John Murphy, Opera Monde. La quête d’un art total, Centre Pompidou Metz

John Murphy participe à l’exposition « Opera Monde. La quête d’un art total » organisée au Centre Pompidou Metz, en résonance avec la célébration des 350 ans de l’Opéra national de Paris.

Arnold Schönberg, Moses und Aron, partition autographe, 17 juillet 1930
Encre sur papier à musique, 35,5 x 27 cm
Vienne, Arnold Schönberg Center, inv. : MS 63_2771
Used by permission of Belmont Music Publishers, Los Angeles

Opéra Monde témoigne de la rencontre entre les arts visuels et l’opéra aux XXe et XXIe siècles. Plus qu’une exposition consacrée aux scénographies d’opéra réalisées par des artistes, elle entend mettre en lumière, en résonance, ou au contraire en tension avec l’héritage du Gesamtkunstwerk (concept d’œuvre d’art totale) wagnérien, comment les arts visuels et le genre lyrique se sont nourris mutuellement, et parfois même influencés de manière radicale. Dans ce mouvement de va-et-vient, l’opéra sert ainsi de terrain fertile d’expérimentations et de ferment pour de nouvelles sensibilités esthétiques et politiques.

Exposer aujourd’hui l’opéra a plus d’un sens. C’en est fini avec le mythe du « dernier opéra ». « Il faut faire sauter les maisons d’opéra », déclarait Pierre Boulez en 1967. Si la sentence semblait tomber comme un verdict fatal et définitif, on peut constater que le genre a, au contraire, donné lieu tout au long du XXe siècle et précisément ces dernières décennies, à d’importantes et remarquables créations. La spectacularisation dénoncée alors a amplement touché les autres domaines artistiques. L’opéra comme lieu du spectaculaire permet, dès lors, d’explorer sous un angle nouveau cette théâtralité innervant de plus en plus, après des années d’un art plus conceptuel, le champ de l’art contemporain.

Présentant des maquettes, costumes, éléments de scénographie, autant que d’imposantes installations et de nouvelles créations, le parcours, qui mêle images et sons, montre comment l’opéra est la fois une manufacture de désirs artistiques partagés autant qu’un symbole de liberté. Des expériences scéniques des premières avant-gardes, telles que La Main heureuse (1910-1913) d’Arnold Schönberg, aux partitions durablement inscrites au programme des grandes salles comme Saint François d’Assise (1983) d’Olivier Messiaen, en passant par des formes plus expérimentales, mais emblématiques, comme Einstein on the Beach (1976) de Philip Glass et Bob Wilson, Opéra Monde esquisse une cartographie différente de l’interdisciplinarité.

Se déployant en différentes sections thématiques, allant de la scène comme peinture en mouvement, aux productions politiques et parfois utopiques, de formes plus radicales et de nouveaux lieux d’opéra, à la féérie ou encore la fureur des mythes, le projet prend essentiellement pour focus une sélection de créations représentatives de ces relations fructueuses scèneartiste. Certains grands classiques – La Flûte enchantée, ou Norma – sont également exposés, soulignant comment le répertoire manié avec audace, a servi à la fois de lieu de transgression, de transformation, tout en garantissant une certaine pérennité du genre.

L’exposition questionne la capacité même d’une exposition, sinon à restituer, du moins à évoquer le pouvoir sensoriel de l’opéra et son caractère envoûtant. Un important travail de réactivation de certaines créations du passé, de même que certaines commandes passées à des artistes contemporains, permettent de montrer la passion que suscite encore le genre aujourd’hui, et de plonger le visiteur dans la magie singulière du spectacle lyrique.

Prolongeant la réflexion sur les affinités électives entre le spectacle et les arts visuels – portée par de précédents projets, parmi lesquels Musisircus ou Oskar Schlemmer. L’homme qui danse, l’exposition Opéra Monde questionne la théâtralité qui innerve les champs de l’art moderne et contemporain, avec une résonance d’autant plus forte qu’elle s’inscrit dans le cadre du 350e anniversaire de l’Opéra national de Paris, berceau de gestes artistiques novateurs – ceux de Bill Viola, Romeo Castellucci ou Clément Cogitore, pour ne citer qu’eux.

Du 22 juin 2019 au 27 Janvier 2020. Centre Pompidou-Metz , Galerie 3

Out of ACA, ce samedi 15 juin à 19h

Dans le cadre des Jurys de fin d’année de l’Ecole supérieure des Arts de la ville de Liège, la galerie à le plaisir d’accueillir :

FLORIANE SOLTYSIAK (option gravure)
MAXIME GOUGEON (option illustration)
MATHILDE FRANCOIS (option illustration)

Vernissage le samedi 15 juin à 19h
Exposition accessible sur RV

Gaëtane Verbruggen, Biennale Mulhouse 019, du 7 au 11 juin

Gaëtane Verbruggen participe à la Biennale Mulhouse 019. Parc des Expositions de Mulhouse, du 7 au 11 juin 2019

Sans titre, 2019
charbon de noix de coco et fusain sur papier encollé sur bois, 14 x 21 cm

Initiée en 2001, «Mulhouse 019» favorise l’émergence d’une nouvelle scène artistique de création contemporaine. Organisé tous les deux ans, l’évènement permet de découvrir la création contemporaine issue des écoles d’art européennes.
Le principe est d’accueillir de jeunes plasticiens diplômés dans des conditions professionnelles. La sélection des exposants est effectuée par les directeurs d’écoles supérieures d’art ou sur proposition spontanée de postulants libres répondant aux mêmes critères d’étude. Cette année, 80 artistes représenteront la quasi-totalité des écoles d’art françaises, suisses, allemandes, italiennes, belges et roumaines. Des travaux riches et diversifiés seront exposés à travers de nombreux supports d’expression.
D’autres évènements et manifestations auront lieu à Mulhouse en parallèle et en partenariat à la biennale mulhouse 019 : exposition des lauréats de la biennale mulhouse 017 au Musée des Beaux Arts, de nombreuses expositions (La Filature, La Kunsthalle Mulhouse, Le Séchoir), le festival Mécaniques Urbaines avec un graffiti jam et un concert organisé au Noumatrouff, l’exposition O(ff)19, la soirée Punisher party 10.

 

Agenda juin 2019

Jacques Charlier
Charleroi (B), Roman Photo, Musée de la photographie, du 25 mai au 22 septembre 2019
Michael Dans
– Wégimont (B), Aux lueurs de printemps, sélection d’œuvres de la collection de la Province de Liège, galerie de Wégimont, du 4 mai au 9 juin 2019
Maen Florin
– La Louvière (B), Parcours dans les collections, Musée Boch Kerammis, jusqu’au 29 septembre 2019
Brecht Koelman
– Liège (B), The cool of the day, galerie Nadja Vilenne
Aglaia Konrad
– Lisboa (Pt), fiction ans fabrication, MAAT, Museum Arrt Architecture, Techology, du 20 mars au 19 août 2019
– Bruxelles (B), Remembering Landscape, De Markten, du 25 avril au 9 juin 2019
– Arles (F), Cartes postales, nouvelles d’un monde rêvé, Les Rencontres de la photographie 2019, Musée départemental Arles Antique, du 30 juin au 25 août 2019
Charlotte Lagro
– Maastricht (Nl), Beating Time, collectiepresentatie hedendaagse kunst, Bonnefantenmuseum, jusqu’au 12 janvier 2020
Jacques Lizène
– Grenoble (F), Souvenirs de voyage, la collection Antoine de Galbert, musée de Grenoble, du 27 avril –au 28 juillet 2019
John Murphy
Metz (F), Opéra Monde. La quête d’un art total, Centre Pompidou Metz, du 22 juin au 27 janvier 2020
Pol Pierart
– Wégimont (B), Aux lueurs de printemps, sélection d’œuvres de la collection de la Province de Liège, galerie de Wégimont, du 4 mai au 9 juin 2019
Raphaël Van Lerberghe
– Liège (B), Conséquences (dessins), galerie Nadja Vilenne
Gaëtane Verbruggen
– Mulhouse (F), Mulhouse 019 Art contemporain, Parc Expo Mulhouse, du 8 au 11 juin 2019

Jacques Charlier, Roman-Photo, musée de la Photographie, Charleroi

Jacques Charlier participe à l’exposition Roman Photo,
au Musée de la Photographie de Charleroi
.

Jacques Charlier, Photo-Sketch, 1974

Le roman-photo a mauvaise presse. Niaiserie, sentimentalité, frivolité, ou encore ingénuité sont quelques appréciations pour le juger. À ce jour, il n’a que rarement retenu l’attention des historiens de l’image, et moins encore celle des musées et des centres d’art. Grave erreur ! Car le roman-photo a pourtant bien des choses à nous dire… Né en 1947 en Italie, le roman-photo a constitué le plus gros succès éditorial de l’après-guerre, et restera pendant plus de vingt ans un best-seller de la littérature populaire en Méditerranée et en Amérique du Sud. Les lecteurs – en majorité des lectrices – se comptaient par millions ; les revues dans lesquelles ils étaient publiés passaient de main en main et c’est ainsi que dans les années soixante, on estime qu’un Français sur trois lisait des romans-photos.
Reconstituer ces petites mythologies sentimentales permet ainsi d’offrir une re- lecture originale de l’avènement de la société de consommation et de l’évolution des mœurs, tout autant qu’un regard décalé sur l’émancipation et la libération de la femme dans l’Europe méditerranéenne de la seconde moitié du XXe siècle. C’est tout l’enjeu de l’exposition Roman-Photo, qui réunit près de 200 objets, films, photographies et documents, ainsi que quelques-unes des plus belles réalisations de cet artisanat devenu en quelques années une industrie culturelle de masse, dont certaines productions élaborées par des réalisateurs proches du néo-réalisme italien s’avèrent d’une qualité exceptionnelle.
Produite et y présentée par le Mucem de décembre 2017 à avril 2018, cette exposition événement est reprise par le Musée de la Photographie et augmentée d’une section réunissant des réalisations belges, romans-photos populaires ou gestes artistiques.

25.05.2019 > 22.09.2019
Musée de la Photographie
Avenue Paul Pastur, 11
6032 Charleroi

Raphaël Van Lerberghe, Conséquences (dessins), les images (5)

Raphaël Van Lerberghe
Business Card #3, 2018
crayon noir sur papier, 59,4 x 84,1 cm

Raphaël Van Lerberghe
Business Card #2, 2018
crayon noir sur papier, 59,4 x 84,1 cm

Raphaël Van Lerberghe
Business Card #1, 2018
crayon noir sur papier, 59,4 x 84,1 cm

Raphaël Van Lerberghe
La 11e est la votre #1, 2017
crayon noir sur papier, 59,4 x 84,1 cm

Raphaël Van Lerberghe
La 11e est la votre #2, 2017
crayon noir sur papier, 59,4 x 84,1 cm

Aglaia Konrad, Books in Space, Manifolds Book, Amsterdam, les images

Aglaia Konrad
Iconocopycity, 2011
Copies laser marouflées sur mur, 420 x 210 cm, dimensions variables suivant installation, édition 3/3

Raphaël Van Lerberghe, Conséquences (dessins), les images (4)

Raphaël Van Lerberghe
Cylindre, 2018
crayon noir sur papier, 59,4 x 84,1 cm

Raphaël Van Lerberghe
Trajectoires, 2018
crayon noir sur papier, 59,4 x 84,1 cm

Raphaël Van Lerberghe
Course lente, 2018
crayon noir sur papier, 59,4 x 84,1 cm

Raphaël Van Lerberghe
Business Card #10, 2018
crayon noir sur papier, 59,4 x 84,1 cm

Raphaël Van Lerberghe
Business Card #9, 2018
crayon noir sur papier, 59,4 x 84,1 cm

Raphaël Van Lerberghe
Business Card #8, 2018
crayon noir sur papier, 59,4 x 84,1 cm

Raphaël Van Lerberghe
Business Card #7, 2018
crayon noir sur papier, 59,4 x 84,1 cm

Raphaël Van Lerberghe
Business Card #6, 2018
crayon noir sur papier, 59,4 x 84,1 cm

Raphaël Van Lerberghe
Business Card #5, 2018
crayon noir sur papier, 59,4 x 84,1 cm

Raphaël Van Lerberghe
Business Card #4, 2018
crayon noir sur papier, 59,4 x 84,1 cm

Raphaël Van Lerberghe, I hope no one suggest a pipe, les images

Dimanche 5 mai 2019
Raphaël Van Lerberghe
I  HOPE NO ONE SUGGEST A PIPE

une performance à partir du livre:

LES PREMIERS HAUTBOIS SONT LES MIEUX PAYÉS [2015]
Livre, 24 dessins originaux au crayon noir montés sur onglet et reliés
84,5 × 60,5 cm
Reliure par Clara Gevaert
Une édition de 5 copies signées et numérotées par l’artiste
GEVAERT EDITIONS

Tourneuse de page Saskia Gevaert

Aglaia Konrad, Remembering landscape, De Markten, Bruxelles


Aglaia Konrad
Il Cretto, 2018, 16mm transfered to video, 13′, color, sound.

Aglaia Konrad participe à l’exposition Remebering Landscape au centre culturel De Markten à Bruxelles. 25.04 > 09.06.2019

Wetenschappers, activisten, landbouwers, urbanisten, architecten en kunstenaars bevragen het hedendaagse landschap. Welk landschap wensen we en hoe kunnen we dat verbeelden? Welke rol kan kunst hierin spelen? Hoe kan kunst het verleden en de toekomst van een landschap verdichten in een beeld of beeldenreeks? En kan zo’n beeld verandering en vernietiging thematiseren? Deze vragen vormden de start van het project “Remembering Landscape »
De kunstenaars die elkaar ontmoeten in de tentoonstelling “Remembering Landscape” bieden in hun werk een stem aan het landschap. Ze creëren actuele beelden van het landschap, soms fictief, soms documentair of eerder symbolisch. Ze roepen ons op om met onze verbeelding vorm te geven aan het verhaal en zo het (on)zichtbare verleden in te vullen, om de beelden te lezen en te ontcijferen. Ze doen een beroep op ons vermogen om stil te staan en te rouwen om wat we hebben verloren.
Deelnemende kunstenaars: Marianna Christofides, Chloe Dewe Mathews, Lukas Einsele, Anne Heinlein en Göran Gnaudschun, Markus Karstieß, Thomas Kellner, Jan Kempenaers, Aglaia Konrad, Susanne Kriemann, Armin Linke, Andreas Mühe, Alexandra Navratil, Unknown Fields Division, Danny Veys en Kristof Vrancken.

Aglaia Konrad brings us to Sicily where we discover one of the most extensive contemporary artworks in the world. Known as The Great Cretto (or Cretto di Burri or Cretto di Gibellina), the site specific artwork has been conceived and undertaken by the Italian artist Alberto Burri (1915-1995). Started in 1984 and left unfinished in 1989, the work was completed in 2015 to mark Burri’s one hundredth birthday. Located on the old city of Gibellina which was completely destroyed by the 1968 Belice earthquake, this landscape intervention appears as a series of white concrete fractures on the ground and pays homage to the victims of the disaster.

Brecht Koelman, the waiting room, C-mine 10/1, Genk

2016-12-11
Huile sur toile, 24 x 30cm
2016

2016-09-2
huile sur toile, 24 x 30cm
2016

Agenda Mai 2019

Michael Dans
– Flémalle (B), Anywhere but here, La Châtaigneraie, du 23 mars au 5 mai 2019
– Wégimont (B), Aux lueurs de printemps, sélection d’œuvres de la collection de la Province de Liège, galerie de Wégimont, du 4 mai au 9 juin 2019

Maen Florin
– Mechelen, Wunderkammer, Museum Hof van Busleyden, jusqu’au 20 mai 2019
– La Louvière (B), Parcours dans les collections, Musée Boch Kerammis, jusqu’au 29 septembre 2019

Brecht Koelman
– Liège (B), The cool of the day, galerie Nadja Vilenne, du 11 avril au 19 mai 2019
– Genk (B), The waiting room, C-mine 10/1, du 5 mai au 2 juin 2019

Aglaia Konrad
– Lisboa (Pt), fiction ans fabrication, MAAT, Museum Arrt Architecture, Techology, du 20 mars au 19 août 2019
– Amsterdam (Nl), Books in Space, Manifolds Book, du 14 avril au 19 mai 2019
– Bruxelles (B), Remembering Landscape, De Markten, du 25 avril au 9 juin 2019

Charlotte Lagro
– Maastricht (Nl), Beating Time, collectiepresentatie hedendaagse kunst, Bonnefantenmuseum, jusqu’au 12 janvier 2020

Jacques Lizène
– Grenoble (F), Souvenirs de voyage, la collection Antoine de Galbert, musée de Grenoble, du 27 avril –au 28 juillet 2019

Pol Pierart
– Wégimont (B), Aux lueurs de printemps, sélection d’œuvres de la collection de la Province de Liège, galerie de Wégimont, du 4 mai au 9 juin 2019

Raphaël Van Lerberghe
– Liège (B), Conséquences (dessins), galerie Nadja Vilenne, du 11 avril au 19 mai 2019

Raphaël Van Lerberghe, Conséquences (dessins), les images (3)

Raphaël Van Lerberghe
Épilogue, 2019
crayon de couleur sur papier, 73 x 110 cm

Raphaël Van Lerberghe
Les malices, 2019
crayon de couleur sur papier, 73 x 110 cm

Raphaël Van Lerberghe
Take-one #6, 2019
crayon de couleur sur papier, 73 x 110 cm

Raphaël Van Lerberghe
Take-one #7, 2019
crayon de couleur sur papier, 73 x 110 cm

Raphaël Van Lerberghe
Take-one #8, 2019
crayon de couleur sur papier, 73 x 110 cm

Raphaël Van Lerberghe
Take-one #9, 2019
crayon de couleur sur papier, 73 x 110 cm

Raphaël Van Lerberghe
Take-one #10, 2019
crayon de couleur sur papier, 73 x 110 cm

Raphaël Van Lerberghe
Take-one #11, 2019
crayon de couleur sur papier, 73 x 110 cm

Raphaël Van Lerberghe
Take-one #12, 2019
crayon de couleur sur papier, 73 x 110 cm

Raphaël Van Lerberghe
Le chœur #1, 2019
crayon de couleur sur papier, 73 x 110 cm

Raphaël Van Lerberghe
Le chœur #2, 2019
crayon de couleur sur papier, 73 x 110 cm

Raphaël Van Lerberghe
Le tableau, 2019
crayon de couleur sur papier, 73 x 110 cm

Raphaël Van Lerberghe
Vue de l’exposition Conséquences (dessins)

Raphaël Van Lerberghe, I hope no one suggest a pipe, ce dimanche dès 15h

 

 

 

 

 

 

 

A l’occasion des expositions
Brecht Koelman, The cool of the day
Raphaël Van Lerberghe, Conséquences (dessins)

la galerie Nadja Vilenne a le plaisir de vous inviter
ce dimanche 5 mai 2019 dès 15h.

Au programme :

Raphaël Van Lerberghe

I HOPE NO ONE SUGGEST A PIPE

une performance à partir du livre
LES PREMIERS HAUTBOIS SONT LES MIEUX PAYES *

Tourneuse de page : Saskia Gevaert
_________
* LES PREMIERS HAUTBOIS SONT LES MIEUX PAYÉS [2015]
Livre, 24 dessins originaux au crayon noir montés sur onglet et reliés
84,5 × 60,5 cm
Reliure par Clara Gevaert
Une édition de 5 copies signées et numérotées par l’artiste
GEVAERT EDITIONS

Jacques Lizène, Souvenirs de Voyage, collection Antoine de Galbert, musée de Grenoble

Jacques Lizène participe à l’exposition « Souvenirs de Voyage, collection Antoine de Galbert », au musée de Grenoble.

Jacques Lizène
Art syncrétique 1964, sculpture génétique culturelle 1984, en remake 2011,
fétiche africain croisé danseuse asiatique, technique mixte.

Alors que la Maison rouge a fermé ses portes à la fin de l’année 2018, le musée de Grenoble propose une exposition de la collection personnelle de son fondateur Antoine de Galbert. C’est à Grenoble dont il est originaire que naît sa passion pour l’art alors qu’il devient galeriste, activité qu’il abandonne rapidement pour se consacrer à la constitution de sa collection. Réunie au cours de ses 30 dernières années, cette dernière apparaît aujourd’hui comme l’une des plus singulières collections privées françaises. Elle est un autoportrait en creux de son auteur, pour qui le domaine de l’art est avant toute chose celui de la liberté.

De l’activité du collectionneur à l’imaginaire des villes, des scènes artistiques anglo-saxonne ou belge à l’Afrique du sud, de la folie au « corps en morceaux », du zen à l’écologie, en passant par une rêverie sur le cosmos et le « dernier voyage »,lacollectiond’AntoinedeGalbert,« douceetluxueusethérapie », comme il le dit lui-même, met en lumière son goût du décloisonnement tout en reflétant ses obsessions les plus profondes. À rebours d’une vision parfois austère et aseptisée de l’art contemporain, cette collection n’hésite pas à faire dialoguer l’art conceptuel et les cultures populaires, les tenants de l’art brut et les artistes émergents. Cherchant à dépasser les théories qui enferment et une histoire de l’art toute tracée, abolissant les frontières et privilégiant le mélange des genres, Antoine de Galbert aime à se frayer un chemin hors des sentiers balisés considérant, que l’époque dans laquelle nous vivons a plus que jamais besoin de magie, de mystère, de simplicité et d’universalité.
L’exposition Souvenirs de voyage se déploie en 17 salles abordant chacune un sujet particulier, de la notion de « Collection » à l’obsession de la mort ou « Dernier voyage » comme l’a ironiquement qualifié Antoine de Galbert. Elles constituent autant de thèmes sous-jacents de la collection et sont les illustrations des différentes facettes de la sensibilité de son propriétaire.

Antoine de Galbert collectionne des artistes dont il se sent proche, dont il partage les obsessions. Les « artistes -collectionneurs », les accumulateurs en tous genres, soit la grande famille des « chiffonniers » ou « recycleurs » qui hantent les écrits de Walter Benjamin sont légions dans sa collection. L’indécence, la trivialité comme la subversion sont également des constantes de la création d’Edward Lipski, de Ben, de Hans-Peter Feldmann, de Jacques Lizène ou de Thibaut de Gialluly, qui ouvrent le parcours de l’exposition. La place de ces turbulents de l’art ici répond à une conviction intime, à l’idée que l’art contemporain n’existe, pour reprendre les termes de Jean de Loisy, qu’en vue de « mettre en turbulence les convictions […] de faire exploser les règles convenues. »

Musée de Grenoble
5, place Lavalette
38000 Grenoble
Du 27 avril au 28 juillet.