Art Brussels 2019, les images (1)

Jacqueline Mesmaeker
Versailles avant sa construction, 1981
Photographie noir et blanc, encadrement, cartel, 70 x 83 cm

Jacqueline Mesmaeker,
Versailles après sa destruction, 2018
transfert sur miroir, 63,5 x 40,5 cm

Jacqueline Mesmaeker
Bourses de ceinture, 2018
soie et velours, 20 x 6 cm chacune

Suchan Kinoshita
Das A und O vom wohnen (durchgestrichen), 2019
Mixed media

Suchan Kinoshita
Karoke furniture, 2019
Mixed media

Jacques Charlier
Paysages professionnels, 1964-1970
Photographies NB, tapuscrit, certificat, (3) x 78 x 108 cm

Brecht Koelman
2017-01-19
Huile sur toile, 30 x 45 cm

Brecht Koelman
2019-03-8
Huile sur toile, 25 x 20 cm

David Polzin
Unfolded Chair, 2017

Aglaia Konrad
Selinunte, 2017
Héliogravure, 58,45 x 79,2 cm, 2019
ed 3 + 2 a.p

Art Brussels 2019, preview & highlights (1)

Jacques Charlier
Paysages professionnels, 1964-1970
Photographies NB, tapuscrit, certificat, (3) x 78 x 108 cm

A propos des Paysages professionnels : lire ici

Jacqueline Mesmaeker
Versailles avant sa construction, 1981
Photographie noir et blanc, encadrement, cartel, 70 x 83 cm

Jacqueline Mesmaeker,
Versailles après sa destruction, 2018
transfert sur miroir, 63,5 x 40,5 cm

Jacqueline Mesmaeker
Bourses de ceinture (détail), 2018
soie et velours, 20 x 6 cm chacune

photos : Isabelle Arthuis

A propos de Versailles… : lire ici

Aglaia Konrad
Selinunte, 2017
Héliogravure, 58,45 x 79,2 cm, 2019
ed 3 + 2 a.p.

John Murphy
Between Anguish and Desire – Between Vomit and Thirst. 2004
85.5 x 71.5 cm Photographic print, pen and ink on board, 85.5 x 71.5 cm

John Murphy
Between Anguish and Desire – Between Vomit and Thirst. 2004
85.5 x 71.5 cm Photographic print, pen and ink on board, 85.5 x 71.5 cm

Brecht Koelman
2017-01-19
Huile sur toile, 30 x 45 cm

On the Road, les images (9), Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker
Les péripéties, 2014 – 2017
Cartes postales, cartel, 43 x 61 cm

Jacqueline Mesmaeker, La Verrière, Bruxelles, les images (2)

Vue de l’exposition de Jacqueline Mesmaeker, La Verrière, Bruxelles, 2019
Photo : Isabelle Arthuis / Fondation d’entreprise Hermès
Jacqueline Mesmaeker, Fouquet en cascade, 2017, lettrage adhésif, 480 x 280 cm

Vue de l’exposition de Jacqueline Mesmaeker, La Verrière, Bruxelles, 2019
Photo : Isabelle Arthuis / Fondation d’entreprise Hermès
Jacqueline Mesmaeker, Fouquet en cascade (détail), 2017, lettrage adhésif, 480 x 280 cm

Vue de l’exposition de Jacqueline Mesmaeker, La Verrière, Bruxelles, 2019
Photo : Isabelle Arthuis / Fondation d’entreprise Hermès
Jacqueline Mesmaeker, Fouquet en cascade (détail), 2017, lettrage adhésif, 480 x 280 cm

Vue de l’exposition de Jacqueline Mesmaeker, La Verrière, Bruxelles, 2019
Photo : Isabelle Arthuis / Fondation d’entreprise Hermès
Jacqueline Mesmaeker, Versailles en cascade (détail), 2017, lettrage adhésif, 480 x 280 cm

Vues de l’exposition de Jacqueline Mesmaeker, La Verrière, Bruxelles, 2019
Photo Isabelle Arthuis / Fondation d’entreprise Hermès
Jacqueline Mesmaeker, Introductions Roses, 1995-2019, sergé de coton teinté, dimensions variables

Vues de l’exposition de Jacqueline Mesmaeker, La Verrière, Bruxelles, 2019
Photo Isabelle Arthuis / Fondation d’entreprise Hermès
Jacqueline Mesmaeker, Introductions Roses, 1995-2019, sergé de coton teinté, dimensions variables

Vues de l’exposition de Jacqueline Mesmaeker, La Verrière, Bruxelles, 2019
Photo Isabelle Arthuis / Fondation d’entreprise Hermès
Jacqueline Mesmaeker, Introductions Roses, 1995-2019, sergé de coton teinté, dimensions variables

Vues de l’exposition de Jacqueline Mesmaeker, La Verrière, Bruxelles, 2019
Photo Isabelle Arthuis / Fondation d’entreprise Hermès
Jacqueline Mesmaeker, Introductions Roses, 1995-2019, sergé de coton teinté, dimensions variables

Vues de l’exposition de Jacqueline Mesmaeker, La Verrière, Bruxelles, 2019
Photo Isabelle Arthuis / Fondation d’entreprise Hermès
Jacqueline Mesmaeker, Introductions Roses, 1995-2019, sergé de coton teinté, dimensions variables

Vues de l’exposition de Jacqueline Mesmaeker, La Verrière, Bruxelles, 2019
Photo Isabelle Arthuis / Fondation d’entreprise Hermès
Jacqueline Mesmaeker, Introductions Roses, 1995-2019, sergé de coton teinté, dimensions variables

Vues de l’exposition de Jacqueline Mesmaeker, La Verrière, Bruxelles, 2019
Photo Isabelle Arthuis / Fondation d’entreprise Hermès
Jacqueline Mesmaeker, Introductions Roses, 1995-2019, sergé de coton teinté, dimensions variables

Jacqueline Mesmaeker, La Verrière, Bruxelles, les images (1)

Vue de l’exposition de Jacqueline Mesmaeker, La Verrière, Bruxelles, 2019
photo Isabelle Arthuis / Fondation d’entreprise Hermès

Au centre :
Jacqueline Mesmaeker, Secret Outlines, Versailles, 1998, dessins au crayon, 15,5 x 200 cm

Au mur :
Jacqueline Mesmaeker, Fouquet en cascade, 2017, lettrage adhésif, 480 x 280 cm
Jacqueline Mesmaeker, Introductions Roses, 1995-2019, sergé de coton teinté, dimensions variables

Vue de l’exposition de Jacqueline Mesmaeker, La Verrière, Bruxelles, 2019
Photo Isabelle Arthuis / Fondation d’entreprise Hermès
Jacqueline Mesmaeker, Secret Outlines, Versailles, 1998, dessins au crayon, 15,5 x 200 cm

Vue de l’exposition de Jacqueline Mesmaeker, La Verrière, Bruxelles, 2019
Photo Isabelle Arthuis / Fondation d’entreprise Hermès
Jacqueline Mesmaeker, Secret Outlines, Versailles, 1998, dessins au crayon, 15,5 x 200 cm

Vue de l’exposition de Jacqueline Mesmaeker, La Verrière, Bruxelles, 2019
Photo Isabelle Arthuis / Fondation d’entreprise Hermès
Jacqueline Mesmaeker, Bourses de ceinture (détail), 2018, soie et velours, 20 x 6 cm chacune

Vue de l’exposition de Jacqueline Mesmaeker, La Verrière, Bruxelles, 2019
Photo Isabelle Arthuis / Fondation d’entreprise Hermès
Jacqueline Mesmaeker, Poire pétri ée, milieu du XIXe siècle, 9,7 x 6,5 cm

Vue de l’exposition de Jacqueline Mesmaeker, La Verrière, Bruxelles, 2019
Photo Isabelle Arthuis / Fondation d’entreprise Hermès

Au mur :
Jacqueline Mesmaeker, Versailles après sa destruction, 2018, transfert sur miroir, 63,5 x 40,5 cm

Au sol :
Jacqueline Mesmaeker, Introductions Roses, 1995-2019, sergé de coton teinté, dimensions variables

Vue de l’exposition de Jacqueline Mesmaeker, La Verrière, Bruxelles, 2019
Photo Isabelle Arthuis / Fondation d’entreprise Hermès
Jacqueline Mesmaeker, Versailles après sa destruction, 2018, transfert sur miroir, 63,5 x 40,5 cm

Vue de l’exposition de Jacqueline Mesmaeker, La Verrière, Bruxelles, 2019
Photo Isabelle Arthuis / Fondation d’entreprise Hermès
Jacqueline Mesmaeker, Versailles après sa destruction, 2018, transfert sur miroir, 63,5 x 40,5 cm

Vue de l’exposition de Jacqueline Mesmaeker, La Verrière, Bruxelles, 2019
Photo Isabelle Arthuis / Fondation d’entreprise Hermès
Jacqueline Mesmaeker, Versailles avant sa construction, 1981, photographie noir et blanc, encadrement, cartel, 70 x 83 cm

On the Road, vernissage ce 7 février 2019

La galerie Nadja Vilenne a le plaisir de vous convier au vernissage de l’exposition

ON THE ROAD

Jacques Charlier
Michaël Dans
Maen Florin
Brecht Koelman
Sophie Langohr
Jacques Lizène
Emilio Lopez Menchero
Jacqueline Mesmaeker
Messieurs Delmotte
Benjamin Monti
Valérie Sonnier
Herman van den Boom
Raphaël Van Lerberghe
Willem Vermeersch
Marie Zolamian

Vernissage le jeudi 7 février 2019
Exposition du 8 février au 17 mars 2019

Jacqueline Mesmaeker, poésie balistique, La Verrière, Bruxelles, une introduction

Vernissage de l’exposition personnelle de Jacqueline Mesmaeker à la Fondation d’Entreprise Hermès, la Verrière, ce jeudi 31 janvier à 18h.
En guise de préambule cette excellente introduction du commissaire de l’exposition, Guillaume Desanges.

Un cycle d’expositions est un parcours, une aventure qui démarre sans que l’on sache exactement sur quel territoire elle finira. Lorsque j’ai commencé « Poésie balistique» en 2016, je l’avais placé sous l’égide de Marcel Broodthaers, autrement dit sous le régime d’un art dit conceptuel qui n’avait pas renoncé à la poésie, à cette part incompressible de la création qui échappe au programme et à la raison. Au moment de s’achever, ce cycle, comme un serpent lové sur lui-même, revient sur ses prémices après bien des détours, et se termine avec Jacqueline Mesmaeker dans un esprit aussi raffiné que subversif, à l’instar de celui du maître belge.

Depuis le milieu des années 1970, après des débuts dans la mode, l’architecture et le design, Jacqueline Mesmaeker développe une œuvre aussi discrète qu’originale, mêlant installations, dessins, films, sculptures, photographies et éditions. Partant d’intentions analytiques et de protocoles expérimentaux liés au regard et à la représentation, ses formes restent ancrées dans un univers littéraire et poétique, incluant des références à Lewis Carroll, Mallarmé, Melville ou Paul Willems. Minimal, parfois proche de la disparition, ce travail rare et précis n’en est pas moins proliférant. Il s’empare volontiers de l’espace, jouant avec l’architecture réelle et symbolique dont il révèle les structures et les lignes de force, mais aussi les failles, en déjoue les perspectives ou vient les corriger par touches délicates (1). Du tissu rose soulignant les interstices d’un lieu domestique (2) jusqu’à une serre impénétrable support de projection de films (3), des dessins microscopiques à partir des anfractuosités des murs (4) jusqu’à des dispositifs de cinéma multi-écrans présentant des plans d’oiseaux en vol (5) ou une partie de football (6) : c’est à partir d’une attention portée aux détails, aux incidents et aux situations imperceptibles que l’œuvre de Jacqueline Mesmaeker s’insère dans le réel de manière subreptice et clandestine, opérant à différentes échelles de visibilité et d’invisibilité. Car l’essentiel ici se dérobe au regard : une maquette de bateau enserrée dans des poutres en métal (7), un candélabre coulé dans une colonne de béton (8), et donc uniquement visibles par rayon gamma. Cette pratique de l’esquive éprouve la capacité de l’art à exister en dehors d’une reconnaissance ou même d’une conscience, comme s’il s’agissait de préserver l’idée à l’écart du regard, par une sorte d’exotisme de la sensibilité plus que par perversion. À l’échelle de tout l’œuvre, on note le même caractère insaisissable. Comme si le travail n’était jamais à prendre ni à comprendre, et pour ce faire, jamais fixé, mais se déployait dans le temps comme un virus mutant, se modifiant au gré des inspirations des lieux et des désirs du moment.

Érudit sans être doctoral, le travail de Jacqueline Mesmaeker puise aux grands motifs de l’histoire de l’art occidental : la peinture, la figuration, l’histoire, la nature, le paysage, le cadre, la lumière, etc. Mais cette appétence pour le classicisme, y compris une certaine pompe, est sans cesse mise à distance, comme chez Marcel Broodthaers, par une ironie douce qui ne dit pas son nom et affleure à la surface des choses. On pourrait parler ici d’une sorte d’espièglerie critique, laissant percer l’ordinaire et le trivial dans les interstices d’une certaine solennité classique. Évidence oubliée : l’apparat noble ou bourgeois n’est, quoi qu’il arrive, qu’un apparat, c’est-à-dire un jeu de dupes, qui n’empêche ni la magie, ni le désir d’opérer, bien au contraire. Chez Jacqueline Mesmaeker, si l’or n’est que du bronze doré (9) , si la peinture n’est qu’une image imprimée, si les lucioles sont des photocopies (10), c’est en écho aux faux-semblants qui tissent la trame de nos valeurs et de nos goûts. Derrière ces glissements humoristiques pointe néanmoins une forme d’inquiétude ou de mélancolie, dont on pourra déceler la trace dans la récurrence de motifs comme la pluie, la tempête ou la catastrophe. Plus précisément, c’est le naufrage, motif plus littéraire que pictural, qui concentre cette tragédie latente, dont la source serait à chercher du côté d’Edgar Allan Poe et de son Manuscrit trouvé dans une bouteille (1833) ou encore chez Stéphane Mallarmé et son Coup de dés jamais n’abolira le hasard (1914) où il est également question de tempête, d’écume, de clapotis, de tourbillon et d’accident. Chez Jacqueline Mesmaeker, le motif se retrouve littéralement dans L’Androgyne, installation composée de deux images (le ciel et la mer), chacune éclairée par un système de lampes à l’extrémité d’un axe en «fléau », nommées «avion en phase d’approche» et « navire en détresse », mais imprègne plus largement l’œuvre.

L’exposition imaginée par l’artiste pour La Verrière est une libre composition d’œuvres existantes et de productions spécifiques, inspirée par le lieu, son identité et sa topographie. L’œuvre autour de laquelle s’articule le projet est la photographie noir et blanc d’un paysage, silhouettes d’arbres entre ciel et terre, accompagnée d’une mention imprimée sur le passe-partout : «Versailles avant sa construction ». Jouant sur la puissance évocatrice de la nomination, sur le souvenir et la représentation mentale, cette image réaliste est paradoxalement une forme de trompe l’œil qui, observée rapidement, dissimule son anachronisme et en appelle à une nostalgie factice, dont le rappel se fait par le biais d’un miroir en regard évoquant « Versailles après sa destruction ». On sait comment le jardin à la française, dont Versailles est l’emblème, consiste en un découpage rigoureusement géométrique et symétrique de l’espace, qui est une manière autoritaire de dompter la nature et représente, tout comme la perspective dont il est l’héritier, une véritable politique du regard. À cet absolutisme idéal, Jacqueline Mesmaeker oppose des touches dissonantes jouant sur le décalage, la copie, les inflexions de la main et de la pensée. Des bourses en tissu sous vitrine, des livrets discrètement annotés, des cascades de mots sur les murs ou une poire magiquement pétrifiée : autant de ponctuations subtiles qui fonctionnent moins comme un caviardage de l’institution monarchique que comme un sous texte invisible; dont des bribes éparses flotteraient à la surface des choses. Des signes troubles qui se chargent de sens selon ce que le regardeur y projette en cherchant à y déceler une logique. S’y dessine une réflexion sur le paysage et sa construction, sous la forme du jeu de piste et de l’énigme. C’est précisément cette forme généreuse d’hermétisme que nous venons chercher dans l’univers de Jacqueline Mesmaeker, cet art de désigner un ailleurs de la sensibilité malgré ou justement par la rigueur des formes.

Si ce cycle n’aura peut-être eu de balistique que le nom, puisque comme on l’a dit en introduction son développement a été oblique et sinueux, c’es certainement
à l’image de la trajectoire rare et précieuse de Jacqueline Mesmaeker : une stratégie d’impact plus furtive que directe, qui ne peut toutefois pas manquer sa cible. étant donné qu’elle n’en a pas.

Guillaume Desanges dans Le Journal de la Verrière, n°19.

1 Sway/Snow, 2001. Exposition en duo avec Alain Géronnez
2 Introductions roses. 1995
3 La Serre de Maximilien et Charlotte, 1977
4 Contours clandestins, 1995
5 Les Oiseaux, 1978
6 Surface de réparation, 1979
7 Espace croisé, 1981
8 Stèle 29•29″165, 1989
9 Parking en or, 1984
10 Les Lucioles, 2011

Jacqueline Mesmaeker, Fondation d’Entreprise Hermès, La Verrière, Bruxelles, vernissage ce 31 janvier

Pour le dernier volet du cycle « Poésie balistique » initié en 2016 à La Verrière, l’espace bruxellois de la Fondation d’entreprise Hermès, le commissaire Guillaume Désanges présente une exposition personnelle de l’artiste belge Jacqueline Mesmaeker. Elle développe, depuis le milieu des années 1970, une œuvre aussi discrète qu’originale, mêlant installations, dessins, films, sculptures, photographies et éditions. C’est à partir d’une attention portée aux détails, aux incidents et aux situations imperceptibles que l’œuvre de Jacqueline Mesmaeker s’insère dans le réel de manière subreptice et clandestine, opérant à différentes échelles de visibilité et d’invisibilité.

Vernissage le 31 janvier 2019 de 18 à 21h
Exposition du 1er février au 30 mars 2019

La Verrière
50, boulevard de Waterloo – 1000 Bruxelles, Belgique

For the last section of the “Ballistic Poetry” cycle, initiated in 2016 at La Verrière, the Brussels space of the Fondation d’entreprise Hermès, the commissioner Guillaume Désanges presents a personal exhibition of the Belgian artist Jacqueline Mesmaeker. Since the mid-seventies, Mesmaeker has been developing a discreet and original artwork, mixing installations, drawing, films, sculptures, photographs and editions. With her attention drawn to details, incidents and imperceptible situations, Jacqueline Mesmaeker’s artwork inserts itself into reality in a surreptitious and clandestine manner, operating at different scales of visibility and invisibility.

Opening on January 31, 2019 from 6 p.m. to 9 p.m.
Exhibition from February 1 to March, 30 2019

La Verrière
50, boulevard de Waterloo – 1000 Brussels, Belgium

2018, une rétrospective

10-12.2018
Dans le cadre de Reciprocity Liège Design 2018
Suchan Kinoshita – David Polzin

10-12.2018
Dans le cadre de Reciprocity Liège Design 2018
Jacques Lizène

10-12.2018
Dans le cadre de Reciprocity Liège Design 2018
Alevtina Kakhidze

09-2018
Viennacontemporary 2018 : Michael Dans – Maen Florin

09-2018
Drawing Room Montpellier – La Panacée – Moco : Benjamin Monti

08-09.2018
Jacques Halbert, HTFAM (How to fuck a monochrome)

06-07.2018
Harem, Aglaia Konrad, Projekt Skulptur and guest : Suchan Kinoshita, Isofolies.

06-07.2018
Willem Vermeersch, When You Come to a Fork in the Road, Take It

06-07.2018
Emilio Lopez-Menchero, Paintings

06-07.2018
Gaëtane Verbruggen

04.2018
Art Brussels
Jacques Charlier, Michael Dans, Lili Dujourie, Maen Florin, Olivier Foulon, Suchan Kinoshita, Aglaia Konrad, Jacqueline Mesmaeker, John Murphy, Marie Zolamian

03-05.2018
Michaël Dans, that kind of wonderfull

02.2018
Arco Madrid 2018 – Maen Florin (solo)

Suchan Kinoshita, Jacqueline Mesmaeker, Middle Gate II – L’histoire de Dimpna, Geel

Jacqueline Mesmaeker, Caméra non assistée, 1996 – 2009.
6 min, Hi8 numérisé, couleurs, son mono.

Suchan Kinoshita et Jacqueline Mesmaeker participent toutes deux à Middle Gate II – L’histoire de Dimpna, exposition organisée à Geel dans divers lieux. 

Le projet d’exposition Middle Gate II – L’histoire de Dimpna est une collaboration entre le M HKA, Musée pour l’ Art Contemporain à Anvers, et le centre culturel de Werft à Geel. Middle Gate 2 est la suite de l’exposition Middle Gate de Jan Hoet à Geel en 2013. Le concept de l’exposition est étroitement lié à la légende de sainte Dimpna, la patronne des possédés et malades mentaux, et la sainte protectrice contre l’épilepsie et la folie.  La légende de Dimpna est très liée à l’identité de la ville de Geel,  “la ville miséricordieuse”.

Middle Gate II – L’histoire de Dimpna est construit autour de quatre symboles de sainte Dimpna – la couronne, le livre, le diable et l’épée – chacun représentant un thème lié à la légende de Dimpna. La couronne est associée à la migration, le diable représente la folie, le livre est symbole pour la  spiritualité et l’épée est liée à la violence (sexuelle). Ces quatre symboles/thèmes sont exposés à quatre endroits différents, ce qui résulte dans une exposition de groupe qui fait un parcours à travers la ville de Geel: l’Académie de la vile pour les Beaux-Arts (la couronne/migration), le Musée Gasthuis (le diable/folie), l’Eglise Sainte-Dimpna (le livre/spiritualité) et les Halles (l’épée/violence (sexuelle)). Les œuvres exposées entrent chaque fois en dialogue avec la location spécifique et les œuvres (d’art) et objets qui y sont déjà présents. Middle Gate II approche à l’aide d’œuvres de la collection M HKA, souvent jamais exposées auparavant, quatre thèmes sociaux qui étaient urgents dans la légende de sainte Dimpna.

Middle Gate II – L’histoire de Dimpna
15.09–04.11.2018
SA–DI 11:00–18:00 
Groupes sur rendez-vous

Académie de la vile pour les Beaux-Arts, Kollegestraat 118
Musée Gasthuis, Gasthuisstraat 1
Eglise Sainte-Dimpna, Sint-Dimpnaplein
Les Halles, Markt 1. 

 

Jacqueline Mesmaeker, 21 MARS 1975 17H23, Muhka, Antwerpen

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker entame sa carrière dans la mode, l’architecture et le monde du design. À partir de l’urgence qu’elle ressent de créer des images, Mesmaeker analyse des questions visuelles depuis le milieu des années 70. Elle dessine, photographie, filme, écrit et conçoit ou réalise des installations et des vidéos avec des photos, des films, des cartes postales, des bribes de textes et des objets qu’elle a collectionnés au fil du temps. Bien que sa pratique soit proche de l’art conceptuel, le concept ne précède pas forcément l’œuvre, mais découle plutôt de l’expérience et du plaisir de la contempler. Ses œuvres déclenchent une forme de pensée visuelle à laquelle le regard du spectateur est activement associé.

Pour l’œuvre 21 MARS 1975 17H23, Jacqueline Mesmaeker a demandé à différentes personnes de prendre une photo le 21 mars 1975, à 17h23 précises, du lieu où elles se trouvaient et de lui envoyer le négatif. En réunissant les 35 prises de vue simultanées qui lui ont été envoyées en une série, celle-ci reflète la multiplicité et la diversité infinie de points de vue et de perspectives d’un même moment. À travers cette démarche – à la fois une variation du mail art et une approche conceptuelle de la photographie –, Mesmaeker génère une inversion de la relation entre le temps et l’espace propre au média. Là où le photographe est normalement lié à un lieu et ne peut photographier qu’une série d’images qui se succèdent dans le temps, elle parvient de la sorte à fixer – inversement – une série de lieux à un moment donné dans le temps.

Jacqueline Mesmaeker starts her career in the fashion, architecture and design world. Out of her necessity to create images, Mesmaeker starts exploring visual issues from the mid-seventies onward. She draws, makes photographs, films, writes and designs. She also creates installations and videos with photos, films, postcards, text fragments and objects she collects over the years. Although her practice is related to conceptual art, for Mesmaeker, the concept does not necessarily precede a work, but rather results from the experience and pleasure of looking. Her works initiate a form of visual thinking that actively involves the viewer’s gaze.

For the work 21 MARS 1975 17H23, Jacqueline Mesmaeker asked several people to take a picture of the place where they found themselves on March 21, 1975, at exactly 5.23 pm, and send her the negative. By bringing together the 35 simultaneous shots in a series, they come to reflect an infinite variety of simultaneously existing viewpoints and perspectives. With this approach, a variation on both mail art and a conceptual approach to photography, Mesmaeker upturns the relation between time and space that is specific to the medium. In contrast to the way a photographer is normally bound to a specific place and thus only able to shoot a sequence of images over time, she succeeds – in a reverse manner – to record a series of places at one given point in time.

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker

21 MARS 1975 17H23

12 mai – 2 sept. 2018
Dans le cadre des présentations de la collection du musée