John Murphy

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Fiac 2017

Fiac 2017

Exhibitions views

Fiac 2017

Aglaia Konrad. Demolition City, 1992-2016,
20 épreuves à la gélatine argentine sur papier baryte.

Konrad’s photography plays with notions of «original » and « index, » « nature » and « culture, » with the fact that the original « stone » cannot be dated and with its « social » shaping in the historic present. This reversibility is further witnessed in Demolition City (1991/2016) the photographie series she made of the demolition of a terrace of houses on Rosier Faassenstraat in Rotterdam, which looks as if it might read either way, forwards or backwards, reiterating both the construction or deconstruction of walls, floors, and roofs.(…) (Penelope Curtis, From A to K)

Fiac 2017

Suchan Kinoshita, viewer desk, custumised viewers

Fiac 2017

Olivier Foulon
Sans titre (un citron), 2017
Sans titre (un citron), 2017

Fiac 2017

John Murphy

John Murphy
Cadere. Waste and Cadavers All, 2015
Photocopy, gouache, pen and ink on board, 46 x 54 cm

Fiac 2017

Fiac 2017

John Murphy
As high above as the ditch is deep, 2015
Stuffed Black Rooster, rope, variable dimensions

John Murphy

John Murphy
In the Midst of Falling: The Cry… 2016
C-print (Unique), Satin Float Glass and Gesso Wood Frame, 145.4 x 241.8 cm

Fiac 2017

John Murphy

John Murphy
Fall upward, to a height ( verso & recto), 2015
Photograph, pen and ink on board. (2) x 78 x 54 cm

(…) John Murphy has a similar respect for art from the recent past. His art resembles a pantheon of signs that transmit poetic experience. He engages with existing works from a modernist body of literature, painting and film, and particularly with a number of ‘authors’ who (re) invented Symbolism (Mallarmé, Magritte, Resnais). His work often comes in the form of delicate objects or images that sit or hang lightly in a space, like a spider’s web or celestial notations. In fact the physical space between the elements in his work is essential and signifies the mental space that opens up when a visitor tracks the (symbolical) lines that connect the elements, and when words, images and associations reveal themselves. Our exhibition features a body of works inspired by the notion of the fall, especially the fall from grace recounted in Genesis, when Adam and Eve are expelled from the Garden of Eden, as famously depicted by the Italian painter Masaccio in a fierce and moving fresco. Masaccio’s painting returns in Murphy’s epic, newly made photograph In The Midst of Falling. The Cry (2015), which derives from a charged image in Joseph Losey’s film Eve (1962), where a woman is transfixed in a hallway before a reproduction of the painting. Murphy is like a dancer aiming for a light gesture, because for him it is the most powerful conduit of experience. His titles, resourceful and full of sillent threat, create a world in itself.(…)

Fiac 2017

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John Murphy
Exhibition view

John Murphy

John Murphy
For the eyes of dogs to come, 2015
Photocopy, gouache, pen and ink on board, 46 x 54 cm

John Murphy

John Murphy
Words fall like stones, like corpses, 2015
Photocopy, gouache, pen and ink on board, 46 x 54 cm

John Murphy

John Murphy
Cadere. Waste and Cadavers All, 2015
Photocopy, gouache, pen and ink on board, 46 x 54 cm

John Murphy

Exhibition view

John Murphy

John Murphy
Nothing, Wait and See, 2015
Photocopy, gouache, pen and ink on board, 46 x 54 cm

John Murphy

John Murphy
Not there, 2015
Photocopy, gouache, pen and ink on board, 46 x 54 cm

« Que Domenico ait commencé le Divertissement au lendemain de l’effondrement de la République ne doit pas surprendre. Il ne s’agissait pas pour lui, comme on a pu le suggérer, de fuir la réalité mais, tout au contraire, d’une proximité avec le réel et l’histoire qui appartient depuis le début à l’histoire du comique. C’est un fait sur lequel il ne faudrait jamais cesser de réfléchir : les comédies d’Aristophane ont été écrites lors d’un moment décisif, ou plutôt catastrophique de l’histoire d’Athènes. En s’enfermant à Zianigo en compagnie de Polichinelle, Giandomenico ne choisit ni la farce, ni la tragédie. Il ne s’agit pas davantage, comme les interprètes le répètent à l’envi, de désenchantement ou de désillusion, mais bien plutôt d’une sobre méditation sur la fin ». Ces phrases sont du philosophe Giorgio Agamben qui a récemment consacré un fort dense petit opus au personnage de Polichinelle : « Polichinelle ou Divertissement pour les jeunes gens en quatre scènes » s’inspire d’une œuvre tardive de Domenico Tiepolo, ce « Divertimento per li Regazzi », un album regroupant un ensemble de 104 dessins réalisés entre 1795 et 1804, une vie sans queue ni tête de Pulchinello, ce personnage central de la Commedia dell Arte.

John Murphy s’est également intéressé aux dessins des Tiepolo et à la figure même de Pulcinello, cette collection de personnages, car Pulcinello est multiple et même nombreux, tout en étant, en quelque sorte, qu’une seule existence qui mange des gnocchis et fait des lazzis, toutes ces sortes de plaisanteries burlesques, grimaces et gestes grotesques. Déjà en 2006, alors qu’il fait sienne cette image extraite de La Grande Bouffe, la « grande abbuflata », de Marco Ferreri (1973), séminaire gastronomique et suicide collectif de quatre hommes fatigués de leurs vies ennuyeuses et de leurs désirs inassouvis et qui bouffent dès lors jusqu’à ce que mort s’ensuive, John Murphy rapproche ce plan où l’on voit Ugo Tognazi s’apprêtant à donner la pâtée à Michel Piccoli de quelques dessins des Tiepolo, père et fils, Giambattista et Giandomenico : des Pulchinello masqués, ventrus, pansus, bossus, constamment occupés à cuisiner des gnocchis, à les manger, à les digérer, à les déféquer.

Plus récemment, John Murphy a sélectionné une série des dessins de la vie de Pulcinello, ce divertissement pour les jeunes gens. Tout l’art de Murphy consiste à rassembler une constellation de signes révélateurs d’une expérience poétique. Il dialogue sans cesse avec des œuvres existantes provenant pour la plupart d’un corpus littéraire, pictural, cinématographique. En ce cas, il a fait des copies de certains de ces dessins de Giandomenico Tiepolo et les a masqué, les recouvrant du sfumato d’une couche de gouache blanche. Ensuite, à la plume, il a retracé les motifs sous-jacents qui l’intéressent, comme s’il désirait nous révéler le secret de Polichinelle, sans aucun doute Pulchinello lui-même, affublé de son masque, doté de son gros nez crochu, portant sur la tête un étrange chapeau, sommet de sa difformité, revêtu de son costume blanc et spectral, confondu à la gouache, personnage grotesque, touchant et effrayant à la fois, sans cesse au bord de la chute entre une invivable tragédie de la destinée et le comique des situations, la comédie comme inéluctable répétition du caractère. A la fois, Murphy ravive le souvenir des dessins de Domenico Tiepolo, les révèle et s’en écarte, les efface, ne conservant que ce qu’il estime nécessaire à son propos. La compagnie des polichinelles s’affaire et s’agite, se montre du doigt. Rien pourtant n’empêchera la perte, la chute, la fin en soi. Le sublime et le grotesque se côtoient, l’un et l’autre évoquent la finitude de la condition humaine, ce dévalement de la vie qui se dissout dans la multiplicité et l’affairement. John Murphy a conservé quelques petits chiens qui hantent les dessins de Tiepolo. Me reviennent ces quelques phrases écrites par Nietzsche dans le « Gai Savoir » : « J’ai donné un nom à ma souffrance et je l’appelle « chien », — elle est tout aussi fidèle, tout aussi importune et impudente, tout aussi divertissante, tout aussi avisée qu’une autre chienne — et je puis l’apostropher et passer sur elle mes mauvaises humeurs : comme font d’autres gens avec leurs chiens, leurs valets et leurs femmes ».

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John Murphy

John Murphy
Not there, 2015
Photocopy, gouache, pen and ink on board, 46 x 54 cm.

« Que Domenico ait commencé le Divertissement au lendemain de l’effondrement de la République ne doit pas surprendre. Il ne s’agissait pas pour lui, comme on a pu le suggérer, de fuir la réalité mais, tout au contraire, d’une proximité avec le réel et l’histoire qui appartient depuis le début à l’histoire du comique. C’est un fait sur lequel il ne faudrait jamais cesser de réfléchir : les comédies d’Aristophane ont été écrites lors d’un moment décisif, ou plutôt catastrophique de l’histoire d’Athènes. En s’enfermant à Zianigo en compagnie de Polichinelle, Giandomenico ne choisit ni la farce, ni la tragédie. Il ne s’agit pas davantage, comme les interprètes le répètent à l’envi, de désenchantement ou de désillusion, mais bien plutôt d’une sobre méditation sur la fin ». Ces phrases sont du philosophe Giorgio Agamben qui a récemment consacré un fort dense petit opus au personnage de Polichinelle : « Polichinelle ou Divertissement pour les jeunes gens en quatre scènes » s’inspire d’une œuvre tardive de Domenico Tiepolo, ce « Divertimento per li Regazzi », un album regroupant un ensemble de 104 dessins réalisés entre 1795 et 1804, une vie sans queue ni tête de Pulchinello, ce personnage central de la Commedia dell Arte.

John Murphy s’est également intéressé aux dessins des Tiepolo et à la figure même de Pulcinello, cette collection de personnages, car Pulcinello est multiple et même nombreux, tout en étant, en quelque sorte, qu’une seule existence qui mange des gnocchis et fait des lazzis, toutes ces sortes de plaisanteries burlesques, grimaces et gestes grotesques. Déjà en 2006, alors qu’il fait sienne cette image extraite de La Grande Bouffe, la « grande abbuflata », de Marco Ferreri (1973), séminaire gastronomique et suicide collectif de quatre hommes fatigués de leurs vies ennuyeuses et de leurs désirs inassouvis et qui bouffent dès lors jusqu’à ce que mort s’ensuive, John Murphy rapproche ce plan où l’on voit Ugo Tognazi s’apprêtant à donner la pâtée à Michel Piccoli de quelques dessins des Tiepolo, père et fils, Giambattista et Giandomenico : des Pulchinello masqués, ventrus, pansus, bossus, constamment occupés à cuisiner des gnocchis, à les manger, à les digérer, à les déféquer.

Plus récemment, John Murphy a sélectionné une série des dessins de la vie de Pulcinello, ce divertissement pour les jeunes gens. Tout l’art de Murphy consiste à rassembler une constellation de signes révélateurs d’une expérience poétique. Il dialogue sans cesse avec des œuvres existantes provenant pour la plupart d’un corpus littéraire, pictural, cinématographique. En ce cas, il a fait des copies de certains de ces dessins de Giandomenico Tiepolo et les a masqué, les recouvrant du sfumato d’une couche de gouache blanche. Ensuite, à la plume, il a retracé les motifs sous-jacents qui l’intéressent, comme s’il désirait nous révéler le secret de Polichinelle, sans aucun doute Pulchinello lui-même, affublé de son masque, doté de son gros nez crochu, portant sur la tête un étrange chapeau, sommet de sa difformité, revêtu de son costume blanc et spectral, confondu à la gouache, personnage grotesque, touchant et effrayant à la fois, sans cesse au bord de la chute entre une invivable tragédie de la destinée et le comique des situations, la comédie comme inéluctable répétition du caractère. A la fois, Murphy ravive le souvenir des dessins de Domenico Tiepolo, les révèle et s’en écarte, les efface, ne conservant que ce qu’il estime nécessaire à son propos. La compagnie des polichinelles s’affaire et s’agite, se montre du doigt. Rien pourtant n’empêchera la perte, la chute, la fin en soi. Le sublime et le grotesque se côtoient, l’un et l’autre évoquent la finitude de la condition humaine, ce dévalement de la vie qui se dissout dans la multiplicité et l’affairement. John Murphy a conservé quelques petits chiens qui hantent les dessins de Tiepolo. Me reviennent ces quelques phrases écrites par Nietzsche dans le « Gai Savoir » : « J’ai donné un nom à ma souffrance et je l’appelle « chien », — elle est tout aussi fidèle, tout aussi importune et impudente, tout aussi divertissante, tout aussi avisée qu’une autre chienne — et je puis l’apostropher et passer sur elle mes mauvaises humeurs : comme font d’autres gens avec leurs chiens, leurs valets et leurs femmes ».

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ART ON PAPER 2017 BOZAR BRUSSELS

JOHN MURPHY

La galerie Nadja Vilenne aura le plaisir
de vous accueillir sur son stand 22
Galerie Nadja Vilenne is pleased
to welcome you at booth 22

07.09 > 10.09. 2017

Preview and opening (by invitation only)
Wednesday 06.9 – 7 pm > 11.30 pm

John Murphy

John Murphy, Words fall like stones, like corpses, 2015. Photocopy, gouache, pen and ink on board , 48 × 54 cm

special guest by ART ON PAPER & BOZAR

ALEVTINA KAKHIDZE
I still draw love, plants and things (2017)

Thursday 07.9 – 11 am > 7 pm
Friday 08.9 – 11 am > 7 pm
Saturday 09.9 – 11 am – 7 pm> 10 pm
Sunday 10.9 – 11 am > 7 pm

Terarken rooms,
BOZAR
Rue Ravenstein 23,
1000 Bruxelles

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Art Brussels

Art Brussels

Art Brussels

Olivier Foulon
Sans titre (The [Absent] Museum /Le Musée [Absent] / Het [Afwezige] Museum), 2017
Copies laser marouflées sur toile, 80 x 100 cm

Art Brussels

Jacqueline Mesmaeker
Yang Tse Kiang, 2017
Collage sur papier, 43 x 21 cm

art Brussels

Walter Swennen
Remake I.M.M.Zimmer, 1987
Huile, laque et pastel sur toile, 60 x 58 cm

Art Brussels

Art Brussels

John Murphy Abstinence from the Image: An anatomy of …emptiness, 2006 Photographic print 186 x 231 cm

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Lu dans la Libre de ce vendredi 21 avril

La Libre

Résonances

Photo Charlotte Lagro

Résonances

Jacques Charlier
Peinture mystique I, 1988
Technique mixte, acrylique sur toile, objets trouvés, 200 x 350 cm

Résonances

Résonances

Photo Charlotte Lagro

Résonances

Photo Charlotte Lagro

Résonances

Marie Zolamian
Eschatologie, 2016
Huile sur papier, 17 x 24 cm

Résonances

John Murphy
Abstinence from the Image: An anatomy of …emptiness, 2006
Photographic print 186 x 231 cm

Résonances

Résonances

Guy Mees
Niveauverschillen, 1970
6 photographies NB, tirages argentiques, (6) x 12,5 x 8,8 cm

Résonances

Résonances

Résonances

Résonances

Lili Dujourie
Zonder titel (mannelijk naakt), 1977
Série de 6 photographies NB, tirages argentiques, (6) x 18 x 24 cm

Résonances

Résonances

Photo Charlotte Lagro

Résonances

John Murphy
The Discipline of Uncertainty, 2015
Photocopy, gouache, pen and ink on board, 46 x 54 cm

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John Murphy

John Murphy
Abstinence from the Image: An anatomy of …emptiness, 2006
Photographic print 186 x 231 cm

Tout l’art de John Murphy consiste à rassembler une constellation de signes révélateurs d’une expérience poétique. John Murphy dialogue sans cesse avec des œuvres existantes provenant pour la plupart d’un corpus littéraire, pictural, cinématographique, principalement avec des auteurs, des peintres, des cinéastes qui ont (ré)inventé le symbolisme, Mallarmé, Magritte, Resnais, par exemple. Ainsi occupe-t-il l’espace mental qui se créée entre les mots et les images. L’intervalle, comme l’ont remarqué les cinéastes Dziga Vertov et Jean-Luc Godard ou encore le philosophe Gilles Deleuze, est une affirmation du présent, celui du regardeur tout autant que celui du créateur. Par delà même ses expositions, conçues comme des pléiades signifiantes, Murphy suscite le développement dans l’esprit du spectateur d’un large faisceau d’associations, enrichi par ce dialogue entre passé et présent.
De l’utilisation qu’il fait de la photographie et principalement des photogrammes de films qu’il utilise (Fellini, Losey, Antonioni,…), Murphy à l’habitude de déclarer qu’elle n’est en rien différente de la peinture. Ainsi, cette image extraite de La Grande Bouffe, la grande abbuflata, de Marco Ferreri (1973), séminaire gastronomique et suicide collectif, en mangeant jusqu’à ce que mort s’ensuive, de quatre hommes fatigués de leurs vies ennuyeuses et de leurs désirs inassouvis. On y voit Ugo Tognazzi, s’apprêtant à donner la pâtée à Michel Piccoli étendu sur sa couche et flanqué, à gauche, d’un Philippe Noiret se bâfrant tout autant. Etrange triangulation des visages sous un voile au plissé baroque. La montagne de purée à l’avant plan est déjà le ventre d’un Piccoli bientôt moribond et qui mourra victime d’une indigestion. On pense à la truculence et aux débordements d’une vie faite d’excès des scènes de table peintes par Jacob Jordaens, lorsque le Roi boit, exubérant dans sa démesure, profitant de toute occasion pour ignorer les normes et les règles, tandis que le bras nu de Piccoli qui traverse le « tableau » de part en part nous fait penser à celui du Marat assassiné de Jacques Louis David. L’image précisément choisie par John Murphy est déjà une mise au tombeau. John Murphy rapproche cette image de Marco Ferrerri à d’autres dessinées par Giambattista et Giandomenico Tiepolo, des Pulchinello, masqués, ventrus, bossus, préparant, se bâfrant et digérant la polenta. « Abstinence from the Image: An anatomy of …emptiness » : Murphy évoque ici le vide de tous les excès.

John Murphy

John Murphy
The Discipline of Uncertainty, 2015
Photocopy, gouache, pen and ink on board, 46 x 54 cm

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Jacques charlier

Jacques Charlier
Peinture mystique I, 1988
Technique mixte, acrylique sur toile, objets trouvés, 200 x 350 cm

La résonance est un phénomène selon lequel certains systèmes physiques, électriques ou mécaniques, par exemple, sont sensibles à certaines fréquences. Un système résonant peut accumuler une énergie, si celle-ci est appliquée sous forme périodique, et proche d’une fréquence dite « fréquence de résonance ». Par extension de langage, elle est aussi faculté de résonner, propriété d’accroître la durée ou l’intensité d’un son, effet produit, écho rencontré, mode de retentissement d’un événement vécu ; elle est enfin ce qui fait vibrer le cœur et l’esprit. Toutes les œuvres rassemblées dans cette exposition ont cette capacité de résonance, en ce qu’elles sont échos et vibrations des états du monde : excès en tous genres, nationalismes exacerbés et place du religieux, combat féministes renouvelés, exode et immigration, multiculturalisme et chocs ou rencontres des cultures, compétition ou questions environnementales. Elles sont également résonances à d’autres créations d’un passé plus ou moins éloigné, résonances au cinéma ou à la littérature, à l’histoire de l’art et de la peinture, à celle des arts premiers. Le terme de résonances, au pluriel même, est sans doute le plus à même de rendre compte de ce phénomène de mise en mouvement de l’esprit au contact de l’autre, une mise en mouvement qui oblige au dépassement de ses limites et à l’inventivité d’un autre monde.

Avec des œuvres de : James Lee Byars, Jacques Charlier, Lili Dujourie, Charlotte Lagro, Sophie Langohr, Jacques Lizène, Emilio Lopez-Menchero, Jacqueline Mesmaeker, Guy Mees, Benjamin Monti, John Murphy, Pol Pierart, Maurice Pirenne, Valérie Sonnier, Raphaël Van Lerberghe, Marie Zolamian.

Vernissage ce samedi 18 mars à 19h
Exposition du 19 mars au 15 avril 2017.

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John Murphy

John Murphy

John Murphy
A Different Constellation (Lupus) 1994
Oil on linen, 290 x 335 cm

John Murphy

Exhibition view

John Murphy

John Murphy

John Murphy
The Song of the Flesh or The Dog who Shits (Lyra), 1993
Oil on canvas, 264 x 198,5 cm.

John Murphy

Exhibition View

John Murphy

John Murphy
The Invention of the Other (Vulpecula), 1994
Oil on canvas, 264 x 198,5 cm.

What else ?

Exhibition view

Jacques Charlier

Jacques Charlier
Paysages professionnels, 1970.
Photographies N.B. et texte imprimé.
9 panneaux de 50 x 60 cm

Suchan Kinoshita

Suchan Kinoshita
Jogger Fragment 8, 2006
Technique mixte

Aglaia Konrad

Aglaia Konrad,
Boeing Over, 2003-2007
Photographies N.B. tirages argentiques sur papier baryté, 48 x 32 cm, marouflés sur aluminium, 2003-2007

What else ?

Exhibition view

Walter Swennen

Walter Swennen
Jime Dine slept here, 1990
Huile sur panneau, 122 x 110 cm

What else ?

Exhibition view

What else ?

Exhibition view

Emilio Lopez Menchero

Emilio Lopez Menchero
Trying to be Valie Export, 2016
Photographie NB marouflée sur aluminium, 105 x 135 cm

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Art Brussels

Art Brussels

Maurice Pirenne
Maison en construction, 1948
Pastel sur papier marouflé sur panneau,
17,5 x 25,5 cm (encadré 19,5 x 27,5 cm)
Signé et daté en haut à droite

Art Brussels

John Murphy
Fall upward, to a height (Recto), 2015
Photograph, pen and ink on board. 78 x 54 cm

John Murphy
Fall upward, to a height (Verso), 2015
Photograph, pen, ink on board, 78 x 54 cm

John Murphy
Fig.10, 2007
Litho, pen and ink on paper. 38.5 x 35.5 cm

John Murphy
Can’t you hear it? Don’t you hear it? 2001
Postcard, pen and ink on board. 85 x 64 cm

Art Brussels

Benjamin Monti
Sans titres, de la série des histoires naturelles, 2010-2015

Art Brussels

Art Brussels

Emilio Lopez Menchero
Trying to be Valie Export, 2016
Photographie NB marouflée sur aluminium, 105 x 135 cm

Art Brussels

Jacques Charlier
L’art, quoi de plus naturel ?
Photo Sketche, 1976

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Walter Swennen

Walter Swennen Les Egyptiens, 1996
Huile sur panneau, 80 x 60 cm

Walter Swennen

Exhibition view

Walter Swennen

Walter Swennen Pouce, 2008
Huile sur toile, 150 x 135 cm

Walter Swennen

Exhibition view

John Murphy

John Murphy
Fall upward, to a height (Recto), 2015
Photograph, pen and ink on board. 78 x 54 cm

John Murphy

John Murphy
Fall upward, to a height (Verso), 2015
Photograph, pen, ink on board, 78 x 54 cm

John Murphy

Exhibition view

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker
La discrète, 2016
photographie couleurs, impression sur papier baryté et imprimé, 60 x 100 cm

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker
La discrète, 2016 (détail)

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker
La discrète, 2016 (détail)

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker
Passage 1, 2016
Photographie couleurs, impression sur papier chiffon, 60 x 70 cm

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker
Passage 2, 2016
Photographie couleurs, impression sur papier chiffon, 60 x 70 cm

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A la galerie actuellement.

John Murphy

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John Murphy
A Different Constellation (Lupus) 1994
Oil on linen, 290 x 335 cm

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John Murphy
The Song of the Flesh or The Dog who Shits (Lyra), 1993
Oil on canvas, 264 x 198,5 cm.

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The Invention of the Other (Vulpecula), 1994
Oil on canvas, 264 x 198,5 cm.

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John Murphy
In the Midst of Falling: The Cry… 2016
145.4 x 241.8 cm C-print (Unique), Satin Float Glass and Gesso Wood Frame.

John Murphy

John Murphy

John Murphy
Fall upward, to a height. 2015
Stuffed Black Rooster, rope, pen and ink on publication, vitrine, variable dimensions.

John Murphy
Opened in a Cut of Flesh. 2015
Framed postcard, pen and ink on board. 84 x 62 cm, pen and ink on publication, vitrine, variable dimensions.

John Murphy

John Murphy
Opened in a Cut of Flesh. 2015
Framed postcard, pen and ink on board. 84 x 62 cm, pen and ink on publication, vitrine, variable dimensions.

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John Murphy

John Murphy

John Murphy
Fall upward, to a height. 2015
Stuffed Black Rooster, rope, pen and ink on publication, vitrine, variable dimensions.

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John Murphy
Cadere: Waste and Cadavers All. 2015
photocopy, gouache, pen and ink on paper. 46 x 54 cm

(…) John Murphy, who is of Federle’s generation, has asimilar respect for art from the recent past. His art resembles a pantheon of signs that transmit poetic experience. He engages with existing works from a modernist body of literature, painting and film, and particularly with a number of ‘authors’ who (re) invented Symbolism (Mallarmé, Magritte, Resnais). His work often comes in the form of delicate objects or images that sit or hang lightly in a space, like a spider’s web or celestial notations. In fact the physical space between the elements in his work is essential and signifies the mental space that opens up when a visitor tracks the (symbolical) lines that connect the elements, and when words, images and associations reveal themselves. Our exhibition features a body of works inspired by the notion of the fall, especially the fall from grace recounted in Genesis, when Adam and Eve are expelled from the Garden of Eden, as famously depicted by the Italian painter Masaccio in a fierce and moving fresco. Masaccio’s painting returns in Murphy’s epic, newly made photograph In The Midst of Falling. The Cry (2015), which derives from a charged image in Joseph Losey’s film Eve (1962), where a woman is transfixed in a hallway before a reproduction of the painting. Murphy is like a dancer aiming for a light gesture, because for him it is the most powerful conduit of experience. His titles, resourceful and full of sillent threat, create a world in itself. (…)

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John Murphy
Fall upward, to a height. 2015
Stuffed Black Rooster, rope, pen and ink on publication, vitrine, variable dimensions.

John Murphy
Opened in a Cut of Flesh. 2015
Framed postcard, pen and ink on board. 84 x 62 cm, pen and ink on publication, vitrine, variable dimensions.

John Murphy

John Murphy
Cadere: Waste and Cadavers All. 2015
photocopy, gouache, pen and ink on paper. 46 x 54 cm

John Murphy

John Murphy
In the Midst of Falling: The Cry… 2016
145.4 x 241.8 cm C-print (Unique), Satin Float Glass and Gesso Wood Frame.

(…)The idea for Show your Wound comes from a paradoxical work by Joseph Beuys, an installation or environment called Zeige deine Wunde (Show your Wound), which is discussed in depth in this publication’s essay by Antje von Graevenitz. Zeige deine Wunde raises questions of how we take care of nature, ourselves and society, and it seems to emphasise notions like responsibility and awareness.

This work was first made in an underground pedestrian passage in Munich in 1976, and in 1980 became part of the Städtische Galerie im Lenbachhaus collection. In the muséum Beuys built a room for the objects: two morgue tables on wheels (‘beds’ in Beuys’s words), two blackboards with a call-up (‘Zeige deine Wunde’) written in chalk, two glass cases on the wall with papers from a Turin-based left-wing political organisation (Lotta Continua), and two pairs of garden tools. All the objects suggest ways of nurturing human life, attending to nature and culture, but they have come to a stand still. Today we can read that ‘Beuys created the environment for an underground passage. Its aura of melancholy and mourning arises from its charged subject matter: death, decay and a sense of trauma that Beuys referred to as “the wound”.’ What is absent in the work, I would argue, takes on presence in our imagination: man and nature, an energised world and society of living beings. Today this work reminds me of Malevich’s Black Square, especially of the photo of the Polish-Russian artist on his death bed, his painting on the wall behind him, radiating above his saintly head.

Today we see more clearly Beuys’s concern with nature and with man as part of nature; with the social body and with Western society’s development. The artist’s empathy for the individual and belief in the human potential for inner growth continues to inspire.
However, we also live in different times: the recent rise of scientific notions such as the Anthropocene and the posthuman condition indicates a huge paradigm shift and suggests that we have to think and act differently now, to survive as mere humans in a world whose
system of natural elements and tissue of social relations is impaired by our wrongdoings. This awareness is reflected in the art of artists such as Kader Attia, Pierre Huyghe and Sióbhan Hapaska, who seem to have been touched by Beuys. It is my consideration of their work
that has led me to think that at present Beuys has new relevance for artists.
Beuys’s work is no longer eclipsed by his words, by the dominant presence of what he said in public, and this has created space for artists to connect with this significant artist once more. Here we should realise that in general processes of transmission are miraculous. As a rule we could perhaps say that what informs or shapes the work of artists who process the achievements of a preceding generation are imponderabilia : an élective affinity (Goethe’s Wahlverwandtschaft), a constructive resistance, and a ‘creative misunderstanding’ in literary critic Harold Bloom’s words.

There is a religious ring to the title of this exhibition. The words Show your Wound resonate both with Christian and pagan tones and recall a twelfth-century story in which the knight Parsifal is on a spiritual quest to find the Holy Grail and heal the wounded king Amfortas (artistic and musical interprétations of the story are offered by Wagner and Beuys). This connotation is quite intentional: etymologically ‘religion’ can be derived from the words ligare (connect) and religare (reconnect). Here the idea is perhaps that art has a larger place in society and that the artist Works in the service of mankind for a common goal. A visit to the Moyland Castle, which houses the Beuys collection of the brothers Van der Grinten, will convince both art connoisseur or laic that Beuys saw his art in the service of a larger total. This brings me back to Joseph Beuys’s Zeige deine Wunde. I propose to draw a web of lines from this environment to the work of the seven artists in Show your Wound.

(…) John Murphy, who is of Federle’s generation, has asimilar respect for art from the recent past. His art resembles a pantheon of signs that transmit poetic experience. He engages with existing works from a modernist body of literature, painting and film, and particularly with a number of ‘authors’ who (re) invented Symbolism (Mallarmé, Magritte, Resnais). His work often comes in the form of delicate objects or images that sit or hang lightly in a space, like a spider’s web or celestial notations. In fact the physical space between the elements in his work is essential and signifies the mental space that opens up when a visitor tracks the (symbolical) lines that connect the elements, and when words, images and associations reveal themselves. Our exhibition features a body of works inspired by the notion of the fall, especially the fall from grace recounted in Genesis, when Adam and Eve are expelled from the Garden of Eden, as famously depicted by the Italian painter Masaccio in a fierce and moving fresco. Masaccio’s painting returns in Murphy’s epic, newly made photograph In The Midst of Falling. The Cry (2015), which derives from a charged image in Joseph Losey’s film Eve (1962), where a woman is transfixed in a hallway before a reproduction of the painting. Murphy is like a dancer aiming for a light gesture, because for him it is the most powerful conduit of experience. His titles, resourceful and full of sillent threat, create a world in itself. (…)

Mark Kremer, in Many Moons and a Single Star (I’m Lost in One Breath). Meditations on the exhibition Show your Wound

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