Aglaia Konrad participe à l’exposition « Le Ciel devant soi, photographie et architecture religieuse » au Couvent des Jacobins à Toulouse, dans le cadre du festival « Printemps de Septembre ».

Le Ciel devant soi rassemble le travail de huit artistes européens, qui tous photographient des églises. Autour de ce sujet, s’ouvre un véritable panorama des pratiques contemporaines de la photographie. Témoignant tour à tour des plus ambitieux accomplissements de l’architecture, du rapport irrésolu à la transcendance ou des cahots de l’Histoire, les bâtiments religieux permettent les observations les plus variées. Les artistes se sont donc emparés de ce sujet, l’un pour exalter l’esthétique de ces monuments, l’autre pour raconter des transformations urbaines et sociales, pour questionner le fonctionnement de ces machines à faire croire, pour montrer l’irruption formelle de la modernité, pour chercher la trace d’une idée dans le béton, ou encore évoquer les souvenirs d’un front de guerre. Bref, si les théologiens décrivent l’architecture sacrée comme « un morceau d’espace fini qui nous protège de l’infini », pour les photographes du Ciel devant soi, c’est avant tout « une vraie source de vie quotidienne ». Avec : Eric Tabucchi, Fabrice Fouillet, Angèle Laissue, Cyril Porchet, David Spero, Christof Klute, Markus Brunetti, Aglaia Konrad

Du 2 juin au 17 septembre 2017

Aglaia Konrad

Aglaia Konrad, Concrete & Samples I Wotruba Wien, 16mm transferred to video, color, 4:3, no sound, BE, 2009, 13’37 »

Aglaia Konrad, Concrete & Samples II Blockhaus, film 16mm transféré sur DVD, couleur, 4:3, sans son, Belgique, 2009, 9′50″.

Aglaia Konrad, Concrete & Samples II Blockhaus, 16mm transferred to video, color, 4:3, no sound, BE, 2009, 9’50 »

Concrete & Samples I, II, III is a series of 16mm films on sculptural architecture. What the buildings and site in all films have in common is the idea of ‘architecture as sculpture’ and a very distinct use of concrete that seem to depart from the free form of the whole in a sculptural manner. In the absence of a traditional narrative, it is the space itself, that takes the role of the protagonist, while the camera proposes a narration through its travel and observation.
Blockhaus, the Eglise St.Bernadette-du-Banlay designed by Claude Parent and Paul Virilio in Nevers, France, has a compact form: monolithic, a cryptic building, a raw concrete bunker. Built upon a utopian idea, the inside with its ‘sureface oblique’ (two oblique ramps) creates a spatial dynamic in the matrix of time.
The church of Fritz Wotruba, in Vienna looks like an enlarged piece of abstract sculpture, a kind of three-dimensional synthetic cubist arrangement of 152 concrete blocks arranged vertically and horizontally, but asymmetrically, in which the narrow spaces produced in-between are made use of as windows and doors.

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La galerie de l’Hôtel de Ville de Chinon, dans une exposition pensée par Cindy Daguenet, revient sur plusieurs aspects importants de la langue de Rabelais : ses jeux de langage. Anagrammes, palindromes, exercices de styles, calembours, et aphorismes sont au programme d’une grande partie des œuvres présentées dans l’exposition. Mais pas seulement, puisque le langage et la sémantique depuis Un coup de dés jamais n’abolira le hasard de Stéphane Mallarmé, aux premières œuvres des futuristes et au recueil Calligrammes de Guillaume Apollinaire ouvrent une porte vers de nouvelles préoccupations artistiques et intellectuelles au début du 20 ème siècle. Le langage en tant que matière phonétique est pris à bras le corps par des artistes comme François Dufrêne, Joël Hubaut, Bernard Heidsieck et Gherasim Luca à travers des lectures performances. Une exposition riche de plus de 40 œuvres et 60 éditions originales de livres d’artistes. Cette exposition est un hommage à Rabelais, originaire du pays, et la richesse de notre langage.

Jacques Charlier

Jacques Charlier
Je m’appelle Barbara… 1974
Technique mixte sur papier, (14) x 21 x 29,7 cm

UNE NOTULE À PROPOS DE 14 DESSINS

 « Et j’ai entendu des blagues sur le modèle des super autoroutes transeuropéennes qui permettent de traverser la Belgique sans devoir s’arrêter, et des récits à propos des collectionneurs belges, comment ils arrivent à la foire de Cologne, avec leur chapeau, leurs gants et la liste des noms des artistes internationaux que l’on doit acheter, et comment ils affrètent un avion afin d’essayer d’acheter un Jan Dibbets de Leo Castelli»(1).  Ces phrases piquantes sont signées par Barbara Reise et sont publiées en exergue du catalogue tapuscrit d’un étonnant projet, radical comme il se devait, «Ooidonck 78», concocté par les galeristes Fernand Spillemaekers, Marc Poirier dit Caulier et le collectionneur André Goemine (2). En fait, Koen Braem et Dirk Pültau (3) rappellent que ce bon mot provient d’un texte que  Barbara Reise signe dans le numéro 970 de «Studio International – Journal of Modern» Art daté d’octobre 1974, consacré, entre autres sujets, à l’avant garde en Belgique (et dont la couverture est confiée à Marcel Broodthaers).  Dans ce texte titré «Incredible Belgium, Impressions»,  rappellent  Koen Braem et Dirk Pültau, Barbara Reise livre ses impressions sur la scène belge au travers de trois expositions de groupe qui se déroulent durant cette année 1974 : l’exposition organisée par Yves Gevaert au Palais des Beaux-Arts en tout début d’année et qui regroupe quelques pointures de l’art international  (Carl Andre, Marcel Broodthaers, Daniel Buren, Victor Burgin, On Kawara et Gerhard Richter), la 3e Triennale de Bruges qui figure en bonne place dans les « Photographies de Vernissages » de Jacques Charlier (et à laquelle celui–ci participe), ainsi que «Aspects de l’Art actuel en Belgique» qui est organisée à l’ICC d’Anvers durant l’été de la même année, exposition à laquelle participe également  Jacques Charlier. Si j’évoque le document – catalogue de «Ooidonck 78», c’est que j’y ai retrouvé, non signé et non daté, un texte relatif au travail de Charlier, traduit en néerlandais, publié dans la somme de documents écrits et/ou réunis par Fernand Spillemaekers (4) et qui, en fait, doit être attribué à Barbara Reise. En atteste les archives personnelles de Jacques Charlier.  En termes très simples et directs, ce texte évoque le parcours de Charlier, le tout béton de la Zone Absolue, le STP, le rock and roll, les paysages artistiques et les paysages professionnels, les références artistiques et le contexte, «cette ruine économique de la Wallonie et la solitude du géomètre». Barbara Reise a bien compris l’esprit, la solitude, les motivations de l’artiste,  sa «position excentrique», son goût de la liberté, sa nécessité intérieure d’être en phase avec le réel : « La biennale de Venise est un désert vide, écrit-elle, vide de sens, sans spectateurs, avec de l’art malade et idiot que nul n’intéresse. Mais Charlier et sa famille, qui vient à Venise, qui y va nager, manger ensemble dans des restaurants pas chers, avec des gens sympas, ah, ça c’est véritable et c’est sain. Et cette santé est présentée au monde de l’art comme un défi». Et Barbara Reise poursuit : «Ce qui compte pour Charlier, ce n’est pas l’acharnement solitaire de l’artiste, ou la valorisation, ou la définition des possibles, ce qui compte, ce sont les relations humaines immédiates, l’aventure, la présence hic et nunc de la vie véritable. De là cette fascination pour le monde de l’art, l’obsession de l’intrigue, la poésie des relations tactiques et stratégiques, la géographie du monde international de l’art».

Durant l’été 1974, alors que Barbara Reise rassemble ses impressions sur la scène belge au fil de ses pérégrinations, Jacques Charlier lui consacre un série de dessins, quatorze au total, évoquant ses origines américaines, son goût pour les voyages, l’écriture, la jungle de l’art, les pâtes italiennes, les fêtes et l’alcool, sa collaboration à «Studio International» et ses excentricités. Le dernier dessin représente Barbara Reise un corbeau sur la tête et un camembert dans le bec. Jacques Charlier fait référence à une œuvre bien connue de Marcel Broodthaers, « Le Corbeau et le renard », une oeuvre en passe de devenir un classique pour Barbara Reise : elle signe en effet deux mois plus tard (le dessin est daté d’août 1974)  un essai, «The Imagery of Marcel Broodthaers», dans la publication  « Catalogue-Catalogus »(5) qui accompagne l’exposition de Marcel Broodthaers au Palais des Beaux Arts de Bruxelles, toujours en 1974.

Rappelons que Barbara Reise, née en 1940, est originaire de Chicago. Elle étudie l’histoire de l’art au Wellesley College à New York, puis la peinture à Chicago. Elle défend son doctorat à la Columbia University, avant de rejoindre Londres en 1966 où elle poursuit son cursus au Courtauld Institute of Art. Ce doctorat, elle le consacre à Barnett Newman (Primitivism’ in the Writings of Barnett B. Newman: A Study in the Ideological Background of Abstract Expressionism).  En 1968, elle est nommée Senior Lecturer au Coventry College of Art and Design ; dès l’année suivante elle débute sa collaboration avec Studio International. Proche des artistes conceptuels et minimaux avec lesquels elle se sent parfaitement en phase quant à leurs positions sur la mercantilisation grandissante de la création contemporaine, elle écrira notamment sur Barnet Newman, Sol LeWitt, Gilbert & George, Art et Language, Jan Dibbets, Robert Ryman, Tony Shafrezi, On Kawara, Marcel Broodthaers et Sigmar Pölke. Barbara Reise se suicidera en 1978. Lynda Morris écrira à son sujet dans Studio International : «Nous devons accepter que dans notre petit monde de l’art, ou dans les mondes de l’art, un visage convenu,  le charme social, une mesquine vie tranquille et limpide comptent encore bien plus que l’excès de talent, de précision, d’érudition et d’implication émotionnelle dont Barbara était capable».(6)

1 « En ik had grappen gehoord over het voordeel van transeuropese surperautosnelwegen, zodat men door Belgïe kan rijden zonder te moeten stoppen, en voorhalen over Belgische verzamelaars, hoe ze op de Keulse Kunstmarkt aankomen met hoeden, handschoenen en lijsten van namen van internationale kunstenaars die men moet kopen, en hoe ze een vliegtuig  charteren en proberen een Jan Dibbets van Leo Castelli te kopen »

2 Ooidonck 1978 projekt, Belgische Kunst 1969-1977. Comité de travail : Fernand Spillemaeckers, Marc Poirier dit Caulier, André Goemine. Documentation rassemblée par Marc Poirier dit Caulier.

3 Koen Brams, Dirk Pültau, De mythologisering van de Belgische kunst, De Witte Raaf, 2005

4 Ooidonck 1978, pp 53 et suivantes

5 Marcel Broodthaers : Catalogue – Catalogus. 1974.  Exhibition catalogue. Artist publication.  77 pages. Texts in French-Flemish-English-German by K.J. Geirlandt, M. Broodthaers, in German-French-Flemish by J. Herbig, A. Zweite, in English-French-Flemish by B. Reise, in German-French-Flemish by M. Oppitz, interview by I. Lebeer in French-Flemish. Black/white and colored reproductions. Wrappers. 30.3 x 23.3 cm. Show at the Palais des Beaux-Arts, Brussels, Belgium, October 27 – November 3, 1974. Société des Expositions du Palais des Beaux-Arts, Brussels, Belgium, 1974.

6 Les archives de Barbara Reise sont déposées à la Tate Moderne qui lui a consacré une journée d’étude en 2003 à l’occasion de la rétrospective Barnet Newman organisée par le musée.

Jacques Charlier

Jacques Charlier

Le roman photo.(…) En fait, ce «genre» ne peut qu’intéresser Charlier, parce qu’il est en effet mineur, populaire, qu’il provient des «bas-fonds de la grande culture» pour reprendre le discours un peu pompier de Roland Barthes. Et ne nous méprenons pas, il ne s’agira nullement pour Jacques Charlier de trouver des aspects novateurs, voire d’avant-garde au roman-photo, façon Sophie Calle par exemple, ni même de renouveler le genre, tel que le fit Suky Best dans les années 90, revisitant dans ses «Photo-Love», les déclinaisons mécaniques de la formule du roman sentimental illustré à destination du public féminin. Il ne s’agira pas plus de tourner le roman-photo en dérision. Si charge parodique il y a, elle est sans aucun doute ailleurs, plutôt dans le rapport qu’entretient Charlier avec le futur récipiendaire de l’œuvre. C’est l’indice sociologique qui intéresse Charlier et surtout, la notion de déplacement. Déplacer dans ce petit monde dit de l’art contemporain, qu’il fréquente et où il agit, un genre qui est parfaitement étranger à cette société et ses pratiques, là même où on qualifierait très certainement ce genre de dérisoire, sot, vulgaire et dialogique, pour reprendre la rhétorique barthienne. Jacques Charlier, a déjà éprouvé cette méthode de déplacement et agit comme il le fit pour ses réalités socio – professionnelles, – les documents du S.T.P, les paysages professionnels, la musique façon Elvis du collègue Rocky Tiger, comme il le fit aussi via ses planches de dessins d’humour. Pour Charlier, il s’agira toujours de chercher le potentiel indiciel de ce qu’il met en œuvre, l’indice sociologique révélé par le déplacement de l’objet lui-même, d’amont en aval et inversement, tant dans ce monde de l’art que dans la société en général. Charlier, en plus, s’est toujours refusé à tout style, celui qui permet pourtant cette identification immédiate si attendue par le marché de l’art et s’est toujours promis d’utiliser tous les média, du moment que l’art soit au service de l’idée.(…)

Jacques Charlier

Jacques Charlier
Problème de mur, 1974
Photos Sketch, 6 photographies NB rehaussées à l’encre, (6) x 30 x 40 cm

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Aglaia Konrad et Pol Pierart ont été sélectionnés par le website Turning Photography, mis en ligne à l’occasion du solo de Dirk Braeckman au Pavillon belge de la 57e biennale de Venise.

Aglaia Konrad

Shaping Stones, 2016
25 b/w digital prints pasted on wall
482 × 722 cm
From A to K, Museum M, Leuven, Belgium, 2016

Pol Pierart

Sans titre (Sauter au plafond), 2000
Photographie NB, tirage argentique sur papier baryté, 9,8 × 14,2 cm
Edition 10/10

Flanders Arts Institute, Wallonia-Brussels Federation, BOZAR – Centre for Fine Arts Brussels, FOMU – Fotomuseum and M – Museum Leuven are happy to announce an online special on Belgian contemporary photography in the framework of the Belgian Pavilion at the 57th Venice Biennale

Turning Photography: exploring the edges of Belgian contemporary photography
turningphotography.be
Dirk Braeckman’s selection for the Belgian Pavilion at the 57th Venice Biennale prompted us to turn the spotlight on some of the most audacious artists working in the medium of photography in Belgium today. Their self-reflexive attitude has led to new and daring attempts to redefine the possibilities of the photographic system. Turning Photography unfolds a curated selection of artists’ portraits and essays by prominent critics.

Next to a broad selection of older, more established artists and photographers, Turning Photography focuses on a generation of up-and-coming photographers and visual artists. Their work has been chosen because of its candour and lack of reverence towards more conventional photographic practices.

Turning Photography features a series of commissioned essays and interviews by renowned critics as well as a selection of portraits of artists whose work leads to an experimental exploration and critical re-evaluation of the role of the photographer in the broader field of contemporary visual art and culture. Turning Photography offers an insight into the different positions of artists that exemplify today’s tendency to take the medium to the edges.

With artists’ portraits of Sammy Baloji, Charif Benhelima, David Bergé, Thomas Bernardet, Sébastien Bonin, Dirk Braeckman, Marie José Burki, Tom Callemin, Alexandre Christiaens, David Claerbout, Collectif La Grotte, Michel Couturier, Bert Danckaert, Katrien De Blauwer, Marc De Blieck, Anne De Gelas, Philippe De Gobert, Arnaud De Wolf, Vincent Delbrouck, Lot Doms, Patrick Everaert, Gilbert Fastenaekens, Lara Gasparotto, Agnès Geoffray, Geert Goiris, Liesbet Grupping, Solal Israel, Jan Kempenaers, Stephanie Kiwitt, Aglaia Konrad, Pierre Liebaert, Charlotte Lybeer, Chantal Maes, Katja Mater, Michel Mazzoni, Ria Pacquée, Pol Pierart, Max Pinckers, Benoit Platéus, Sébastien Reuzé, Bruno V. Roels, Stéphanie Roland, Dominique Somers, Jean-François Spricigo, Ana Torfs, Egon Van Herreweghe, Sine Van Menxel, Yoann Van Parys, Els Vanden Meersch, Wim Wauman, Sarah Westphal.

With essays by Steven Humblet, Danielle Leenaerts, Anne-Françoise Lesuisse, Arjen Mulder and Joachim Naudts.

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A l’occasion du finissage de l’exposition « Résonances »,
la galerie Nadja Vilenne a le plaisir de vous convier à assister à la performance de

Pit Therre

Au programme :

« Ligaturen », 2017

Mit fließenden Übergängen. Für Klangerzeuger und einen Vorhang
Avec des transitions en douceur. Pour un générateur de son et un rideau

« Quadro-Phonie », 2016

Für 4 mal 16 gleiche Instrumente, 4 Lautsprecherattrappen, 4 Musiker
Pour quatre fois les mêmes instruments, 4 haut parleurs factices, 4 musiciens

« Takt – voll », 2017

Wandelkonzert für Schlagzeuger – Instrumentarium: 34 hängende Rohre
Concert Promenade pour un percussionniste – Instrumentarium: 34 tubes suspendus

Interprètes : Gereon Bründt, Stefan Hölker, Dieter Kaletta, Björn Kiehne, Stefan Otto-Bach, Pit Therre.
Une production du TAM, Theater am Marienplatz, Krefeld-Fischeln

Une proposition – invitation de Suchan Kinoshita

Le samedi 27 mai 2017 à 20 heures
Finissage de l’exposition « Résonances » dès 18h

Pit Therre, dans une vidéo de Suchan Kinoshita

Producteur de théâtre et metteur en scène, conférencier, pianiste et virtuose du bandonéon, Pit Therre a fondé et dirige le TAM, Theater am Marienplatz, une institution privée située dans une ancienne école communale à Krefeld en Allemagne. Le TAM, fondé en 1976, fut l’ensemble de référence de Mauricio Kagel, depuis sa fondation et jusqu’à la disparition du Maître en 2008. De très nombreuses pièces de Kagel et de son élève Carola Bauckholt, qui fut elle-même membre du TAM de 1976 à 1984, ont été créée au Theater am Marienplatz.

Véritable laboratoire de la musique expérimentale et du texte, croisant les approches performatives, le TAM est depuis plus de quarante ans une plateforme importante de création, parallèle à la Musikhochschule de Cologne. TAM a, au fil des ans produit des oeuvres de Gerhard Rühm, compositeur viennois et artiste visuel, inspiré par August Stramm, Kurt Schwitters, Gertrude Stein, ou Carl Einstein, du poète Ernst Jandl, des compositeur Karlheinz Stockhausen et Urs Peter Schneider Bieler. Côté textes, le Tam mit en scène Urs Widmer, Tiziano Scarpa, René de Obaldia, Samuel Beckett et bien d’autres.

TAM œuvre dans la discrétion et l’exigence. Une dizaine d’interprètes, sans compter les artistes invités, animent le lieu. L’amateur rallie le théâtre le vendredi soir, y découvre des expositions, passe au bar foyer où se déroulent parfois des lectures et performances, y découvre épinglé au mur l’impressionnant archivage d’affiches et invitations qui jalonnent l’activité de ce lieu quadragénaire, avant de pénétrer dans la salle de spectacle. L’écot à payer est symbolique. On est là, comme à la maison ou presque et les discussions d’après spectacle se poursuivent loin dans la nuit. Cette discrétion est toute relative : le TAM jouit d’une importante réputation internationale et s’est produit à Paris, Tel Aviv, Turin, Lille, Zurich, Vienne, Aix en Provence. Il fut invité à la Biennale de Venise, à la Biennale de Berlin pour la musique contemporaine. Au festival du Printemps des Arts de Monaco, en 2007, TAM interpréta et enregistra « Acustica », une œuvre de Mauricio Kagel composée entre 1968 et 1970, sans aucun doute l’une des œuvres les plus radicales du musicien, dans laquelle sa volonté constante d’échapper aux contraintes et conventions de la performance musicale traditionnelle l’a amené a explorer une vaste, étonnante et singulière gamme de sources sonores.

Sur une proposition de Suchan Kinoshita, qui elle-même a suivi l’enseignement de Kagel à la Musikhochschule de Cologne, avant de collaborer avec TAM où elle a produit et produit encore œuvres et performances, la galerie Nadja Vilenne a le plaisir d’accueillir le Theater am Marienplatz pour trois créations récentes de Pit Therre : « Ligaturen » (2017), une pièce avec des transitions en douceur, pour un générateur de son et un rideau (Mit fließenden Übergängen. Für Klangerzeuger und einen Vorhang), « Quadro-Phonie » (2016), pour quatre fois les mêmes instruments, 4 haut parleurs factices, 4 musiciens (Für 4 mal 16 gleiche Instrumente, 4 Lautsprecherattrappen, 4 Musiker) et « Takt – voll » (2017), concert Promenade pour un percussionniste. Instrumentarium: 34 tubes suspendus (Wandelkonzert für Schlagzeuger – Instrumentarium: 34 hängende Rohre)

Pit Therre sera accompagné par Gereon Bründt, Stefan Hölker, Dieter Kaletta, Björn Kiehne et Stefan Otto-Bach.

Jacques Lizène

Jacques Lizène, Marcel Duchamp croisé François Rabelais, technique mixte, 2017

Jacques Charlier, Jacques Lizène, Pol Pierart et Raphaël Van Lerberghe participent tous les quatre à l’exposition « La Comédie du Langage », organisée à la galerie de l’Hôtel de Ville de Chinon (Loire), en hommage à François Rabelais. Vernissage ce 20 mai, exposition jusqu’au 15 octobre 2017. Commissariat : Cindy Daguenet.

La galerie de l’Hôtel de Ville revient sur plusieurs aspects importants de la langue de Rabelais : ses jeux de langage. Anagrammes, palindromes, exercices de styles, calembours, et aphorismes sont au programme d’une grande partie des œuvres présentées dans l’exposition. Mais pas seulement, puisque le langage et la sémantique depuis Un coup de dés jamais n’abolira le hasard de Stéphane Mallarmé, aux premières œuvres des futuristes et au recueil Calligrammes de Guillaume Apollinaire ouvrent une porte vers de nouvelles préoccupations artistiques et intellectuelles au début du 20 ème siècle. Le langage en tant que matière phonétique est pris à bras le corps par des artistes comme François Dufrêne, Joël Hubaut, Bernard Heidsieck et Gherasim Luca à travers des lectures performances. Une exposition riche de plus de 40 œuvres et 60 éditions originales de livres d’artistes. Cette exposition est un hommage à Rabelais et la richesse de notre langage.
Avec : Marcel Duchamp, Angelo Rognoni, Jean Dupuy, Francine Flandrin, Art & Language, Sammy Engramer, Pol Pierart, Anabelle Hulaut, François Dufrêne, Bernard Heidsieck, Olga Adorno, Raphael Van Lerberghe, Jacques Lizène, Christian Xatrec, François Morellet, Patrice Lerochereuil, Jacques Charlier, Zhuo Qi, Joël Hubaut, Gil Joseph Wolman, Jacques Halbert, Raymond Hains et des éditions originales de : Raymond Roussel, Alfred Jarry, Stéphane Mallarmé, Roland Topor, Raymond Queneau, Francis Picabia, F. T Marinetti, Maurice Lemaitre, Isidore Isou, Joël Hubaut, Marcel Duchamp, Jean Epstein, Robert Desnos, Claude Closky, Dan Graham, Henri Chopin, Joseph Kossuth, Robert Filliou, Juliette Roche, …

Pol Pierart

Pol Pierart, Aureboire,technique mixte sur carton, sd. Collection Province de Liège, ancienne collection du Cirque Divers.

Toujours à Chinon, rabelaisienne cité du vin, au musée du Carroi cette fois, c’est Marie Zolamian qui expose en contrepoint de l’exposition « Paroles à boire », très belle sélection de verres à boire de l’Antiquité à nos jours des collections du Grand Curtius à Liège, la deuxième plus grande collection au monde après celle du Musée Corning dans l’Etat de New York. Les verres sont issus de divers pays avec, comme points forts, les verres vénitiens ou réalisés à la façon de Venise, le cristal de Bohême ainsi que les œuvres d’époque Art nouveau ou Art Déco.

coupe syrienne, musée du Grand Curtius

Coupe syrienne, 13e siècle, musée du Grand Curtius Liège.

Dans notre idée de présenter un parcours chronologique sur l’histoire du verre à vin de ses origines à nos jours dans toutes les vitrines du troisième étage du musée, il nous paraissait important d’accorder de la place à une artiste de notre époque pour offrir au public un dispositif constitué de deux séries d’œuvres sur papier et d’une vidéo sur la thématique de l’eau et du vin. Marie Zolamian utilise dans ses œuvres, sa mémoire et ses origines mais également des expériences et des rencontres qu’elle a pu faire ses dernières années notamment lors d’une résidence à Birzeit en Palestine. La série « A servir » présente une procession de femmes parées de coupes, d’aiguières, de flacons remplis de liquides : rouge, bleu ou ocre. Alanguies sur une jarre, accroupies sur un tapis avec un flacon dans leurs mains, puisant l’eau dans un puits au beau milieu d’une oasis, les femmes sont au centre de cette série, à la fois servantes et prêtresses. Le titre « A servir » joue sur ce double sens puisqu’il laisse entendre le mot « asservir », être réduit à la servitude, ce que tout au long de notre histoire les hommes et les textes sacrés imposeront aux femmes.

Marie Zolamian

Marie Zolamian
Sans titre, de la série A Servir, 2013
gouache sur papier, 21 x 13,5 cm

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Marie Zolamian

Marie Zolamian
Cerbère, 2017
huile sur toile marouflée sur panneau, 43 x 31 cm

Marie Zolamian

Marie Zolamian
Interlope, 2017
huile sur toile marouflée sur panneau, 43 x 31 cm

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Aglaia Konrad

Aglaia Konrad

Aglaia Konrad
Undecided frames, 2016 (Porto 2011) colors photography, 41 x 54 cm.Edition 1/1

Aglaia Konrad

Aglaia Konrad

Aglaia Konrad
Undecided frames, 2016 (Creteil 1999) colors photography, 41 x 54 cm. Edition 1/1

(…) In refusing to choose, Konrad also reclaims her position as an intermediary between image and viewer. Bringing the differences between the two images (however small they might be) to the notice of the viewer, she makes clear that every photographic image is the result of her subjective choices. Moreover, by naming these double takes « undecided » she manoeuvres the viewer into a situation he normally never has to deal with, the moment of choosing being a solitary moment, safely hidden from the prying eyes of the public. Now the question of choosing becomes our problem: are we supposed to make the choice Konrad didn’t want to make? Maybe, but for us, this idea of choosing is even more senseless than it was for her, because we have no stake in this choice. The only option we are left with is to nod our head from left to right (and back again), searching in vain for a way out of this either/both/neither dilemma. We find ourselves forever stuck in the impossible logic of the photographic system. (…)

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Pol Pierart

Pol Pierart
Sans titre (La ville que c’est en béton), 1998
Photographie NB, tirage argentique sur papier baryté, 9,8 x 14,2 cm Edition 10/10. Exemplaire 3/10

Pol Pierart

Pol Pierart
Sans titre, 2008
Photographie NB, tirage argentique sur papier baryté, 9,8 x 14,2 cm Edition 10/10. Exemplaire 2/10

Pol Pierart

Pol Pierart
Sans titre (Ca fait du bien d’oter ses choses sûres), 1998 Photographie NB, tirage argentique sur papier baryté, 9,8 x 14,2 cm Edition 10/10. Exemplaire 1/10

Pol Pierart

Pol Pierart
Sans titre ( Prisons), 2008
Photographie NB, tirage argentique sur papier baryté, 9,8 x 14,2 cm Edition 10/10. Exemplaire 3/10

Pol Pierart

Pol Pierart
Sans titre (Utile), 2005
Photographie NB, tirage argentique sur papier baryté, 9,8 x 14,2 cm Edition 10/10. Exemplaire 3/10

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Pol Pierart

Pol Pierart
Sans titre (Noir c’est boire), 2007
Photographie NB, tirage argentique sur papier baryté, 9,8 x 14,2 cm Edition 10/10. Exemplaire 3/10

Pol Pierart

Pol Pierart
Sans titre (En char et en os), 2006
Photographie NB, tirage argentique sur papier baryté, 9,8 x 14,2 cm Edition 10/10. Exemplaire 1/10

Pol Pierart

Pol Pierart
Sans titre (Sauter au plafond), 2000
Photographie NB, tirage argentique sur papier baryté, 9,8 x 14,2 cm Edition 10/10. Exemplaire 5/10

Pol Pierart

Pol Pierart
Sans titre ( si la mort c’est le néant, c’est toujours mieux que rien), 2008 Photographie NB, tirage argentique sur papier baryté, 9,8 x 14,2 cm Edition 10/10. Exemplaire 3/10

Pol Pierart

Pol Pierart
Sans titre (Tabous les morts), 2001
Photographie NB, tirage argentique sur papier baryté, 9,8 x 14,2 cm Edition 10/10. Exemplaire 3/10

Pol Pierart

Pol Pierart
Sans titre (Terre à taire), 2007
Photographie NB, tirage argentique sur papier baryté, 9,8 x 14,2 cm Edition 10/10. Exemplaire 2/10

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Jacques Charlier
– Liège (B), Résonances (part 2), galerie Nadja Vilenne, jusqu’au 3 juin 2017
– Leuven (B), entrer nous quelque chose se passe, Musée M @ Bibliotheek Rechtsgeleerdheid KUL, 17 mars – 9 juillet 2017
– Brugge (B), Between Earth and Heaven II, A tribute to Willy Van den Bussche, Huis De Lombard, jusqu’au 25 juinv 2017
– Chinon (F), Paroles à boire, musée Le Carroi, du 20 mai au 13 novembre 2017

Olivier Foulon
– Bruxelles (B), Le Musée Absent, Wiels, du 20 avril au 13 août 2017

Alevtina Kakhidze
– Liège (B), Résonances (part 2), galerie Nadja Vilenne, jusqu’au 3 juin 2017
– Antwerpen (B), Conversations urgentes : Anvers – Athènes, Partie I: La pensée visuelle, Muhka, du 28 avril au 3 septembre 2017

Suchan Kinoshita
– Maastricht (Nl), Illusion and Revelation. From the collection of the Bonnefantenmuseum. Bonnefantenmuseum, du 24 décembre au 27 novembre 2017

Aglaia Konrad
– Mechelen (B), Copy – Construct, CC. Mechelen, 25 mars – 4 juin 2017
– Dortmund (D), he Brutalism Appreciation Society, HMKV Dortmund, 8 avril – 24 septembre 2017

Charlotte Lagro
– Liège (B), Résonances (part 2), galerie Nadja Vilenne, jusqu’au 3 juin 2017
– Maastricht (Nl), Look at me and see what I could not (yet) see, Bonnefantenmuseum, du 21 avril au 24 septembre 2017

Sophie Langohr
– Liège (B), Résonances (part 2), galerie Nadja Vilenne, jusqu’au 3 juin 2017

Jacques Lizène
– Liège (B), Résonances (part 2), galerie Nadja Vilenne, jusqu’au 3 juin 2017
– Chinon (F), Paroles à boire, musée Le Carroi, du 20 mai au 13 novembre 2017

Emilio Lopez-Menchero
– Liège (B), Résonances (part 2), galerie Nadja Vilenne, jusqu’au 3 juin 2017

Jacqueline Mesmaeker
– Liège (B), Résonances (part 2), galerie Nadja Vilenne, jusqu’au 3 juin 2017

Benjamin Monti
– Liège (B), Résonances (part 2), galerie Nadja Vilenne, jusqu’au 3 juin 2017

John Murphy
– Liège (B), Résonances (part 2), galerie Nadja Vilenne, jusqu’au 3 juin 2017

Pol Pierart
– Liège (B), Résonances (part 2), galerie Nadja Vilenne, jusqu’au 3 juin 2017
– Chinon (F), Paroles à boire, musée Le Carroi, du 20 mai au 13 novembre 2017

Valérie Sonnier
– Liège (B), Résonances (part 2), galerie Nadja Vilenne, jusqu’au 3 juin 2017
– Annemasse (F), Villa du Parc, Première étoile, dernier flocon, Villa du Parc centre d’art contemporain, du 1er avril au 10 juin 2017

Raphaël Van Lerberghe
– Liège (B), Résonances (part 2), galerie Nadja Vilenne, jusqu’au 3 juin 2017
– Chinon (F), Paroles à boire, musée Le Carroi, du 20 mai au 13 novembre 2017

Marie Zolamian
– Liège (B), Résonances (part 2), galerie Nadja Vilenne, jusqu’au 3 juin 2017
– Chinon (F), Paroles à boire, Musée le Carroi, 25 mars – 13 novembre 2017

Urgent Conversations: Antwerp – Athens, Part I: Thinking VisuallyM HKA, Antwerpen

28 April 2017 – 25 June 2017

Last year, M HKA was invited by EMST in Athens for the opening exhibition in the new museum building. Today, Urgent Conversations: Antwerp – Athens forms the second part of this collaboration in which a number of dialogues between works from the two collections will be resumed. The urgency is to be found, not only at the level of the content, but also in a practice – the dialogic – which is symmetrical in its nature.
At first sight, Athens and Antwerp are extremes in today’s Europe. In any case, both cities have each in their own way contributed to Europe’s cultural fabric. The major lines of our social organisation stem from Athens, as well our idea of art. As for Antwerp, it is one of the key cities of the early modern era, a centre of research and thought, the city where Utopia was written and the first art market was created.
Urgent Conversations: Antwerp – Athens is built from the bottom up. A work of an artist from Belgium and a Greek artist’s work are linked. Starting from here, a subject arises. This theme will be further tested and enriched by adding a third work, creating thematic clusters – each time featuring three artists. The concept embodies the belief that art works can constantly raise new insights and thus encourage the dialogue that forms the social basis for our societal thinking.

#1 Thinking Visually
The notion of visual thinking was strongly apparent in the works of Anne-Mie Van Kerckhoven, Alevtina Kakhidze and Bia Davou.

Thinking can also take place in visual registers; complex ideas, emotions and situations can be expressed clearly and holistically by visual means combining primordial pre-linguistic reasoning and sophisticated media literacy. The primacy of codification into signs and symbols has been reversed by digital media allowing for immediate creation and exchange of images. Visual art is an outcome of the mental capacity of visual thinking.
Van Kerckhoven offers her services as a ‘head-nurse’; she believes visual art – as a form of thinking – may have a healing role in a world grounded in images. Kakhidze likewise takes drawing as a primary mode of thinking. Here, it is the backdrop for samples – selected by the EMST staff – of the three types of ‘news’ she made for the 6th Moscow Biennale (2015), were she produced every day “past news” (mainly about the war in Ukraine) “present news”, about what was happening around the biennale, and “future news”, a horizon of hope. Davou departs in an associative journey from serial structures based on mathematic sequences that transform into sails and Homeric references.

Alevtina Kakhidze

 

Alevtina Kakhidze
2015
Installation, variable dimensions .
Materials: mixed media
Collection: Collection M HKA, Antwerp.

Alevtina Kakhidze was born in eastern Ukraine. Having lived in Kiev and Muzychi (Central Ukraine) since 1995, with the exception of two years research term at the Jan Van Eyck Academy in Maastricht (2004-2006) she declares about her multi-level culture identity; which includes parts of Ukrainian, Georgian and West European mentalities. She inherited Georgian surname from her father, and was raised within Russian culture, in its Soviet incarnation. The art practice of Kakhidze is based on personal experiences and imagination, talking about consumer culture, gender, love, culture of protest, experience of war, plants and everyday life, plants and dogs. Kakhidze has been an active and visible supporter of Maidan movements during winter 2013-2014. Information war between Ukraine and Russia, West and East, together with her multivalent personal biography, formed the complex basis of her work for Manifesta 10 Where The Wild Things Are. Last year, in the summer of 2015 Alevtina Kakhidze researched The Soviet-Finnish War, also called The Winter War, during a residency in HIAP, in order to create a link to contemporary situation in the East Ukraine with its military involvement of Russia there. In 2015 Alevtina Kakhidze also participated in the 6th Moscow Biennale.

Alevtina Kakhidze broadcasted last year a three video-channel news from VDNKh pavilion every day during the ten days of the Moscow biennial. At midday there was the Future News broadcasted, which was all about vision. In the afternoon there was the Present News, about events happening at that moment in VDNKh. The Past News in the evening was based on a text about Strawberry Andreevna, who lives in Zhdanovka, a small town to the northeast of Donetsk that has seen some of the heaviest fighting in the war in 2014.

Alevtina Kakhidze

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Jacques Charlier participe à l’exposition d’hommage rendu à Willy Van Den Bossche, fondateur dru musée d’art contemporain d’Ostende. Between earth and heaven II, a tribune to Willy Van Den Bussche. Huis de Lombard, Brugge, à l’initiative de PAK, platform votre actuelle kunst.Jusqu’au 25 juin 2017
Charlier montre pour l’occasion deux toiles produites en 2001 en préparation à Beaufort, Kunst aan Zee 2003, exposition multi-sites, également initiée par Willy Van Den Bossche.

Jacques Charlier

Jacques Charlier

Jacques Charlier, Life is beautiful, 2001

Jacques Charlier

Jacques Charlier, Welcome to Belgian Beach, 2001

 

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Gilbert De Bontridder

Gilbert De Bontridder

Charlotte Lagro et le collectif Studio Oneindigheid (Charlotte Lagro, Chaim van Luit, Joep Vossebeld), participent à l’exposition d’hommage à Gilbert De Bontridder au Bonnenfantenmuseum à Maastricht.

Look at me and see what I could not (yet) see
21.04.2017 – 24.09.2017

Gilbert De Bontridder through the eyes of: Sara Bachour & Joep Linssen; Maarten Davidse & Simon Weins Studio Oneindigheid (Charlotte Lagro, Chaim van Luit, Joep Vossebeld) Tim Rutten & Roel Punsters and Krist Gruijthuijsen.Curators: Paula van den Bosch & Joep Vossebeld

Recently, Magda De Bontridder donated a series of works by her husband, Gilbert De Bontridder, to the Bonnefantenmuseum. In 2017, the annual Gilbert De Bontridder Award will be presented for the twentieth time, at the Maastricht Academy of Fine Arts and Design (MAFAD). The occasion has prompted an exhibition that focuses on the artist and on the recipients and organiser of the award.
Look at me and see what I could not (yet) see presents a concise overview of works by Gilbert De Bontridder in an unusual setting. Nine recipients of his award have adopted fragments of De Bontridder’s work and, through video and sound works, continue where his oeuvre prematurely left off twenty years ago.
The starting point for this collaboration is collage, which forms a central theme in De Bontridder’s work. The artists studied his paintings and writings in depth and found valuable details and shortcomings, or came up against unexpected similarities with their own work. The exhibition is the result of this process of adoption, and in its totality can also be seen as a collage: Cutting, sticking, ruminating and reanimating.
The painter Gilbert De Bontridder (1944 Sint-Genesius-Rode – 1996 Maastricht), who was originally from Belgium, played a pivotal role in the Maastricht art scene, following his appointment as a teacher at the Academies of Fine Art Maastricht, in 1985. On his death in 1996, Gilbert De Bontridder left behind an oeuvre of paintings and collages, some monumental works in Maastricht and its vicinity, and a series of publications and writings on painting. Since 1997, the MAFAD has been presenting the annual Gilbert De Bontridder Award to a graduate whose work operates on the borderline between practice and theory.

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Art Brussels

Art Brussels

Suchan Kinoshita

Suchan Kinoshita
Couple, 2009
Technique mixte, 54 x 13 x 11 cm, 200 x 13 x 5 cm

Alevtina Kakhidze

Alevtina Kahkidze
Her garden, mixed media, 2017

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Art Brussels

Art Brussels

Art Brussels

Olivier Foulon
Sans titre (The [Absent] Museum /Le Musée [Absent] / Het [Afwezige] Museum), 2017
Copies laser marouflées sur toile, 80 x 100 cm

Art Brussels

Jacqueline Mesmaeker
Yang Tse Kiang, 2017
Collage sur papier, 43 x 21 cm

art Brussels

Walter Swennen
Remake I.M.M.Zimmer, 1987
Huile, laque et pastel sur toile, 60 x 58 cm

Art Brussels

Art Brussels

John Murphy Abstinence from the Image: An anatomy of …emptiness, 2006 Photographic print 186 x 231 cm

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