roman Histoire de l’oeil, tel que le décrit Roland Barthes, où l’oeil est pris dans un mécanisme de substitution, remplacé qu’il est, dans cette chaîne substitutive et métaphorique, tour à tour, par un oeuf, un soleil, un testicule, etc29. S’inscrit de la sorte une mise en crise du sens, de la signification que l’on peut assigner à chacun des signes, qu’il soit ici graphique ou scriptural. Mais De page en Page indique également qu’il est avant tout question d’une expérience de lecture – « Ce qui change, c’est ce que nous voyons » écrit-elle, la modification n’étant pas de l’ordre de ce qui est inscrit mais de l’expérience que l’on fait de cette inscription. Une expérience à laquelle l’artiste donnera une nouvelle impulsion en 1997, dans Secret Outlines, une série d’interventions réalisées dans différents livres édités. (…)

Jacqueline Mesmaeker, De page en page, Pendants et vis en face (5)

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