Archives de catégorie : Brecht Koelman

Brecht Koelman, Jacqueline Mesmaeker, Le Jardin Enchanté, musée Emile Verhaeren, Sint-Amands

Brecht Koelman et Jacqueline Mesmaeker participent à l’exposition Le Jardin Enchanté au musée Emile Verhaeren à Sint-Adams. Exposition du 16 juin au 6 octobre 2024. Du 16 juin à fin août 2024 : tous les jours (11h-18h), sauf le lundi. Du 7 septembre jusqu’au 6 octobre 2024 : du jeudi à dimanche (11h-18h), ou sur réservation. Vernissage : dimanche 16 juin 2024 à 11h.

Jacqueline Mesmaeker
La Serre de Charlotte et Maximilien, modèle, 2020
Technique mixte, 25 x 12 x 20 cm

Le jardin d’Eden, le jardin des délices, le jardin enclos ou tout simplement un potager. Depuis la nuit des temps, le jardin frappe notre imagination. C’est un endroit pour se promener ou se reposer, on peut y admirer les merveilles de la nature, mais il nécessite également pas mal d’entretien. En plus, le jardin est une source d’inspiration pour de nombreux artistes et poètes. Cette exposition rassemble des œuvres de Thierry De Cordier, Frank Depoorter, James Ensor, Lieve Kauwenberghs, Brecht Koelman, Bernd Lohaus, Freya Maes, Jacqueline Mesmaecker, Jean-Pierre Ransonnet, Reniere & Depla, Fabrice Souvereyns, François Poubeau, Frieda Van Dun et Jan Vanriet. Le volet poétique est assurée par Guido Gezelle, Bart Moeyaert, Jacques Prévert, Peter Theunynck, Petra van den Berghen, Emile Verhaeren et autres.

Emergent nodigt uit / Emergent invites, les images (2)

Exhibition view
Aglaia Konrad,
BT 01, 2021
Inkjet print on fine art paper, aluminium, framed, 126 x 86 cm. Ex 1/3
Exhibition view
Aglaia Konrad
Undecided frames (Sainte Bernadette de Banlay, Nevers), 2013
Colors photography, 54 x 41 cm. Ex 1/1
glaia Konrad
Undecided Frames (Porto 2011), 2016
Colors photography, 54 x 41 cm. Ex 1/1
Aglaia Konrad
Undecided frames (Madrid), 2012
Colors photography, 54 x 41 cm. Ex 1/1
Aglaia Konrad
Undecided Frames (Hérémence 2012), 2016
Colors photography, 54 x 41 cm. Ex 1/1
Exhibition view
Brecht Koelman,
2022-02-27,
oil on linen on panel, 20 x 30cm, 2022
Brecht Koelman,
2021-11-9
oil on linen on panel, 20 x 25cm, 2021
Brecht koelman
2020-05-13B
Huile sur panneau, 24×30 cm, 2020.

Emergent nodigt uit / Emergent invites, preview (2), Brecht Koelman, Loic Moons

Brecht Koelman,
2022-02-27,
oil on linen on panel, 20 x 30cm, 2022
Brecht Koelman,
2021-11-9
oil on linen on panel, 20 x 25cm, 2021
Brecht koelman
2020-05-13B
Huile sur panneau, 24×30 cm, 2020.
Brecht Koelman,
2021-08-8
oil on panel with artist’s frame, 20 x 25cm, 2021
Loic Moons, Sans titre, 2022, 151 x 142 cm
Loic Moons, sans titre, 2022, 145 x 134 cm
Loic Moons, sans titre, 2022, 136 x 117 cm

Brecht Koelman, Nieuwe Uitzichten, Odapark, Venray

Tot begin 20ste eeuw trokken veel schilders naar buiten om de natuur en het platteland vast te leggen op doek. Tegenwoordig wordt er zeker door amateurschilders nog buiten geschilderd, maar is er nauwelijks een jonge schilder te vinden die buiten werkt. Hoewel de natuur op dit moment bij veel kunstenaars een belangrijk thema is in hun werk, is schilderkunst toch vooral iets dat je binnen beoefent. Schilder Brecht Koelman trok na wat aarzeling toch de stoute schoenen aan, en trok naar buiten.

« Een tijdlang was ik vooral hoopjes vuile was aan het schilderen. Mijn eigen onderbroeken en sokken, als een soort stillevens. Het vlotte niet echt, toch heb ik dat een paar jaar gedaan. Op een dag kwam een collega op bezoek bij mij op atelier, hij keek uit het raam en zei: « Dat is een mooi stukje groen” Ik moest daar steeds aan denken. Eerst heb ik dan het uitzicht uit het raam geschilderd, daarna eens op het plat dak gezeten en pas toen ben ik in de tuin gaan schilderen. Tegenwoordig schilder ik vooral ter plekke in het landschap, maar heb soms wel schroom om dat te doen. Het moet wel goed zijn, stel je voor dat iemand komt kijken en je zit door met een draak van een schilderij. Echt, ik doe mijn werk met geen greintje ironie, maar soms bekijk ik mezelf vanuit het standpunt van een ander en dan moet ik wel lachen. Dan ben ik toch een soort « Bokrijk-ervaring” voor voorbijgangers. « Kijk daar een mandelvechter! O en daar een schilder!’ Het blijft toch een vreemd gezicht.

Bij het bloemetje heb ik de drager naast de feitelijke bloem op de grond gelegd en het stuk werkelijkheid dat ik kon zien ter grootte van de drager in verf getransponeerd op deze drager. Hetzelfde met de appels. Dit is eveneens een stuk grond, ter grootte van het schilderij, dat naast de drager lag. De hand is mijn hand, en op die manier uiterst direct, dat wat het meest voorhanden is, nog meer dan een zelfportret, waar nog altijd een spiegel voor nodig is”

Brecht Koelman, « 2021-11-9 », oil on linen on panel, 20 x 25cm, 2021

Jusqu’au début du XXe siècle, de nombreux peintres sortaient à l’extérieur pour capturer la nature et la campagne sur la toile. De nos jours, les peintres amateurs continuent de peindre à l’extérieur, mais on ne trouve pratiquement plus de jeunes peintres qui travaillent à l’extérieur. Bien que la nature soit un thème important dans l’œuvre de nombreux artistes à l’heure actuelle, l’art de la peinture se pratique principalement à l’intérieur. Après quelques hésitations, le peintre Brecht Koelman a franchi le pas et est sorti.

« Pendant un moment, je peignais des piles de linge sale. Mon propre pantalon et mes chaussettes, comme une sorte de nature morte. Ça n’a pas vraiment marché, mais je l’ai fait pendant quelques années. Un jour, un collègue est venu me rendre visite dans mon studio, il a regardé par la fenêtre et m’a dit : « C’est un beau coin de verdure » J’y ai très souvent repensé. J’ai d’abord peint la vue depuis la fenêtre, puis je me suis assis sur le toit plat et ce n’est qu’ensuite que j’ai commencé à peindre dans le jardin. Aujourd’hui, je peins surtout sur place, dans le paysage, mais j’hésite parfois à le faire. Il faut qu’il soit bon, imaginez que quelqu’un vienne jeter un coup d’œil et que vous vous retrouviez avec un dragon dans la peinture. Vraiment, je ne fais pas mon travail avec une once d’ironie, mais parfois je me regarde du point de vue de quelqu’un d’autre et alors je rigole. Je suis alors une sorte d’ »événement Bokrijk  » pour les passants : « Regardez là, un homme d’armes ! Oh, et un peintre là-bas ! Cela reste un spectacle étrange.

Avec la fleur, j’ai placé mon support sur le sol à côté de la fleur réelle et j’ai transposé le morceau de réalité que je pouvais voir à la taille du support. La même chose avec les pommes. C’est aussi un morceau de terre, de la taille du tableau, qui se trouvait à côté du support. La main est ma main, et de cette manière extrêmement directe, ce qui est le plus disponible, plus encore qu’un autoportrait, qui nécessite toujours un miroir ».

Brecht Koelman, « 2021-06-10 », oil on panel, 20 x 25cm, 2021
Brecht Koelman, « 2022-02-27 », oil on linen on panel, 20 x 30cm, 2022
Brecht Koelman, « 2021-09-13 », oil on panel, with artist’s frame, 20 x 25cm, 2021

Art Antwerp 2021, preview, Marie Zolamian, Brecht Koelman

Marie Zolamian, Plurivocité, 2021. Huile sur toile, 50 x 60 cm
Marie Zolamian, Vivoter, 2021. Huile sur toile sur panneau, 62 x 40 cm
Marie Zolamian, Liminal, 2021, Huile sur toile sur panneau, 29 x 39 cm
Brecht Koelman, 2021-08-1 oil on linen on panel, with artist’s frame 20 x 25cm, 2021
Brecht Koelman, 2021-08-7, oil on linen on panel, with artist’s frame, 22 x 27cm, 2021

Paintings ! Brecht Koelman

Brecht Koelman, 2021-08-7
oil on linen on panel, with artist’s frame, 22 x 27cm
2021
exhibition view
Brecht Koelman, 2021-08-8
oil on panel with artist’s frame, 20 x 25cm
2021
exhibition view
Brecht Koelman, 2021-08-1
oil on linen on panel, with artist’s frame
20x25cm
2021
Brecht Koelman, 2021-04-7
oil on linen on panel, with artist’s frame, 20 x 25cm
2021
Brecht Koelman, 2021-07-9
oil on linen on panel, with artist’s frame
20x25cm
2021
exhibition view
Brecht Koelman, 2021-07-15
oil on panel with artist’s frame 20 x 25cm
2021

La lumière dans plusieurs tableaux est argentée. Je ne sais pas comment j’ai fait ça, et ce n’était pas intentionnel. Puis, j’ai pensé aux peintures argentiques de Corot. Peut-être est-ce la particularité de la lumière française que d’avoir un reflet argenté ?

7 août : C’est une peinture avec cette lumière argentée. Si vous voyez le tableau à l’ombre, il a l’air assez orageux. Si vous voyez le tableau à la lumière du soleil, le paysage semble également ensoleillé. C e jour là, le temps était orageux,  jusqu’à environ trois heures. Et à partir de là, il est devenu très ensoleillé, avec parfois cette lumière fraîche que l’on peut avoir après un gros orage. La peinture est partie du grand arbre sur la gauche. Tout le reste a dès lors trouvé  sa place sur la toile. En fait, la composition semble être basée sur rien. Il ne se passe pas grand-chose. Vous êtes juste confronté à une plaine dénudée.

8 août : Il s’agissait de très grands chardons. J’ai placé la toile sous l’objet plutôt qu’à côté. Le tout a été mis en place de manière très libre. Ce tableau est différent de mes autres peintures : de loin, le sujet semble peu clair. C’est de près qu’elle révèle son effet spécifique : j’ai remarqué que lorsqu’on se déplace devant la toile, elle s’anime, comme si les choses se remettaient en place.

15 juillet : La vache ruminait. Je n’ai jamais eu un aussi bon modèle. Je pense avoir travaillé sur cette peinture pendant environ 45 minutes. Pendant tout ce temps, elle n’a pas bougé, et elle ne s’est pas souciée de ma présence. Elle était complètement vache. À un moment donné, le vent a fait tomber le chevalet et la toile. Une autre vache a sauté de frayeur et s’est enfuie en se soulageant. La vache, elle, est restée calme. C’est l’une de mes peintures les plus détaillées, jusqu’aux brins d’herbe et aux sabots. Je suis aussi très satisfait de la tête.

9 juillet : Ici, la possibilité d’une histoire semble entrer en ligne de compte. Le ciel et le paysage me font penser aux premiers peintres paysagistes flamands, comme Bruegel, ou même Patinir, mais lorsque je cherche, je ne trouve pas d’exemple concret. L’ensemble montre un paysage avec des toits rouges en bas. Au loin (le point blanc) se trouve un hameau. Je l’ai peint depuis un chemin de terre. 

1er août : Ce jour-là, j’ai été frappé par les nuages et la lumière, et je suis allé dans un champ non loin de l’endroit où j’ai peint le tableau du 9 juillet. J’y ai installé mon chevalet et j’ai essayé de peindre des nuages pour la première fois de ma vie. Le terrain est une sorte de plateau. Ici aussi, la lumière argentée. Le nuage respire. Au deux tiers du nuage, il y a comme un diaphragme. Le poids du nuage au-dessus fait expirer avec force tout ce qui se trouve au dessous.

Brecht Koelman

Het licht in verschillende schilderijen is zilverig van aard. Ik weet niet hoe ik dat heb gedaan, en het was ook niet intentioneel. Maar ik moest daarna denken aan de zilverkleurige schilderijen van Corot. Misschien is het eigen aan het Franse licht dat er een zilverachtige glans in zit?

7 augustus: dit is een schilderij met dat zilverkleurige licht. Als je het schilderij in de schaduw ziet, lijkt het tamelijk stormachtig. Zie je het schilderij in het zonlicht, dan lijkt het landschap ook zonnig. Het was die dag tot een uur of drie ook onweersachtig. En vanaf dan werd het heel zonnig, met soms dat frisse licht dat je
na een fiks onweer kunt hebben. Het schilderij vertrok aan de grote boom links in beeld. Al de rest heeft vervolgens zijn plaats gevonden op het doek. In feite lijkt te compositie nergens op te berusten. Er gebeurt per slot niet veel. Je kijkt vooral naar een kale vlakte.

8 augustus: dit waren zeer grote distels. Ik plaatste het doek onder het voorwerp in plaats van ernaast. Het geheel werd zeer los opgezet. Het schilderij werkt anders dan mijn andere schilderijen: vanop een afstand lijkt het onderwerp onduidelijk. Het is van dichtbij dat het zijn specifieke werking openbaart: het viel me op dat, wanneer je beweegt voor het doek, het tot leven komt, alsof dingen opnieuw op hun plaats vallen.

15 juli: de koe was aan het herkauwen. Ik heb nooit zo’n goed model gehad. Ik schat dat ik zo’n drie kwartier aan het schilderij heb gewerkt. Al die tijd heeft ze niet bewogen, en het interesseerde haar niet dat ik er was. Ze was volledig koe. Op een gegeven moment blies de wind de ezel met het schilderij tegen de grond. Een andere koe sprong van schrik op, en rende, zich ontlastend, weg. Deze koe bleef rustig liggen. Het is een van mijn meest gedetailleerde schilderijen: er zijn grassprietjes, en hoefjes. Ik ben ook erg tevreden over de kop.

9 juli: Hier lijkt de mogelijkheid van een verhaal in het beeld te komen. De hemel en het landschap doen me denken aan een Vlaamse vroege landschapsschilder, zoals Bruegel, of zelfs Patinir, maar als ik zoek vind ik geen concreet voorbeeld. Het geheel toont een landschap met onderaan de rode daken. In de verte (het witte puntje) ligt een gehucht. Ik schilder het vanaf een onverhard weggetje.

1 augustus: die dag werd ik getroffen door de wolken en het licht, en ben een veld ingetrokken, niet ver van de plaats waar ik het schilderij op 9 juli heb geschilderd. Ik heb er mijn ezel opgesteld en voor het eerst in mijn leven getracht wolken te schilderen. Het veld is een soort hoogvlakte. Ook hier weer het zilverige licht.
De wolk ademt. In de wolk zit op twee derde een middenrif. Het gewicht van de wolk daarboven laat alles daaronder krachtig uitademen.

Brecht Koelman 

[sociallinkz]

Un Automne à dess(e)ins, Brecht Koelman

Brecht Koelman, 2015.06.23, huile sur lin, 24 x 30 cm, 2015
Brecht Koelman, 2020-04-4, huile sur panneau, 20 x 25 cm, 2020
Brecht Koelman, 2020-08-4, huile sur lin, 20 x 25 cm, 2020
Brecht Koelman, 2020-08-5, huile sur lin, 20 x 25 cm, 2020
Brecht Koelman, 2020-06-18, huile sur lin, 24 x 30 cm, 2020

[sociallinkz]