Lizène, Lonchamps, Monti, Zolamian, les irrévérencieux à Strasbourg

Après Paris (Centre Wallonie Bruxelles) et Liège (Espace Saint Antoine), c’est Strasbourg qui accueille l’exposition « Art de l’Irrévérence » conçue par Marie Hélène Joiret et Alain Delaunois, exposition produite par La Chataigneraie.
L’exposition est accueillie par le Centre d’Art Apollonia, centre d’échanges européens.  Du 6 février au 13 mars 2012. Vernissage vendredi 3 février.

Irrévérence, insolence, impertinence, dérision… Des nuances entre les mots et les attitudes, certes, mais un même état d’esprit, qui s’illustre – sans exclusive, mais sans souci d’exhaustivité non plus – dans cette exposition, proposant un regard décalé sur le monde et ceux qui le gouvernent, sur les humains nos semblables, sur les grandes et petites représentations de la vie. Il serait faux de considérer cet état d’esprit comme une forme d’expression univoque, aux contours bien définis, au cadre délimité par le bon ou le mauvais goût, la fine ironie ou la grossièreté, le propos farfelu ou le délire agressif. Ce serait ne percevoir qu’une partie du propos, si on ne devait le tenir que pour la nécessaire soupape de secours ou une échappatoire commode aux situations trop tendues traversant une société. Diderot le disait déjà, l’éclat de rire n’est pas qu’un simple soulagement sonore. Il est l’instrument d’un bousculement de l’ordre établi, réveille les désirs de rupture à l’égard des puissants, et il convient de rappeler que sa pratique relève du désordre social, larvé ou assumé. Mais une pratique qui elle-même se trouve dévaluée, privée de ce sens premier, lorsqu’elle est aux mains du divertissement télévisuel ou du discours publicitaire.
Dominique Païni, commissaire de l’exposition A.B.C. présentée récemment au Fresnoy, et fin connaisseur de la création artistique contemporaine en terre liégeoise, rappelait à juste titre que cette Belgique toujours au bord de l’implosion, bénéficiait d’une incroyable vitalité artistique, « s’adossant à une tradition d’impertinence et de provocations ». (Alain Delaunois)

Jacques Lizène, Peinture pour cirage de pompes, 2010. Technique mixte (remake de peinture minable, 1979).  Vidéo : Peinture minable. Le petit maître crache sur une vitre, réalisant ainsi une peinture minable façon action-painting. Quelques séquences d’art sans talent 1979. Couleurs, son, U-matic transféré sur DVD.

Capitaine Lonchamps, Neige, 2010, Technique mixte sur toile trouvée, 102 x 123 cm

Benjamin Monti, « Une très brève histoire de la religion catholique », 2010, encres de chine, sur papier « Perspecta », papier millimétré bicolore pour dessin en perspective. Déposé. Formulaire pour la vue isométrique, 29, 7 x 21 cm, 2010

Marie Zolamian, Irrévérence Paris 2011. Irrévérence Liège, 2011.
L’artiste proposera une nouvelle déclinaison de cette oeuvre, sous le titre de… Irrévérence Strasbourg, 2012.

 

Lizène, Lonchamps, Monti, des escargots

En ouverture de La Louvière Métropole culturelle  2012, le Centre Daily-Bul & Co met sur pied une exposition intitulée Escargots à gogo

« Un escargot replié sur lui-même de façon à imposer à première vue l’image d’un éclair. » (Marcel Havrenne)

« L’indifférence engagée ? Une manière pour l’escargot de se mordre la queue. » (réponse d’André Balthazar à Jean-Pierre Verheggen)

« A force d’inhaler de la mine de plomb je vis d’étranges vagabondages. Ces derniers temps, alors que mes semblables s’adonnent au bruit, je descends du plafond (où j’ai mes habitudes) pour traînasser sur la feuille en secrétant des baves de crayonnage. Suis-je encore analogue, ou déjà mon prochain ? Ce sont d’innocentes interrogations, somme toute assez confortables » (Roland Breucker, « Petits-Gris », Le Daily-Bul).

L’exposition mettra l’accent sur la présence de l’escargot dans l’histoire du Daily-Bul, depuis l’adoption de l’emblème des éditions (redessiné par Pierre Alechinsky pour la création du Centre Daily-Bul & Co en 2009) jusqu’aux « traces » les plus diverses du gastéropode dans les écrits et les oeuvres plastiques provenant de collaborateurs ou d’artistes proches du Daily-Bul. Aux côtés d’un Roland Topor ou d’un Roland Breucker, grands pourvoyeurs en escargots, des contemporains exposeront une création réalisée spécifiquement pour cette exposition.Parmi les très nombreuses contributions, celles du Capitaine Lonchamps, de Jacques Lizène et de Benjamin Monti.  Des textes d’écrivains (André Balthazar, Jean Dypréau, Jean-Baptiste Baronian, etc.), de nombreux documents issus des archives du Daily-Bul mais aussi des objets prêtés ou issus de la collection personnelle de Jacqueline Balthazar accompagneront ces gasteropodes en tous genres. Un livre, hommage dispersé à Ronald Searle, accompagnera l’exposition.

Vernissage au Daily-Bul ce vendredi 27 janvier. Exposition jusqu’au 29 avril.

Benjamin Monti, Quark, Angoulème

Lorsqu’un Aigle a terrassé sa proie, il ne la dévore pas sur le lieu même, mais souvent il la saisit avec ses serres, et quoiqu’elle soit parfois d’une assez forte pesanteur, à l’aide de son vol puissant, il la transporte dans son aire, et là s’en repait à loisir et la déchire en lambeaux.Les oiseaux de ce groupe ne se nourrissent que de chairs palpitantes, et ce n’est que lorsqu’ils sont excessivement affamés qu’ils se jettent sur les animaux morts. Ce sont ordinairement de gros oiseaux, des Lièvres et des Agneaux qu’ils attaquent; souvent aussi ils s’emparent de vive force de Chevreuils, de Daims et de jeunes Cerfs. Les habitants des montagnes accusent même l’Aigle impérial et l’Aigle royal d’avoir parfois enlevé des enfants. Le fait suivant, qui a été constaté par le témoignage des ornithologistes de la Suisse, et que nous avons eu l’occasion de vérifier, vient attester la véracité de leurs récits. Le 18 juin 1838, deux enfants, Marie Delex , âgée de cinq ans, et Marie Lombard, qui n’avait que trois ans, se jouaient ensemble parmi les rochers d’Alesse , canton du Valais -, tout à coup un Aigle royal se précipita sur Marie Delex et l’enleva dans les airs. Aux cris de sa compagne des paysans accoururent, et l’on chercha partout l’enfant, mais en vain; on ne trouva qu’un de ses souliers aux bords d’un énorme précipice. Après beaucoup de temps consacré en recherches, on découvrit le nid de l’Aigle, dans lequel étaient deux petits au milieu d’une grande quantité d’ossements de Chèvres et de Moutons, mais aucun vestige de l’enfant ne s’y trouvait. Ce ne fut que le 13 août qu’un berger trouva le cadavre de Marie Delex, mutilé d’une manière affreuse et gisant sur un rocher, à une demi-lieue de l’endroit d’où elle avait été enlevée. (Extrait de « Zoologie Classique ou Histoire naturelle du Règne animal, Volume 1 » par Félix-Alexandre Pouchet, seconde édition, considérablement augmentée, 1841)

Les deux dessins ci-dessus composent l’affiche de l’exposition « François Henninger / Benjamin Monti », une exposition organisée par QUARK (31 bis rue des Bezines) 16000 Angoulême. Du 26 au 29 Janvier 2012.
A l’occasion de la 39e édition du Festival International de la bande dessinée d’Angoulême

 

 

Benjamin Monti, à la galerie Saint-Luc Liège

A la galerie de l’école supérieure des Arts de Saint Luc à Liège, une exposition intitulée  « Des galeries à la galerie », dans l’idée d’évoquer le passage du milieu scolaire vers la vie professionnelle.
Les artistes participants : Jean-Marc Chapa, Michiel Ceulers, François Curlet, Michaël Dans, Lara Gasparotto, Benjamin Monti, Pol Pierart, Nicoline Van Stapele, Joël-Peter Witkin.
Et des galeries partenaires :  Espace galerie Flux (Liège) , galerie MAES & Matthys ( Anvers), galerie Micheline Szwajcer (Anvers), galerie Nadja Vilenne (Liège)

Exposition accessible du 20/01/2012 au 17/02/2012 du mercredi au vendredi de 14h à 18h. Vernissage ce jeudi 19 janvier à 18h

Benjamin Monti, sans titre, Encres de chine, sur papier « Perspecta », papier millimétré bicolore pour dessin en perspective. Déposé. Formulaire pour la vue isométrique, 29, 7 x 21 cm, 2010

 

Benjamin Monti, Amnesia & Emulation

Benjamin Monti participe à l’exposition des finalistes au Prix de l’Emulation, soutien à la jeune création plastique, en compagnie de Cathy Alvarez Valle, Laurent Berbach, Alexia Creusen, Nolwenn de Couesnongle, Isabelle Francis, Françoise Hardy, Françoise Hottois, Charles-Henry Sommelette et Graziella Vruna.

Vernissage ce mercredi 9 novembre à 18h. Maison Renaissance, rue Charles Magnette à Liège. Exposition accessible jusqu’au 17 décembre, du mercredi au samedi, de 14 à 18h.

 

Signalons la publication toute récente de :

Amnésia, aux éditions Bruno Robbe.
Imprimé sur les presses de l’Atelier Bruno Robbe à Frameries
Cent exemplaires dont quatre-vingt numérotés et vingt épreuves d’artiste, tous signés par l’auteur. Septembre 2011. (D/2011/9206/01)