Alevtina Kakhidze, Art Rotterdam preview

Quelques dessins tout récents d’Alevtina Kakhidze, en prise directe avec l’actualité. 

I won’t fight if they come to pick up my berries ith a knife,
then welcome to the genuine green party (those ho are anti-war)

Je ne me battrai pas s’ils viennent ramasser mes baies avec un couteau,
alors bienvenue au véritable parti vert (ceux qui sont contre la guerre).

mixed media, 29,8 x 21 cm, 2022
I genuinely admire plants. They are prepared to partly die
But cutting their en bits, e do not deprime them of their hears, necks.. but rather looking at it from the human perspective, we remove just their hair or nails. 

J’admire sincèrement les plantes. Elles sont prêtes à mourir en partie
Mais en coupant leurs extrémités, nous ne les dépouillons pas de leurs oreilles, de leur cou… mais plutôt, en les considérant d’un point de vue humain, nous enlevons seulement leurs cheveux ou leurs ongles.

mixed media, 29,8 x 21 cm, 2022
Western Politicians, if you don’t close the sky over Ukraine, please close the Belarus / Russia border with EU goods. It ill stop the russian army a bit.
2.4.2022

Politiciens occidentaux, si vous ne fermez pas le ciel au-dessus de l’Ukraine, veuillez fermer la frontière Biélorussie/Russie aux marchandises de l’UE. Cela arrêtera un peu l’armée russe.
2.4.2022

mixed media, 29, 8 x 29,8 cm, 2022
I have read and feel support during Russian Ukrainian war in 2022 :

Elon Musk. Many feared Ukraine’s internet access ould be cut off, but the billionnaire sent help
Dalai Lama. War is outdated. I honestly envy and pleased Dalai Lama.

Quentin Tarantino. I made that russian tanks are moving through Irpin on their ay to Kyiv one of the most popular places to stay on Air BNB. Innovation by Air BNB. I got the profit.

2.4.2022

J’ai lu et je me sens soutenu pendant la guerre russo-ukrainienne en 2022 :

Elon Musk. Beaucoup craignaient que l’accès à l’internet en Ukraine soit coupé, mais le milliardaire a envoyé de l’aide.

Dalai Lama. La guerre est dépassée. Honnêtement, j’envie et j’apprécie le Dalai Lama.

Quentin Tarantino. J’ai fait en sorte que les chars russes traversent Irpin pour se rendre à Kiev, l’un des endroits les plus populaires pour séjourner sur Air BNB. Innovation par Air BNB. J’ai obtenu le bénéfice.

2.4.2022

mixed media, 29,1 x 42 cm, 2022
Arm them. 8.5..2022

Armez-les. 8.5.2022

mixed media, 42 x 29,1 cm, 2022
I also think that war is wasteful if no shelling to your side. 8.05.2022

Je pense aussi que la guerre est inutile si on ne bombarde pas son camp. 8.05.2022

mixed media, 42 x 29,8 cm, 2022
Venice and the Ukrainians
25.04.2022

mixed media, 21 x 29,8 cm, 2022
13.05.2022

mixed media, 21 x 21 cm, 2022

Valérie Sonnier, La Forêt magique, Palais des Beaux Arts de Lille, 13 mai -19 septembre

Valérie Sonnier participe à l’exposition La Forêt Magique, commissariat de Bruno Girveau, directeur et Régis Cotentin, responsable de l’art contemporain, au Palais de Beaux-Arts de Lille. 13 mai – 19 septembre. 

Valérie Sonnier, Kodama, tirage numérique, 50 x 225cm (détail), 2022 

Au fil des siècles, les arbres et les forêts ont été tour à tour vénérés et craints, protégés et détestés, considérés comme une ressource qu’on peut épuiser et depuis peu comme un écosystème complexe, à l’image de celui de toute la planète. La forêt habite notre imaginaire depuis des temps immémoriaux. Parmi les femmes et les hommes, les artistes ont porté un regard singulier sur l’arbre et la forêt, pressentant leur importance dans l’équilibre du monde vivant.

Comment les artistes ont-ils représenté la forêt ? Quelles vertus, quels pouvoirs, quelle attention lui ont-ils prêté ? À partir d’un ensemble resserré d’œuvres (peintures, installations, extraits de films), c’est le propos de cette exposition qui propose une expérience forte et une immersion au cœur de l’imaginaire des forêts.

Une exposition à la fois esthétique et militante, éco-conçue et qui révèlera l’intuition écologique précoce des artistes.

Loïc Moons, Art Rotterdam 2022, preview

Loic Moons
Sans titre, 2022
Technique mixte sur panneau
Loic Moons
Sans titre 2022
Technique mixte sur toile, 93 x 75 cm
Loic Moons
Sans titre, 2021
Technique mixte sur panneau, 181 x 130 cm
Loic Moons
Sans titre 2022
Technique mixte sur panneau, 40 x 30 cm
Loic Moons
Sans titre 2022
Technique mixte sur panneau, 40 x 30 cm
Loic Moons
Sans titre 2022
Technique mixte sur toile, 30 x 24 cm
Loïc Moons
Sans titre, 2021
Technique mixte sur papier marouflé sur toile, 29,7 x 21 cm
Loïc Moons
Sans titre, 2021
Technique mixte sur papier marouflé sur toile, 29,7 x 21 cm
Loïc Moons
Sans titre, 2021
Technique mixte, 81 x 66 cm

Gaëtane Verbruggen, Art Rotterdam, preview

Gaëtane Verbruggen
Sans titre, 2021
Huile et fusain sur bois préparé, 10 x 12,5 x 4,4cm.

Les souvenirs nous sont tous fidèles, en principe. On s’attache à un endroit, une personne, un objet, ou encore, à un détail futile. On se souvient vaguement de certaines choses, comme on peut se souvenir des détails les plus précis d’un objet, d’un décor, d’une sensation. Nos pensées peuvent se déformer avec le temps, on en arrive à ne plus distinguer le vrai du faux, à s’être persuadé d’une chose, alors qu’il en s’agit d’une autre, à rendre fictif une partie du souvenir.

Je cherche à extérioriser des instants intraduisibles et fragiles, un peu flous. Je prends plaisir à capter l’âme des instants du quotidien, retranscrire l’émotion face aux banalités de la vie ordinaire, et en accepter leur simplicité. Mes travaux sont donc le témoignage de diverses sensations restées encrées dans mon esprit, qu’elles soient dupées par le temps ou non.

Je me suis intéressée aux lieux oubliés, ces sites remplis d’histoires, auxquels personne ne prête attention, ces endroits sans figure, dotés de lumière diffuses et intimes, capables de nous rappeler une anecdote. Nous avons les moyens d’imaginer un passé, un historique fictif en quelques secondes. Des récits différents pour chaque lieu, des émotions différentes à chaque instant. Nous avançons alors dans la fiction que l’on se crée et nous nous emparons ainsi d’instants irréels.

Selon Alberti, le tableau serait comme une fenêtre ouverte. Où se trouve dès lors, si seulement elle existe, la limite entre la réalité et l’imagination ? Pouvons-nous jongler avec le visible et l’invisible produit par une lumière naturelle ? Inconsciemment, nous sommes généralement capables de nous construire une image mentale dissimulée derrière les ouvertures de ces paysages d’intérieurs, jusqu’à peut-être avoir l’envie d’y pénétrer, comme si un nouveau monde se dessinait derrière le support. Je choisis d’utiliser ici la fenêtre en vue de révéler plusieurs propositions contradictoires ; l’intime et le public, le perceptible et l’imperceptible.

Gaëtane Verbruggen

Gaëtane Verbruggen
Sans titre, 2021
Huile et fusain sur bois préparé, 8,3 x 11 x 4,1 cm.
Gaëtane Verbruggen
Sans titre, 2021
Huile et fusain sur bois préparé, 11,8 x 17 x 4,2 cm.
Gaëtane Verbruggen
Sans titre, 2021
Huile et fusain sur bois préparé, 14,5 x 21,7 x 4,2 cm.
Gaëtane Verbruggen
Sans titre, 2021
Huile et fusain sur bois préparé, 8,3 x 11,3 x 4,2 cm.

Charlotte Lagro, Art Rotterdam preview, The Beginning and Ending is Always Ambiguous

Lors de cette édition spéciale de printemps d’Art Rotterdam, dix-sept œuvres et installations monumentales seront exposées à l’extérieur de la Van Nellefabriek. Parmi celles-ci, The Beginning and Ending is Always Ambiguous, oeuvre de Charlotte Lagro.

Installation with umbilical cable, rubber, metal, tape, copper, nylon, 120 meter.
Installation view at Jan van Eyck Academy Open Studios, Maastricht

NL.

Charlotte Lagro werkt met gevonden objecten en bevrijdt deze van hun beoogde functie om ruimte te maken voor nieuwe mogelijkheden voor uitwisseling en verlangen. Ze stript de voorwerpen, speelt ermee en transformeert ze, maakt er video’s over, en nodigt vaak anderen uit deel te nemen aan dit proces. Met lichte toets laat Lagro zware objecten bijna gewichtloos aandoen. Het werk “The Beginning and Ending is Always Ambiguous” focust op de umbilical (navelstreng), een kabel die wordt gebruikt om diepzeeduikers van zuurstof, licht- en communicatiesignalen te voorzien. Vanaf honderd meter diep klimmen duikers aan deze kabel, hand voor hand, terug omhoog naar de oppervlakte. In het water bevatten de met lucht gevulde slangen precies genoeg ballast om rustig weg te zinken. Deze artificiële levenslijn materialiseert de kwetsbaarheid van het menselijk bestaan. En de zoektocht naar het vertrouwde in het onvertrouwde met geknutselde extensies. Een optimistisch reliek van het menselijk streven om de luchtbel te verlaten.

FR.

Charlotte Lagro travaille avec des objets trouvés, les libérant de leur fonction pour laisser place à de nouvelles possibilités d’échange et de désir. Elle dépouille les objets, joue avec eux et les transforme, réalise des vidéos à leur sujet et invite souvent d’autres personnes à participer à ce processus. Avec une touche de légèreté, Lagro fait paraître des objets pesants presque en apesanteur. L’œuvre « The Beginning and Ending is Always Ambiguous » (Le début et la fin sont toujours ambigus) se concentre sur le cordon ombilical, un câble utilisé pour fournir de l’oxygène, de la lumière et des signaux de communication aux plongeurs en eaux profondes. De cent mètres de profondeur, les plongeurs remontent à la surface sur ce câble, une main après l’autre. Dans l’eau, les tuyaux remplis d’air contiennent juste assez de lest pour leur permettre de couler sans problème. Cette ligne de vie artificielle matérialise la vulnérabilité de l’existence humaine. Et la recherche du familier dans le non familier avec des extensions bricolées. Une relique optimiste de l’effort humain pour quitter la bulle.

EN.

Charlotte Lagro takes found objects and relieves them of their intended purpose and function to accommodate new possibilities for exchange and desire. She strips them bare, plays with them and transforms them, and makes videos about them, often inviting others to join in the process. With sleight of hand, Lagro can make heavy objects appear almost weightless. The work “The Beginning and Ending is Always Ambiguous” centers around an umbilical cable used to supply oxygen, as well as light and communication signals, to deep sea divers. From a hundred meters below, divers climb the umbilical, hand over hand, to make their way back to the surface. In water, its air-filled tubes have just the right amount of added mass to gently sink. This artificial lifeline materializes the vulnerability of human existence. And the search for the familiar in the unfamiliar with handcrafted extensions. An optimistic relic of the human endeavor to the leave the bubble

Installation with umbilical cable, rubber, metal, tape, copper, nylon, 120 meter.
Installation view at Jan van Eyck Academy Open Studios, Maastricht
The Beginning and Ending is Always Ambiguous, 2021
Video 4K, 04:44 min. Color. Sound.

Charlotte Lagro, Loïc Moons, Gaëtane Verbruggen, Art Rotterdam 2022, 19 – 22 mai

La galerie Nadja Vilenne a le plaisir de vous annoncer sa participation à l’édition 2022 de Art Rotterdam et vous accueillera sur le stand 33. Elle exposera des oeuvres de : 

CHARLOTTE LAGRO – LOIC MOONS – GAETANE VERBRUGGEN 

CHARLOTTE LAGRO – outdoor project

Heures d’ouverture / opening times 

Thursday 19 May 2022 – 11.00 – 19.00

Friday 20 May 2022 – 11.00 – 19.00

Saturday 21 May 2022 – 11.00 – 19.00

Sunday 22 May 2022 – 11.00 – 19.00

Location

Art Rotterdam, Van Nellefabriek, Van Nelleweg 1, 3044BC Rotterdam

Charlotte Lagro
The Beginning and Ending is Always Ambiguous, 2021
Installation with umbilical (rubber, metal, tape, copper, nylon)
120 meters in length and column (plaster, wood, polyester)
Gaëtane Verbruggen
Untitled, 2021
Oil and charcoal on prepared wood, 14.5 x 21.7 x 4.2 cm.
Loïc Moons
Untitled, 2021
Mixed media on paper mounted on canvas, 29.7 x 21 cm

Agenda Mai 2022

Werner Cuvelier

– Liège (B), galerie Nadja Vilenne, du 8 mai au 3 juillet 2022

– Bruxelles, A taste of abstraction, La Patinoire Royale, du 14 mai au 30 juillet (commissaire Claude Lorent)

Olivier Foulon

– Bruxelles (B), Projet Palais, un centenaire, BOZAR, du 1er avril au 21 juillet 2022

Alevtina Kakhidze

– Antwerpen (B), Imagine Ukraine, Muhka, du 28 avril au 21 août 2022

Aglaia Konrad 

– Antwerpen (B), Aglaia Konrad – Willem Oorebeek, Affiniteiten #14, LLSPaleis, 8 mai – 19 juin 2022

Charlotte Lagro

– Rotterdam (Nl), Art Rotterdam, galerie Nadja Vilenne, 19 – 22 mai 2022

Jacques Lizène

– Paris (F), 25 art seconde, Centre Wallonie Bruxelles, projections, le 6 mai 2022

– Petit Leez (B), CAP, un groupe, un éditeur, Centre d’art contemporain EXIT, château de Petit Leez, du 8 mai au 19 juin 2022

Emilio Lopez Menchero 

– Merelbeke (B), Atomic Ping Pong, Cultuurhuis Merelbeke, du 2 avril au 30 mai 2022

Jacqueline Mesmaeker

– Bruxelles (B), Projet Palais, un centenaire, BOZAR, du 1er avril au 21 juillet 2022

– Keijiban, Kanazawa, Ishikawa, Japan, 15 avril – 14 mai 2021

– Bruxelles, A taste of abstraction, La Patinoire Royale, du 14 mai au 30 juillet (commissaire Claude Lorent)

Loic Moons

– Rotterdam (Nl), Art Rotterdam, galerie Nadja Vilenne, 19 – 22 mai 2022

Valérie Sonnier

– Lille (F), La Forêt Magique, Palais des Beaux-Arts de Lille, du 13 mai au 19 septembre 2022 (commissaire Bruno Girveau)

– Paris (F), La Nature faite pour Dürer, galerie Dilecta, du 13 mai au 18 juin 2022 (commissaire Edwart Vignot)

Raphaël Van Lerberghe

– Bruxelles (B), Projet Palais, un centenaire, BOZAR, du 1er avril au 21 juillet 2022

– Bruxelles (B), Touching, moving, reading books, Wittockiana, du 20 mars au 22 mai 2022

Gaetane Verbruggen 

– Rotterdam (Nl), Art Rotterdam, galerie Nadja Vilenne, 19 – 22 mai 2022

 

Jacques Lizène, 25 Art seconde, Rencontres internationales Paris Berlin, Centre Wallonie Bruxelles, Paris

Le Centre Wallonie Bruxelles projette dans le cadre de 25 Arts Secondes, programmation de films d’artistes et de films sur l’art greffée sur les Rencontre internationales Paris Berlin, Tentative de dressage d’une caméra et tentative d’échapper à la surveillance d’une caméra,1971, de Jacques Lizène. Projections – Installation vidéo – Dj Set : 6 mai 2022. 

Jacques Lizène
Tentative de dressage d’une caméra et tentative d’échapper à la surveillance d’une caméra,1971
NB, sonore, 2’00, Portapack Sony, numérisé. Production Yellow, Liège

Le communiqué du Centre Wallonie Bruxelles

A la faveur de cette Saison Liquide_ Ethique Barbare innervée par des ambitions indisciplinées questionnant autant les ordonnancements que les modes d’assignation, réhabilitant des modes d’appréhension du réel déclassifiés, la 3ème édition de notre cycle dédié aux films d’artistes et films sur l’art – 25 Arts Seconde – poursuit sa sonde de l’image en mouvement et des intrications entre art contemporain et cinéma.

Au total, en projection et en ligne, quelque 15 propositions qui au-delà de saisir l’ici et le maintenant, le dévoilent d’une façon toute singulière, comme en parallaxe. Place au décloisonnement des langages formels.

Cette édition s’incarne en une morphologie démultipliée et se greffe aux Rencontres Internationales Paris/Berlin.

Elle se déploie lors d’une soirée de projections qui s’achève sur un Dj Set et en cyberespace, où sur une plateforme de streaming seront à découvrir des œuvres troublant les seuils de l’imaginaire, sélectionnées par la critique et commissaire Mathilde Roman, invitée à construire ce pan de programmation.

La photographie de l’affiche du cycle est signée par Vincen Beeckman – arpenteur engagé de la marge et des périphériques. Différents volets constitueront donc ce cycle, qui a pour ambition de cerner des états liquides, situés et poreux de la création actuelle.

Jacques Lizène

Elle est docile la caméra ? Allez, fait le beau, la caméra ! Claquant du doigts, Jacques Lizène tente de dresser une caméra. Couchée, la caméra ! Ensuite, d’un bout à l’autre de l’écran, le Petit Maître, tente d’échapper à la surveillance de cette même caméra. Œuvre à la fois filmique et performative, cette séquence réalisée en 1971 est le troisième film de Jacques Lizène, après Travelling sur un mur (je ne procréerai pas) et Absence de sujet filmé, et témoigne des débuts de l’art vidéo en Belgique. Cette œuvre apprivoise, entre lucidité et maladresse, ce nouveau médium entré dans le champ des arts plastique, elle est aussi d’une grande lucidité politique, mettant en jeu la domination des médias, la soumission à l’ordre dominant, le discours sur la servitude volontaire.

Biographie :

Jacques Lizène (1946-2021) est artiste plasticien, photographe, vidéaste et chanteur belge, promoteur de l’art nul, se définissant comme petit Maître liégeois de la seconde moitié du vingtième siècle, conceptuel comique, artiste de la médiocrité comme art d’attitude. Il est fondateur de l’Institut d’art stupide, dont il fut le seul membre. Artiste du de l’insuccès et du foirage, maniant l’auto-historicité afin de couper l’herbe sous le pied à toute critique fondée sur le jugement, il n’a eu de cesse de produire des actions branlantes, inintéressantes, vaguement humoristiques, généralement stupides mais toujours ancrées dans une critique radicale du système artistique. Le Traité de décomposition d’Emil Cioran l’a très vite décidé à ne pas procréer (1965) et à subir une vasectomie (1970) qu’il qualifiera de sculpture interne, tentant de concrétiser ainsi son exigence d’improductivité, voire de stérilité. Encore raté ! Jacques Lizène laisse derrière lui une œuvre protéiforme, présente dans de nombreuses collections privée et publiques, tant en Belgique qu’à l’étranger. Parmi ses expositions personnelles récentes, on retiendra Le(s) Moi(s) de Lizène au Muhka à Anvers (2009), sous commissariat de Bart De Baere, ainsi que Désastre jubilatoire. Rapide rétrospective, au Passage de Retz à Paris, sous commissariat de Jean de Loisy (201

Jacques Lizène, CAP : un groupe, un éditeur, centre d’art contemporain EXIT, Château de Petit Leez

CAP : un groupe, un éditeur – 8 Mai – 19 juin 2022

L’exposition commémore les cinquante années du CAP (Cercle d’art prospectif) et des éditions Yellow Now dont les activités furent régulièrement associées au groupe et à ses artistes.

Sont exposés les membres du CAP depuis sa fondation en 1972 : Pierre Courtois, Jacques Lennep, Jacques Lizène, Jacques Louis Nyst et Jean-Pierre Ransonnet. Les œuvres sélectionnées datent des années 1970, période cruciale dans l’histoire de l’avant-garde. Des vidéos sont par ailleurs diffusées, rappelant que le groupe fut un pionnier de l’art vidéo en Belgique. Précurseur, il formula aussi, dès ses débuts, les principes d’une esthétique relationnelle. Une cinquantaine d’artistes belges et étrangers, de Boltanski à Vostell, participèrent aux expositions et publications, parmi lesquelles Mémoire d’un Pays noir en 1975 et Le Jardin, lectures et relations en 1977. La Maison de la culture de Namur consacra au CAP, en 2002, une rétrospective, accompagnée d’une publication retraçant son histoire.

La galerie Yellow débuta, en 1969, avec une exposition de Jacques Lizène. À partir de 1972, elle entama, sous le nom de Yellow Now, une activité éditoriale qui, depuis, n’a jamais cessé. Plusieurs ouvrages ont été consacrés au CAP et à ses membres : des livres d’artistes pionniers (Nyst, Pour un visiteur futur, 1975 – Ransonnet, Lierneux, Les lieux et les liens, 1976 – Lennep, Alfred Laoureux collectionneur, 1979) ; des ouvrages collectifs pluridisciplinaires (Le Jardin, 1977 – Relation et relation, 1981), ainsi que des monographies consacrées à Lizène. Ransonnet et Lennep.

Centre d’art contemporain EXIT  – Château de Petit Leez.

EXIT11 Rue de Petit-Leez 129 5031 Grand-Leez Belgium