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Preview Luxembourg Art Week, the fair, Maen Florin, Histrions

Histrion. Nom masculin, substantif masculin. Acteur antique qui jouait des farces grossières, avec accompagnement de flûte. Littéraire, charlatan ridicule : Un histrion politique. Histrion désigne, dans le domaine du théâtre de l’Antiquité romaine, un acteur comique, un comédien qui jouait des farces. Synonymes : acteur, comédien, bouffon. Histrion désigne, par extension, un mauvais comédien, un cabotin. Du latin histrio («acteur »). (Par extension) Personnage qui se donne en spectacle en usant d’effets outranciers. Synonyme : Pitre. Dérivés : Histrionage, histrionique, histrionisme, histrionner. Bâteleur, baladin, joueur de farces. Comédien et en particulier pantomime. XVIe siècle. Emprunté au latin, mime, comédien, fanfaron, faiseur d’embarras. On rencontre parfois le féminin Histrionne. Autres synonymes : turlupin, plaisantin, pantin, polichinelle. Un bouffon grotesque dont les saltations, les pantomimes lascives et les spectacles licencieux dérèglent les sens des spectateurs. Trouble de la personnalité histrionique est caractérisé par un motif omniprésent d’émotivité excessive et de recherche d’attention. Trouble somatoforme qui affecte la pensée, la perception et le rapport aux autres d’une personne

Histrionis, 2020, céramique, hauteur : 30-37 cm
Histrionis, 2020, céramique, hauteur : 30-37 cm
Histrionis, 2020, céramique, hauteur : 30-37 cm
Histrionis, 2020, céramique, hauteur : 30-37 cm
Histrionis, 2020, céramique, hauteur : 30-37 cm

Maen Florin, Benjamin, Luxembourg Art Week – The Fair

Benjamin, oeuvre de Maen Florin, commande publique installée au Zeepreventerium de  De Haan, dans le cadre de la triennale Beaufort 2021, est l’invitée de la Luxembourg Art Week et campe dans l’espace public de la capitale grand ducale. 

Maen Florin, Benjamin, bronze peint, 2021. Triennale Beaufort, De Haan. H. 300 cm x L 175 cm x l. 175 cm. Photo : Copyright Maen Florin, Beaufort 2021, De Haan 

Benjamin est plongé dans ses pensées. Profondément introspectif, les genoux relevés, les sourcils froncés et les mains tendues, dont l’une est remarquablement plus grande que l’autre, il semble attendre. Le spectateur attend également. Son regard scrute la sculpture, mais Benjamin ne lui accorde pas même un regard. Une gêne s’installe, c’est le propre de bien des œuvres de Maen Florin.  Ses poupées féeriques se situent entre marionnettes et êtres humains ; il est difficile de trancher.

Ce sont surtout les oreilles d’âne de Benjamin qui soulèvent des questions. Au siècle dernier, les enfants étaient parfois affublés d’oreilles d’âne après s’être mal conduits. Benjamin est-il puni et attend-il qu’on le délivre ? Joue-t-il à l’entêté ou est-il, au contraire, fort et sage, humble et affectueux comme un âne ? Dans le regard de ce garçon, qui incarne une ‘altérité’ solitaire, se cache un jeu de faute et d’innocence qui explique en partie notre malaise.

Ce jeu se retrouve bien souvent dans les contes de fées, nouvel indice pour les oreilles d’âne, ce qui nous renvoie à l’Unheimlichkeit, ce sentiment d’étrangeté tirant son origine des anciens contes populaires allemands.

Les contes de fées sont souvent bienvenus. Le Zeepreventerium du Coq (De Haan), un centre de revalidation construit il y a une centaine d’années pour traiter les enfants atteints de tuberculose et d’autres maladies respiratoires, là où campe désormais Benjamin, organise depuis 1960 des Nuits du conte de fées pour les enfants malades, au cours desquelles des chanteurs ou des acteurs se produisaient et veillaient à ce que, pendant un moment, les enfants malades ne se sentent pas « différents ». Avec sa sculpture, Maen Florin nous demande de ne pas éviter notre malaise face à l’Autre, mais de l’affronter. L’Autre n’est-il pas le miroir de ce que nous n’osons pas reconnaître en nous-mêmes ? Peut-être que Benjamin attend cette reconnaissance.

Benjamin zit diep peinzend in elkaar gedoken. Met zijn opgetrokken knieën, fronsende wenkbrauwen en uitgestoken handen, waarvan de één opvallend groter is dan de ander, lijkt hij diep in zichzelf gekeerd te wachten. Ook de toeschouwer wacht af. Zijn blik tast de sculptuur van Maen Florin af, maar die gunt op zijn beurt hem geen wederblik. Dat brengt –  net als in de andere sculpturen van Maen Florin – veel ongemak met zich mee. Haar sprookjesachtige poppen situeren zich als sculptuur tussen marionet en mens: we krijgen er maar moeilijk grip op. 

Vooral Benjamins ezelsoren doen vragen rijzen. In de vorige eeuw werden kinderen soms met ezelsoren getooid na wangedrag. Zit Benjamin op straf en wacht hij op verlossing? Speelt hij de koppige ezel of is hij sterk en wijs, deemoedig en aanhankelijk als een ezel? In de aanblik van de jongen die een eenzaamheid belichaamt omwille van een anders-zijn zit er een spel van schuld versus onschuld die deels ons onbehagen verklaart. Dit spel zit dikwijls ook in sprookjes vervat – een nieuwe hint naar de ezelsoren. In de oude Duitse volkssprookjes ontstond ‘Unheimlichkeit’: eenbevreemdend gevoel dat we als mens niet goed kunnen duiden. Maar sprookjes vormen tegelijk een welgekomen afleiding. Zo werden in het zeepreventorium van De Haan ook ‘sprookjesnachten’ georganiseerd voor de zieke kinderen waarbij zangers of acteurs optraden en zorgden ervoor dat de zieke kinderen zich heel even niet ‘anders’ voelden. 

Met haar hybride sculptuur vraagt Florin om ons ongemak ten opzichte van de Ander niet uit de weg te gaan, maar onder ogen te komen. Vormt die Ander niet alleen maar een spiegel voor wat we niet in onszelf durven herkennen? Misschien wacht Benjamin vooral op die (h)erkenning.

Dans la verdure, entre les arbres, est assis un gigantesque garçon. Cela ressemble à une contradiction, mais c’est vrai : bien qu’il mesure trois mètres, une présence impressionnante, il est aussi modeste et jeune. Apparemment imperturbable, il est assis les yeux fermés. Il s’appelle Benjamin, et c’est une sculpture en bronze de l’artiste Maen Florin.

Benjamin est rose pâle et porte des oreilles d’âne. A-t-il été puni ? Est-ce pour cela qu’il est assis seul dans un coin reculé, où seuls les arbres lui tiennent compagnie ? Est-il une créature mythique ? Fait-il référence à Nick Bottom, le personnage comique du Songe d’une nuit d’été de Shakespeare dont la tête, ensorcelée par le lutin Puck, se transforme en tête d’âne ? La tête de Benjamin, elle aussi, donne l’impression que l’on peut la retirer de son corps et l’échanger avec une autre.

Commedia

Maen Florin a un faible pour les têtes ; elle en a toujours fait, dans des matériaux divers. Tout est dans votre tête, dit-elle, au sens propre comme au sens figuré. Rembrandt a capturé toute la condition humaine en un visage – en particulier dans ses autoportraits. On y descelle désillusion et douleur. J’admire cette excellence à montrer une vie entière en un portrait. Maen Florin conçoit ces têtes en céramique depuis 2015. Je peux peindre mes céramiques, ce qui me permet de plonger beaucoup plus profondément dans mes personnages. Mais ce ne sont pas des portraits, ce sont des archétypes.

A toute une série de ces céramique, elle donne le titre de Commedia, le monde est une scène. Et ce n’est pas un hasard si de nombreux personnages de Maen Florin semblent porter des masques, comme s’ils pouvaient changer de tête, comme ça. Une personne a plusieurs facettes, elle est plusieurs personnes à la fois. Nous jouons tous des rôles différents. D’où le titre de sa dernière exposition : Jouer à être humain. Les choses ne sont pas toujours comme on les croit, il y a un acteur dans chaque être humain. Regarde, tu ne vois pas ce que tu vois.

Après les têtes viennent les bustes, accrochés au mur. Comme des trophées de chasse. Mais mes bustes ne sont pas des trophées. Ce ne sont pas les histoires à succès, mais des êtres humains laborieux et exposés.

Les premières poupées de Maen Florin datent de 2007. J’avais lu un article sur une personne autiste qui fabriquait des poupées et communiquait à travers elles. J’ai aimé cette idée, des poupées qui aident à créer du lien. Cette tentative de communication, le désir humain de contact réel, loin de la solitude fondamentale, est présent dans toute son œuvre.

Les personnages de Florin ont souvent les yeux fermés et le regard tourné vers l’intérieur, et tout aussi souvent, ils sont marginaux, comme de beaux monstres. Beaucoup d’entre eux semblent souffrir, mais dégagent aussi une grande force. D’autres sont des figures clownesques, des bouffons qui, comme le veut la tradition, énoncent la vérité en riant. Spectateur, vous restez vous-même outsider, tentant d’accéder aux images ; celles-ci sont à la fois attractives et repoussantes.

Frankenstein

Comme Benjamin, une sculpture basée sur une œuvre de 2014. Maen Florin : J’ai réalisé We belong to Paradise, à partir d’un mannequin que j’ai scié en morceaux puis recomposé. Les bras étaient à l’origine deux saucisses de chiffon, bourrées de laine et enveloppées de textile, une main a été moulée en caoutchouc, l’autre en polyester. Benjamin est beaucoup plus grand que sa forme originale et a été entièrement coulé en bronze. Son corps et son visage sont peints en rose pâle, les pieds sont gris, l’intérieur des oreilles d’âne est blanc. Son corps est lisse et propre, tandis que les pieds ont quelque chose de très réaliste, avec des rides et des ongles. Maen Florin s’est inspirée des pieds de son petit-fils. Les deux mains, également moulées, sont différentes : l’une est celle d’un nain, l’autre – un peu plus petite – d’une jeune fille. Les bras sont trop longs pour être anatomiquement corrects et ont toujours la texture du textile, comme la sculpture d’origine.

Maen Florin a assemblé toutes les pièces comme un Dr Frankenstein des temps modernes. Dans le célèbre roman gothique de Mary Shelley, Victor Frankenstein crée une créature avec des parties de corps provenant de cadavres : c’est vivant ! – et crée un être humain, à l’instar de Dieu, un marionnettiste au plus profond de son esprit. Mais il est choqué lorsqu’il ne peut pas contrôler sa création. L’homme qu’il a créé est considéré comme un monstre par le monde extérieur. On ne devient humain que dans les yeux d’un autre.

Cela nous ramène à Benjamin. Que fait-il ici, caché entre les arbres à Wenduine, juste en dehors de la civilisation ? A-t-il été chassé comme la création de Frankenstein parce qu’il est différent ? A-t-il peur et cherche-t-il un abri ici ? Il est difficile d’évaluer l’expression de son visage. Bien qu’il ferme modestement les yeux, ses mains sont ouvertes, réceptives. C’est donc à vous, le visiteur, d’établir une relation avec lui. Est-il un monstre ou un être humain à la recherche d’un contact ? La beauté n’est pas seulement dans l’œil de celui qui regarde.

Jozefien Van Beek

Maen Florin, We belong to paradise, 2014. Mixed media. H. 77 cm

In het groen tussen de bomen zit een gigantisch jongetje. Dat klinkt als een tegenstelling, maar toch klopt het: hoewel hij drie meter hoog is, een indrukwekkende aanwezigheid, is hij ook ingetogen, jong. Schijnbaar onverstoorbaar zit hij met de ogen dicht. Benjamin heet hij, en het is een bronzen beeld van kunstenaar Maen Florin.

Benjamin is lichtroze en draagt ezelsoren. Is hij gestraft? Zit hij daarom in zijn eentje in een uithoek, waar enkel de bomen hem gezelschap houden? Is hij een mythisch wezen? Verwijst hij naar Nick Bottom, het komische personage uit Shakespeares A Midsummer Night’s Dream wiens hoofd – betoverd door de elf Puck – verandert in een ezelskop? Ook het hoofd van Benjamin ziet er namelijk uit alsof je het van zijn lichaam kan halen en kan verwisselen met een ander.

Schouwtoneel
Maen Florin heeft iets met koppen, ze heeft ze altijd gemaakt, in verschillende materialen. ‘Alles zit in je hoofd,’ zegt ze, ‘letterlijk en figuurlijk. Rembrandt legt het menselijke zijn vast in een gezicht – vooral in zijn zelfportretten zie je ontgoocheling en pijn. Hoe hij in een portret een gans leven kan tonen, daar kijk ik naar op.’ In 2015 begon Florin koppen te maken uit keramiek. ‘Mijn keramiek kan ik beschilderen, waardoor ik veel dieper in mijn personages kan duiken. Maar het zijn geen portretten, het zijn allemaal archetypes.’


Een hele reeks keramieken koppen gaf ze de titel Commedia, de wereld is een schouwtoneel. En het is geen toeval dat het lijkt alsof veel van Florins figuren een masker op hebben, alsof ze zomaar van hoofd kunnen wisselen. ‘Een persoon heeft verschillende facetten, is meerdere mensen tegelijk. We spelen allemaal verschillende rollen.’ Vandaar ook de titel van haar meest recente tentoonstelling: Playing at Being Human. ‘De dingen zijn niet altijd zoals je denkt dat ze zijn, in ieder mens schuilt een acteur.’ Kijk maar, je ziet niet wat je ziet.

Na de hoofden kwamen de bustes, opgehangen aan de muur. ‘Zoals opgezette dieren uit de jacht. Maar mijn bustes zijn juist géén trofeeën.’ Niet de succesverhalen, maar het ploeteren van de mens tentoongesteld.

In 2007 begon Maen Florin begon poppen te maken. ‘Ik had een artikel gelezen over iemand met autisme die poppen maakte en via hen communiceerde. Dat vond ik een mooi idee: poppen die helpen met het maken van verbinding.’ Die poging tot communicatie, het menselijke verlangen naar echt contact, weg van de fundamentele eenzaamheid, zit in haar hele oeuvre.

Vaak hebben Florins figuren de ogen gesloten, is de blik naar binnen gekeerd, en even vaak zijn het outsiders, beautiful freaks. Veel van hen lijken te lijden, maar zien er tegelijk sterk uit. Anderen zijn clowneske figuren, de narren die, zoals de traditie het wil, lachend de waarheid vertellen. Als toeschouwer blijf je zelf ook buitenstaander, probeer je toegang te vinden tot de beelden, en tegelijk hebben ze een enorme aantrekkingskracht. Ze stoten af en trekken aan.

Frankenstein
Zo ook Benjamin, een beeld dat gebaseerd is op een werk uit 2014. Maen Florin: ‘Het originele werk, We belong to Paradise, heb ik gemaakt van een mannequin die ik in stukken zaagde en dan weer in elkaar zette. De armen waren oorspronkelijk twee voddenworsten, opgevuld met wol en omwikkeld met textiel, één hand was in rubber gegoten, de andere in polyester.’

Benjamin is veel groter dan zijn oervorm, en werd volledig uit brons gegoten. Zijn lichaam en zijn gezicht zijn lichtroze geschilderd, de voeten zijn grijs, de binnenkant van de ezelsoren wit. Zijn lijf is glad en clean, terwijl de voeten net van een echte mens zijn, met rimpels en nagels. Het is een uitvergrote afdruk van de voetjes van Florins kleinzoon. De twee handen, ook afgietsels, zijn verschillend: de ene is van een dwerg, de andere – iets kleiner – van een jong meisje. De armen zijn te lang om anatomisch correct te zijn hebben nog steeds de textuur van textiel die ook het originele beeld had.

Florin zette alle onderdelen in elkaar als een hedendaagse dokter Frankenstein. In de beroemde gothic novel van Mary Shelley stelt Victor Frankenstein een wezen samen met lichaamsdelen van lijken – ‘It’s alive!’ – en creëert hij een mens, zoals god, een puppet master in ’t diepst van zijn gedachten. Maar hij schrikt wanneer hij zijn creatie niet onder controle heeft. De mens die hij geschapen heeft, wordt door de buitenwereld gezien als een monster. Iemand wordt pas mens in de ogen van een ander.

Dat brengt ons weer bij Benjamin. Wat doet hij hier, verdoken tussen de bomen in Wenduine, net buiten de bewoonde wereld? Werd hij verjaagd zoals Frankensteins creatie omdat hij anders is? Is hij bang en zoekt hij hier beschutting? Zijn gelaatsuitdrukking is moeilijk te peilen. Hoewel hij ingetogen de ogen sluit, zijn zijn handen open, ontvankelijk. Dus is het aan u, de bezoeker, om een relatie met hem aan te gaan. Is hij een monster of een mens op zoek naar contact? Niet alleen schoonheid zit in the eye of the beholder.

Jozefien Van Beek

E-Xhibition Arco Avril 2021, Maen Florin

La galerie participe aux propositions virtuelles d’Arco Madrid et expose virtuellement jusqu’au 10 mai, une sélection d’oeuvres récentes de Maen Florin issues de trois séries : Performers, Histrions et Blue & Blind

Rejoignez la page de la galerie à cette adresse ainsi que la page d’accueil de cette E-Exhibition. 

Performer IV / Blue, 2020, h.120 x br.55 x d.40 cm

Performer :  Despite the highly-charged, serious character of her work, there is also room in it for more playful elements. For instance, in her most recent group of sculptures, The Performer, we come across indirect allusions to the Les Enfants du Paradis, the 1945 film by Marcel Carné. Maen Florin saw this French classic years ago and the marvellous world it evokes has always stayed with her. The film is about love and melancholy, pickpockets and broken hearts in the wings and dressing rooms of a people’s theatre in the mid-nineteenth century. Besides the hard outside world of reality is the parallel one of the theatre that is filled with shadowy lives, dreams and the sweet illusion of the imagination

“What is the world if not a great stage, in which everyone performs in the mask of another and acts out his adopted role, until the great director removes him from the stage.” This well-known quotation from Erasmus’s Praise of Folly also inspired Maen Florin in making her sculptures. With her standing sculptures, the artist presents herself as the director who plays on the feelings of her public by way of imaginary, dreamlike characters.

Histrionis 2020, céramique       

Histrion. Male noun. An ancient actor who played crude jokes, with flute accompaniment. Literary, ridiculous charlatan: A political histrion. Histrion refers, in ancient Roman theatre, to a comic actor, a comedian who played pranks. Synonyms: actor, comedian, jester. Histrion refers, by extension, to a bad comedian, a ham. From Latin histrio (« actor »). (By extension) A character who makes a spectacle of himself by using outrageous effects. Synonym: clown. Derived from: Histrionage, histrionic, histrionisme, histrionner. Bateleur, baladin, player of jokes. Comedian and in particular pantomime. 16th century. Borrowed from Latin, mime, comedian, braggart, embarrassment maker. The feminine Histrionne is sometimes used. Other synonyms: turlupin, joker, puppet, polichinelle. A grotesque buffoon whose sallies, lascivious pantomimes and licentious performances disturb the senses of the audience. Histrionic personality disorder is characterised by a pervasive pattern of excessive emotionality and attention seeking. A somatoform disorder that affects a person’s thinking, perception and relationship with others.

Blue & Blind, 2000, céramique

Blue & Blind : Maen Florin’s sculptures appeal to the viewer to reflect on the place of the individual in a changing society. The series of heads for instance with the title Blue and Blind resonate with the sense of loneliness and alienation that is increasingly the hallmark of our society. By mixing the moulds of different heads, she gives the new heads a distorted and aggrieved look. Melancholy and sorrow lie concealed behind their closed eyes (Blue). Can or will they not see (Blind).




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Maen Florin, playing at being human, musée Hof van Busleyden, prolongation jusqu’au 25 mai

L’exposition monographique Playing at being human de Maen Florin est prolongée jusqu’au 25 mai prochain, en combinaison avec la nouvelle exposition du musée, Kinderen van de Renaissance (Les enfants à la Renaissance). Les sections de l’exposition à l’église St-Jean et au Garage sont, elles, fermées. 

 

Oude en hedendaagse kunst vormen hier geen synthese maar een gebalanceerde antithese. Ze ontdekken elkaar, versterken elkaars eigenheid en het begrip voor die eigenheid of creëren ruimte voor het nieuwe. Op die manier draagt het werk van Maen Florin bij tot het bewustzijn van de stille meerstemmigheid. Het zorgt voor een disruptie die de toeschouwer uitnodigt om steeds opnieuw te kijken.

Sigrid Bosmans

L’art ancien et l’art contemporain ne forment pas ici une synthèse, mais une antithèse équilibrée. Ils se découvrent mutuellement, renforcent l’individualité de chacun et la compréhension de cette individualité ou créent un espace pour le nouveau. De cette manière, le travail de Maen Florin contribue à la prise de conscience de la polyphonie silencieuse. Il crée une perturbation qui invite le spectateur à regarder encore et encore.

Sigrid Bosmans

Maen Florin, Playing at being human, Mechelen, prolongation

L’exposition Playing at being human qui se tient dans trois lieux différents à Malines – Mechelen, De Garage, Museum Hof van Busleyden et Sint Janskerk est prolongée jusqu’au 14 février 2021. Elle est également accompagnée d’une publication. 

Lu dans la catalogue, ce texte de Koen Leeman, commissaire de l’exposition :

Playing at being Human

The display of Maen Florin’s sculptures in Mechelen covers all the facets of her work in a comprehensive exhibition in three sites, each with its own character. While it doesn’t pretend to be a retrospective, it offers a balanced and sophisticated dia- log that highlights the exceptional consistency of her work.

In De Garage, where the artist shows work that is entirely new, she goes a step further than she has done hitherto. With the addition of colours, walls and specially designed plinths Maen Florin takes responsibility for the architecture of the exhibition. Each of the sculptures has a distinct place and takes up a position vis-a-vis the other works in the space. This means that she allows the evocative power of the surroundings to play a role in the viewer’s experience of her sculptures. As in the Museum Hof van Busleyden and the Sint-Janskerk, the viewing of the art works is intensified by their deliberately chosen sites and the specific, unifying context. Viewing these works thus becomes something deeper and more focused.

The artist’s departure point in designing her sculptures is always her intuition, her inner experiences and feelings, while at the same time, her work is full of references to art history and the tradition of sculpture. Her works combine elements of a number of different narratives and a variety of cultures; in this way she searches for a universal language. By fusing identities, she creates archetypes in which she achieves a sort of essen- tiality that make her sculptures immediately recognizable.

Maen Florin seduces her viewers while at the same time offering them a mirror. In her search for a means of translating powerful emotions, she unites polar opposites such as power and impotence, love and suffering, strength and frailty in a single image. Her figures attempt to make contact with the world while remaining enclosed in their own bubbles, iso- lated from the others. The impossibility – or otherwise – of communication runs like a thread through Maen Florin’s entire oeuvre. We are constantly communicating with each other and yet there is so much interference, misunderstanding and incomprehension. How we interact with the others, coming from a wide range of backgrounds and with different expectations, seems more important than ever in a time when people are increasingly introverted.

Maen Florin’s sculptures appeal to the viewer to reflect on the place of the individual in a changing society. The series of heads for instance with the title Blue and Blind resonate with the sense of loneliness and alienation that is increasingly the hallmark of our society. By mixing the moulds of different heads, she gives the new heads a distorted and aggrieved look. Melancholy and sorrow lie concealed behind their closed eyes (Blue). Can or will they not see (Blind)? Big Boy, a series of larger heads, is symptomatic of the fixation of our achieve- ment-oriented society on being better, harder, faster, stronger. Be a big boy. Don’t be a weakling, stay strong and keep going on. Anyone who can’t maintain the pace, is finished. It sums up the spirit of our age perfectly.

Despite the highly-charged, serious character of her work, there is also room in it for more playful elements. For instance, in her most recent group of sculptures, The Performer, we come across indirect allusions to the Les Enfants du Paradis, the 1945 film by Marcel Carné. Maen Florin saw this French classic years ago and the marvellous world it evokes has always stayed with her. The film is about love and melancholy, pickpockets and broken hearts in the wings and dressing rooms of a people’s theatre in the mid-nineteenth century. Besides the hard outside world of reality is the parallel one
of the theatre that is filled with shadowy lives, dreams and the sweet illusion of the imagination.

“What is the world if not a great stage, in which everyone performs in the mask of another and acts out his adopted role, until the great director removes him from the stage.” This well-known quotation from Erasmus’s Praise of Folly also inspired Maen Florin in making her sculptures. With her standing sculptures, the artist presents herself as the director who plays on the feelings of her public by way of imaginary, dreamlike characters.

At first glance, these figures remind one of characters from the Commedia dell’Arte repertoire. Their appearance is in all respects more outspoken and colourful than the discreet, understated images that have been such a feature of the artist’s work in the recent past. Like her heads, the sculptures are mainly composed of glazed ceramics. Maen Florin’s use of enamel painting gives these sculptures a highly unusual expres- sivity. They look as though they have a second skin or a tattoo.

By delicate additions of some textiles, a tuft of hair or a twig – as in a collage – the artist picks up the thread of her earlier work once again. These subtle combinations mean that the figures are more than just performers. They become magicians or shamans. They are wizards. They act out their own humanity.Playing at being Human.

Concentrated and introverted, with their arms folded, they search from their own personal positions for a connection with each other. Separate and together, they also seem to provoke the viewer to seek reflection and solidarity. In this way, Florin brings us a positive view of reality without ever being teacherly or moralizing, thus offering us brief consolation for our common human drama that is the same in every age. Maen Florin’s sculptures touch on the core of what good art is capable of: they stir up sensory and fundamental emotions, challenging us to look at ourselves and at the world we are a part of. In doing so, they give meaning to how we shape our lives and times.

Koen Leemans

 

Maen Florin, Playing at being human, De Garage, Blue & Blind, Big Boys, Mechelen (6)

Maen Florin’s sculptures appeal to the viewer to reflect on the place of the individual in a changing society. The series of heads for instance with the title Blue and Blind resonate with the sense of loneliness and alienation that is increasingly the hallmark of our society. By mixing the moulds of different heads, she gives the new heads a distorted and aggrieved look. Melancholy and sorrow lie concealed behind their closed eyes (Blue). Can or will they not see (Blind)? Big Boy, a series of larger heads, is symptomatic of the fixation of our achieve-ment-oriented society on being better, harder, faster, stronger. Be a big boy. Don’t be a weakling, stay strong and keep going on. Anyone who can’t maintain the pace, is finished. It sums up the spirit of our age perfectly (Koen Leeman)

Les sculptures de Maen Florin invitent le spectateur à réfléchir sur la place de l’individu dans une société en mutation. La série de têtes intitulée « Blue and Blind », par exemple, résonne du sentiment de solitude et d’aliénation qui caractérise de plus en plus notre société. En mélangeant les moules de différentes têtes, elle donne aux nouvelles têtes un aspect déformé et contrarié. La mélancolie et le chagrin sont dissimulés derrière leurs yeux fermés (Bleu). Peuvent-ils ou non voir (Aveugle) ? Big Boy, une série de têtes plus grosses, est symptomatique de la focalisation de notre société axée sur les réalisations, sur le fait d’être meilleur, plus dur, plus rapide, plus fort. Soyez un grand garçon. Ne soyez pas un faible, restez fort et continuez. Quiconque ne peut pas maintenir le rythme, est fini. Cela résume parfaitement l’esprit de notre époque. (Koen Leeman)

Maen Florin, Big Boy I, 2020, h.47 cm, céramique
Maen Florin, Blue and Blind VII, 2020, h.52 cm, céramique
Maen Florin, Blue and Blind X, 2020, h.56 cm, céramique
Maen Florin, Blue and Blind VI, 2020, h.56 cm, céramique
Maen Florin Blue and blind IV, 2019, h.73 cm, céramique

Maen Florin, Playing at being human, De Garage, The Performer, Mechelen (5)

Maen Florin, Performer I / Zip, 2020, 122 x 44 x 30 cm, céramique et technique mixte
Performer V / Faun, 2020, 120 x 70 x 70 cm, céramique et technique mixte
Maen Florin, Performer III / Yellow, 2020, 123 x 40 x 40 cm, céramique
Performer VI / Kara, 2020, 113 x 40 x 60 cm, céramique et technique mixte

Lu dans H.ART ce texte de Marc Ruyters : 

De Belgische beeldhouwer Maen Florin (1954) stelt op drie plaatsen tentoon in Mechelen. Florin werkt op de ‘klassieke’ manier: boetseren, mouleren en afgieten in rubber, epoxy, polyurethaan… Daarna gaat ze verder, door elk beeld afzonderlijk te bewerken, via het gebruik van kleur, door toevoegingen en weglatingen, door découpage en assemblage… Daarbij zoekt ze de figuratie niet op, integendeel: ze gebruikt de beelden om gevoelens en emoties in te verwerken. Het gaat dus eigenlijk om de-figuratie.
In de Garage in Mechelen toont ze nieuw werk, vooral gemaakt tijdens de lock down in de voorbije lente: Playing at being human heet die presentatie, en het gaat voor haar daarbij vooral over ‘het spel van het menselijke leven’. De mensenbeelden die Florin toont in de Garage zijn fantomen van pijn, verdriet, onmacht en handicap, maar ook van een vraag naar liefde en begrip. De meeste beelden hebben gesloten of geloken ogen, lijken heel introvert, hebben vaak een bizarre haartooi en rare kleren aan; het zijn figuren die om mededogen smeken.
In de kerk Sint-Jan, enkele honderden meters verwijderd van de Garage, plaatste Maen Florin vijf mannenhoofden achteraan in de kerk. Sint-Jan de Doper werd volgens de kerkelijke geschiedenis onthoofd, en de vijf hoofden lijken daarnaar te verwijzen, maar dat werkt niet echt in deze overweldigende kerk, met gotische en barokke roots: het lijkt eerder alsof de hoofden slachtoffer zijn geweest van de Beeldenstorm.
In Museum Hof van Busleyden, dat een structurele samenwerking aanging met De Garage, integreerde Florin haar werken in de bestaande collectie. Dat deed onder meer Berlinde De Bruyckere haar eerder al voor, en binnenkort Cindy Wright. Het is een interessante piste: de combinatie van nieuwe en oudere, Bourgondische kunst opent nieuwe perspectieven. De expo van Maem Florin in Hof van Busleyden zag ik alleen op video, waarin ik hetzelfde vaststelde als in Sint-Jan: je kan als hedendaags kunstenaar, met uitgepuurd werk, moeilijk op tegen de Bourgondische pletwals.
In De Garage is Maen Florin op haar sterkst. Artistiek directeur Koen Leemans omschreef het in een begeleidende tekst redelijk raak: ‘Maen Florin verleidt de toeschouwer en houdt hem tegelijk een spiegel voor. Op zoek naar een vertaling van krachtige emoties, verenigt de kunstenaar tegenpolen als macht en machteloosheid, liefde en lijden, kracht en breekbaarheid binnen één beeld. Haar figuren proberen contact te maken met de wereld, maar blijven tegelijk vastzitten in hun eigen bubbel, afgesloten voor de ander. De (on)mogelijkheid tot communicatie loopt als een rode draad door haar oeuvre.’

Maen Florin, Playing at being human, Sint-Janskerk, Malines – Mechelen (5)

Maen Florin, Black Beard 2018, h.108 cm, céramique. Photo : Steven Decroos

Maen Florin expose trois de ses Big Heads, en l’église Saint – Jean, Sint Janskerk, à la fois dédicacée au Baptiste et à l’Evangéliste, ces deux figures qui entoure l’avant – j’allais écrire l’Avent – et l’après christique. On se souviendra bien sûr du martyre de Jean le Baptiste, de sa tête réclamée par Hériodade et de la danse lascive de sa fille Salomé devant le roi Hérode. «Demande moi ce que tu veux, je te le donnerai » déclara Hérode, subjugué, à Salomé. Celle-ci demanda la tête du Baptiste afin de l’offrir, sur un plateau, à sa mère. Sur un plateau, Maen Florin, nous offrit également ses Big Heads, durant l’été 2018, dans l’écrin du parc Ter Beuken à Lokeren, de grands disques de béton qui ne pouvaient qu’évoquer cette thématique récurrente dans l’histoire de l’art, celle de la décollation. Décollées, les sculptures de Maen Florin le sont pour la plupart. A Malines, aux trois grandes têtes posées à même le sol de l’église, elle en ajoute une autre plus petite, couchée, et qui semble profiter d’un sommeil, peut-être éternel, délicatement déposée sur les bancs des marguilliers en bois sculpté, où prenaient place les riches bienfaiteurs de la paroisse. Je repense à cette autre tête couchée, déposée au musée. Pas de sang, pas de violence, son cou est orné d’une couronne de fleurs.

« La mort de Jean-Baptiste, écrit Julia Kristeva, est le thème par excellence sur lequel devait se bâtir cette figurabilité qui spécifie le destin de l’Occident, parce qu’elle concilie l’incision et la perspective, le sacrifice et la résurrection : sa figure nous apparaît désormais comme la figure de la Figure ». Dans « Visions Capitales » Kristeva évoque un splendide dessin d’Andrea Solario, « amoureux d’un saint plus endormi que torturé, savourant déjà le paradis, à moins que ce ne soit la danse que lui prépare Salomé ». L’autrice voit en cette œuvre du maître italien comme le nœud inaugural de la figuration moderne : « Il condense la logique de la Figure en tant que manière de voir, attitude de représentation. (…) A partir de là, nous devons nous préparer à vivre la figure dans sa coupe et dans son volume, dans son tranchant et dans sa danse ». Les termes utilisés sont là sans ambiguïté.

Figure. A propos de Maen Florin, le terme me semble capital. Le sens courant de figura, « forme plastique », provient de la racine fingere (modeler), fingulus (le potier), fictor (modeleur), effigies (portrait). La littérature latine amplifiera le terme : figura pour apparence extérieure, contour, plus abstraitement, forme grammaticale, forme plastique, forme géométrique, figure rhétorique. Les Pères de l’Eglise, Saint Augustin en tête, donneront à la figure le sens de « prophétie en acte », en fait ce qui pré – figure…, accentuant l’importance de l’action corporelle de l’être réel, abordant non seulement la forme mais aussi et surtout la substance. « Nous sommes loin de l’icône et de son économie d’incision, d’inscription du vide dans une image à ressemblance relative. La Figure, écrit encore Kristeva, cherche des ressemblances dans la durée de l’histoire humaine, elle les force même, pour en laisser ouverte la promesse, la prophétie, l’action toujours à venir ».

Assurément, Maen Florin sculpte des Têtes, celles que l’on peut perdre, elle les modèle, au plein sens du terme. Mais surtout elle sculpte des figures, pas uniquement des caractères, mais ce qui fondamentalement, substantiellement, incarne l’humanité, capable – même – de toute inhumanité.

Maen Florin, Whitewashed 2018, h.85 cm, céramique. Photo : Steven Decroos
Maen Florin, Lying head I 2020, h.35 cm x l.45 cm, céramique. Photo : Steven Decroos
Main Florin, Soutine 2018, h.104 cm, céramique. Photo : Steven Decroos
Maen Florin, Red Hair, 2018, h.109 cm, céramique. Photo : Steven Decroos

Maen Florin, Playing at being human, Hof Van Busleyden, Mechelen (4)

Maen Florin, Dreaded, 2008, h.90 cm, Caoutchouc, époxy, polyester, textile. Photo : Steven Decroos

Au Musée Hof van Busleyden, Maen Florin répond à la singularité des collections permanentes en exhumant de leurs boîtes à malice quelques sculptures plus anciennes.

Le musée est réputé pour ses Poupées de Malines bien sûr, produites à partir du milieu du 15e siècle jusqu’au milieu du 16e siècle. Leurs traits de visages sont aisément reconnaissables : un visage rond, un front élevé, de fines lèvres pincées et de grands yeux. Destinées à la dévotion privée, leur succès fut considérable. Magellan, dit-on, en emporta l’une d’elle dans son périple autour du monde. Tout aussi caractéristiques sont ces petits autels domestiques en albâtre, extrêmement populaires entre 1550 et 1560. C’est une autre marque de fabrique du patrimoine malinois. Tout, ici est empreint de spiritualité, candide et domestique dans le cas des Poupées, plus dramatique dans le cas des albâtres. Oui, mais voilà, c’était sans compter sur l’intervention de Maen Florin qui amène dans ses cartons une petite classe quelques peu dissipée, indisciplinée même, bousculant l’ordre établi. L’un d’eux, plus potache que les autres, se permet même de s’asseoir parmi les calvaires et autels sacrés, déclarant que, lui, il revient d’Hollywood. A première vue, tous et toutes semblent innocents, enfantins ; à bien les considérer ils sont habités d’étrangeté, de celle qui suscite peurs et frayeurs dans les contes de l’enfance. « Ce sont les icônes de nos obsessions philosophiques et psychologiques, écrit Stefan Hertmans, et c’est précisément pour cette raison qu’ils continuent de nous fasciner et de nous attirer. Cette rencontre entre attirance et répulsion est typique de tout ce qui nous frappe comme extérieur – comme figurant l’Altérité, l’inconnu. Ce qui nous est étranger dans le conte d’épouvante, et qui précisément pour cela nous attire, présente une certaine parenté avec l’ambiguïté du sublime kantien : peur et sublime s’entrelacent de manière étrange ».

Maen Florin, I have been in Hollywood, 2014. époxy, polyester, textile, bois, cheveux artificiels. Photo : Steven Decroos
Maen Florin, Fool with bird 2012, h.102 cm, Polyester, textile, oiseau de paradis, peinture – Armed 2007, h.100 cm, caoutchouc, polyester, textile, chaussures, bouchon en plastique- Tied up, 2012-2013, h.81 cm, caoutchouc, polyester, textile, fil de fer.Photo : Steven Decroos
Maen Florin, Memento, 2014, l.67 cm, Poleyster, mousse, textile. Photo : Steven Decroos

Maen Florin, Playing at being human, Hof Van Busleyden, Mechelen (3)

Maen Florin, . On the Wall  2019-2020, h.100 cm, Céramique, polyester, textiles, bois, polyuréthane. Photo : Steven Decroos
Maen Florin, . On the Wall  2019-2020, h.100 cm, Céramique, polyester, textiles, bois, polyuréthane. Photo : Steven Decroos
Maen Florin, Remade II, 2015, h.108 cm céramique, polyester, polyuréthane, caoutchouc, métal. Photo : Steven Decroos

Ces deux-là se sont approché des Besloten Hofjes du musée, l’un semble pénitent, l’autre puni ou repentant. Les Jardins clos sont des assemblages en trois dimensions, petits retables sculptés et protégés par des panneaux peints. Fabriqués dans les années 1500 – 1550, ils représentent généralement un jardin paradisiaque. L’Hortus Conclusus est un thème iconographique et littéraire de l’art religieux européen, principalement dans les domaines de la poésie mystique et de la représentation mariale. « Ma sœur et fiancée est un jardin enclos ; le jardin enclos est une source fermée », lit-on dans le Cantique des Cantiques. A Malines, ces Jardins Clos sont assemblés par et pour les sœurs hospitalières qui s’en servent comme objet de méditation. Une source fermée, un jardin clos, un jardin secret : cela sied aux sculptures de Maen Florin plongées dans leur for intérieur idiosyncratique.

Maen Florin, Wrongface, 2013, h.96 cm, Polyester, textile, broderie, cheveux. Photo : Steven Decroos

Polyphonie. Wrongface côtoie Le Livre de Chœur malinois, un des manuscrits de musique du seizième siècle les plus beaux et les mieux conservés. Il a vraisemblablement été réalisé entre 1508 et 1519 dans l’atelier malinois de Pierre Alamire (vers 1470-1536), un copiste, chanteur, musicien, compositeur et marchand qui œuvra pour la Cour burgundo-habsbourgeois, comme l’atteste la miniature d’ouverture.

Maen Florin, Head with pink flowers of Flowered, 2017, h.26,5 x l 39 cm, céramique, textile, fleurs artificielles. Photo : Steven Decroos

De l’Humanisme. Maen Florin a déposé Head with pink flowers dans la salle du musée réservée à la Découverte et la Connaissance. Couché sur une vitrine, se confondant avec les couleurs d’une tapisserie ancienne, il semble s’élever, fleuri et le regard perdu ou éperdu, au dessus de ces anciens et premiers livres imprimés.