Art public

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A Charleroi, le renouveau n’a pas de limite. En témoigne cette sculpture nulle, en remake (1980-2017) du Petit Maître Jacques Lizène. Dans le cadre de Art public Charleroi 2017, parcours en Ville Basse, jusqu’au 5 novembre.

Jacques Lizène

Jacques Lizène

Jacques Lizène

Jacques Lizène

Les usines font, bien sûr, partie du paysage mental (et physique) de l’artiste. « Comme je suis né une banlieue industrielle et que je me suis auto-proclamé petit maître, explique-t-il, il fallait que je peigne des paysages d’usines ; mais en leur donnant, bien entendu une dimension supplémentaire d’art nul. Des paysages d’usines, il y en avait déjà suffisamment dans le patrimoine wallon; c’est donc pour cette raison que m’est venue l’idée de réaliser de petites usines à partir des matériaux que fabriquaient ces usines-là. C’est une forme de recyclage, dans un esprit non pas écologique mais poétique… Poétique du nul, bien entendu ! ».
Les sculptures nulles (1980) de Lizène prennent régulièrement l’allure d’usines ou d’archéologies contemporaines, ce qui souvent revient au même. Lizène y introduit dès que possible « le thème de la fumée comme élément sculptural ». Il est d’ailleurs singulièrement que celui-ci soit le plus souvent associé à des fumigènes de music-hall. C’est le burlesque de ces sculptures nulles. La fumée s’échappe donc des cheminées de ces usines, ce que Lizène nommera un art d’altitude pour faire référence à l’art d’attitude. Il lui arrive de les concevoir à l’ « emporte-pièce », en matériaux légers, aussi vites construites, aussi vites escamotées.

Jacques Lizène participe à la troisième édition d’Art Public organisée par la Commission des Arts de Wallonie. Cette fois à Charleroi. Le Petit Maître produit pour l’occasion une Sculpture nulle (1980), ruine contemporaine (1964), en remake 2017.

Le communiqué de presse :

La Commission des Arts de Wallonie et la Ville de Charleroi assurent le commissariat de la troisième édition d’ART PUBLIC qui, après Namur en 2011 et Tournai en 2014, prend cette année place dans le cœur de la plus grande ville wallonne.
Cathy Coëz // Collectif Void // Jérôme Considérant // Patrick Corillon // Patrick Everaert // Jean Glibert // Nicolas Kozakis // Jacques Lizène // François Martig // Michaël Matthys // Mira Sanders // Mon Colonel & Spit // Jonathan Sullam // Thierry Tillier // Aurélie William-Levaux

15 artistes ou collectifs ont été invités à présenter des œuvres intégrées dans le tissu urbain de la Ville Basse. Aucune thématique n’a été imposée, si ce n’est la nécessité de tenir compte de l’environnement architectural, urbanistique, naturel et surtout humain des espaces proposés. Ces derniers ont été choisis en fonction de la fréquentation des lieux et de leurs significations historiques et sociales. Le parcours cherche ainsi à éclairer ce que la cité peut signifier pour ses habitants, ses utilisateurs et ses visiteurs. Il s’agit, en outre, d’introduire un élément de compréhension dans la géographie de Charleroi, de relever la qualité de son patrimoine et de mettre en perspective son redéploiement.
Dans la droite ligne de la politique de création et de promotion des talents impulsée par la Wallonie, la sélection des participants a été opérée tant pour la signification contemporaine de leurs recherches que sur base de leur capacité à communiquer avec le grand public. Elle traduit par ailleurs la volonté de mettre en présence des « jeunes créateurs » et des « valeurs sûres » dans une dynamique de talent, de savoir-faire et d’innovation. Une autre particularité de l’opération tient dans l’importance des activités de médiation mises en place. Il s’agit d’ouvrir le dialogue avec les usagers des lieux que les artistes investissent et, au-delà, de travailler sur la réception des œuvres et en particulier sur les interpellations qu’elles peuvent susciter.
L’opération s’inscrit ainsi dans la foulée des réflexions sur les relations entre culture contemporaine et goût populaire, relations ici d’autant plus sensibles que les artistes travaillent dans l’espace public et que les œuvres susciteront des réactions bien différentes de celles qu’elles auraient occasionnées si elles avaient été présentées dans un musée ou une galerie. Un des objectifs est de soutenir l’idée que la pertinence de telles opérations ne se jauge pas à la bienveillance ou à la conformité, voire au conformisme de leur réception, mais bien à la multiplicité et à la richesse des réflexions et des appropriations qu’elles provoquent.

UN AUTRE REGARD SUR UNE VILLE QUI SE RENOUVELLE
Charleroi est une ville brute de décoffrage, inclassable de par ses multiples singularités. Depuis plus de quatre ans, elle vit pleinement sa reconfiguration culturelle, architecturale, économique et sociale.
Elle est une des rares villes européennes à vivre un tel bouleversement. Cette refondation passe par un positionnement culturel fort et assumé. Celui-ci se marque notamment dans l’évolution profonde de la Ville Basse.
L’ouverture du Quai 10, centre de l’image animée et du gaming, allié au remodelage des Quais, la présence du Vecteur et de la galerie Incise, le foisonnement des librairies, le lancement prochain de Médiasambre, futurs studio de la RTBF et Télésambre, le déploiement de Rive Gauche s’intègrent parfaitement à ce processus.
Au travers de cette troisième édition de la triennale ART PUBLIC, 15 créateurs contemporains seront mis en perspective avec ce nouvel environnement du 2 septembre au 31 octobre. L’ambition est de renforcer la dynamique initiée avec l’événement Asphalte : faire descendre
l’art dans l’espace public et l’afficher à la vue du plus grand nombre.
Le haut potentiel de développement de la première métropole wallonne est désormais perceptible. Cette fraîcheur des idées alliée à un profond renouvellement contribue à mettre en place la ville de demain. Ces mutations lui offrent l’opportunité de jouer durablement un rôle à la hauteur de son statut.

INFORMATIONS PRATIQUES
EXPOSITION : du 02.09 au 05.11.2017, Charleroi, parcours en Ville Basse
VERNISSAGE : vendredi 01.09.2017 – 18h00
Au Vecteur, 30 rue de Marcinelle, B-6000 Charleroi
Tél. 00 32 (0)71/27.86.78
GUIDE DU VISITEUR disponible au Vecteur, dans les divers lieux culturels et à l’Espace Wallonie CATALOGUE GRATUIT : parution fin septembre 2017

Usines

USINES

Les usines font, bien sûr, partie du paysage mental (et physique) de l’artiste. « Comme je suis né une banlieue industrielle et que je me suis auto-proclamé petit maître, explique-t-il, il fallait que je peigne des paysages d’usines ; mais en leur donnant, bien entendu une dimension supplémentaire d’art nul. Des paysages d’usines, il y en avait déjà suffisamment dans le patrimoine wallon; c’est donc pour cette raison que m’est venue l’idée de réaliser de petites usines à partir des matériaux que fabriquaient ces usines-là. C’est une forme de recyclage, dans un esprit non pas écologique mais poétique… Poétique du nul, bien entendu ! ».
Les sculptures nulles (1980) de Lizène prennent régulièrement l’allure d’usines ou d’archéologies contemporaines, ce qui souvent revient au même. Lizène y introduit dès que possible « le thème de la fumée comme élément sculptural ». Il est d’ailleurs singulièrement que celui-ci soit le plus souvent associé à des fumigènes de music-hall. C’est le burlesque de ces sculptures nulles. La fumée s’échappe donc des cheminées de ces usines, ce que Lizène nommera un art d’altitude pour faire référence à l’art d’attitude. Il lui arrive de les concevoir à l’ « emporte-pièce », en matériaux légers, aussi vites construites, aussi vites escamotées.

RUINES CONTEMPORAINES

Ses « archéologies contemporaines » (1966), « traces de maisons démolies » et autres « buildings gondolants » (1964-66), son intérêt pour la fissure et la lézarde (1964) qui donnera lieu au « morcellement de cimaise » (1970) en témoignent tout autant que la submersion de ses meubles découpés : Jacques Lizène réactive le Ruinisme mais il en brinquebale les concepts établis. Je repense à ces lignes écrites par Sophie Lacroix sur la fonction critique des ruines(1) : « La ruine est alors ce grand corps qui a perdu son principe fondateur, et qui n’est plus qu’une multitude de liaisons passagères, contingentes. La ruine n’est pas le résidu laissé par une action qui a déjà eu lieu, elle est la présentation d’une action présente, car ce qui la distingue, c’est la conjonction d’un mouvement de déconstruction et l’énergie qui est à l’œuvre dans cette déconstruction, qui exclut que nous puissions penser cette tendance déconstructive comme une abstraction ou une déréalisation ». Il y a dans le chaos lizénien, une imprédictibilité aussi surprenante que stimulante.

(1) Sophie Lacroix, Ce que nous disent les ruines, la fonction critique des ruines, L’Harmattan, 2007.

Jacques Lizène

Sculpture nulle (1980) avec fumigène, archéologie et ruines contemporaines (1964),remake 1988. Collection BPS22, Charleroi

Jacques Lizène

Peinture nulle d’un projet de sculpture nulle remake 1982 et Sculpture nulle 1980 avec fumigène, remake 1988. Collection Ministère de la Culture de la Fédération Wallonie Bruxelles

FACTORIES

Factories are of course part of the artist’s mental (and physical) landscape. “As I was born in an industrial suburb and proclaimed myself a Minor Master, he explains, I had to paint factory landscapes, but by giving them an added dimension as worthless art. There were already enough factory landscapes in the Walloon heritage; that’s where I got the idea of making small factories using materials those factories produced. It’s a form of recycling, but in a poetic sense, not an ecological one… The poetics of worthlessness, of course!”

Lizène’s Worthless Sculptures (1980) regularly look like factories or contemporary archaeologies, which often comes down to the same thing. Lizène introduced “the theme of smoke as a sculptural element” as soon as possible. Indeed, the fact that the smoke is most often associated with music-hall smoke machines is quite singular. It is the burlesque aspect of these Worthless Sculptures. Smoke rises up from the chimney stacks of these factories, which Lizène named “Altitude Art,” in reference to Attitude Art. He sometimes makes them “cut and dried” in lightweight materials that can be spirited away as soon as they’re built.

CONTEMPORARY ARCHEOLOGIES

His « archéologies contemporaines » (contemporary archeologies) (1966), « traces de maisons démolies » (traces of demolished houses) and other « buildings gondolants » (warped buildings) (1964-66), his interest in the crack and the fissure (1964) which will lead to the « morcellement de cimaise » (fragmentation of the picture rail) (1970) make it very clear, as does his submersion of cut-up furniture: Jacques Lizène resuscitates Ruinism but jumbles its established concepts. This reminds me of what Sophie Lacroix has written on the critical function of ruins (1): « The ruin, then, is that great body which has lost its founding principle, and which has become nothing more than a multitude of fleeting, accidental connections. The ruin is not a residue left by an action that has already taken place; it is the representation of an actual action, because what distinguishes it is the conjunction of a deconstructive action and the energy at work in this very deconstruction, which prevents us from seeing this deconstructive tendency as an abstraction or derealisation. » There exists in the Lizènean chaos an unpredictability that is as surprising as it is stimulating.

(1) Sophie Lacroix, Ce que nous disent les ruines, la fonction critique des ruines, L’Harmattan, 2007.

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Marie Zolamian

Rentrée des classes. Le Château Intérieur, sculpture de Marie Zolamian, est actuellement installé sur les pelouses du Lycée Liège II, en face de la galerie Nadja Vilenne

Conçu en 2014, à l’occasion d’une exposition dans les jardins du château de Jehay, Le Château Intérieur de Marie Zolamian, cette inaccessible cage, fait référence au « Château Intérieur » (le livre des demeures), chef-d’œuvre de Thérèse d’Avila, l’un des ouvrages le plus important de la spiritualité et de l’expérience mystique de l’Occident.

« Pour revenir à notre bel et délicieux château, nous devons voir comment nous pourrons y pénétrer. J’ai l’air de dire une sottise : puisque ce château est l’âme, il est clair qu’elle n’a pas à y pénétrer, puisqu’il est elle-même ; tout comme il semblerait insensé de dire à quelqu’un d’entrer dans une pièce où il serait déjà. »
Le château intérieur, Thérèse d’Avila, 1577.

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Emilio Lopez Menchero

Pour l’exposition PASS, qui se déroula dans les villages de Mullem, Huise, Wannegem et Lede durant l’été 2015, Emilio Lopez-Menchero s’inspire d’une anecdote vécue, la perte de sa casquette Harris Tweed lors d’une visite in situ, et fait installer quatre panneaux descriptifs afin de signaler cette perte aux passants. Il dessine la dite casquette, la décrit précisément et y indique son adresse électronique. Ne sait-on jamais qu’un quidam la retrouve. S’inspirant du quotidien et de la communication urbaine (et ceci dans un paysage bucolique), il nous invite ainsi, par cette incongrue et discrète intervention paysagère, à chercher l’artiste autant que son précieux couvre-chef. La cas- quette est une Gavroche, du nom de ce gamin de Paris, héros des Misérables de Victor Hugo. Gavroche se dit d’un gamin impertinent. Cela sied parfaitement à Emilio Lopez-Menchero.

L’oeuvre Objet Perdu – Verloren Object – Cap Harris Tweed – Casquette Harris Tweed a aujourd’hui trouvé une place définitive dans et aux abords d’une propriété privée. Emilio Lopez Menchero n’a toujours pas retrouvé sa casquette.

Emilio Lopez Menchero

Emilio Lopez Menchero

Emilio Lopez Menchero

Emilio Lopez Menchero

 

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Emilio Lopez Menchero

Emilio Lopez Menchero

Emilio Lopez Menchero

Des adhérents de l’Association de Gestion des CSC Belencontre & Phalempins et habitants du quartier Belencontre ont souhaité faire appel à un artiste pour créer un lieu de rencontre dans cet ancien quartier en pleine mutation et emblématique de l’évolution du riche passé industriel de la Ville de Tourcoing. L’objectif de cette commande artistique est de garder la mémoire du passé dans un esprit de partage et de bien vivre ensemble.
Pour mener à bien ce projet, ils ont fait appel à artconnexion, structure de production en art contemporain et médiateur agréé par la Fondation de France pour l’action Nouveaux commanditaires.
En réponse à la commande, l’artiste espagnol Emilio López-Menchero proposé par artconnexion, a imaginé un espace marqué de plusieurs éléments symboliques du quartier. Le premier de ces éléments est la restauration d’une statue en marbre de Carrare surnommée La Penseuse, réalisée au XIXe siècle par le sculpteur Georges Van der Straeten, qui se trouvait auparavant dans le parc Clémenceau. Figure déterminante du parc du quartier pendant un demi-siècle, elle en fut retirée à la suite de plusieurs détériorations – bras et tête furent successivement mutilés.
Emilio López-Menchero a proposé de remettre en état la sculpture et a choisi de différencier les nouveaux éléments des anciens par du granit de couleur veiné. La Penseuse Tigresse fait le lien avec le passé et la modernité, évoquant l’histoire du quartier et ses habitants.
L’action Nouveaux commanditaires proposée par la Fondation de France permet à des citoyens confrontés à des enjeux de société ou de développement d’un territoire d’associer des artistes contemporains à leurs préoccupations par le biais d’une commande. Son originalité repose sur une conjonction nouvelle entre trois acteurs privilégiés : l’artiste, le citoyen commanditaire et le médiateur culturel agréé par la Fondation de France, accompagnés de partenaires publics et privés réunis autour du projet.
Ce projet a été commandé par les habitants du quartier Belencontre – Fin de la Guerre et soutenu par la Fondation de France, la Ville de Tourcoing et l’Association de Gestion des CSC Belencontre & Phalempins.

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Emilio Lopez Menchero

Emilio Lopez Menchero

A l’initiative de Art Connection, agence de production et de médiation d’art contemporain

Des adhérents de l’Association de Gestion des CSC Belencontre & Phalempins et habitants du quartier Belencontre ont souhaité faire appel à un artiste pour créer un lieu de rencontre dans cet ancien quartier en pleine mutation et emblématique de l’évolution du riche passé industriel de la Ville de Tourcoing. L’objectif de cette commande artistique est de garder la mémoire du passé dans un esprit de partage et de bien vivre ensemble.
Pour mener à bien ce projet, ils ont fait appel à artconnexion, structure de production en art contemporain et médiateur agréé par la Fondation de France pour l’action Nouveaux commanditaires.
En réponse à la commande, l’artiste espagnol Emilio López-Menchero proposé par artconnexion, a imaginé un espace marqué de plusieurs éléments symboliques du quartier. Le premier de ces éléments est la restauration d’une statue en marbre de Carrare surnommée La Penseuse, réalisée au XIXe siècle par le sculpteur Georges Van der Straeten, qui se trouvait auparavant dans le parc Clémenceau. Figure déterminante du parc du quartier pendant un demi-siècle, elle en fut retirée à la suite de plusieurs détériorations – bras et tête furent successivement mutilés.
Emilio López-Menchero a proposé de remettre en état la sculpture et a choisi de différencier les nouveaux éléments des anciens par du granit de couleur veiné. La Penseuse Tigresse fait le lien avec le passé et la modernité, évoquant l’histoire du quartier et ses habitants.

L’action Nouveaux commanditaires proposée par la Fondation de France permet à des citoyens confrontés à des enjeux de société ou de développement d’un territoire d’associer des artistes contemporains à leurs préoccupations par le biais d’une commande. Son originalité repose sur une conjonction nouvelle entre trois acteurs privilégiés : l’artiste, le citoyen commanditaire et le médiateur culturel agréé par la Fondation de France, accompagnés de partenaires publics et privés réunis autour du projet.

Ce projet a été commandé par les habitants du quartier Belencontre – Fin de la Guerre et soutenu par la Fondation de France, la Ville de Tourcoing et l’Association de Gestion des CSC Belencontre & Phalempins.
La médiation a été réalisée en collaboration avec les étudiants du master recherche CEAC – parcours « exposition-production des œuvres d’art contemporain », Université Lille 3.

Comment y accéder ?
En transport en commun : Prendre le bus L4 à l’arrêt Colbert (Tourcoing) en direction de Halluin Gounod (Halluin) / Descendre à l’arrêt Fin De La Guerre (Tourcoing)
En voiture : Rejoindre A22/E17 Tourcoing – Gand. Prendre la sortie 15, continuer sur « Rond-point des Ravennes » puis continuer sur 800 m Tourcoing-Les Francs – Tourcoing-Le Brunpain. Au rond-point « Rond-point des Ravennes », prendre à gauche puis continuer tout droit puis prendre à droite : Rue de la Fin de la Guerre et continuer sur 400 m.

Belencontre is a neighbourhood of Tourcoing undergoing regeneration and is emblematic of the evolution of the rich industrial past of the city. On the former site of the Francs dying factory, two housing programmes are underway. A factory has been demolished and new environment standard flats are being built. The highrise blocks of Belencontre built in the 1960’s were demolished or renovated. The community centre in the neighbourhood has always been very active. In 2009, a « Memory » group was formed with a writing work-shop and a book was written about the history of the neighbourhood. Following this experience, the same group commissioned a work that would preserve the identity of the place in spite of the changes – they wanted a work that would « evoke the history and future of the quarter in a convivial spirit and a work that would also function as a meeting place ».

The artist: Emilio López-Menchero is a Spanish artist living in Brussels. He studied architecture and urban design and is a multi-disciplinary artist. Humour and self-derision are common features of his work. He has realised several installations in the public space, both temporary and permanent. He has already been involved in urban interventions that are linked to social history, notably in Brussels.

The project: Emilio López-Menchero has suggested making a meeting place made up of different symbolic elements of the neighbourhood. The first is a dilapidated statue in a classic style by Georges Van der Straeten which used to be in the local park. The aim is to restore the sculpture with contrasting elements of colour and materials, in order that it serve its former function whilst taking on a more contemporary aspect. The second part of the project will be to make a large table in stone and a bowling pitch. On the table, on a historic photograph of the neighbourhood, the commissioners will write their own texts. The bowling pitch will be covered with a shed roof reminiscent of the roofs of the old factories.

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Après une longue absence et revalidation bien nécessaire, l’Homme Bulle d’Emilio Lopez Menchero reprend du service. Le voici en Hesbaye, à Héron, dans la région de Huy, à l’invitation de la Maison des Jeunes locale.

Emilio Lopez Menchero

Emilio Lopez Menchero

Emilio Lopez Menchero

Emilio Lopez Menchero

Emilio Lopez Menchero

Artiste belge d’origine espagnole, Emilio López-Menchero vit et travaille à Bruxelles. Plasticien pluridisciplinaire, il pose, quel que soit le médium qu‘il utilise, un regard lucide sur la société contemporaine, tout en envisageant l’individu dans la perspective d’une continuelle construction de soi. Il considère l’espace public comme un espace critique, un lieu d’action. Il y intervient régulièrement de façon temporaire ou pérenne. On lui doit, entre autres interventions urbaines, « Pasionoria », ce porte-voix monumental installé à proximité de la gare du Midi à Bruxelles. Orientée vers la gare, ce lieu de confluence, référence à un épisode de la Guerre d’Espagne, « Pasionaria » matérialise la parole publique. Hommage à une icône républicaine, Dolorès Ibárruri, la sculpture est dédiée à tous les migrants dans un lieu où se déroulent de régulières manifestations sociales et politiques.

L’Homme Bulle est un personnage anonyme. Il s’apparente à ces figures dessinées par Ernst Neufert, cet architecte allemand qui codifia les normes et mesures de toutes nos architectures domestiques et vernaculaires. De sa bouche s’échappe ce monumental phylactère que l’artiste vous invite à vous approprier le temps d’un instant, afin de vous exprimer librement. Oui, on peut graffiter la bulle, taguer, laisser son empreinte, une phrase, un message, le signer ou le laisser anonyme : l’Homme Bulle est un porte parole. Il absorbe, révèle et fixe l’intensité sociale, sa concentration en un point où le mouvement est le moteur d’une narrative sans fin, constituée d’une multitude d’anecdotes anonymes ou signées.

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Sophie Langohr

Sophie Langohr

Pour Fluide, Sophie Langohr intègre trois plaques émaillées à la façade ouest de l’église Notre-Dame d’el Vaux. Par le travail des formats, de la matière et de la couleur, les images sérigraphiées évoquent des panneaux d’affichage public à l’abandon. Elles renvoient aussi aux anciennes stèles funéraires encastrées dans les autres murs de l’église. Bien que ces bas-reliefs soient en partie effacés par le temps, ils portent le nom de « pierres parlantes » ; « muettes parce qu’elles ont pour la plupart perdu leur inscription identificatrice mais néanmoins très parlantes si on veut en examiner les éléments [1] », un principe de lecture que Sophie Langohr adopte pour ces pièces.

L’artiste s’inspire encore d’un autre fait de l’histoire de Thuin : le récit du passage de Victor Hugo dans la ville en 1861. L’écrivain visita Aulne et on raconte que, sous l’emprise de l’atmosphère mystique de l’abbaye abandonnée, il aurait, sur un mur des vestiges, laissé sa signature aujourd’hui disparue. Avec cette installation, empreinte des thèmes hugoliens que sont le monde contemporain, l’histoire, la religion et la politique, Sophie Langohr joue sur le caractère de pérennité de son intervention. La permanence de l’œuvre implique une double recherche : sur la forme, l’anticipation du délabrement et sur le fond, la question de la survivance des images et des croyances.

En outre que provoquer la confusion entre passé et présent, ces trois portraits, reconstitués à partir de multiples sources iconographiques, laissent naître un doute sur la nature même de l’œuvre. En effet, ici, le traitement infographique hybride les genres conventionnels de la peinture, de la photographie, du bas-relief et de l’affiche.

[1] » in : Jean-M. Horemans, Les pierres parlantes de l’église Notre-Dame-del-Vaux à Thuin, héritières lointaines de Rogier de le pasture dans Revue Sambre et Meuse n°40.

Sophie Langohr est diplômée en philologie romane, de l’Université de Liège, puis en peinture, à l’Académie des Beaux-Arts de la même ville. L’image, dont la prolifération actuelle touche et affecte tous les territoires de la vie personnelle, sociale et politique, est au centre de ses recherches artistiques. Ses travaux, qu’elle conçoit le plus souvent en fonction du contexte de leur exposition, font référence à l’histoire de l’art ou à un patrimoine proche : Camées néo-classiques, motifs décoratifs de style rococo, sculptures religieuses, drapés baroques, « jolités » spadoises, peintures de nus du XIX e et XX e siècle… sont revisités dans ses séries de photographies Les Camées (2007), Fleurs, oiseaux et fantaisies (2009), New Faces (2012), Glorious Bodies (2013), Drapery (2013)… ou dans des œuvres d’art public comme Jolité (Spa, 2010) et Nus (Tournai, 2014). Qu’elle manipule des images existantes ou qu’elle en crée, Sophie Langohr se réapproprie celles que nous avons consciemment ou inconsciemment en mémoire. Par un délicat travail de refabrication, elle les parodie, les subvertit, y distille un trouble qui, bien au-delà de toute entreprise de mystification, interroge notre façon de percevoir le monde au travers de notre industrie médiatique et consumériste.

(source : BPS22)

Sophie Langohr

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Emilio Lopez Menchero

Depuis le 9 janvier, à l’initiative d’Emilio Lopez-Menchero, les trois couleurs de la Seconde République Espagnole (1931-1939) flotte sur le Centre Culturel de Strombeek-Bever. Tricolore de bandes rouge, jaune et violet de même taille, il a été adopté le 27 avril 1931. Décidément, on n’est pas petit-fils de Républicain pour rien. Ce pavillon flottera sur le Centre culturel, tel un signal, jusqu’au 03 avril. L’intervention est titrée Emilio Lopez-Menchero, In de Wind. Emilio Lopez-Menchero dans le vent.

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Jacques Lizène a été invité par la Space à relooker la borne de la SPAC, sculpture publique d’aide culturelle. Le Petit Maître prend ainsi le relais des relookings assurés par Nicolas Kozakis (2010) et Michaël Nicolaï (2012). Le making of :

Jacques Lizène

Jacques Lizène

Jacques Lizène

Jacques Lizène

Jacques Lizène

Jacques Lizène

Jacques Lizène

Jacques Lizène

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Jacques Lizène

Jacques Lizène a été invité par la Space à relooker la borne de la SPAC, sculpture publique d’aide culturelle. Le Petit Maître prend ainsi le relais des relookings assurés par Nicolas Kozakis (2010) et Michaël Nicolaï (2012).
Inauguration ce samedi 06 décembre à 18h, au pied de la flamme de la SPAC. En Féronstrée à Liège.

Jacques Lizène

Jacques Lizène,
Petit dessin médiocre façon 1964 sur enveloppe, art syncrétique 1964, projet post post moderne pour art borné, art stupide 1975, en remake 2014

Ce 6 décembre, nous vous proposons le combiné suivant :

1. Jusqu’à 18h, aux Fugueurs du Livre, découvrir sur le stand de L’Usine à Stars / galerie Nadja Vilenne, les publications concernant Jacques Lizène. Le petit Maître dédicacera les ouvrages le concernant dès 16h. (Au Musée Curtius)
2. A 18h, prendre l’apéro en compagnie du Petit Maître sous la flamme de la SPAC (En Féronstrée, tout à côté du Curtius)

Jacques Lizène

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Marie Zolamian

Il est probable que l’homme commença à désigner des quantités avec ses doigts, avant de penser à les consigner quelque part. Et l’on s’accorde aujourd’hui sur le fait que, dès le paléolithique, la gravure d’encoches sur des os d’animaux ou sur la pierre, pourrait bien être un premier moyen de comptage, comme lorsqu’on compte sur ses doigts les jours qui passent, les mois lunaires, les proies capturées. C’est là une première théorie des nombres et des unités, une arithmétique élémentaire. Il est tout aussi certain qu’à l’usage, l’homme se rendit compte qu’aligner de nombreux traits entraine un risque grandissant d’erreurs. Notre capacité visuelle est limitée : au-delà de quatre traits, tout se brouille. Notre cortex frontal compte de un à quatre, directement. Lorsque les quantités considérées sont plus importantes, c’est une autre zone de notre cerveau, plus profonde, qui prend le relais. On s’attachera dès lors à estimer le résultat et non à compter directement. La solution sera dès lors d’éviter d’aligner plus de quatre traits successifs : le nombre cinq devient quatre entailles traversées par une barre, puis un trait barré, enfin un V.

Le graphe de cette idée simple, si simple qu’elle nous paraît désormais intemporelle, a très vite surgi dans l’esprit de Marie Zolamian, invitée à intervenir au Fort de Flémalle dans le cadre des Commémorations du centenaire de la grande guerre.  L’enjeu est une commande publique pérenne ; celle-ci subsistera au delà des manifestations qui placent, en ces premiers jours du mois d’août 2014, les douze forts qui ceinturent Liège sous les feux d’une actualité du souvenir collectif. Marie Zolamian a choisit de concentrer son intervention sur la tour d’aération du fort, construite lors de la modernisation du fort durant l’entre-deux-guerres. Cette tour d’air, quelque peu excentrée par rapport au massif du fort, vigie visible à plusieurs kilomètres à la ronde, marquée par les vicissitudes du temps, ponctue le paysage flémallois. Marie Zolamian a proposé d’y graver, de la base la tour à sa coupole, une myriade de ce graphe universel, quatre entailles traversées par une barre. C’est là une théorie du nombre, du nombre de vivants et de morts comptés à l’unité, des morts lors de l’assaut des forts de Liège, de la Grande guerre, de toutes les guerres. Toutes les guerres ont leur comptabilité, celle de l’horreur, de la douleur, de l’absurde, de la destruction, de la reconstruction dès lors que tous les comptes sont faits. Ces graphes sont traces mémorielles. Leur dessin en appelle à la transcription, à la transmission. Ils sont aussi autant de sutures qui cicatrisent la tour. Par dessus tout, chacune de ces encoches gravées, est signe de l’intelligence, d’une capacité à créer et à raisonner, dès lors d’espoirs renouvelés. Sobre, économe, efficace, l’intervention de Marie Zolamian touche ainsi à l’universel, à l’émergence d’une pensée créatrice.

Le centenaire de la reddition du fort de Flémalle sera célébré ce samedi 16 août.

Sophie Langohr

D’après Constant Permeke, Nu vu de dos, 1942, Musée Royaux des Beaux-Arts de Bruxelles. De la série Nudes, 2014.
D’après Inconnu, Nu masculin couché, 19ème siècle, Musée de Beaux-Arts de Liège. De la série Nudes, 2014.

Sophie Langohr

D’après Constant Permeke, Nu vu de dos, 1942, Musée Royaux des Beaux-Arts de Bruxelles. De la série Nudes, 2014.

Sophie Langhor

D’après Inconnu, Nu masculin couché, 19ème siècle, Musée de Beaux-Arts de Liège. De la série Nudes, 2014.

Sophie Langohr

D’après Paul Maas, Nu couché, 1959, collection privée. De la série Nudes, 2014.
D’après Théo Van Rysselberghe, La sieste du modèle, 1920, Collection privée. De la série Nudes, 2014.

Sophie Langohr

D’après Paul Maas, Nu couché, 1959, collection privée. De la série Nudes, 2014.

Sophie Langohr

D’après Théo Van Rysselberghe, La sieste du modèle, 1920, Collection privée. De la série Nudes, 2014.

Sophie Langohr

D’après Rik Wouters, Reflets (détail), collection privée. De la série Nudes, 2014.

Sophie Langohr

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Sophie Langohr

A propos de Nudes, par Marie-Hélène Joiret

C’est la Cour d’Honneur, passage entre la rue Saint-Martin et la place de l’Hôtel de Ville, qui a retenu l’attention de Sophie Langohr. La proximité du Musée des Beaux-Arts donne à ce lieu des allures de galerie en plein air.

Le fil rouge du travail de Sophie Langohr, c’est la référence à l’histoire de l’art. Depuis près de dix ans, ses recherches éprouvent et interprètent les codes iconographiques du passé tout en interrogeant nos actuels systèmes de représentation. En l’occurrence, c’est l’histoire de la populaire Naïade de Tournai qui interpelle ici la plasticienne. Cette sculpture, commandée en 1950 à George Grard pour orner le Pont-à-pont enjambant l’Escaut, a un parcours pour le moins mouvementé. Sa nudité naturelle et tranquille provoque l’ire des autorités religieuses et de la population bien pensante dès son installation sur le pont surnommé « pont de la salope »! En 1950, à Tournai, une telle œuvre – jugée trop réaliste – ne peut être tolérée que dans un musée. D’abord voilée, la sculpture sera placée dans un endroit plus discret. Il faudra attendre 1980 pour la voir rejoindre son emplacement initial. Les mésaventures de la Naïade soulèvent diverses questions : celle de la représentation de la nudité sans le prétexte de la mythologie, de la religion ou de la publicité, celle de la présence du corps féminin dans l’espace public. L’installation de Sophie Langohr aborde cette large problématique.

L’œuvre consiste en une suite d’interprétations photographiques de tableaux de nu de peintres belges des XIXe et XXe siècles. De styles variés, ils sont, pour la plupart, conservés dans des musées de Wallonie et de Bruxelles dont celui des Beaux-Arts de Tournai. Il s’agit de nus féminins par Wiertz, Legendre, Permeke, Wouters, Lemmen, Maas, Van Rijsselberghe. Parmi ceux-ci, le Nu doré de Marie Howet dont Sophie Langohr souligne la présence féminine. Dans la sélection de ces œuvres de référence, elle épingle encore deux nus masculins, l’un par Rassenfosse et l’autre anonyme. Dans ce travail, l’implication de l’artiste est totale puisqu’elle met en scène son propre corps en adoptant la pose et l’attitude singulière de chacun des modèles. S’inspirant de la Naïade, Sophie Langohr fait le choix d’une nudité authentique, la sienne, mais aussi d’une photographie brute, sans corrections idéalisantes. Elle a confié le shooting à Laetitia Bica, une jeune photographe qui partage ses préoccupations pour la représentation du corps, la composition et la facticité.

Les images prennent place dans de profonds cadres en acier galvanisé dont les vitrages sont texturés. A chaque tableau, sa touche : léchée, craquelée, impressionniste, pointilliste ou expressionniste. Jadis utilisés pour protéger l’intimité des habitations tout en laissant passer la lumière, ils servent ici de filtres qui brouillent la vision des photographies en leur donnant un aspect pictural. Ils opèrent comme des voiles qui soustraient la nudité à une appréhension trop directe. Les images ne sont pourtant que fragilement protégées. Sophie Langohr prend en compte le phénomène de vandalisme dont les œuvres d’extérieur font parfois l’objet. Au public, elle propose une participation autre: la contemplation et le respect.

Cette intervention joue sur les spécificités de l’art muséal et de l’art environnemental. Le musée en tant qu’outil de légitimation peut montrer des images qui, présentées dans la cité, seraient censurées. En exposant des tableaux de nu revisités dans l’espace public, Sophie Langohr brouille ces catégories pour réactiver la portée de ces oeuvres. Dès lors, ses « nus » renvoient aux débats sur les féminités d’aujourd’hui (le harcèlement de rue, le port du voile, les questions du genre, la publicité, le nouveau puritanisme, la culture de la visibilité et de la transparence…) avec une subtilité qui, à l’opposé d’un militantisme agressif, semble rendre hommage à la sérénité de la sculpture de George Grard.

Marie-Hélène Joiret, mars 2014

Sophie Langohr

D’après Marie Howet, Le nu doré, 1928, Musée de Beaux-Arts de Liège. De la série Nudes, 2014.
D’après Armand Rassenfosse, Nu masculin assis, vers 1907, Musée national d’art de Catalogne. De la série Nudes, 2014.

Sophie Langhor

D’après Armand Rassenfosse, Nu masculin assis, vers 1907, Musée national d’art de Catalogne. De la série Nudes, 2014.

Sophie Langohr

Sophie Langohr

D’après Léonce Legendre, Périmèle(s), nymphe de Capri, 1864, Musée des Beaux-Arts de Tournai. De la série Nudes, 2014.

Sophie Langohr

Sophie Langohr

D’après Antoine-Joseph Wiertz, Rosine à sa toilette, vers 1847, Musée de Beaux-Arts de Liège. De la série Nudes, 2014.

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Art public Tournai

Le Commmuniqué de presse.

Après Namur en 2011, « Art public » prendra place à Tournai. Elodie Antoine, Stephan Balleux, Alain Bornain, Emmanuel Bayon, le collectif « Les Rustins », Babis Kandilaptis, Sophie Langohr, Karine Marenne, Jean-François Octave et Lucile Soufflet ont été invités à présenter des œuvres intégrées à des sites emblématiques du cœur historique de la ville.

Aucune thématique n’a été imposée, si ce n’est la nécessité de tenir compte de l’environnement architectural, urbanistique, naturel et surtout humain des espaces proposés. Tous situés à proximité d’institutions muséales, ces derniers ont été choisis à en fonction de la fréquentation des lieux et de leurs significations historiques et sociales.

Le parcours cherche ainsi à éclairer ce que la cité peut signifier pour ses habitants, ses utilisateurs et ses visiteurs. Il s’agit, en outre, d’introduire un élément de compréhension dans la géographie de Tournai et de relever la qualité de son patrimoine.

Dans la droite ligne de la politique de création et de promotion des talents impulsée par la Wallonie, la sélection des participants a été opérée tant pour la signification contemporaine de leurs recherches que sur base de leur capacité à communiquer avec le grand public. Elle traduit par ailleurs la volonté de mettre en présence des « jeunes créateurs » et des « valeurs sûres » dans une dynamique de talent, de savoir-faire et d’innovation.

Une autre particularité de l’opération tient dans l’importance des activités de médiation mises en place. Il s’agit d’ouvrir le dialogue avec les usagers des lieux que les artistes investissent et, au-delà, de travailler sur la réception des œuvres et en particulier sur les interpellations qu’elles peuvent susciter.

L’opération s’inscrit ainsi dans la foulée des réflexions sur les relations entre culture contemporaine et goût populaire, relations ici d’autant plus sensibles que les artistes travaillent dans l’espace public … et que les œuvres susciteront des réactions bien différentes de celles qu’elles auraient occasionnées si elles avaient été présentées dans un musée ou une galerie.

Un des objectifs est de soutenir l’idée que la pertinence de telles opérations ne se jauge pas à la bienveillance ou à la conformité, voire au conformisme de leur réception, mais bien à la multiplicité et à la richesse des réflexions et des appropriations qu’elles provoquent.

Le catalogue d’Art Public Tournai paraîtra à l’occasion de « La Nuit des Musées » le 3 mai 2014.

C’est la Commission des Arts de Wallonie qui assure le commissariat de la deuxième édition d’Art Public.

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