Harem, Aglaia Konrad, Projekt Skulptur and guest : Suchan Kinoshita, Isofolies, les images (2)

Aglaia Konrad Projekt: Skulptur, 2017
BW prints on ecoboard, stones, 178 x 120 cm. Ed 3/3

Suchan Kinoshita
Isofollies, 2007-2017
Mixed media (wrapped plastic, oil). Variable dimensions

Harem, Aglaia Konrad, Projekt Skulptur and guest : Suchan Kinoshita, Isofolies, les images (1)

Seen from the perspective of the discipline of sculpture, both bodies of work in the exhibition Harem would have to be considered as not entirely legal. Also, together both types of work give an unforeseen ‘light touch’; especially in the way they are hindering the chances of a full view on either element. The two bodies of work are in each others way; the black boulders present obstacles, ruining the chances of a single perspective, each work obstructing the view of the other. The eye must move and keep moving, in search of a vantage point from where a good view and a perspective might be possible. This work of Aglaia Konrad, Schaubuch-Skulptur, is constructed from snapshots, taken over the past decades and turned in to a pocket album. lt seems to represent classical ‘sculpture’, when displayed in photography, white the work of Suchan Kinoshita, called lsofollies, seems to have been made by hiding all of its material content from the eye. lt is a well-kept secret that the boulder’s content consists of wrapped up leftover garbage from museum installations. Rejecting any rationale for the incidental merging of the two bodies of work, this exhibition makes space for a selected number of abjects in a limited environment, which we call ‘Harem’.

Aglaia Konrad Projekt: Skulptur, 2017 BW
prints on ecoboard, stones, 178 x 120 cm. Ed 3/3

Suchan Kinoshita
Isofollies, 2007-2017
Mixed media (wrapped plastic, oil). Variable dimensions

 

Harem, Aglaia Konrad, Suchan Kinoshita, vernissage ce samedi 2 juin

Aglaia Konrad

Béatrice de Gelder et la galerie Nadja Vilenne
ont le plaisir de vous convier au vernissage de l’exposition

Beatrice de Gelder and Nadja Vilenne gallery
invite you to the opening of the exhibition

Harem

Aglaia Konrad, Projekt Skulptur and guest : Suchan Kinoshita, Isofollies.

Samedi 2 juin à 17h – Saturday June 2, 5pm

Rue de l’Abattoir, 4 – Slachthuisstraat, 4 1000 Bruxelles / Brussel

Exposition / Exhibition 2.06 – 14.07. 2018
Je. Ve. Sa. de 14 à 18h / Thu. Fr. Sa. 2-6pm

Espace d’art associé
Gluon Foundation for Art & Research
rue de l’Abattoir, 4 / Slachthuisstraat, 4 1000 Bruxelles / Brussel

Art Brussels 2018, les images (2)

exhibition view

Exhibition view

Michael Dans

Michael Dans

Michael Dans
Sans titre
Photographie couleurs, tirage numérique, 184 x 124 cm

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker

IMG_2242bis

IMG_2240bis

Jacqueline Mesmaeker
Les Péripéties, 2012-2018
Cartes postales, cartel, 43 x 61 cm

Exhibition view

 

Suchan Kinoshita
Sans titre, 2018

Olivier Foulon

Olivier Foulon
Grotte de Lascaux (3x), 2006.

Maen Florin

Maen Florin

Maen Florin
Albino, 2017
Ceramics 1, 2, 3 , h. 46, 45, 45 cm

Fiac Paris 2017, les images (1)

Fiac 2017

Fiac 2017

Exhibitions views

Fiac 2017

Aglaia Konrad. Demolition City, 1992-2016,
20 épreuves à la gélatine argentine sur papier baryte.

Konrad’s photography plays with notions of «original » and « index, » « nature » and « culture, » with the fact that the original « stone » cannot be dated and with its « social » shaping in the historic present. This reversibility is further witnessed in Demolition City (1991/2016) the photographie series she made of the demolition of a terrace of houses on Rosier Faassenstraat in Rotterdam, which looks as if it might read either way, forwards or backwards, reiterating both the construction or deconstruction of walls, floors, and roofs.(…) (Penelope Curtis, From A to K)

Fiac 2017

Suchan Kinoshita, viewer desk, custumised viewers

Fiac 2017

Olivier Foulon
Sans titre (un citron), 2017
Sans titre (un citron), 2017

Fiac 2017

John Murphy

John Murphy
Cadere. Waste and Cadavers All, 2015
Photocopy, gouache, pen and ink on board, 46 x 54 cm

Fiac 2017

Fiac 2017

John Murphy
As high above as the ditch is deep, 2015
Stuffed Black Rooster, rope, variable dimensions

John Murphy

John Murphy
In the Midst of Falling: The Cry… 2016
C-print (Unique), Satin Float Glass and Gesso Wood Frame, 145.4 x 241.8 cm

Fiac 2017

John Murphy

John Murphy
Fall upward, to a height ( verso & recto), 2015
Photograph, pen and ink on board. (2) x 78 x 54 cm

(…) John Murphy has a similar respect for art from the recent past. His art resembles a pantheon of signs that transmit poetic experience. He engages with existing works from a modernist body of literature, painting and film, and particularly with a number of ‘authors’ who (re) invented Symbolism (Mallarmé, Magritte, Resnais). His work often comes in the form of delicate objects or images that sit or hang lightly in a space, like a spider’s web or celestial notations. In fact the physical space between the elements in his work is essential and signifies the mental space that opens up when a visitor tracks the (symbolical) lines that connect the elements, and when words, images and associations reveal themselves. Our exhibition features a body of works inspired by the notion of the fall, especially the fall from grace recounted in Genesis, when Adam and Eve are expelled from the Garden of Eden, as famously depicted by the Italian painter Masaccio in a fierce and moving fresco. Masaccio’s painting returns in Murphy’s epic, newly made photograph In The Midst of Falling. The Cry (2015), which derives from a charged image in Joseph Losey’s film Eve (1962), where a woman is transfixed in a hallway before a reproduction of the painting. Murphy is like a dancer aiming for a light gesture, because for him it is the most powerful conduit of experience. His titles, resourceful and full of sillent threat, create a world in itself.(…)

Fiac 2017

Jacques Charlier, Jacques Lizène, Emilio Lopez Menchero, Suchan Kinoshita, Superdémocratie au Sénat de Belgique

Jacques Charlier, Jacques Lizène, Emilio Lopez Menchero et Suchan Kinoshita participent tous les quatre à l’exposition Superdémocratie organisée au Sénat belge à Bruxelles.

Extraits du communiqué de presse :

Avec l’exposition SUPERDEMOCRATIE, trois institutions culturelles nouent un dialogue, en octobre prochain, avec le Sénat belge. BOZAR à Bruxelles, le BPS22 à Charleroi et le M HKA à Anvers ajoutent une dimension culturelle aux questionnements actuels du Sénat.

Le Sénat est l’assemblée des entités fédérées, lieu de réflexion et de dialogue entre les communautés sur des « matières transversales ». Les œuvres d’art du BPS22 et du M HKA instaurent aussi le dialogue, entre elles, avec les élus et les citoyens, sur ces matières transversales. En faisant irruption au Sénat, elles ouvrent également le débat sur l’évolution de la démocratie, qui, à l’image de la diversité toujours croissante de notre société, parfois appelée « superdiversité », pourrait bien devenir une «superdémocratie ».

L’exposition SUPERDEMOCRATIE propose un focus sur quinze thèmes dans autant de salles du Sénat, exceptionnellement ouvertes au public. À chaque fois, un artiste de la Fédération Wallonie-Bruxelles et un artiste de la Communauté flamande sont réunis avec un troisième artiste, issu d’une autre communauté. Une occasion unique de découvrir les correspondances entre les œuvres et de participer au débat auquel elles invitent.

Un débat qui sera nourri tout au long du mois d’octobre par des « salons de discussion » et des conférences proposés par les trois partenaires et en particulier par BOZAR, sur les thèmes de l’exposition.

Jacques Lizène et Suchan Kinoshita illustrent le thème de l’INVENTIO

L’inventio(n) est, depuis la Renaissance, un concept-clé de l’art occidental. Le peintre, sculpteur, architecte, jadis artisan, devient « artiste libre », reconnu pour les concepts qu’il imagine plutôt que comme simple exécutant. Mais l’art n’a pas le monopole de l’invention : toute entreprise, institution et organisation doit faire preuve d’inventivité au jour le jour, sous peine de se figer.
Le Sénat est un parlement particulier, inhabituel, inédit. Il est composé principalement d’élus indirects, déploie ses activités quasiment sans intervention ni impulsion du gouvernement et sa mission est essentiellement une mission de conseil et de recommandation.
Il y a longtemps que le temps a été « normalisé » et que nous croyons à l’objectivité des vibrations du quartz et du tic-tac des secondes. Suchan Kinoshita (°1960, vit à Bruxelles) réinvente le temps et met au point des mécanismes de mesure dérégulants ; un instrument ultra-rapide qui ne mesure que son propre moment ou la lenteur sereine du miel d’acacia s’écoulant dans un sablier à miel.
La biologie nous apprend que la nouveauté apparaît toujours sous la forme d’une anomalie, d’un monstre. Jacques Lizène (°1946, vit à Liège) postule que nous sommes tous, en tant qu’êtres humains, un accident, l’agglutinement fortuit de deux moitiés de matériel génétique. Une fois cette monstruosité acceptée, le monde se transforme en une fête grotesque, dont le cadavre exquis constitue le fil rouge.
Cette chaise joue un rôle particulier dans l’œuvre de Jacques Lizène, qui s’est autoproclamé « le petit maître de Liège ». Lizène aime bouleverser le monde (de l’art). Pour lui, l’art et la vie sont intimement liés. En outre, ce n’est pas la forme de l’œuvre d’art, mais plutôt l’attitude de l’artiste qui importe. L’œuvre de Lizène questionne de manière critique le positionnement de l’artiste, l’art et le monde de l’art. Lizène aime utiliser les chaises comme medium, car elles se prêtent à l’incarnation de nombreuses formes et fonctions. Elles sont corps et squelettes : des entités assises, au repos, mises à mal, mais aussi des supports, des brancards, des cadres et des structures. Cette double identité est proche de deux éléments du travail de Lizène : la génétique et la mort.En découpant et en remontant deux chaises différentes, Lizène crée un objet sculptural. Ses sculptures établissent un lien clair avec la génétique, la fusion de deux structures dont résulte une nouvelle forme. Ces chaises étaient autrefois des objets banals, quotidiens ; en les reformulant et en les fusionnant, ces hybrides sont plus que la somme de leurs parties.

SuchanKinoshita

Suchan Kinoshita, Honingclock, 2017, collection Muhka

Jacques Lizène

Jacques Lizène, chaise découpée, 2008, collection Muhka

Jacques Charlier illustre le thème de la RECHERCHE

La recherche, souvent confinée à la sphère empirique et scientifique, désigne en fait tout rassemblement de données initié par une question. Cette activité humaine essentielle place l’humain au centre et défie le monde. « Celui qui trouve a mal cherché », disait le poète, plaçant résolument la quête à l’avant-plan et non pas la trouvaille. C’est le propre de nombre d’artistes contemporains : ils explorent le monde, de manière personnelle et originale, leur environnement, eux-mêmes ainsi que leur pratique et font de cette exploration une œuvre d’art.
Les décideurs politiques se fient de moins en moins à l’intuition et à l’idéologie, au profit de la recherche, de l’expertise, de l’information scientifique. Ainsi, le Sénat entend des experts pour la quasi-totalité de ses activités.
Dans ses œuvres, Jacques Charlier (°1939, vit à Liège) souligne les manipulations que les images peuvent servir, y compris dans le domaine artistique. Toutefois, l’humour et l’évocation poétique évitent à l’œuvre d’apparaître moralisatrice. Ainsi, à partir de l’adjectif « cérébral », souvent utilisé par la critique d’art, il imagine la peinture s’y référant et lui adjoint un cerveau en céramique.

Jacques Charlier

Jacques Charlier, Peinture cérébrale, 1989, collection BPS22

Emilio Lopez Menchero illustre le thème de la DIVERSITAS

Loin de venir de nulle part, les civilisations n’atteignent jamais non plus de point d’achèvement. Elles naissent, croissent et se renouvellent grâce à la mixité culturelle. La coexistence de cultures différentes offre en effet des possibilités inédites. Par l’ouverture à ce qui nous est étranger et la compréhension de traditions différentes, il est possible de les intégrer à nos propres processus mentaux et d’innover. Ce processus est toutefois exigeant, lent, et demande une compréhension transgfénérationnelle. Le Sénat, l’assemblée des entités fédérées, rassemble et rapproche les communautés et régions de Belgique. Il incarne ainsi la légitimité fédérale.
Architecte de formation, Emilio López-Menchero (°1960, vit à Bruxelles) développe une œuvre marquée par sa double culture belgo-espagnole et se focalise sur la figure de l’artiste et la place qu’il peut occuper dans la société. Son drapeau imprimé de son empreinte digitale, n’exprimant que lui-même, perd tout sens politique et collectif.

Emilio Lopez Mechero

Emilio Lopez Menchero, Drapeau, 2015, collection BPS22

Lors de l’ouverture au public, le dimanche 1er octobre, quinze intervenants prendront position à propos des thèmes de l’exposition. Des positions intellectuelles ou poétiques, parfois provocantes aussi, ou plus modérées et académiques.

Ouverture au public : dimanche 01.10.2017, de 13:00 à 17:30

Exposition : 01.10 > 31.10.2017, de 13:00 à 17:30
Entrée libre

Au Sénat de Belgique
Entrée par la Rue de Louvain, 13 – 1000 Bruxelles

Suchan Kinoshita, Viennacontemporary, les images (2)

Suchan Kinoshita

Suchan Kinoshita

Suchan Kinoshita

Suchan Kinoshita

Suchan Kinoshita

Suchan Kinoshita

Suchan Kinoshita

Suchan Kinoshita

Suchan Kinoshita
Tokonoma’s variation, 2014
mixed media, variable dimensions

Suchan Kinoshita, Viennacontemporary, les images (1)

Suchan Kinoshita

Suchan Kinoshita

Suchan Kinoshita

Suchan Kinoshita
Haïku for Liège, 2009
technique mixte, plante, dessin, verre, eau, plastique,
278 x 39 x 42 cm

Le haïku est un petit poème extrêmement bref, une forme poétique très codifiée d’origine japonaise. Visant à dire et célébrer l’évanescence des choses, faisant toujours référence à la nature ou à un mot clé concernant l’une des quatre saisons, il répond à des règles de composition rigoureuses. D’origine japonaise, Suchan Kinoshita, connaît les règles du haïku. Elle les applique ici, distillant quatre éléments qui tous font partie de son vocabulaire plastique : un rideau transparent, un clepsydre rempli d’eau, une plante dépotée, un fusain ou plutôt devrait-on dire un lavis, monochrome, dilué, plein d’humus. L’eau, l’humidité semble traverser l’œuvre de haut en bas, goutte à goutte, filtrée par le cône renversé du rideau de douche, traversant le clepsydre, donnant renaissance à la plante dépotée, humectant le terreau du fusain. C’est bien sûr la plante qui fait office de « kugo », cette référence indispensable à la nature et au cycle des saisons, tandis qu’apparaissent les quatre éléments premiers, l’air et le vent dans le rideau, l’eau du clepsydre, la terre de la plante et le charbon, donc le feu, du fusain. Ce Haïku pour Liège, car destiné à une exposition liégeoise en 2009, évoque le cycle de la vie, la fertilité, le féminin, la promesse de renouveau, à la fluidité de la pensée. Elle fait référence à cette autre œuvre emblématique de l’artiste, titrée « Meaning is moist », la pensée est humide, la pensée est liquide.

Suchan Kinoshita, Viennacontemporary 2017, Solo & Sculpture, 21-24 septembre

Viennacontemporary

La galerie Nadja Vilenne a le plaisir de vous informer qu’elle participe à la section « Solo & Sculpture » de la foire d’art contemporain Vienna Contemporary, à Vienne en Autriche et exposera des oeuvres de Suchan Kinoshita. Le commissaire de la section est Miguel Wandschneider.

Suchan Kinoshita

“Sculpture has been an extremely fertile ground for art to fulfill its potential of destabilizing and disrupting habitual modes of perceiving and experiencing things. Sculpture functions here as an operative principle that enables to highlight and cluster together a number of significant artistic positions, without laying claim to any unnecessary conceptual or historicist alibi. All the artists gathered together in this section explore in their work the primacy of the object and its inescapable materiality over meaning. Experience prevails over interpretation.” Miguel Wandschneider.

With the presentation of high-quality sculptures by renowned international artists, Solo & Sculpture, curated by Miguel Wandschneider, has a new topic. With nine artistic statements Miguel Wandschneider presents his selection of the most significant and established representatives in the field of sculpture. The solo shows constitute a counterpoint to the art fair’s bustle and leave space for individual experiences and the concentration on fundamental artistic statements.

Solo & Sculpture curated by Miguel Wandschneider:

Werner Feiersinger I Galerie Martin Janda
Koenraad Dedobbeleer I Gesellschaft für projektive Ästhetik vormals GKFA
Michael E. Smith I KOW
Bruno Gironcoli I Galerie Krinzinger
Belén Uriel I Galeria Madragoa
Joëlle Tuerlinckx I Galerie nächst St. Stephan Rosemarie Schwarzwälder
Ana Santos I Galeria Quadrado Azul
Alexandre Estrela I Travesia Cuatro
Suchan Kinoshita I Galerie Nadja Vilenne

viennacontemporary
21 – 24 September 2017
Marx Halle Vienna
Karl-Farkas-Gasse 19, 1030 Vienna

Vernissage on 20 September 2017, 5:00–9:00 pm.
Opening hours:
Thursday, 21 September 2017: 11:00 am–7:00 pm
Friday, 22 September 2017: 11:00 am–7:00 pm
Saturday, 23 September 2017: 11:00 am–6:00 pm
Sunday, 24 September 2017: 11:00 am–6:00 pm

Suchan Kinoshita, TEFAF Curated Maastricht, last days

Suchan Kinoshita

Suchan Kinoshita, Suchkino, 2011-2016

Une table que l’artiste a elle-même laqué, car le home-made participe de cette générosité qui caractérise sa pratique et de cet intérêt permanent pour l’expérience vécue, un plateau tournant qui incite au jeu et au partage entre les convives installés autour de la table, assis sur de petits tabourets également laqués de noir. Sur le plateau sont posées trente quatre petites visionneuses à œilleton unique dont l’artiste a customisé la chambre, une véritable exposition en elle-même, trente quatre œuvres au catalogue, chacune précisément titrée. C’est une multiplicité de petits mondes bricolés. Le spectateur incrédule passe ainsi avec jubilation de paysages imaginaires en trompe-l’œil duchampiens, de visions menaçantes en constructions psychédéliques. Suchan Kinoshita l’affirme elle-même, parmi toutes ses œuvres, celle-ci est peut-être la plus proche d’un esprit Fluxus, inscrite dans la continuité de la pratique artistique qu’elle a développé alors qu’elle collaborait aux projets du TAM, Theater am Marienplatz, à Krefeld, un lieu d’avant garde, performatif et de création collective actif depuis 1976. « Etre artiste est une notion tellement chargée de sens, dit-elle, parfois même prétentieuse. Je préfère les notions d’interprète, de travailleur, de danseur ; diriger l’œuvre et en être le joueur ». Un rôle qu’elle assigne aussi au public, au spectateur. De fait, dans le cas qui nous occupe, si le spectateur ne s’assoit pas à la table, s’il ne colle pas son œil aux œilletons des visionneuses, rien ne se passera. L’assertions duchampienne a sans doute bien souvent été galvaudée, mais ici, elle a tout son sens : c’est bien le regardeur qui fait le tableau. Le rôle confié au spectateur consiste à poser des gestes simples et quotidiens, s’asseoir, prendre l’objet en main, faire tourner la table, coller l’œilleton à son œil. Ainsi l’invite-t-elle à explorer les frontières entre rêve, imagination et réalité. L’interaction, la transmission, la projection permettent d’expérimenter différents niveaux de réalité. L’œuvre s’appelle « Suchkino », une contraction entre « Such », « Suchan », « Sucher » (en allemand, le viseur), « Suchen » (en allemand, rechercher) et « kino », le cinéma, mais aussi le mouvement, non seulement l’image mais aussi le corps en mouvement.

Suchan Kinoshita

Suchan Kinoshita

TEFAF Curated, TEFAF Maastricht, MECC Maastricht. Vendredi – samedi 11-19h – Dimanche 11-18h

Suchan Kinoshita, La grande horizontale, TEFAF Curated Maastricht, Suchkino

Suchan Kinoshita

Suchan Kinoshita

Suchan Kinoshita

Suchan Kinoshita

Suchan Kinoshita

Suchan Kinoshita
Suchkino, 2011-20126
mixed media, variable dimensions

Une table laquée, par l’artiste elle-même (le home made participe de cette générosité qui caractérise la pratique de Suchan Kinoshita, de cet intérêt permanent pour l’expérience vécue), un plateau tournant qui incite au jeu, au partage entre les convives installés autour de la table, assis sur quatre petits tabourets. Sur le plateau sont posés trente quatre petites visionneuses à œilleton unique dont l’artiste a customisé la chambre, une véritable exposition en elle-même. C’est une multiplicité de petits mondes bricolés. Le spectateur incrédule passe ainsi avec jubilation de paysages imaginaires en trompe-l’oeil duchampiens, de visions menaçantes en constructions psychédéliques. Transport fulgurant du regard et de l’esprit.
L’œuvre s’appelle « Suchkino », une contraction entre Such, Suchan, Suchen, chercher en allemand et kino, le théâtre, le cinéma, le mouvement.

Suchan Kinoshita, TEFAF Curated, La grande Horizontale, Haïku for Liège

Le haïku est un petit poème extrêmement bref, une forme poétique très codifiée d’origine japonaise. Visant à dire et célébrer l’évanescence des choses, faisant toujours référence à la nature ou à un mot clé concernant l’une des quatre saisons, il répond à des règles de composition rigoureuses. D’origine japonaise, Suchan Kinoshita, connaît les règles du haïku. Elle les applique ici, distillant quatre éléments qui tous font partie de son vocabulaire plastique : un rideau transparent, un clepsydre rempli d’eau, une plante dépotée, un fusain ou plutôt devrait-on dire un lavis, monochrome, dilué, plein d’humus. L’eau, l’humidité semble traverser l’œuvre de haut en bas, goutte à goutte, filtrée par le cône renversé du rideau de douche, traversant le clepsydre, donnant renaissance à la plante dépotée, humectant le terreau du fusain. C’est bien sûr la plante qui fait office de « kugo », cette référence indispensable à la nature et au cycle des saisons, tandis qu’apparaissent les quatre éléments premiers, l’air et le vent dans le rideau, l’eau du clepsydre, la terre de la plante et le charbon, donc le feu, du fusain. Ce Haïku pour Liège, car destiné à une exposition liégeoise en 2009, évoque le cycle de la vie, la fertilité, le féminin, la promesse de renouveau, à la fluidité de la pensée. Elle fait référence à cette autre œuvre emblématique de l’artiste, titrée « Meaning is moist », la pensée est humide, la pensée est liquide.

(…) The reclining figure has a small canon of variations. The form itself may be more or less horizontal. The effigy form found on medieval tombs is very different from the recumbent form beloved of the early modern period, in which it reprised the Classical. The effigy is completely quiescent, with any action or movement associated only with the power of prayer. Henry Moore, indeed, much preferred the apparently living to the obviously dead, and normally chose a posture which would indicate frontal address. As Daria Santini outlines in her essay here, this goes back most obviously to the Etruscan and Classical forms denoting conversation and conviviality.

This kind of proper collegiality is far from the use of the form to denote sexual abandon. The more undulating the form, the more naked, the more expressive of sexual availability. While innumerable artists have traced the profile of the reclining female form, few have allowed it to melt into the near formlessness of Rodin and Schiele. The promise of plenty can be seen to reside within the reclining figure, male or female, and most typically as an allegory of water. The decoration of fountains is often constituted by reclining figures who can be seen to represent, in their potential merging with the land or the sea, a kind of natural home and conjunction of figure and landscape, agency and resource. The sedimentary rocks and tufa of the Roman basin allowed the figure almost literally to arise out of the ground. The earth as a female form, fertile and ready for insemination, is conjured up very succinctly in the image of Danaë receiving the shower of gold unleashed by Zeus in his passion. This very painterly image may be the trigger for modern-day treatments of the theme; it certainly echoes them. (…)

Penelope Curtis in « La Grande Horizontale », TEFAF Curated 2017, Maastricht, p.18

Suchan Kinoshita

Suchan Kinoshita

Suchan Kinoshita

Suchan Kinoshita

Suchan Kinoshita

Suchan Kinoshita

Suchan Kinoshita
Haïku for Liège, 2009
technique mixte, plante, dessin, verre, eau, plastique,
278 x 39 x 42 cm

Suchan Kinoshita, TEFAF Curated, Maastricht, 10 – 19.03.2017

TEFAF

La galerie Nadja Vilenne a le plaisir de vous annoncer sa participation à la TEFAF Curated – Maastricht.

Nadja Vilenne Gallery is pleased to announce its participation in the TEFAF Curated – Maastricht.

La galerie montrera des oeuvres de / the gallery exhibits works by :

SUCHAN KINOSHITA

Suchan Kinoshita

TEFAF CURATED 2017
LA GRANDE HORIZONTALE
THE THIRD EDITION OF TEFAF CURATED WILL BE CURATED BY PENELOPE CURTIS, DIRECTOR OF THE CALOUSTE GULBENKIAN MUSEUM, LISBON. THE SECTION WILL HOST A SELECTED GROUP OF GALLERIES EACH EXHIBITING WORKS BY CONTEMPORARY ARTISTS ON THE THEME OF THE RECLINING OR RECUMBENT FIGURE.

TEFAF Curated aims to show works by artists that have previously not shown at the fair and is designed to complement the fair’s modern and contemporary section.

La Grande Horizontale
The recumbent figure as a motif has been in continuous use since ancient times. One of the unique characteristics of this form is the way in which it can simultaneously represent life and death, with images of fertility and fecundity as common as those of grief and commemoration. The motif also makes connections with nature and is often a feature of decorative schemes connected with parks, gardens, as well as the urban landscape.

TEFAF Maastricht is known for providing an unrivalled forum where historical connections are made and discovered. Under the unifying theme of the recumbent figure, Curtis aims to reflect on periods from the Antique to the present, enabling links to be made with works of different eras thus underlining the unparalleled depth and range of TEFAF Maastricht.

About Penelope Curtis
Penelope Curtis is best known as a curator and historian of sculpture, having created the Henry Moore Institute in Leeds, where she launched many innovative thematic exhibitions looking at the materials and forms of sculpture. As Director of Tate Britain between 2010 and 2015 Curtis was responsible for overseeing the Millbank Project (Caruso St John, 2013) in tandem with the complete rehang of the collection. At the Calouste Gulbenkian Museum, Penelope Curtis has the task of combining the two collections, the Founder’s and the Modern collections, within one program.
Penelope Curtis studied Modern History at Oxford University and Courtauld Institute of Art, holds an M.A. in History of European Art 1900-1950 and a PhD on E.A. Bourdelle and monumental sculpture in France.

OPENING HOURS TEFAF MAASTRICHT 2017

10-18 March from 11 AM – 7 PM
19 March from 11 AM – 6 PM

VENUE
MECC Maastricht
Forum 100
6229 GV Maastricht
The Netherlands