Jacques Lizène, les Années Yellow, les images (5)

Jacques Lizène, les Années Yellow, les images (4)

Aglaia Konrad, Onder de Stoep, het strand, De Warande, Turnhout

Aglaia Konrad participe à l’exposition Onder de Stoep, het Strand à  De Warande, à Turnhout.  Du 7 mars au 13 septembre 2026

Le communiqué : 

L’exposition « Onder de Stoep, het Strand » (Sous les pavés, la plage) montre comment nous partageons l’espace public et le remettons en question. Elle emmène les visiteurs dans un parcours à travers les œuvres de 24 artistes, réparties sur l’ensemble du site de la Warande et dans l’espace public autour du bâtiment.

Le titre fait référence au slogan de mai 68 : « Sous les pavés, la plage ». Lorsque les étudiants et les ouvriers ont littéralement arraché les pavés, ils ont découvert le sable en dessous, une image puissante du désir de liberté, de jeu et de vie collective. La pensée situationniste, qui appelait à reconquérir la ville par des interventions ludiques et poétiques, trouve ici un écho évident.

Aujourd’hui encore, la rue soulève des questions : qui décide de son apparence ? Qui a le droit d’y être ? Que se passe-t-il lorsque les règles sont enfreintes ou lorsqu’un lieu est utilisé à des fins autres que celles prévues ? La rue reste un espace où les comportements sont contrôlés, mais aussi un lieu où naissent des alternatives. Où les gens s’expriment, se rassemblent et revendiquent leur place.

« Onder de Stoep, het Strand » rassemble des artistes qui, à partir de situations quotidiennes, de petits gestes et d’observations inattendues, travaillent avec la rue. Leurs œuvres mettent à nu des tensions, modifient les perspectives et invitent à réfléchir à la manière dont nous occupons, partageons ou voulons réinventer l’espace public.

« Onder de Stoep, het Strand » nous invite ainsi à porter un regard neuf sur la rue et à réfléchir à l’espace que nous voulons créer ensemble.

Avec des œuvres de

Lotte Van den Audenaeren, Stijn ter Braak, Attila Buensenso, Liesbet Bussche, Toon de Clerck, Jef Cornelis, Ayrton Eblé, Maarten Inghels, Aglaia Konrad, Abel Kleinblatt, Frederik Lizen, Randa Maroufi, Veerle Michiels, Paulien Oltheten, Ria Pacquée, Marinella Senatore, Philémon Siesling, John Smith, Straatwaarde, Katrin Ströbel, Pascale Marthine Tayou, Ed Templeton, Johanna Van Overmeir, Juliette Vanwaterloo

Aglaia Konrad
China Rushes, 2009
20 moniteurs, vidéo, couleurs, son

Jacqueline Mesmaeker, In Frequencies We cannot Name : Language, Sound, Silence, De Brakke Grand, Amsterdam.

Plusieurs œuvres de Jacqueline Mesmaeker appartenant à la collection du MuZee d’Ostende — 17 Doutes 1992 (1992), 17 Dalles (1992) & Lire et écrire (2005)- sont exposées au Brakke Grond à Amsterdam dans le cadre de l’exposition In Frequencies We Cannot Name: Language, Sound, Silence

Le communiqué :

Cette année, De Brakke Grond franchit une nouvelle étape dans sa collaboration avec Mu.ZEE, le musée d’art belge de 1880 à demain situé à Ostende. Parallèlement à la rénovation de Mu.ZEE, cette collaboration s’étend sur trois ans et s’articule autour d’une question centrale : quelles histoires une collection muséale belge peut-elle raconter dans un contexte néerlandais non muséal ? Chaque année, un autre conservateur néerlandais est invité à porter un regard neuf sur la collection et à développer un concept d’exposition à partir de sa propre pratique.

Cette deuxième édition, intitulée In Frequencies We Cannot Name: Language, Sound, Silence, est organisée par Rita Ouédraogo et se tiendra au Brakke Grond du 7 mars au 10 mai 2026. L’exposition réunira les œuvres de seize artistes, allant d’artistes confirmés comme Otobong Nkanga à des talents émergents comme Pei Hsuan-Wang. L’exposition sera complétée par un programme public en trois parties : pendant toute la durée de l’exposition, différents artistes seront invités à présenter leur travail plus en détail et à dialoguer avec le contexte local.

L’exposition présente les œuvres de Younes Baba-Ali, Sammy Baloji, Saddie Choua, Joris Ghekiere, Roland Gunst, Randa Maroufi, Jacqueline Mesmaeker, Jean Katambayi Mukendi, Maryam Najd, Grace Ndiritu, Otobong Nkanga, Léonard Pongo, Lázara Rosell Albear, Pascale Marthine Tayou, Pei-Hsuan Wang et Patrick Gaël Wokmeni à Amsterdam.

In Frequencies We Cannot Name: Language, Sound, Silence part de l’idée que le langage n’est jamais neutre : il porte les traces du pouvoir, de l’histoire coloniale et des limites de la traduction. L’exposition explore la manière dont nous percevons l’expression culturelle lorsqu’elle n’est pas immédiatement compréhensible, et pourquoi cette incompréhension peut justement être précieuse. L’absence de lisibilité immédiate n’est pas ici considérée comme un défaut, mais comme un espace de rencontre et d’autres formes de connaissance.

Le cadre curatorial de l’exposition s’appuie sur les théories de penseurs tels que Édouard Glissant et Rizvana Bradley. Le concept d’opacité de Glissant fait référence au droit de rester opaque et de ne pas devoir être entièrement expliqué ou traduit. Cette idée s’oppose aux modes de perception et de catégorisation coloniaux, tels que la documentation ethnographique et les traductions missionnaires, qui déterminaient ce qui était reconnu comme compréhensible ou significatif — et qui continuent aujourd’hui encore d’influencer la manière dont les « autres » culturels sont abordés. Dans le prolongement de cette réflexion, Bradley remet en question les normes esthétiques occidentales avec sa théorie de l’anteaesthetics. Bradley affirme que les expressions culturelles noires et indigènes ne naissent pas au sein des systèmes esthétiques dominants, mais les précèdent ou fonctionnent en dehors de ceux-ci. Elles n’existent pas comme des déviations d’une norme, mais comme des systèmes de signification complets et autonomes, dotés de leur propre logique et intégrité.

De Brakke Grond, Amsterdam, 7 mars – 10 mai 2026

Jacques Lizène, les Années Yellow, les images (3)

Aglaia Konrad, Inoubliables, musée des Beaux-Arts de Gand

Aglaia Konrad participe à une création collective à l’occasion de l’exposition Inoubliables, Femmes artistes d’Anvers à Amsterdam entre 1600 et 1750 au musée des Beaux-Arts de Gand.

Le communiqué du musée : 

Inoubliables est la toute première grande exposition rétrospective entièrement consacrée au rôle et à l’importance des femmes dans les arts au cours du XVIIe, dans la région qui correspond aujourd’hui au territoire de la Belgique et des Pays-Bas (les anciens Pays-Bas ou Plats Pays, comme on les appelait autrefois). À l’issue de plus de deux ans de recherche, l’exposition parvient à rassembler des œuvres de plus de quarante femmes artistes qui ont été actives entre 1600 et 1750. Tout l’éventail des arts visuels est passé en revue : tableaux, gravures et sculptures, mais aussi textiles et papiers découpés. L’exposition montre que les femmes étaient actives dans presque toutes les disciplines artistiques et tous les aspects de la production. Elle met en lumière non seulement des femmes peintres célèbres, qui se sont distinguées dans un secteur dominé par les hommes, mais aussi des femmes anonymes qui ont réalisé les précieux ouvrages de dentelle de cette époque. Leurs contributions ont joué un rôle essentiel dans l’évolution de la culture visuelle des Plats Pays.

En réponse à l’exposition Inoubliables,  les artistes Christiane Blattmann, Manon de Boer, Melissa Gordon, Aglaia Konrad, Valérie Mannaerts, Hana Miletić, Annaïk Lou Pitteloud, Heidi Voet et Asia Zielińska ont réalisé une intervention dans le forum du musée.

Ensemble, elles ont créé une œuvre collective qui souligne la position qu’elles partagent en tant que femmes artistes, ainsi que leur solidarité avec d’autres artistes qui ont été actives dans ces périodes de l’histoire et ces contextes sociaux.

Les recherches d’histoire de l’art menées pour l’exposition pointent un rapport déséquilibré : environ 70 % des femmes artistes peuvent être identifiées et cataloguées, tandis que quelque 30 % d’entre elles demeurent anonymes en l’absence de documentation à leur propos. Le groupe défie intuitivement ces chiffres en affirmant que seul un tiers des femmes artistes qui ont été actives au cours de l’histoire ont obtenu la visibilité nécessaire pour que leur art s’inscrive dans le canon. 

Pour souligner cette idée, les noms de 179 femmes artistes qui ont été identifiées par les historiens de l’art ont été apposés à la main sur des bandes bicolores de latex tactile. Les deux tons suggèrent un rapport inversé : le rouge représente la connaissance historique, tandis que le rouge foncé incarne l’amnésie structurelle dans laquelle l’œuvre des femmes et leur contribution à notre héritage culturel disparaissent.

Musée des Beaux-Arts de Gand, du 07.03 au 31.05

Jacques Lizène, les Années Yellow, les images (2)

Agenda Mars 2026

Jacques Charlier

  • Liège (B), Nous tournoyons dans la nuit, et nous voilà consumés par le feu, Trésor de la Cathédrale, une exposition réalisée par E2N , 28 novembre – 29 mars 2026

Olivier Foulon

  • Berlin, Summe & Teile, Schon, du 24 janvier au 7 mars 2026

Suchan Kinoshita

  • Maastricht (Nl), Four times two, Bonnefantenmuseum, jusqu’au 14 juin 2026

Aglaia Konrad

  • Gent (B) , Inoubliables, Femmes artistes d’Anvers à Amsterdam entre 1600 et 1750, Musée des Beaux-Arts de Gand, du 7 mars au 31 mai 2026
  • Turnhout (B), Onder de Stoep, het Strand,  De Warande, du 7 mars au 13 septembre 2026

Charlotte Lagro

  • Maastricht (Nl), Four times two, Bonnefantenmuseum, jusqu’au 14 juin 2026

Jacques Lizène

  • Liège (B), Nous tournoyons dans la nuit, et nous voilà consumés par le feu, Trésor de la Cathédrale, une exposition réalisée par E2N , 28 novembre – 29 mars 2026
  • Liège (B), Jacques Lizène, les Années Yellow (1969-1975), galerie Nadja Vilenne, du 21 février au 18 avril 2026

Jacqueline Mesmaeker

  • Liège (B), Nous tournoyons dans la nuit, et nous voilà consumés par le feu, Trésor de la Cathédrale, une exposition réalisée par E2N , 28 novembre – 29 mars 2026
  • Amsterdam (Nl), In Frequencies We Cannot Name: Language, Sound, Silence, Een blik in de collectie van Mu.ZEE Oostende. Met curator Rita Ouédraogo, De Brakke Grond, du 7 mars au 10 mai 2026

Sandrine Morgante

  • Antwerpen (B), It goes without saying, Extra City, jusqu’au 29 mars 2026
  • Namur (B), Sexisme pépouze, Le Delta, du 14 février au 29 mars 2026

 

 

Jacques Lizène, Les Années Yellow, les images (1)

Les années Yellow, vue d’exposition
Jacques Lizène
Le vécu, camp de travail (on n’en sortira pas vivant), 1968
photographies plasticiennes médiocres sur la théorie des ombres portées et la spécificité de la vie de caserne (balais et boîte à conserve), 8 photographies couleurs, 8 x 8,7 x 8,7 cm. Encadré : 61 x 36 cm
Jacques Lizène
Le vécu, camp de travail (on n’en sortira pas vivant), 1968
photographies plasticiennes médiocres sur la théorie des ombres portées et la spécificité de la vie de caserne (balais et boîte à conserve), 8 photographies couleurs, 8 x 8,7 x 8,7 cm.
Jacques Lizène
Déclaration, 1968
Entrons dans la sérénité ! J’ai déjà un bout des doigts de pieds dedans, c’est peu…mais !… Un bout des doigts de pieds dedans, c’est un bout des doigts de pieds dedans 
Encre sur papier sur papier à entête du 19e Bataillon d’Artillerie à Cheval, 29,7 x 21 cm
Jacques Lizène
Art spécifique, 1969 (d’après une toile de 1966).
Acrylique sur toile, 80 x 100 cm.
Les années Yellow, vue d’exposition
Jacques Lizène
Profondément plongé dans le travail de définition, vers 1970 ( ?)
Photographies et texte, 29,7 x 21 cm
Encadré : 44 x 33,5 cm