Archives de catégorie : Des expositions d’ailleurs / exhibitions artists

Walter Swennen, So far so good, Wiels, Who’s talking: Miguel Wandschneider

Walter Swennen - Wiels

Dans le cadre des conférences et visites guidés organisées par le Wiels :

Look-Whos-Talking--Dirk-Snauwaert

Ce 06 novembre 2013 à 19h :
Conférence de Miguel Wandschneider, directeur de Culturgest – Lisbonne, commissaire de l’exposition : Walter Swennen, Continuer
conférence en anglais
info et réservations : welcome@wiels.org

le programme des conférences à venir :

– Conférences / visite de l’exposition :
13.11.2013, 19:00 Vincent Geyskens (nl)
27.11.2013, 19:00 Caroline Dumalin (en)
18.12.2013, 19:00 Laurent Busine (fr)

– Special presentations
11.12.2013, 19:00 Bart Verschaffel (en) Lezing Conférence Lecture
12.01.2014, 16:00 Walter Swennen / Olivier Foulon (fr) Gesprek Conversation
26.01.2014 Finissage Film screenings + presentatie(-ion) Raphael Pirenne (sic)

Aglaia Konrad, Desert Cities, Quai N°1, Vevey

L’ Espace Quai1 résulte d’une étroite collaboration entre le Service culturel de la ville de Vevey et le Festival Images. Cet espace est consacré à la présentation de photographes contemporains, avec une programmation qui puise uniquement dans le vaste répertoire des participants au Grand prix international de photographie de Vevey.

Ce concours est l’un des mieux dotés d’Europe. Un jury international attribue une bourse d’aide à la création de 40’000 CHF (env. 30’000 €) pour permettre la réalisation d’un projet photographique présenté dans le cadre du Festival Images. En 2011, le concours a reçu des dossiers de plus de mille professionnels en provenance des cinq continents.

L’ Espace Quai1 permet dorénavant de mettre durablement en valeur l’incroyable patrimoine visuel qui arrive tous les deux ans à Vevey – assurant ainsi à la ville d’images un contact permanent avec la création photographique internationale de haut niveau.

Aglaia Konrad a obtenu cette bourse d’aide à la création unique en Europe en 2004.

Desert Cities - Ludwig Fourm, Aachen

Née en 1960 à Salzburg, Aglaia Konrad vit et travaille à Bruxelles. Elle suit une formation à la Jan van Eyck Akademie de Maastrich de 1990 à 1992 où elle enseignera par la suite. Aglaia Konrad a participé à nombre d’expositions collectives – on peut citer la Documenta X de Kassel (1997), l’exposition Global Cities à la Tate Modern de Londres (2007) ou Manifesta9 de Genk (2012) – et présenté son travail en solo notamment en Belgique, en Allemagne ou aux Etats-Unis. Son travail a été récompensé par le Otto Mauer Preis en 1997, le prix Camera Austria de la ville de Graz (Autriche) en 2003 ou l’Infinity Award de l’ICP (New York) pour la publication « Desert Cities » paru chez JRP Ringier en 2009.

Depuis une vingtaine d’années, la photographe documente systématiquement l’expansion des agglomérations urbaines et l’avènement des mégalopoles dans le monde (Sao Paulo, Pekin, Chicago, Dakar…). « Tout a commencé en 1992 lors d’un voyage au Caire où j’ai découvert par accident des chantiers de construction dans le désert égyptien sur lesquels étaient prévues seize nouvelles villes censées loger chacune environ 500 000 habitants. » Elle photographie sous tous leurs angles – portraits, vues aériennes ou panoramiques – ces cubes de bétons qui semblent comme sortis du sable, dans une tentative presque obsessive de description minutieuse de la topographie de ces lieux.

Les représentations de ces nouvelles villes que nous donne à voir Konrad mettent en avant leur banalité et leur indifférenciation. « Non-lieux » par excellence, selon le terme consacré par Marc Augé, elles mettent en avant le caractère absurde de cette volonté de modernisation de la fin du XXe et du début du XXIe siècle en Egypte. La dimension humaine de ces constructions – pourtant faites pour être habitées – est pour ainsi dire absente. Le traitement des images par l’artiste souligne encore cet aspect : non contente de les prendre en photos, elle les reproduit, les découpe et les photocopie. Cette reproduction potentiellement infinie souligne l’interchangeabilité des paysages urbains qui figurent sur ces images et en accentue le caractère standardisé. Desert Cities traite de la question des changements sociaux-géographiques et sociaux-politiques induits par ces nouveaux environnements et explore des domaines aussi vastes que les arts visuels, la photographie, l’urbanisme, l’architecture ou la sociologie urbaine.

Mercredi au vendredi de 16h. à 19h.
Samedi de 11h. à 15h.
Ou sur rendez-vous.
info@images.ch
+ 41 (0)21 922 48 54
Place de la Gare 3
CP 443
1800 Vevey

Marie Zolamian, Mer morte, Centrale for Contemporary Art, Bruxelles

Marie Zolamian. Mer morte.
Centrale for Contemporary Art

Centrale Box, dans le cadre de l’exposition de Johan Muyle, Indian Studio

Place Sainte Catherine, 11. Bruxelles 1000
du 7 novembre au 15 décembre
Vernissage le 6 novembre à 18h

Marie Zolamian

Mer morte

L’identité, l’accueil ou l’ostracisme, l’inscription dans une communauté, la mémoire, le déracinement, les flux migratoire, l’exil sont au cœur des préoccupations de Marie Zolamian. C’est là toute l’expérience de l’itinérance, du départ et du retour, de la temporalité vécue du voyage, de cette topographie où se mêle l’extérieur et l’intime.
D’origine arménienne, née à Beyrouth en 1975, Marie Zolamian pratique ce cheminement, cette mise en intrigue entre territoires réels et fictionnels, choisissant les medias adéquats au rythme de ses pérégrinations.

D’un séjour à Birzeit, en Cisjordanie, Marie Zolamian ramène une photographie souvenir, une singulière carte postale, trois oliviers étêtes, déracinés, ceps noueux et torchères fossiles. Leur stérilité, âpre, rugueuse, inquiétante, contraste avec la pyramide de fruits d’un étal de marché voisin. Elle ramène aussi ce film, ce long plan fixe, minimaliste et contemplatif, réalisé dans l’atelier mis à sa disposition. Devant l’objectif, il y a une tasse en verre posée devant la fenêtre ; y miroite une myriade de pigments dorés en suspension dans l’eau. « A travers le scintillement des paillettes qui composent le fluide précieux, on peut observer le coucher du soleil sur Birzeit, écrit Colette Dubois, dans le livret qui accompagne ce voyage. Les variations de la lumière déclinent toutes les couleurs de l’or et donnent au reflet qui se prolonge sur le rebord de la fenêtre tantôt des accents aigus, comme un fragment de soleil acéré, tantôt l’apparence d’une simple trace qui cherche à se fondre dans la surface ».

Certes, il n’y avait pas plus simple pour suggérer, évoquer toute la problématique de l’eau en Palestine, les planifications mises en œuvre par l’Administration civile israélienne, les enjeux vitaux, écologiques, économiques et politiques cruciaux que concentre ce bien précieux. L’eau est ici métaphore des relations entre les peuples, et bien plus encore. « La pièce réfère directement aux citernes d’eau qui se trouvent sur les toits de Cisjordanie, continue Colette Dubois. Ces cylindres noirs et massifs évoquent des éléments inquiétants : insectes géants, armes étranges ou explosifs… Figurer ces citernes comme une tasse de liqueur flamboyante dans laquelle le regard plonge avec une délectation certaine, y loger le crépuscule qui porte toujours en lui la promesse que demain sera un autre jour, tient tout autant du fantasme que de la volonté de renverser le cours des choses. »

En contrepoint du film, une longue table est recouverte de dessins. Des planches, des tables, un atlas. Nous feuilletons l’œuvre à loisir, laissant divaguer notre « volonté de savoir » ; nous arpentons cette cartographie, ces lignes en tous sens. Nous ne refermons l’atlas, le recueil de planches qu’après avoir cheminé un certain temps, erratiquement, sans intention précise, à travers son dédale, son trésor. Celui-ci est d’ocre et d’eau, nous cheminons sur des rivages d’or et, imaginons-le, sous un ciel aussi bleu que la mer. C’est là, pour reprendre les mots de Maria Kodama à propos de l’Atlas de Borgès « un prétexte pour enraciner dans la trame du temps nos rêves faits de l’âme du monde ». Les dessins sont de gouache et d’eau, certains sur Caravelle Vélin supérieur. Tous se nomment « Mer Morte ». Le sable est doré, l’or est liquide, c’est là le sel de la terre, cette alliance féconde.

Dans sa pratique artistique, Marie Zolamian collecte, juxtapose, compose les éléments mémoriels, qu’ils soient proches ou lointains, singuliers et collectifs. Ainsi occupe-t-elle ce nouveau territoire d’expérience sensible, intime et inscrit dans le monde, enrichi de sens. Et comme dans un continuum, Marie Zolamian complète ici le dispositif mis en place d’une lente procession de femmes, esquisses sur papier inspirées de miniatures orientales et persannes. Elles sont prêtresses et servantes, évoquent à la fois le don, l’altérité, l’ivresse des sens et la soumission. Il fut question de l’huile et de l’eau ; toutes, cette fois, font l’éloge et l’offrande du vin, ce rituel séculaire, qui tout comme ceux qui concernent l’eau lustrale, se situe au carrefour des cultures et des civilisations. Je repense au poème mystique d’ Ibn Al Fâridh, cet auteur du treizième siècle, à ces célèbres vers d’ « Al-Khamriya » : « Prends-le pur, ce vin, ou ne le mêle qu’à la salive du Bien-Aimé ; tout autre mélange serait coupable… ». Et devant l’or liquide de la tasse en verre de Birzeit, le cœur du poème mystique résonne singulièrement : « Notre verre, écrit Ibn Al Fâridh, était sa pleine lune, lui, il est un soleil ; un croissant le fait circuler. Que d’étoiles resplendissent au fond du verre quand on s’en abreuve ».

Walter Swennen, So far so good, revue de presse (3)

Dans L’ART MEME, sous la plume de Benoît Dussart :

L'Art Même

L'Art Même

Benjamin Monti, Bis + 3 au 59 Rivoli, Paris

DERNIER WE !

Exposition Bis + 3 du 15 octobre au 27 octobre 2013.
Avec : Cécily, Benjamin Demeyere, Philippe de Kemmeter, Jampur Fraize, Raphaël Kirkove, Sisca Locca, Benjamin Monti, Monsieur Pimpant, Peggy Van Reeth, Space Pafpaf, Ma Blondiau, Ernesto Timor, Gordon War.

Le 59 Rivoli / 59 rue de rivoli, 75001 PARIS

Benjamin Monti

Benjamin Monti, série CARTAMONTI, encre de chine sur papier, 2012.

Le 59 Rivoli, after squat en plein cœur de Paris, incarne la pérennisation d’un mode de diffusion de l’Art dans la ville, qui n’existe que dans les lieux alternatifs et les squats, démocratisant, l’accès à l’Art, en donnant à voir en permanence ses coulisses, son processus d’élaboration et de maturation.

Jacques Lizène, Oeuvres de la collection Philippe Cohen, Passage de Retz, Paris

OEuvres de la collection Philippe Cohen
20 ans d’acquisitions
Curateur : Ami Barak
Passage de Retz

Jacques Lizène

Jacques Lizène
Cadre tombé, 1970, remake 2004
Promenade le regard au bas des murs (1971, remake 2003),tentative de sourire (1973, remake 2003) & Danse nulle, 1980
Installation vidéo
Mixed media, dimensions variables, 2004
Installation composée de :
– Un cadre tombé, cadre mouluré, 40 x 50 cm
– Une peinture trouvée, rehaussée au couteau et à l’acrylique, 30 x 40 cm
– Une projection vidéo composée de trois séquences : promenade le regard au bas des murs (1971, remake 2003) , tentative de sourire (1973, remake 2003) et Danse nulle, 1980, le tout remake 2004
– 13 dessins, technique mixte.
Collection Philippe Cohen

Le Passage de Retz accueille la collection de Philippe Cohen, un choix de plus de 100 oeuvres d’art contemporain, un ensemble d’une grande cohérence, couvrant 20 années d’acquisitions.
Faire découvrir ces oeuvres à un public large signifie avant toute chose percer une intimité, porter un regard intrusif sur la vie et l’amour de l’art d’une personnalité qui s’attèle depuis des années à bâtir un ensemble destiné de prime abord à rester un acte confidentiel, une histoire et une passion privée. Mais il arrive un jour où la volonté de partage désamorce le cadre strictement confidentiel pour laisser le public bénéficier de l’aura et l’emprise d’une telle entreprise subjective.
Car collectionner c’est d’abord porter son choix personnel sur des oeuvres, pour ensuite les garder précieusement et surtout en connaitre davantage, sinon plus que quiconque. Constituée d’oeuvres fortes, poétiques et engagées avec une attention particulière pour la scène française (Pierre Huyghe, Philippe Parreno, Loris Gréaud), israélienne (Moshé Ninio, Pavel Wolberg, Miri Segal), mais aussi nord-américaine (Paul McCarthy, Mike Kelley, Cindy Sherman, Matthew Day Jackson), la collection apparait structurée par des constantes, révélatrices aussi bien de partis pris philosophiques que de tentations plus ou moins implicites : il ressort au contact de ces oeuvres une propension du collectionneur envers les typologies du langage, envers le traitement de l’idée de temps et de durée dans l’espace, envers l’intelligence et l’humour artistiques, sans oublier un questionnement profond sur le statut et la multiplication des images. L’exposition propose ainsi de confronter le spectateur au phénomène de la collection et plus spécifiquement à un ensemble qui accompagne l’existence quotidienne de Philippe Cohen.

Avec : Adel Abdessemed, Saâdane Afif, Carlos Amorales, Itzik Badash, Ben, Pierre Bismuth, Christian Boltanski, Marcel Broodthaers, Sophie Calle, Mircea Cantor, Claude Closky, Joseph Dadoune, Matthew Day Jackson, Alain Declercq, Philippe Durand, Eric Duyckaerts, Elmgreen & Dragset, Hans-Peter Feldmann, Claire Fontaine, Mario Garcia Torres, Gérard Gasiorowski, General Idea, Douglas Gordon, Loris Gréaud, Joseph Grigely, Shilpa Gupta, Germain Hamel, Pierre Huyghe, Fabrice Hyber, Alfredo Jaar, Pierre Joseph, Ali Kazma, Mike Kelley, Adriana Lara, Micha Laury, Louise Lawler, Guillaume Leblon, Nicolas Ledoux, Jacques Lizène, Paul McCarthy, Allan McCollum, Adam McEwen, M/M, Annette Messager, Jill Miller, Jonathan Monk, Laurent Montaron, Moriceau/Mrzyk, Gianni Motti, Tania Mouraud, Adi Nes, Moshe Ninio, Tony Oursler, Philippe Parreno, Bruno Peinado, Javier Pérez, Elie Petel, Raymond Pettibon, Richard Prince, Bernhard Rüdiger, Jean-Jacques Rullier, Allen Ruppersberg, Claude Rutault, Ariel Schlesinger, Miri Segal, Tino Sehgal, Bruno Serralongue, Jim Shaw, Cindy Sherman, David Shrigley, Taryn Simon, Reena Spaulings, Haim Steinbach, Kerry Tribe, Jean-Luc Verna, Danh Vo, Nick Van Woert, Clemens Von Wedemeyer, Pavel Wolberg, Andy Warhol, Erwin Wurm

Exposition présentée du 1er mai au 24 août 2013 au Petach Tikva Museum of Art, Israël
Un catalogue de la collection a été réalisé avec le soutien de l’Institut Français.
Passage de Retz
Exposition ouverte au public du lundi 21 octobre au dimanche 1er décembre 2013
Tous les jours sauf les autres lundis de 10h à 19h

Emilio Lopez-Menchero, Qui barre démarre, Space Collection, les images (2)

Emilio Lopez Menchero

Emilio López-Menchero
Trying to be Cadere, devant l’ex galerie MTL en pose « café de l’Oasis »,(avec barre index B57 code B 14003002, dit « le bâton de NY »)
Photographie NB marouflée sur aluminium, 80 x 65 cm, 2013.

Emilio López-Menchero
Trying to be Cadere, devant l’ex galerie MTL (avec barre index B57 code B 14003002, dit « le bâton de NY »)
Photographie couleurs marouflée sur aluminium, 80 x 65 cm, 2013.

Emilio Lopez Menchero

Emilio Lopez Menchero

Emilio López-Menchero
Trying to be Cadere, rue du Serpentin, Ixelles (avec barre index B57, code14003002, dit bâton de NY)
Photographie couleurs marouflée sur aluminium, 60 x 73,5 cm, 2013.

Emilio Lopez Menchero

Emilio Lopez Menchero

Emilio López-Menchero
Trying to be Cadere, rue de la Brasserie, Ixelles, (index B57, code14003002, dit bâton de NY)
Photographie couleurs marouflée sur aluminium, 60 x 72,5 cm, 2013.

Emilio López-Menchero
Trying to be Cadere devant le Palais des Beaux-Arts, Bruxelles, (avec barre index B57 code B 14003002, dit « le bâton de NY »)
Photographie NB marouflée sur aluminium, 80 x 57,5 cm, 2013.

Emilio Lopez-Menchero, Qui barre démarre, Space Collection, les images (1)

Emilio Lopez-Menchero

Emilio Lopez-Menchero

Emilio Lopez-Menchero

Emilio Lopez-Menchero

Emilio López-Menchero
Trying to be Cadere, de dos (avec barre index 04, code B 12003000, d’après « André Cadere 1974 », de B. Bourgeaud)
Photographie NB marouflée sur aluminium, 82 x 130 cm, 2013.

Emilio López-Menchero
Trying to be Cadere, de face (avec barre index 04, code B 12003000, d’après « André Cadere 1974 », de B. Bourgeaud)
Photographie NB marouflée sur aluminium, 130 x 110 cm, 2013.

Emiilo Lopez-Menchero

Emilio López-Menchero
Trying to be Cadere, quartier Manhattan, Bruxelles, (avec barre index B57, code14003002, dit bâton de NY)
Photographie couleurs marouflée sur aluminium, 80 x 60 cm, 2013.

Olivier Foulon, curated by_vienna, Krinzinger Projekte, curated by Antony Hudek, Wien

As part of this year’s curated by_vienna, Krinzinger Projekte would like to announce the opening of “Cover-Up“ on October 10th 2013, curated by Liverpool-based art historian Antony Hudek. For the 2013 edition of curated by_, selected Viennese galleries host exhibitions under the title « Why Painting Now?” conceived by international curators. In addition to the question “Why Painting Now?”, “Cover-Up” addresses the long-term program initiated by Galerie Krinzinger: Curators
Collectors Collaborations. Through CCC, Galerie Krinzinger brings together curators and collectors in dialogue, allowing the former to work with objects usually kept behind closed doors and the latter to submit these objects to wider scrutiny. As the first exhibition in CCC, “Cover-Up“ features loans from seven private collections in and around Vienna. These privately-owned pieces are shown besides work by other international artists.

“Cover-Up“ focuses on painting’s relationships with value, subjectivity and abstraction. The more a painting (small “p”) questions its relation to the three concepts, the less likely it is to buttress Painting’s (capital “P”) presumed autonomy, status as privileged outlet for creativity, and transcendence. The numerous works in this exhibition—mostly paintings, but not all—collectively ask “Why Painting Now?” when the medium lends itself to such sophisticated games of covering up its ties to contemporary social and political concerns.

For Painting to appear as a timeless and disinterested product of the imagination, it must strive toward an impossible balance between the concealment of its inherent connections to market value and the acknowledgment of its indebtedness to it—Clement Greenberg’s famous “umbilical cord of gold”. As with value, Painting needs to manage its mythical relationship to subjectivity: in order to enshrine the primacy and immediacy of the subject, it must aim to suppress any prosthesis—paintbrush, title, frame, or gallery. Beyond value and subjectivity, however, abstraction remains painting’s ultimate cover-up, for no matter how “non-representational”, a painting’s abstraction inevitably gives way to the materiality of its object condition (be it of an idea).

Antony Hudek is research curator at Tate Liverpool and senior lecturer at Liverpool John Moores University. He also co-directs the independent non-profit press Occasional Papers (www.occasionalpapers.org).

curated by_vienna 2013: „WHY PAINTING NOW?“
COVER UP_CURATED BY ANTONY HUDEK
Part of CCC – Curators Collectors Collaborations
Duration: October 11th – December 21st 2013
Artists: Marc Adrian, Irene Andessner, Eleonor Antin, Siegfried Anzinger, Hans Bischoffshausen, Erwin Bohatsch, Peggy Buth, Merlin Carpenter, Plamen Dejanoff, Heinrich Dunst, Thomas Feuerstein, Olivier Foulon, Inci Furni, Gilbert & George, Joachim Grommek, Georg Herold, Franz Hubmann, Martha Jungwirth, Tillman Kaiser, Brigitte Kowanz, Angelika Krinzinger, Elke Krystufek, John Latham,Thomas Locher, William Mackrell, Jonathan Meese, John Murphy, Albert Oehlen, Bernard Pifaretti, Rudolf Polanszky, Arnulf Rainer, Franz Ringel, Marianne Sayn-Wittgenstein, Erik Schmidt, Allison Schulnik, Lucie Stahl, Elaine Sturtevant, Wolfgang Walkensteiner, Franz West.

krinzinger projekt

Au fond de la pièce, à gauche :
Olivier Foulon, Catalogue / Katalog. Tourne disque et 45 tours édité par Olivier Foulon. Redite de « L’interview avec un chat ». L’enregistrement est réalisé le 12 mars 2006 dans les studios de KS Musik à Bottrop, à l’occasion de l’exposition d’Olivier Foulon, « redites et ratures », Künstlerstipendium Just, à Düsseldorf. Sur la pochette : Leonard Bramer, Les Curieux, Museum Kunst Palast, Samlung der Kunstakademie, Düsseldorf. Sur la face B de la pochette du 45 tours édité pour l’occasion, on découvre une photo du 12 Burgplatz.

Olivier Foulon

A propos de l’interview avec un chat, ce texte récemment publié dans DITS : (extraits)

Donner sa langue au chat, tout l’art de la conversation

Barry Barker, qui a bien connu Marcel Broodthaers au début des années 70 et qui a collaboré à divers projet de l’artiste, le rappelle dans un texte récent1 : avec un rare sens de l’écoute, Marcel Broodthaers excellait dans l’art de la conversation. Il ne s’enquérait pas seulement de votre santé, se souvient Barry Barker, mais se lançait régulièrement dans de vrais débats d’idées, vous questionnant, demandant votre opinion, y répliquant de telle sorte que la conversation prenne, dans bien des cas, le tour d’une création en soi.
Cet art de la conversation, Marcel Broodthaers l’entretient même avec son chat. Rappelons les faits : ils se déroulent à Düsseldorf en 1970, au 12 Burgplatz, siège du Musée d’Art Moderne, Département des Aigles. Broodthaers converse avec un chat domestique et enregistre l’interview2. Il interroge le félin :
– Est-ce un bon tableau celui-là ? Correspond-il à ce que vous attendez de cette transformation toute récente qui va du Conceptual Art à cette nouvelle réaction d’une certaine figuration, pourrait on dire ? Après un temps d’hésitation, le chat répond :
– Miaou.
– Vous croyez ? insiste M.B.
Le chat se fait dès lors plus disert, affirmatif et concerné par le sujet. Nouvel académisme, audace contestable de l’art, marché, évolution d’une collection, utilité des musées : en deux minutes précisément, Broodthaers et le chat abordent une série de questions épineuses qui, précise Broodthaers, « préoccupent beaucoup d’artistes ». Le chat a réponse à tout ; à tout le moins semble-t-il avoir un avis autorisé sur ces questions.

Je repense, bien sûr, à cette performance de Joseph Beuys qui eut également lieu à Düsseldorf, cinq ans auparavant, en la galerie Schmela : « Wie man dem toten Hasen die bilder erklärt » (1965), « comment expliquer les tableaux à un lièvre mort ». Durant les trois heures que durent cette performance, Joseph Beuys est seul à l’intérieur de la galerie en compagnie d’un lièvre mort tandis que le public observe la scène, depuis l’extérieur, par les fenêtres. Beuys a la tête couverte de miel et de feuilles d’or. A son pied droit est attachée une longue semelle d’acier contre laquelle est déposée une semelle de feutre de même dimension. Au lièvre mort, il murmure des choses inaudibles pour l’auditoire, lui montrant les tableaux accrochés aux murs de la galerie. La performance est célèbre, elle sera réinterprétée, entre autre, par Marina Abramovic (2006).

A Düsseldorf toujours, mais beaucoup plus tard, Olivier Foulon réinterprètera l’ « Interview avec un chat », cette fois en allemand, avec la complicité de la curatrice Suzanne Tits dans le rôle de Marcel Broodthaers, Olivier Foulon s’attribuant le rôle du félidé (2005). Sur la face B de la pochette du 45 tours édité pour l’occasion, on découvre une photo du 12 Burgplatz ; sur la face A, un singulier dessin de Léonaert Bramer, actif à Delft durant la première moitié du 17e siècle. Il représente une façade de maison et sa porte en bois, percée en son centre d’un trou circulaire aussi singulier qu’inattendu, non pas un vrai judas percé dans la porte, mais un trou tout rond, irréel, bordé d’un motif décoratif. De part et d’autre de cet orifice, des curieux se pressent. Que regardent-ils ? Le vinyle sous la pochette ? Nul ne sait. Il n’est pas impossible que ce dessin de Bramer soit la maquette d’une façade d’une boîte optique comme le suggère ce curieux œilleton pour curieux, presque duchampien, si l’on fait référence à « Etant donné. 1. La chute d’eau. 2. Le gaz d’éclairage ». Peu de temps avant le moment où il réinterprète l’interview avec un chat, Olivier Foulon retrace un dessin trouvé dans une revue satirique du 19e siècle, représentant un visiteur du Salon parisien faisant le poirier devant les œuvres exposées. Le dessin est légendé : « Le plus difficile n’est pas de faire le tableau mais de savoir le regarder ».

L’humour et l’ellipse brotharciens, le rituel beuyssien, la question de la traduction et de l’interprétation –y compris celles des images – chez Foulon : on l’aura compris, tout tourne autour de l’art de la conversation, de la conversation sur l’art et, surtout, de sa compréhension. « Sans le caractère ostentatoire de la performance beuyssienne, constate Barry Barker, Broodthaers fait avec finesse et humour référence à toute la complexité de l’entendement de l’art, de sa valeur d’échange contemporaine ». Donner sa langue au chat, gardien de tous les secrets, suppose que l’on renonce au jeu de la devinette. La parole du chat serait donc de valeur considérable, et il pourrait s’agir en « donnant sa langue au chat », de lui prêter la parole pour qu’il nous donne réponse aux devinettes posées. Lui prêter la parole, oui, mais n’oublions pas que seul le Chat Botté de Charles Perrault parle le langage des humains, du moins sur le 45 tours de mon enfance, où je l’entend encore répondre au marquis de Carrabas.

Ne nous restera-t-il dès lors que le langage des signes ? Je repense à cette autre œuvre finement féline de Marcel Broodthaers : « La souris écrit Rat (à compte d’auteur) » (1974), les doigts d’une main projetant l’ombre chinoise d’un chat noir sur la feuille blanche. D’Esope à Jean de la Fontaine, rat et souris, ces deux rongeurs, sont souvent confondus et partagent bien souvent un même aspect culturel. Dans un texte capital qu’il rédige en 1975, « Etre bien pensant ou ne pas être. Etre aveugle »3, Marcel Broodthaers écrit : « Actuellement ‘Tel quel’ et les recherches linguistiques intempestives se confondent dans une même glose que ses auteurs voudraient critiques. Art et littérature… des faces de la lune, laquelle est cachée ? Que de nuages et d’images éphémères… Je n’ai rien, rien découvert, pas même l’Amérique. Je fais le choix de considérer l’art comme un travail inutile, apolitique et un peu moral ». « L’art, déclare-t-il encore, accompagne les péripéties de notre histoire comme un jeu d’ombres artistiques. A lire tout ce qui s’écrit de byzantin sur le sujet, on pense au sexe des anges, à Rabelais et aux débats de la Sorbonne ». Et faisant référence à l’ « Alphabet » qu’il montre dans l’exposition « Le privilège de l’art » (1975), Marcel Broodthaers conclut : « Mon alphabet et peint. Tout cela est obscur, les lecteurs sont invités à entrer dans cette nuit pour y lire une théorie ou éprouver des sentiments fraternels, ceux-là unissent les hommes et particulièrement les aveugles ».

On ne peut ici que faire référence à « Pense-Bête » (1964), œuvre ô combien fondatrice, cette assomption ouvertement ironique et cynique d’un but commercial revendiqué, ces quarante quatre recueils de poèmes identiques, à moitié emballés, coulés dans le plâtre, flanqués d’une sorte de queue, queue de rat, queue de chat ; elle aussi est de plâtre, ponctuée, d’une part, d’une nacrée sphère en plastique et, de l’autre, d’un œuf. Pense-Bête, le terme est mnémonique. Il fait également référence à ces fables et contes où les animaux protagonistes reflètent le monde des humains. Dans les fables de La Fontaine, pas moins de douze d’entre elles mettent des rats en scène, cinq des souris, dont « la querelle des chiens et des chats, et celle des chats et des souris ». Rebondissons : L’installation « Le Corbeau et le renard » (1967–1972) de Marcel Broodthaers est articulée autour de la projection d’un film sur un écran recouvert de lettres imprimées. Ces lettres correspondent à une section d’un poème que Broodthaers a écrit en relation à la fable de La Fontaine. Pour l’artiste, ce film constitue un « prolongement du langage » : « Mon film est un rébus qu’il faut avoir le désir de déchiffrer », nous dit-il. L’œuvre a été conçue comme « une tentative de nier, autant que possible, le sens des mots comme celui des images »5. On retrouvera ce rapport complexe entre image et texte est également au centre de la double projection « ABC – ABC Images » (1974), composée de diapositives présentant différentes combinaisons entre des lettres et des images extraites d’un alphabet d’écolier.

La seconde partie de l’entretien entre Broodthaers et le chat prend des allures plus singulières encore. Broodthaers répète en français et en anglais, sur des tons les plus divers : « Ceci est une pipe. Ceci n’est pas une pipe ». Le chat miaule à chacune de ces affirmations, donnant à l’échange un ton plus polémique. Barry Backer le souligne dans le texte précité : si Marcel Broothaers respectait particulièrement l’avis de ses amis et de son auditoire, singulièrement en ce qui concerne toute contribution à ses créations, il voulait aussi, inévitablement, avoir le dernier mot. Aigle, pipe, urinoir, le chat l’a-t-il compris ? Ceci est une œuvre d’art. Ceci n’est pas une œuvre d’art. A Düsseldorf toujours, en 1972, chaque objet rassemblé dans l’exposition, « L’Aigle, de l’Oligocène à nos jours », est accompagné d’un cartel en trois langues : « Ceci n’est pas une œuvre d’art ». Marcel Broodthaers confronte, ici, l’urinoir duchampien et la Trahison des Images de René Magritte. « Non seulement Broodthaers a compris que le geste de Duchamp a été de réduire l’œuvre d’art à la phrase qui la consacre, et que cette phrase ce n’est pas l’artiste qui a autorité de la prononcer, mais bien son présentateur institutionnel, mais il a aussi compris que le geste de Magritte avec la trahison des images était d’avoir réduit la représentation à la présentation »6. Cette interview avec le chat est un objet d’art. Cette interview avec le chat n’est pas un objet d’art. « Ceci est une interview recueillie au Département des Aigles, 12 Burgplatz, à Düsseldorf ». Ceci n’est pas une fiction, ceci est une fiction, imaginée pas le directeur bien réel d’un musée fictif, cet irréel des artistes, des poètes et des Aigles. Constatons, pour une fois, que dans l’interview avec un chat, ce n’est pas Marcel Broodthaers qui a le dernier mot. C’est le chat qui conclut l’entretien. (JMB)

1 Marcel Broodthaers, A silent conversation or a personnel point of view, dans Marcel Broodthaers, Milton Keyes Gallery, 2008
2 Marcel Broodthaers : entretien avec un chat (4’54’’) « Ceci est une pipe ». Enregistrement : 1970. Edition : Marian Goodman Gallery, NY. Copyright : The Estate of Marcel Broodthaers
3 Cité dans Marcel Broodthaers, galerie Nationale du Jeu de Paume, 1991.
5 Ibidem
6 Thierry De Duve, petite théorie du musée (après Duchamp, d’après Broodthaers), dans L’art contemporain et son exposition, L’Harmattan, 2007.

Valérie Sonnier, The Drawer, Les Choses

Valerie Sonnier, sans titre

Parution ce 17 octobre du cinquième numéro de la revue de dessin monomaniaque, thématique, artisanale et transversale (dessins et contributions écrites d’une trentaine d’artistes contemporains), The Drawer.

En empruntant son thème à Georges Perec, le volume 5 de The Drawer se fait inventaire, catalogue, collection d’objets et de formes dessinées. Il accumule et assemble des choses plus ou moins ordinaires, plus ou moins quotidiennes, plus ou moins manufacturées, qui deviennent autre chose une fois sur le papier. On y reconnaîtra – ou pas – une rampe de skateboard, des cailloux, un trou, deux trous, trois trous, cinq chaises, une table. Il rassemble surtout une trentaine d’artistes, de designers et de créateurs qui excellent à révéler le pouvoir des choses, des formes et des objets.

Textes et dessins de Pierre Alféri, Anne Brégeaut, Champion Métadier, Claire Chesnier, Julien Colombier, David Coste, Matthew Darbyshire, Yona Friedman, Gilgian Gelzer, Benjamin Graindorge, Jana Gunstheimer, Andrea Heller, Arjan van Helmond, Benjamin Hochart, Maria Jeglinska, Pascale-Sophie Kaparis, Vincent Kohler, Briac Leprêtre, Jean-Paul Lespagnard, Mathieu Mercier, Amy O’Neill, David Porchy, Ugo Rondinone, Pia Rondé, Alexander Ross, Valérie Sonnier, Roland Stratmann, Ionna Vautrin.

Revue constituée de dessins et consacrée au dessin, The Drawer laisse la parole et le champ – presque – libre aux seuls « dessinateurs ». Terrain de jeu, d’expression et de création autour d’une thématique commune, The Drawer réunit semestriellement les dessins et les contributions écrites d’une trentaine d’artistes et de créateurs.

Lancement, accrochage, performance le jeudi 17 octobre, 18-21h. Galerie du jour agnès b. 44 rue Quincampoix, 75004 Paris.

Valerie Sonnier, sans titre