La Galerie Nadja Vilenne a le plaisir de vous inviter au vernissage de l’exposition d’Olivier Foulon ce samedi 10 octobre à 15h


Cet automne, Lille devient la capitale de l’humour et de l’audace. Pour la première fois de leur histoire, les 22 Fonds régionaux d’art contemporain (Frac) s’unissent dans un unique lieu pour un événement hors norme : l’exposition Éclats du rire ! Et Jacques Lizène y participe.
Fruit d’une collaboration inédite entre lille3000 et le réseau Platform, cette exposition célèbre 40 ans de passion et de décentralisation culturelle en France. Cette réunion historique valorisera la richesse de la scène française – des talents émergents aux artistes confirmés – en dialogue avec des créateurs internationaux. En investissant les trois étages du Tripostal (5 000 m2), les 22 Frac dévoilent la richesse de leurs collections à travers le prisme de l’ironie, de la dérision, du détournement et de la fantaisie.
Loin de l’image d’un art élitiste ou austère, Éclats du rire ! propose un parcours effervescent où le rire devient une arme de réflexion. Des jeux de langages aux détournements, les œuvres sélectionnées bousculent nos certitudes avec jubilation. De l’humour le plus léger au plus sarcastique, du plus absurde au plus satirique, l’exposition invitera le spectateur à devenir acteur de sa propre visite par le biais de l’émotion et de l’esprit.
Avec :
Carlos Aires, Ivan Argote, Basserode, Glen Baxter, Ben, Jurgen Bey, Diego Bianchi, Marcel Broodthaers, Maurizio Cattelan, Jacques Charlier, Jean-Jules Chasse-pot, Claude Closky, Mathis Collins, Tony Cragg, François Curlet, Brice Dellsperger, Hélène Delprat, Wim Delvoye, John Deneuve, Hervé Di Rosa, Erik Dietman, Robert Doisneau, Jean Dupuy, Eric Duyckaerts, Ernest T., Erró, Esther Ferrer, Robert Filliou, Daniel Firman, Peter Fischli & David Weiss, Thierry Fontaine, Samuel Fosso, Michel François, Jean-François Gavoty, General Idea, Pauline Ghersi, Piero Gilardi, John Giorno, Michel Gouéry, Raymond Hains, Jean Hélion, Hans Hemmert, Joël Hubaut, Rodolphe Huguet, Fabrice Hyber, Valerie Jouve, Arnaud Labelle-Rojoux, Stéphane Lallemand, Bertrand Lavier, Ange Leccia, Aurore Le Duc, Lou Le Forban, Natacha Lesueur, Guy Limone, Jacques Lizène, Clémentine Margheriti, Philippe Mayaux, Paul McCarthy, Tony Matelli, Annette Messager, François Morellet, Manuel Ocampo, ORLAN, Laurina Paperina, Présence Panchounette, Bruno Peinado, Régis Perray, Guillaume Pinard, Julien Prévieux, Laure Prouvost, Radi Designers, Philippe Ramette, Guy Rottier, Batoul S’Himi, Peter Saul, Franck Scurti, Alain Séchas, David Shrigley, Roman Signer, Pierrick Sorin, Taroop & Glabel, Roland Topor, Endre Tót, Béatrice Utrilla et Bertrand Arnaud, Jean-Luc Verna, Martha Wilson, Nancy Wilson-Pajic, Erwin Wurm…

Caroline David a sélectionné Tentative de dompter la cémara suivi d’une tentative d’échapper à la surveillance d’une caméra, oeuvre appartenant au FRAC Méca – Nouvelle Aquitaine de Bordeaux.
Aglaia Konrad expose sa série #BT, consacrée à la Boeken Toren gantoise à l’espace 36 de Saint-Omer dans les Hauts de France. Exposition jusqu’au 24 octobre. Exposition organisée en partenariat avec le Frac Grand-Large, dans le cadre du Bicentenaire de la photographie

Le communiqué de l’Espace 36 :
Artiste autrichienne vivant en Belgique, Aglaia Konrad photographie les processus urbains dans diverses métropoles. Telle une archéologue, elle se plonge dans la signification des diverses couches constituant la ville. La série de photographies BT# présente la Boekentoren (tour des livres) à l’occasion de la restauration de cet emblématique bâtiment du modernisme belge. Cette bibliothèque de l’Université de Gand a été réalisé en 1935 par le grand architecte Henri Van de Velde, précurseur direct du Bauhaus.
Aglaia Konrad a décidé de documenter le bâtiment d’une manière singulière. Pour la première fois de sa carrière, elle fait intervenir des filtres numériques afin d’accentuer la pureté des lignes de cette architecture remarquable. Cette série évoque la transformation, le changement, et renvoie à la fois à la rénovation récente de ce lieu iconique et au processus de création de l’artiste.
Aglaia Konrad habite et travaille à Bruxelles. Elle a étudié et a été professeure à l’académie Jan Van Eyck, Maastricht et elle enseigne à la LUCA School of Arts, Bruxelles. Son œuvre a été exposée dans de nombreux pays, dont le Museum M, Leuven, le Stedelijk Museum Amsterdam, Le Bal à Paris, et documenta X, Kassel. Cette série vient de rentrer dans les collections du Frac Grand Large. Elle est présentée ici pour la première fois en région.
Olivier Foulon
Michiel Ceulers
Aglaia Konrad
Jacques Lizène
Emilio Lopez Menchero
Jacqueline Mesmaeker
Sandrine Morgante
Raphaël Van Lerberghe
Sandrine Morgantev participe à l’expositionIt’s coming through the air au Cultuurcentrum Zwaneberg à Heist-op-den-Berg.
It’s coming through the air. C’est dans l’air du temps : partout dans le monde, des mouvements et des idéologies qui menacent la liberté de pensée, la critique et la culture gagnent du terrain. Cette exposition collective aborde les dangers d’un manque d’esprit critique et l’importance fondamentale de l’empathie et de l’imagination en tant que forme de résistance modeste. L’exposition plaide en faveur de l’art contemporain en tant que plateforme de dialogue, de complexité et de critique.
Artistes : Homa Arkani, Elen Braga, Gary Farrelly, William Ludwig Lutgens, Wobbe Micha, Sandrine Morgante, Jivan van der Ende, Anyuta Wiazemsky Snauwaert, Davide Zulli.




Walen, bourgeois buiten, vaste ensemble de sérigraphies conçues par Sandrine Morgante, oeuvre accompagnée d’une publication, explore un moment de l’histoire belge, celle du célèbre Wallen Buiten, slogan qui résume à lui seul la crise louvaniste de 1966-1968. L’artiste s’intéresse au slogan moins connu « Bourgeois buiten », qui inscrit ce conflit linguistique dans un conflit de classes. À travers des imprimés, des dessins et une publication, Sandrine Morgante réfléchit à la manière dont les idées politiques sont communiquées et diffusées
jeu. 24 sept. 2026
19h30-21h
Dans le cadre de l’exposition « Suspects, Van Gogh, Tricksters and Co » :
Au cours de cette soirée, plusieurs films d’artistes présentés au sein de l’exposition seront projetés et introduits par la co-commissaire de l’exposition Margaux Bonopera.
Grâce à des nombreuses expérimentations narratives, visuelles et techniques, les films proposés s’amusent des limites et des contraintes du médium vidéo et ce, toujours au travers de tonalités et de récits humoristiques, provocants, décalés ou carrément affligeants.
Parmi les artistes présenté.es : Cameron Jamie, Jacques Lizène, Anna Byskov, Ellen Cantor, Maria Lassnig, Robert Filliou et Urs Lüthi.
En 1979, Jean Paul Tréfois invite Jacques Lizène à produire une œuvre pour l’émission Vidéographie. Cette émission est un véritable ovni dans le ciel des télévisions publiques européennes. Conseillé par le réalisateur Paul Paquay, Lizène réalise Quelques Séquences d’art sans talent, une suite de saynètes que l’artiste qualifiera lui-même de « parfaitement affligeantes ».
Réaffirmant dès le générique la revendication déjà formulée en 1978 lors du Symposium de performances de Lyon ( Considérant que l’artiste de la médiocrité a le droit à l’argent et à la célébrité, plus que l’artiste talentueux qui, lui, peut se satisfaire de son art) , Lizène détourne les codes visuels et narratifs de la télévision pour les retourner contre eux- mêmes. Il compose une succession de saynètes et de pitreries « à refaire en pire ». Il suit du doigt un point noir à l’écran, repousse la mire d’une pichenette, chante sans que l’on puisse l’entendre, s’efforce de maintenir son corps dans le cadre de l’image, forme un étron en pressant un tube de peinture, se dandine puis se désagrège entre deux femmes nues qui dansent, une plume de paon glissée entre les fesses, avant de se dissoudre et de disparaître en brandissant un drapeau blanc. Plus loin, il prend les allures d’un cuisinier minable. Le visage enfariné, il débite à grands coups de couteau un cervelas extrait de sa braguette, puis un concombre, une carotte et une aubergine. Derrière lui, une paire de seins se trémousse avec entrain. Nullissime pitrerie, Vasectomie Youppie ! Il réalise enfin une peinture minable façon action painting en crachant sur une vitre placée devant l’objectif de la caméra. À l’écran, une série de messages viennent systématiquement discréditer ces actions : « Mauvaises, à refaire, pas assez ratées, sans intérêt, insignifiantes, d’un infantilisme navrant, ineptes, injustifiables, inexpressives. »
Avec un sens consommé de la provocation et du loufoque, Lizène recourt aux manipulations caractéristiques des temps héroïques de l’art vidéo – écrans divisés, incrustations, virages chromatiques – pour prendre à rebours la grande machine hypnotique qu’est devenue la télévision, tout en condensant l’essentiel de ses positions artistiques. Prévue pour une diffusion sur Télé 2, la seconde chaîne de la RTBF, le 1er avril 1980, l’œuvre est retirée de la programmation quelques heures avant sa diffusion à l’antenne. Ce n’est pas un poisson d’avril et ce n’est pas la première fois que Lizène est censuré. Elle ne sera finalement diffusée par la RTBF qu’un an plus tard, en avril 1981.
Jacques Lizène, Quelques Séquences d’art sans talent, 1979-1980, vidéo, couleurs, son, 8 min 42. Production Vidéographie, Liège.
















Emilio López-Menchero participe à l’exposition Casual / Tease, accueillie par Cloud Seven à Bruxelles. Casual/Tease est un Mémorial dédié à ceux qui ne sont pas tombés à la guerre, un laboratoire itinérant mis au point par le Global Center for Peace Innovation de l’université de Columbia. L’exposition est curatée par Hadas Zahavi.
Artiste participants : Reza Aramesh, Julieta Aranda, Kader Attia, Nina Berman, Julian Charrière, Baptist Coelho, Detex, Kendell Geers, Shilpa Gupta, Dan Halter, Majd Abdel Hamid, Mona Hatoum, Hideyuki Ishibashi, Benoît Jacquemin, Will Kerr, Lesia Khomenko, Kapwani Kiwanga, Daria Koltsova, Vera Kox, Anton Kusters, Rachel Labastie, Emilio López-Menchero, Edgar Martins, Ismail Matar, Aimé Mpane & Jean Pierre Müller, Pratchaya Phinthong, Walid Raad, Shareef Sarhan, Omid Shirazi, Laure Tixier, Danh Vō, Meltem Yildiz, Mohammad Zaza, Zgjim Zyba
Le communiqué :
Nous pensons savoir à quoi ressemble le mal. Des flashs d’information aux réseaux sociaux, nous sommes submergés par un flux constant d’images de victimes se découpant sur des façades effondrées, des murs noircis, de la poussière en suspension dans l’air et des rues paralysées sous les décombres. Dans ce flot d’images, nous apprenons où chercher les victimes et, tout aussi crucial, où ne pas les chercher : au cœur du cours ininterrompu de la routine quotidienne. Casual/Tease s’attarde précisément là où rien ne semble se passer, au cœur de la continuité désinvolte de la vie quotidienne : une vue paisible depuis une fenêtre donnant sur un boulevard en fleurs, une échelle de maison appuyée à portée de main, un vase en céramique fait main prêt à accueillir un bouquet. Chaque œuvre de Casual/Tease apparaît d’abord comme un petit fragment innocent de la vie quotidienne, saisi dans un moment fugace de sérénité. Mais en y regardant de plus près, cette sérénité commence à se fissurer. La vue depuis la fenêtre emprunte le regard d’un drone militaire ; l’échelle devient la quête impossible de nourriture au cœur d’un génocide ; le vase délicat révèle la forme d’une grenade, fabriquée à la main au Japon en temps de guerre. Regarder ici, c’est donc non seulement découvrir ce qui était caché, mais aussi se confronter à ce que la perception elle-même a été conditionnée à ignorer.
Ce qui apparaît alors, c’est un champ dispersé d’implications dans lequel ni les blessures ni l’action ne restent confinées au théâtre de la guerre. Tout d’abord, les œuvres nous mettent face à face avec ceux qui produisent ces victimes depuis des espaces qui conservent encore l’apparence d’une vie ordinaire : des laboratoires universitaires lumineux, associés au progrès humain, où prennent forme les technologies de guerre, en passant par les bureaux spacieux où leur production est financée et leur vente négociée, jusqu’aux circuits commerciaux quotidiens où les armes circulent au milieu du flux ordinaire des marchandises, et enfin à la distance sécurisée d’où les armées déploient des technologies de guerre à distance, préservant ici l’apparence de la vie quotidienne tout en la paralysant ailleurs. L’exposition étend également cette confrontation à ceux qui vivent aux côtés des victimes de la guerre dans des lieux où la vie quotidienne semble avoir repris son cours : marchant sur un sol empoisonné, respirant un air contaminé, habitant des paysages jonchés des vestiges de guerres passées, et vivant au milieu de matériaux dans lesquels la violence militaire persiste silencieusement longtemps après que le moment de l’impact a disparu de la vue. En réunissant ces deux extrémités d’un même continuum, Casual/Tease s’oppose aux structures qui les lient, tendant vers une autre sorte de réalité « casual » ; une réalité qui ne laisse aucune victime dans son sillage.
H1-H2
A l’occasion de cette exposition, Emilio Lopez-Menchero réactive un dispositif créé en 2013, suite à la visite qu’il fit à Hebron en Cisjordanie en 2009. Son titre H1/H2 fait référence au protocole d’Hébron : depuis 1997 la ville est en effet divisée en deux zones : H1, sous contrôle administratif palestinien recouvre l’essentiel de la ville où vivent 100 000 Palestiniens, et H2, sous contrôle de l’Armée de défense d’Israël, représente la bordure orientale de la cité (où vivent environ 30 000 Palestiniens) qui comprend des colonies de peuplement juif de 600 à 800 colons près du centre-ville, sous souveraineté israélienne, protégés par près de 2 000 militaires israéliens. Dans la vieille ville située dans le secteur H2, sous souveraineté israélienne, des grillages ont dû être installés par les Palestiniens au-dessus les ruelles et patios afin de se protéger des jets d’ordures et de déchets lancés de leurs fenêtres par les colons israéliens.

Cloud Seven. Du 10 septembre au 21 février 2027