« Je suis Charlier », 5 épisodes audio – Auvio, une série signée Gregor Beck

‘Je suis Charlier’ : 5 épisodes sur l’artiste inclassable et pluridisciplinaire liégeois Jacques Charlier
A retrouver sur la RTBF, en direct et sur Auvio

Cette série documentaire radiophonique, signée Gregor Beck, nous fait traverser un peu plus d’un demi-siècle d’histoire de l’art, avec pour guide son critique et complice Jacques Charlier.

Ami de Broodthaers, proche du Pop Art et des artistes conceptuels, situationniste, ses activités se sont ainsi portées sur la peinture, le dessin, l’écriture, la bande dessinée, la musique, la chanson, la vidéo, la photographie, la caricature… et la liste est encore longue.
Aujourd’hui, à l’âge de 79 ans, il continue inlassablement, avec intelligence et humour, à explorer tous les domaines d’expressions en ne s’attachant à aucun style, à aucune pratique et en bousculant sans cesse les idées trop facilement établies.

1er épisode
L’épisode ‘A l’avant-garde’ revient sur l’enfance et la jeunesse de Jacques Charlier durant et après la seconde guerre mondiale.
Marqué par ce conflit et par la persécution nazie, Charlier affirme que c’est dans les souvenirs qu’il garde de cette période que se trouve ‘l’armature constante’ de ce qu’il fait.
Et que fait-il ? De tout, comme il en avait fait le serment adolescent, alors qu’il vivait éloigné de ses parents durant deux ans et demi au Luxembourg.

2e épisode
L’épisode ‘Travaux publics’ nous plonge dans les années 60.
Jacques Charlier va utiliser son activité et son milieu professionnel, en tant qu’employé au Service Technique Provincial, pour en faire de l’art.
Une amitié forte va se nouer avec Marcel Broothaers qui lui présentera Fernand Spillemaeckers, un des galeristes les plus pointus dans le domaine de l’art conceptuel en Belgique à la fin des années 60. Jacques Charlier, peint des blocs de béton, mais aussi un arbre, ses persiennes ou la façade de sa maison.

3e épisode
L’épisode ‘Dans les marges’ nous amène de la fin des années 60 à la fin des années 70.
Nous y rencontrons deux collectionneurs proches de Jacques Charlier.
Durant cette période, Charlier ne va cesser d’explorer et d’élargir ‘ses activités’, comme il aime à les appeler, en abordant de nouvelles formes d’expressions, aussi bien plastiques, qu’écrites ou musicales.
Alliant culture populaire et art contemporain, observateur et critique du monde de l’art de son époque, Jacques Charlier nous livre des oeuvres dans lesquelles l’art, l’humour et la vie sont toujours à l’avant-plan.
A écouter à partir du 26 juillet à 23.00

4e épisode
L’épisode ‘Peinture fraîche’ s’ouvre en 1975, lorsque Jacques Charlier devient professeur aux Beaux-Arts de Liège. C’est l’amorce d’une période de crises et mutations, avec les décès de Marcel Broodthaers et du galeriste, Fernand Spillemaeckers, mais aussi le divorce, puis le décès de la première épouse de Charlier, un déménagement…
Enfin les années 80 vont être le moment où Charlier reviendra à la peinture.
Cet épisode nous donne surtout l’occasion de découvrir quel regard Jacques Charlier porte sur le  » système de l’art « , un regard parfois critique, souvent grinçant, mais toujours amoureux des oeuvres et des artistes qui les produisent.
A écouter à partir du 2 août à 23.00

5e episode
L’épisode ‘Rire pour mieux voir’ se penche plus particulièrement sur le rapport que Jacques Charlier entretient avec l’écriture et les médias.
Nous verrons aussi comment il a réagi à la censure qu’il a subie lors de la Biennale de Venise 2009 avec sa série d’affiches des ‘Sexes d’artistes’.
A écouter à partir du 9 août à 23.00

‘Je suis Charlier’
Une réalisation de Gregor Beck
Une production de l’association Across Stickos, réalisée avec le soutien du Fonds d’Aide à la Création Radiophonique de la Fédération Wallonie-Bruxelles
Avec :
– Jacques Charlier
– le galeriste et ami, Jean-Michel Botquin
– le critique français, Nicolas Bourriaud
– le collectionneur, Herman Daled
– le directeur du Musée des arts contemporains de la Communauté française, le MAC’s, Denis Gielen
– l’ancien directeur du Mudam à Luxembourg, ami et complice, Enrico Lunghi
– l’ami et collectionneur, Victor Boinem
– l’amie d’enfance, Régina Cornet
– la commissaire d’exposition française, Cindy Daguenet
– le galeriste parisien, Youri Vinci
– quelques Parisiennes enthousiastes face aux ‘100 sexes d’artistes’`