Archives de catégorie : Sophie Langohr

Un automne à dess(e)ins, les images (3)

Sophie Langohr, Un Automne à Dess(e)ins, les images (2)

Nourri par l’approche des Cultural Studies, le travail de Sophie Langohr repose sur l’étude et l’interprétation d’oeuvres patrimoniales. Sophie Langohr s’approprie des images et des objets chargés d’histoire. Elle s’exprime à travers leurs propres modes de construction et de production de sens. Par différents procédés de refabrication, elle les revisite, les détourne et les subvertit pour les faire parler autrement dans de nouveaux contextes. A l’occasion de l’exposition « Les mesures du monde » à Tourinnes-la-Grosse, Sophie Langohr poursuit ses recherches sur la statuaire traditionnelle. Elle a lancé un appel à la population et organisé une collecte de sculptures de brocante : des statues de tout style, tout sujet, toute taille et tout matériau pourvu qu’elles soient évidées à l’intérieur. Dans son installation, on retrouve des figures connues : Un christ doré, un couple neoclassique, un ange, une vierge enceinte, deux pastoureaux, une sainte famille… L’artiste s’en est servie pour produire de nouvelles sculptures réalisées d’après le moulage de leur creux intérieur. Dans ce travail, son intervention consiste à faire littéralement «accoucher» des oeuvres désuètes de nouvelles formes. Celles-ci rompent radicalement avec les codifications extrêmement précises qui ont déterminé ’esthétique des pièces qui leur ont servi de «matrices». Les nouvelles sculptures épousent des contours étranges et singuliers. Sophie Langohr s’amuse de ces décalages formels qui troublent les catégories binaires à tra-vers lesquelles nous avons l’habitude de « mesurer le monde » : intérieur/extérieur, matière/forme, abstrait/ figuratif, féminin/masculin, nature/culture, passé/futur et spécule ainsi sur les possibilités de régénérescence et de transformation de notre pensée. 

Sophie Langohr, Un Automne à Dess(e)ins, les images (1)

Invitée à exposer à l’Hôpital Notre Dame à la Rose, Sophie Langohr s’est intéressée à deux tableaux anonymes à l’huile du 17ème accrochés dans la salle conventuelle de l’hôpital, représentant Marie-Madeleine « repentante et consciente de sa vanité » dans la grotte de Sainte-Baume. Sophie Langohr jalonne son itinéraire d’une suite de recherches qui, revisitant l’histoire de l’art, éprouvent et interprètent les codes iconographiques du passé tout en interrogeant nos actuels systèmes de représentation. C’est le champ de la photographie qu’elle investit principalement, examinant le médium à l’aune de sa production, de sa diffusion, de sa réception, analysant ses caractéristiques intrinsèques, notamment sa capacité à reproduire, imiter, falsifier. En ce cas précis, elle retouche les images des deux tableaux pour faire disparaître le personnage féminin et tous les éléments allégoriques. Ne subsiste dès lors que le décor de la scène : un univers de plein et de vide, d’ombre et de lumière. Ce qui apparait désormais, c’est un cadre antagoniste qui renvoie au mythe de la caverne et au-delà, à celui de la féminité matricielle.

Sophie Langohr, Sans titre ( d’après Marie-Madeleine, Anonyme, 17ème ,, Collection de l’Hôpital Notre-Dame à Lessines) 2019 Photographie couleur marouflée sur MDF 79 x 95 cm
Sophie Langohr, Sans titre ( d’après Marie-Madeleine, Anonyme, 17ème ,, Collection de l’Hôpital Notre-Dame à Lessines) 2019 Photographie couleur marouflée sur MDF 79 x 100 cm

Sophie Langohr, Inside – Out, art cares covid, musées royaux des beaux-arts de Belgique, Bruxelles

Sophie Langohr, Sans titre ( d’après Marie-­Madeleine, Anonyme, 17ème, Collection de l’Hôpital Notre-­Dame à Lessines), 2019, photographie couleur marrouflée sur MDF, 79 x 95 cm

Le secteur des arts plastiques a été durement touché par la crise générée par la COVID-19. Fermeture des galeries, absence d’expositions : un groupe d’artistes de différentes générations, toutes et tous basé.es en Belgique, s’est constitué à travers une plateforme virtuelle, à l’initiative d’une artiste et d’une commissaire indépendante.

Art Cares Covid permet de présenter leurs travaux, de les mettre en vente, mais également de collecter des dons pour l’ a.s.b.l. À Travers les Arts! soutenant des projets culturels pour les personnes âgées. Les Musées royaux des Beaux-Arts ont décidé d’offrir une vitrine à cette initiative qui crée un pont entre la création contemporaine et les aînés, en invitant via une carte blanche la commissaire d’exposition à réaliser une exposition avec ces différent.es artistes.

Artistes participant à l’exposition :

Younes Baba-Ali, Léa Belooussovitch, Nicolas Bourthoumieux, Antoine Carbonne, Caspar, Nelleke Cloosterman, Samuel Coisne, Hannah De Corte, Laure Cottin Stefanelli, Céline Cuvelier, Julien Daffe, Delphine Deguislage, Sébastien Delvaux, Julia Eva Perez, Laure Forêt, João Freitas, Olivia Hernaïz, Hervé Ic, Antone Israël, Céleste Joly, Florian Kiniques, Diego Lama, Sophie Langohr, Julie Larrouy , Gaëlle Leenhardt, William Ludwig Lutgens, Maëlle Maisonneuve, Léa Mayer, Michel Mazzoni, Sabrina Montiel-Soto, Sandrine Morgante, Selçuk Mutlu, Elisa Pinto, Arnaud Rochard, Stéphanie Roland,  Lucien Roux, Pedro Ruxa, Elina Salminen, Amélie Scotta, Cléo Totti, Catherine Warmoes.

Exposition Focus –  >

Sophie Langohr, Les Mesures du Monde, Tourinnes-la-grosse

Pasticienne née à Liège en 1974, Sophie Langohr est diplômée en philologie romane de l’Université de Liège et en peinture, à l’Académie des Beaux-Arts de la même ville.

Nourri par l’approche des Cultural Studies, son travail repose sur l’étude et l’interprétation d’œuvres patrimoniales. Sophie Langohr s’approprie des images et des objets chargés d’histoire. Elle s’exprime à travers leurs propres modes de construction et de production de sens. Par différents procédés de refabrication, elle les revisite, les détourne et les subvertit pour les faire parler autrement dans de nouveaux contextes.

A l’occasion de l’exposition « Les mesures du monde », Sophie Langohr poursuit ses recherches sur la statuaire traditionnelle. Elle a lancé un appel à la population et organisé une collecte de sculptures de brocante : des statues de tout style, tout sujet, toute taille et tout matériau pourvu qu’elles soient évidées à l’intérieur. Dans son installation, on retrouve des figures connues :  Un christ doré, un couple neoclassique, un ange, une vierge enceinte, deux pastoureaux, une sainte famille…L’artiste s’en est servie pour produire de nouvelles sculptures réalisées d’après le moulage de leur creux intérieur.

Dans ce travail, son intervention consiste à faire littéralement «accoucher» des oeuvres désuètes de nouvelles formes. Celles-ci rompent radicalement avec les codifications extrêmement précises qui ont déterminé l’esthétique des pièces qui leur ont servi de «matrices». Les nouvelles sculptures épousent des contours étranges et singuliers.Sophie Langohr s’amuse de ces décalages formels qui troublent les catégories binaires à travers lesquelles nous avons l’habitude de « mesurer le monde » : intérieur/extérieur, matière/forme, abstrait/figuratif, féminin/masculin, nature/culture, passé/futur et spécule ainsi sur les possibilités de régénérescence et de transformation de notre pensée.

Sophie Langohr, Infiniment, Hôpital Notre-Dame à la Rose, Lessines

Pascal Bernier, Alain Bornain, Sophie Langohr et Laurent Quillet investissent le Musée de l’Hôpital Notre-Dame à la Rose de Lessines.

Avec des propositions pluridisciplinaires, inédites ou représentatives de leurs productions, ce quatuor d’artistes propose une exposition en symbiose et en résonance avec ce haut lieu chargé de questionnements existentiels

Sophie Langohr, Sans titre, série de 10 sculptures en porcelaine émaillée,
dimensions variables, 2019, détail de l’installation.

Nourri par l’approche des Cultural Studies, son travail repose sur l’étude et l’interprétation d’œuvres patrimoniales. Sophie Langohr s’approprie des images et des objets chargés d’histoire. Elle s’exprime à travers leurs propres modes de construction et de production de sens. Par différents procédés de refabrication, elle les revisite, les détourne et les subvertit pour les faire parler autrement dans de nouveaux contextes.

Comprenant que le processus de déchristianisation de notre société entraine une perte de signification des œuvres religieuses, l’artiste en a fait un corpus privilégié. Elle l’investit en s’octroyant le droit d’y porter un regard personnel et non scientifique. Elle tire profit de la relative opacité de ces œuvres « vestiges », mais qui, selon elle, portent encore un peu de l’énergie transformationnelle dont elles furent chargées en tant qu’objets sacrés.

A l’occasion de l’exposition à l’Hôpital Notre-Dame à la Rose, Sophie Langohr poursuit ses recherches sur la statuaire traditionnelle. Elle produit un ensemble de sculptures en porcelaine réalisées d’après le moulage du creux intérieur de statuettes en céramique issues de la collection du musée. Dans ce travail, son intervention consiste à faire littéralement «accoucher» ces œuvres de nouvelles formes. Celles-ci rompent radicalement avec les codifications extrêmement précises qui ont déterminé l’esthétique des pièces qui leur ont servi de «matrices». Les nouvelles sculptures épousent des contours étranges et singuliers, à la marge de l’abstraction. Sophie Langohr s’amuse de ces décalages formels qui troublent les catégories binaires telles que: intérieur/extérieur, matière/forme, abstrait/ figuratif, féminin/masculin, nature/culture, passé/futur et spécule ainsi sur les possibilités de régénérescence et de transformation de notre pensée.

L’artiste s’est également intéressée à deux tableaux à l’huile du 17e présentés dans la salle conventuelle et représentant Marie- Madeleine « repentante et consciente de sa vanité » dans la grotte de Sainte-Baume. Elle en retouche les images pour faire disparaître le personnage féminin et tous les éléments allégoriques. Ne subsiste que le décor de la scène : un univers de plein et de vide, d’ombre et de lumière. Ce qui apparait désormais, c’est un cadre antagoniste qui renvoie au mythe de la caverne et au-delà, à celui de la féminité matricielle. Un paysage à déserter.

La question du stigmate sexuel est également abordée dans la pièce que Sophie Langohr présente dans le “Quartier de Monseigneur”. Your Son Licks Pussies in Paradise, After Danh Vo est un collage sculptural, une reprise d’une oeuvre de Danh Vo imaginée autour du Christ aux outrages, un buste en chêne de la collection de l’Hôpital.

Julie Hanique

 

Sophie Langohr, Sans titre, série de 10 sculptures en porcelaine émaillée,
dimensions variables, 2019, détail de l’installation.

Exposition du 25 octobre au 29 mars 2020

Hôpital Notre-Dame à la Rose, Lessines

du mardi au vendredi de 14h à 18h (dernière entrée à 17h) samedi, dimanche et jours fériés de 14h à 18h30 (dernière entrée à 17h30) fermé le lundi (sauf jours fériés)

Sophie Langohr, Marie Zolamian, Les Mesures du Monde, Tourinnes-la-Grosse

Sophie Langohr et Marie Zolamian participent à l’exposition Les Mesures du Monde, commissariat d’Alain Bornain, l’occasion des Fêtes de la Saint Martin à Tourinnes-la-Grosse. Sophie Langohr expose à la Ferme du Rond-Chêne, Marie Zolamian en l’église Saint-Sulpice à Beauvechain. Exposition du 3 au 24 novembre 2019. 

 

Marie Zolamian, Les Bustes anonymes, 2011-2012

Communiqué de presse : 

Ce n’est pas un hasard si Alain Bornain, le commissaire de ces 54es Fêtes de la Saint-Martin, a proposé comme thème Les mesures du monde. En effet, son propre travail est jalonné par des questionnements relatifs au temps, son écoulement, sa mesure. Il interroge aussi notre rapport au monde en retravaillant et en détournant des images de la vie quotidienne ou à travers des chiffres et des statistiques qu’il égrène au fil de ses œuvres.

Ce thème, il l’a donc choisi parce qu’il fait écho à ses préoccupations, mais surtout parce que, pour lui, les mesures du monde et le rapport au monde, sont des sujets qui touchent chacun, qu’il soit artiste ou non.

De fait, nous faisons tous partie du monde et nous sommes tous pris dans des mesures du monde.  La première mesure du monde est bien sûr temporelle. Chaque individu est marqué par un temps. Un temps compté, plus ou moins long. Ensuite, nous sommes tous liés à un espace, de vie et de travail, mais aussi à un rapport à l’espace, nomade ou sédentaire. Cette dimension spatio-temporelle caractérise chaque individu, lui-même influencé par sa propre identité marquée, plus largement, par une époque et un lieu. Un Tournaisien de trente ans ressent-il le monde de la même manière qu’une Pékinoise de 80 ans ou qu’un New-yorkais du même âge dans les années vingt ?

Par ailleurs, de tout temps, les artistes ont été des récepteurs du monde. À son écoute, en dialogue avec lui, ils l’observent, cherchent à le mesurer, à en saisir les images, quitte à les détourner. De très nombreux artistes actuels sont ainsi occupés par des travaux de collecte, de comptage, d’inventaire, d’archivage. Ils mesurent. Alain Bornain a donc choisi un thème rassembleur, suffisamment large pour englober des artistes et des travaux fort différents.

Ainsi, certains artistes invités s’intéressent au temps, comme Romina Remmo qui expose le temps qui passe ou qui s’arrête. C’est aussi le cas de Roman Opałka. Cet artiste, décédé en 2011, a consacré tout son travail à compter le temps. D’autres artistes interrogent l’espace. André Delalleau souligne certains détails, ce qui modifie notre regard sur des lieux pourtant connus. Ronald Dagonnier, lui, interroge la forme des espaces, ce qui les crée et les habite. D’autres artistes proposent une réflexion sur la représentation du monde et la manière dont il est habité. Laurent Quillet s’immerge ainsi dans nos quotidiens pour en saisir des instantanés. Sophie Langohr s’empare de sculptures de toutes sortes pour en interroger le sens profond et nos perceptions de ces artefacts. Jérôme Considérant détourne des panneaux routiers qui deviennent des clins d’œil à notre culture et à nos interrogations profondes. Quant à Alain Bornain, il détourne des images de la vie quotidienne ou liste des noms, à la recherche de la vie anonyme, ordinaire. Enfin, deux artistes offrent un regard quasiment anthropologique sur la manière d’habiter le monde, sur les liens sociaux qui se tissent entre les Hommes ou sur les règles qu’ils s’imposent. Sylvie Macías Díaz le fait à travers deux visions de la femme dans notre société actuelle et Marie Zolamian en récoltant la mémoire et les souvenirs de nombreuses personnes, d’ici ou d’ailleurs.

Tous ces artistes nous invitent à nous questionner sur notre propre vision du monde, à nourrir nos propres réflexions. Leurs œuvres peuvent être poétiques, esthétiques, voire parfois provocatrices, mais elles sont toujours autant de traductions d’un rapport au monde, autant d’invitations à penser notre propre mesure du monde. Les questions que ces artistes soulèvent trouvent un écho particulier aujourd’hui, alors que le monde bouge de plus en plus vite, qu’il est tout autant bouleversé que bouleversant. 

On the Road, les images (6), Sophie Langohr, Jacques Lizène

Jacques Lizène
Art syncrétique 1964, sculpture génétique 1971, en remake 2018. Palmier croisé olivier croisé cactus. Technique mixte, h. 220 cm

Jacques Lizène
Art syncrétique 1964, sculpture génétique 1971, en remake 2018. Palmier croisé olivier croisé yucca. Technique mixte, h. 145 cm

Jacques Lizène
Art syncrétique 1964, sculpture génétique 1971, en remake 2018. Olivier croisé ananas. Technique mixte, h. 160 cm

Sophie Langohr
Sans titre, plâtre polychrome, XIXe siècle, Liège, Grand Curtius (détail)
Photographie couleur, 90 x 50 cm, 2016

Sophie Langohr
Sculpture en chêne d’après le moulage du creux dorsal de « Piéta »
Bois sculpté polychrome, fin du XVIe siècle, Liège, Grand Curtius,
46 x 20 x 24 cm, 2016.

Sophie Langohr
Sans titre. Image d’origine : statue de sainte par Jan van Stefferweert, 1509,
Photographie couleur, 42 x 32 cm, 2018

Sophie Langohr
Sans titre. Image d’origine: vierge à l’enfant d’origine catalane, XIVe s,
Photographie couleur, 42 x 32 cm, 2018

Sophie Langohr
Sans titre. Image d’origine: statue d’un saint, XVe s, Mosan,
Photographie couleur, 42 x 32 cm, 2018

Photos : Caroline Hannicq

On the Road, vernissage ce 7 février 2019

La galerie Nadja Vilenne a le plaisir de vous convier au vernissage de l’exposition

ON THE ROAD

Jacques Charlier
Michaël Dans
Maen Florin
Brecht Koelman
Sophie Langohr
Jacques Lizène
Emilio Lopez Menchero
Jacqueline Mesmaeker
Messieurs Delmotte
Benjamin Monti
Valérie Sonnier
Herman van den Boom
Raphaël Van Lerberghe
Willem Vermeersch
Marie Zolamian

Vernissage le jeudi 7 février 2019
Exposition du 8 février au 17 mars 2019

Sophie Langohr, CAMP À LA mermermer #2 – Creux, Les Brasseurs, Liège

Quatre artistes, Manon de la Kethulle, Sophie Langohr, Zoé Médard, Andrea Radermacher-Mennicken, et une critique d’art, Pauline Salinas, ont été invitées par mermermer à se réunir dans les Ardennes belges (Malmedy, août 2018) pour une semaine de vie commune et de production artistique intenses : Le camp à la mermermer #2. Cultivant l’esprit festif et (ré)créatif de l’imaginaire associé au « camp », cette résidence incite à la recherche et à la création personnelles, mais aussi collectives. Les intéressées échangent, créent, s’isolent, expérimentent… L’observation attentive portée aux pratiques et aux problématiques de chacun fait émerger un thème commun, articulant une réflexion propre au séjour. Ce processus aboutit à la réalisation d’une publication collective en tirage limité, envisagée comme espace de dialogue plastique.
L’exposition aux Brasseurs constitue le deuxième temps de la réflexion entamée durant la retraite estivale collaborative, entre mise en espace d’oeuvres individuelles et prolongement d’un travail en groupe.

28.11.18 – 15.12.18 CAMP À LA mermermer #2 – Creux

Vernissage ce samedi 23 novembre

Four artists: Manon de la Kethulle, Sophie Langohr, Zoé Médard, Andrea Radermacher-Mennicken, and an art critic: Pauline Salinas, were invited by mermermer to gather in the Belgian Ardennes (Malmedy, August 2018) for a week of intensive artistic production : Le camp à la mermermer #2. Cultivating a festive and creative (even recreational) spirit of the imagery of the « camp », this residence encourages to personal, but also collective, research and creation. Those concerned exchange views, create, withdraw, experiment… The attentive observation aimed at each of them practices and questions raises a common topic, articulating a proper reflection during the stay. This process results in the achievement of a collective publication in limited edition, conceived as a visual space for dialogue.
The exhibition at Les Brasseurs is the second phase of the reflection underway since the collaborative summer retreat, among the installation of individual artworks and the extension of a group work.