Performance réalisée par Pit Therre et le TAM, Theater am Marienplatz (Krefeld), à la galerie le 27 mai dernier à l’occasion du finissage de l’exposition Résonances. Un film en trois extraits des 3 performances, réalisé par Charlotte Lagro.

« Ligaturen », 2017

Mit fließenden Übergängen. Für Klangerzeuger und einen Vorhang
Avec des transitions en douceur. Pour un générateur de son et un rideau

« Quadro-Phonie », 2016

Für 4 mal 16 gleiche Instrumente, 4 Lautsprecherattrappen, 4 Musiker
Pour quatre fois les mêmes instruments, 4 haut parleurs factices, 4 musiciens

« Takt – voll », 2017

Wandelkonzert für Schlagzeuger – Instrumentarium: 34 hängende Rohre
Concert Promenade pour un percussionniste – Instrumentarium: 34 tubes suspendus

Interprètes : Gereon Bründt, Stefan Hölker, Dieter Kaletta, Björn Kiehne, Stefan Otto-Bach, Pit Therre.
Une production du TAM, Theater am Marienplatz, Krefeld-Fischeln

Une proposition – invitation de Suchan Kinoshita

chantier d'été

Vue d’exposition, Antoine Nessi, Loïc Moons, Agende ED (Société offshore Chiffonniers)

Antoine Nessi, Loïc Moons

Antoine Nessi, Loïc Moons

Antoine Nessi
Bulles spéculatives, 2017
Résine polyester, fibre de verre, (4) x 120 x 50 x 50 cm

Loïc Moons
Sans titre, 2016
Huile et émail sur toile, 210 x 205 cm

Loïc Moons

Loïc Moons
Sans titre, 2016
Huile et émail sur toile, 230 x 190 cm

Antoine Nessi, Agence ED

Antoine Nessi, Agence ED

Vues d’exposition, Antoine Nessi, Agence ED (Société offshore Chiffonniers)

Agence ED

Agence ED (société offshore Chiffonniers)
ENT * Max green, 2017
Peinture au couteau sur bâche, 195 x 298 cm

Agence ED

Agence ED (société offshore Chiffonniers)
SEP project * Fluo yellow, 2017
Peinture au couteau sur bâche, 180 x 180 cm

Antoine Nessi

Antoine Nessi
Bulles spéculatives, 2017
Résine polyester, fibre de verre, (4) x 120 x 50 x 50 cm

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Jacques Charlier
– Leuven (B), entre nous quelque chose se passe, Musée M @ Bibliotheek Rechtsgeleerdheid KUL, 17 mars – 9 juillet 2017
– Chinon (F), La Comédie du Langage, galerie de l’hôtel de Ville, du 20 mai au 15 octobre 2017
– Liège (B), La leçon d’anatomie, Musée de la Boverie, Liège, du 21 juin 17 septembre 2017

Olivier Foulon
– Bruxelles (B), Le Musée Absent, Wiels, du 20 avril au 13 août 2017

Alevtina Kakhidze
– Antwerpen (B), Conversations urgentes : Anvers – Athènes, Partie I: La pensée visuelle, Muhka, du 28 avril au 3 septembre 2017
– Den Hagen (Nl), Post-Peace, Nest, du 20 mai au 26 juillet 2017

Suchan Kinoshita
– Maastricht (Nl), Illusion and Revelation. From the collection of the Bonnefantenmuseum. Bonnefantenmuseum, du 24 décembre au 27 novembre 2017

Aglaia Konrad
– Dortmund (D), he Brutalism Appreciation Society, HMKV Dortmund, 8 avril – 24 septembre 2017
– Toulouse (F), Le ciel devant soi, photographie et architecture religieuse, 2 juin au 17 septembre 2017

Charlotte Lagro
– Maastricht (Nl), Look at me and see what I could not (yet) see, Bonnefantenmuseum, du 21 avril au 24 septembre 2017

Sophie Langohr
– Liège (B), La leçon d’anatomie, Musée de la Boverie, Liège, du 21 juin 17 septembre 2017

Jacques Lizène
– Chinon (F), La Comédie du Langage, galerie de l’hôtel de Ville, du 20 mai au 15 octobre 2017
– Liège (B), La leçon d’anatomie, Musée de la Boverie, Liège, du 21 juin 17 septembre 2017

Emilio Lopez Menchero
– Varsovie (P), Wobec Pokityki/Angesichts der Politik, Österreichisches Kultur Forum, 23 juin – 11 août 2017

Benjamin Monti
– Liège (B), La leçon d’anatomie, Musée de la Boverie, Liège, du 21 juin 17 septembre 2017
– Roubaix (F), SUMO-MONTI, La Danseuse, La Belle époque (arts contemporains), du 1er au 8 juillet 2017

Pol Pierart
– Chinon (F), La Comédie du Langage, galerie de l’hôtel de Ville, du 20 mai au 15 octobre 2017

Raphaël Van Lerberghe
– Chinon (F), La Comédie du Langage, galerie de l’hôtel de Ville, du 20 mai au 15 octobre 2017

Marie Zolamian
– Chinon (F), Musée le Carroi, 25 mars – 13 novembre 2017
– Liège (B), La leçon d’anatomie, Musée de la Boverie, Liège, du 21 juin 17 septembre 2017

Antoine Nessi, Agence ED

Chantier d’été, vue d’exposition, Antoine Nessi, Agence ED (société offshore Chiffonniers)

Il y a des expositions qui peuvent, très vite, s’accorder de géométries très variables. La galerie accueillait à la mi-juin Martin Chaumont et Loïc Moons, deux jeunes peintres liégeois, à l’occasion de leur jury de fin d’année et de fin d’études à l’Ecole supérieure des Arts de la Ville de Liège. Les voici rejoints, deux semaines plus tard, par quelques autres jeunes artistes. Il y a là Piera Fontaine, qui comme Martin Chaumont et Loïc Moons, quitte également l’Académie des Beaux-Arts de Liège, diplôme – et journal intime – sous le bras. D’autres horizons proviennent Letizia Romanini, Jot Fau et Antoine Nessi. Letizia Romanini (1980) est originaire d’Esch sur Alzette au Luxembourg, elle vit et travaille à Strasbourg. Jot Fau (1987) est belge, mais elle a fait ses études à Marseille. Antoine Nessi (1985) vit et travaille à Dijon.
Tous trois viennent de terminer une résidence au RAVI, Résidences Ateliers Vivegnis International, à quelques encablures de la galerie. Quelques-unes des œuvres qu’ils ont produites durant ce séjour de trois mois ont ainsi trouvé une nouvelle villégiature d’été. Enfin, durant sa résidence, Antoine Nessi a invité trois membres du collectif Chiffonnier à le rejoindre. Egalement basé à Dijon, ce collectif est lui aussi à géométrie variable. Voici donc Agence ED, société Offshore Chiffonier, Wolf Cuyvers, Victor Daamouche et Jean-Baptiste Janisset, trois déambulateurs urbains et men at work qui complètent l’équipe. Ainsi, les invitations cascadent et du tout émerge aujourd’hui, une exposition en chantier, au propre comme au figuré, un chantier d’été. Jeune et en prise directe sur leurs perceptions à tous de l’art, de l’imaginaire et du réel.

Commençons peut-être par ces derniers arrivés, l’Agence ED, société Offshore Chiffonnier. Le jeune collectif Chiffonnier occupe à Dijon un lieu improbable, une ancienne usine de radiateurs automobiles, un atelier friche appartenant aux Chemins de fer. « Ce collectif, écrit Marion Payard, ce sont quatre potes des beaux-arts réunis autour d’une idée commune de l’art et des moyens à mettre en œuvre pour donner à leur vie et leur ville un peu plus de sens. Ça débat, ça gueule, ça boit des bières, et on sent une saine émulation se dégager de tout ça. S’ils se sont rencontrés à l’école, c’est en donnant un coup de main à une vieille dame tenant une usine de chiffons (oui oui), qu’ils ont développé leur envie de partir sur la base de la récup’ et du troc pour fonder leurs actions. Rejetant l’idée d’institution, se positionnant quelque part entre les communautés Emmaüs et les leaders de l’Arte Povera, ils ont commencé par mener des initiatives telles que vendre des plats préparés à l’arrache sur un réchaud posé sur un cadis, grâce à des invendus du marché couvert de Dijon. Progressivement, ils ont souhaité apporter une cohérence et une légitimité à leurs actions en se constituant en association. Ça, c’était en juin 2014 ». Depuis, les lieux ont été rénovés. Entres autres activités, quatorze artistes s’y retrouvaient au printemps dernier pour une première exposition collective : «Ein / off, Merci pour la lumière».

Agence ED société offshore, ce ne sont ni les Emissaires, ni les Evadés de Dijon. L’appellation est l’abréviation d’ « Effroyable Dévastation », référence au passage de Victor Hugo à Liège et à son ouvrage « Le Rhin » publié en 1842. Lisons ou relisons donc : « Plus loin, à l’entrée de cette vallée enfouie dans l’ombre, il y a une gueule pleine de braise qui s’ouvre et se ferme brusquement et d’où sort par instants avec d’affreux hoquets une langue de flamme. Ce sont les usines qui s’allument, écrit Victor Hugo à un ami alors qu’il aborde Liège par la vallée. Quand on a passé le lieu appelé la Petite-Flemalle, poursuit l’écrivain, la chose devient inexprimable et vraiment magnifique. Toute la vallée semble trouée de cratères en éruption. Quelques-uns dégorgent derrière les taillis des tourbillons de vapeur écarlate étoilée d’étincelles ; d’autres dessinent lugubrement sur un fond rouge la noire silhouette des villages; ailleurs les flammes apparaissent à travers les crevasses d’un groupe d’édifices. On croirait qu’une armée ennemie vient de traverser le pays, et que vingt bourgs mis à sac vous offrent à la fois dans cette nuit ténébreuse tous les aspects et toutes les phases de l’incendie, ceux-là embrasés, ceux-ci fumants, les autres flamboyants. Ce spectacle de guerre est donné par la paix ; cette copie effroyable de la dévastation est faite par l’industrie. Vous avez tout simplement là sous les yeux les hauts fourneaux de M Cockerill ». Ces quelques lignes ont marqué l’imaginaire des trois membres de l’Agence chiffonnière. A l’heure où l’on célèbre le bicentenaire de la présence de ce Monsieur Cockerill à Liège et donc toute l’histoire de la sidérurgie, « Effroyable dévastation » sera titre de la sculpture que produira le collectif de passage en bord de Meuse, un dispositif composé de barrières Nadar dressées verticalement, assemblées en épis, évoquant les tourniquets d’un check point sécuritaire, inquiétantes cimaises galvanisées pour quelques empreintes faites sur des monuments de la ville, classiques et appartenant à l’inconscient collectif local, entre autres la Porteuse d’eau de la fontaine Montefiore en Neuvice ou encore le monument aux Liégeois morts pour la liberté dont ils ont prélevé l’empreinte du coq de Pierre Caille. L’errance urbaine, la déambulation (nuitamment surtout, précise le collectif), la récup’, l’exploration de bâtiments abandonnés, le troc, l’emprunt font partie de leur pratique artistique. Wolf Cuyvers, Victor Daamouche et Jean-Baptiste Janisset sont attentifs aux lancinances et brusques polarisations qui caractérisent le rythme d’une ville, de son histoire, de ses friches et de l’espace urbain. Ainsi ont-ils également durant leur séjour à Liège déambulé sur quelques chantiers de bâtiments en construction (ils sont nombreux) afin d’emprunter (nuitamment, on s’en doute) quelques bâches accrochées aux échafaudages des promoteurs immobilier et entrepreneurs investissant (en) ces lieux. Non, ils ne les ont pas tagguées in situ ; je pense même qu’ils les ont sélectionnées pour leur fraicheur et j’entends par fraicheur qu’elles n’ont pas souffert du temps. Bref, ils les ont ramenées à l’atelier. Là, ils les ont peintes au couteau, se sont approprié leurs compositions graphiques, ont détourné leur champ lexical, leur conférant ainsi une nouvelle dynamique des mots et de l’espace transfigurés par la couleur. Deux de ces bâches ont très naturellement trouvé place dans l’exposition. Elles sont idéales, lucides et tranchantes et peut-être d’une belle inertie.

Agence ED

Agence ED (société offshore Chiffonniers)
SEP project * Fluo yellow, 2017
Peinture au couteau sur bâche, 180 x 180 cm

Je ne sais pas si Antoine Nessi a lu cette « lettre à un ami » publiée par Hugo dans «Le Rhin». La suite du texte que se sont approprié ses camarades de l’Agence ED ne peut que l’intéresser. Et je cite : «Là, j’ai admiré véritablement l’industrie. C’est un beau et prodigieux spectacle, qui, la nuit, semble emprunter à la tristesse solennelle de l’heure quelque chose de surnaturel. Les roues, les scies, les chaudières, les laminoirs, les cylindres, les balanciers, tous ces monstres de cuivre, de tôle et d’airain que nous nommons des machines et que la vapeur fait vivre d’une vie effrayante et terrible, mugissent, sifflent, grincent, râlent, reniflent, aboient, glapissent, déchirent le bronze, tordent le fer, mâchent le granit, et, par moments, au milieu des ouvriers noirs et enfumés qui les harcèlent, hurlent avec douleur dans l’atmosphère ardente de l’usine, comme des hydres et des dragons tourmentés par des démons dans un enfer».

Le travail d’Antoine Nessi se concentre autour de la confrontation de deux univers, celui de l’art et de l’industrie ou de la manufacture. Des univers qui pourraient paraître antagonistes. Oui mais voilà, il y a ces phrases de Fernand Léger, que le peintre publie dans « L’Esthétique de la Machine ». (1924) « La vie plastique est terriblement dangereuse, l’équivoque est perpétuelle. Aucun critérium n’est possible, aucun tribunal d’arbitrage n’existe pour trancher le différend du beau ». Fernand Léger vante là le Salon de la Machine, plutôt que celui de l’Art et poursuit : « S’ils (les fabricants de machines) pouvaient faire crever le stupide préjugé, s’ils savaient que les plus beaux Salons annuels sont les leurs, ils feraient confiance aux hommes admirables qui les entourent, les artisans, et ils n’iraient pas chercher ailleurs des incapables prétentieux qui massacrent leur œuvre ». Tout cela date, direz-vous. Toutefois, ces mots, « une vie plastique terriblement dangereuse, cette équivoque, ce différend », ces mots résonnent si j’évoque les quatre barils ou quatre bidons qui ont roulé sur le sol de la galerie, trouvant naturellement leur géométrie (toujours variable) entre les bâches de l’Agence ED et les grands formats de Loïc Moons. Non ce ne sont pas des ready-made, ils sont post-formés, moulés, usinés. Et surtout postindustriels. Dûment estampillés, produits en série et à l’identique, ils sont néanmoins privés de leur fonctionnalité. En déplaçant la notion de production, Antoine Nessi renoue avec l’équivoque évoquée par Léger et déjoue la paresse duchampienne. Ses créations rendent hommage au travail qualifié ; il n’y a plus de différend. Dans son atelier des moulages, il met en oeuvre le principe d’une production mimétique et interroge la perfection productiviste. Ici, l’inachevé, la matière résiduelle, cette irrégulière dentelle de résine polyester excroissante qui n’a pas été ébarbée aux jointures des barils, prend tout son sens. Singulière beauté, « là j’ai admiré véritablement l’industrie » pour citer Victor Hugo. Ces bidons ou barils sont devenus, déclare Antoine Nessi, des bulles spéculatives : c’est leur titre ; flottant en quelque sorte. Et c’est leur finalité. Enfin, il y a cette « vie plastique terriblement dangereuse ». Les mots de Fernand Léger prennent aussi, aujourd’hui, un tout autre sens, car tandis que je regarde ces quatre bidons – oui, sur le sol de la galerie, ils sont objets de contemplation –, je repense à cette semaine caniculaire toute récente. Ces bidons flottent dès lors comme de précieux contenants. Le jour même où ils ont été installé s’organisait une chaîne humaine de 90 kilomètres entre les centrales nucléaires de Tihange et Doel en Belgique et Aix la Chapelle en Allemagne, une réaction en chaine passant par Liège, revendiquant l’arrêt d’activité immédiat de ces réacteurs épuisés et dangereux. Du coup, ces quatre barils scellés pourraient renfermer d’inquiétants contenus. Contenants, contenus qu’ils ne sont pas ou plus, leur présence singulière, étrange, énigmatique est, on le voit, en prise réelle avec le monde.

Antoine Nessi, Agence ED

Antoine Nessi
Bulles spéculatives, 2017
Résine polyester, fibre de verre, (4) x 120 x 50 x 50 cm

(à suivre)

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chantier d'été

Il y a des expositions qui peuvent, très vite, s’accorder de géométries très variables. La galerie accueillait à la mi-juin Martin Chaumont et Loïc Moons, deux jeunes peintres liégeois, à l’occasion de leur jury de fin d’année et de fin d’études à l’Ecole supérieure des Arts de la Ville de Liège. Les voici rejoints, deux semaines plus tard, par quelques autres jeunes artistes. Il y a là Piera Fontaine, qui comme Martin Chaumont et Loïc Moons, quitte également l’Académie des Beaux-Arts de Liège, diplôme – et journal intime – sous le bras. D’autres horizons proviennent Letizia Romanini, Jot Fau et Antoine Nessi. Letizia Romanini (1980) est originaire d’Esch sur Alzette au Luxembourg, elle vit et travaille à Strasbourg. Jot Fau (1987) est belge, mais elle a fait ses études à Marseille. Antoine Nessi (1985) vit et travaille à Dijon.
Tous trois viennent de terminer une résidence au RAVI, Résidences Ateliers Vivegnis International, à quelques encablures de la galerie. Quelques-unes des œuvres qu’ils ont produites durant ce séjour de trois mois ont ainsi trouvé une nouvelle villégiature d’été. Enfin, durant sa résidence, Antoine Nessi a invité trois membres du collectif Chiffonnier à le rejoindre. Egalement basé à Dijon, ce collectif est lui aussi à géométrie variable. Voici donc Agence ED, société Offshore Chiffonier, Wolf Cuyvers, Victor Daamouche et Jean-Baptiste Janisset, trois déambulateurs urbains et men at work qui complètent l’équipe. Ainsi, les invitations cascadent et du tout émerge aujourd’hui, une exposition en chantier, au propre comme au figuré, un chantier d’été. Jeune et en prise directe sur leurs perceptions à tous de l’art, de l’imaginaire et du réel.

Vernissage ce dimanche 2 juillet de 11 à 18h
Exposition accessible sur RV uniquement jusqu’au 15 août

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Collectif Chiffonnier

Agence ED (société offshore Chiffonniers)
SEP project * Fluo yellow, 2017
Peinture au couteau sur bâche, 180 x 180 cm

La galerie Nadja Vilenne a le plaisir de vous inviter ce dimanche 2 juillet, de 11 à 18h au vernissage de l’exposition « Chantier d’Eté », scène émergente de l’art.

AGENCE ED (société offshore Chiffonniers)
MARTIN CHAUMONT
PIERA FONTAINE
JOT FAU
LOÏC MOONS
ANTOINE NESSI
LETIZIA ROMANINI

Exposition du 1er juillet au 15 août 2017, uniquement sur rendez vous au 00.32.475.90.52.26.

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A Varsovie, Emilio Lopez Menchero participe à l’exposition Wobec polityki / Angesichts der Politik. Österreichisches Kulturforum. Commissariat : Eulalia Domanowska. Les artistes : Jarosław Kozłowski, Józef Robakowski, Tatiana Czekalska, Leszek Golec, Andrzej Paruzel, Emilio Lopez Manchero, Peter Ronai, Katharina Roters, József Szolnoki und Josef Strau. Il y montre le film tourné à l’occasion de l’installation en 2010 de son Check Point Charlie, porte de Flandres, à Bruxelles. Sanglé dans un uniforme militaire américain, Emilio López-Menchero stationne Porte de Flandre à Bruxelles. Avec sérieux et un remarquable naturel, il arrête d’un geste martial piétons, cyclistes, automobilistes, et même les autobus de la STIB, qui franchissent le pont du canal. Pour le temps d’un week-end et d’un festival pluridisciplinaire, en pleine «Semaine de la Mobilité», l’artiste a reconstitué au milieu de la chaussée et à l’identique, le décor du Checkpoint Charlie berlinois. L’atmosphère est cinématographique; rien ne manque, ni le mur de sacs de sable, ni les drapeaux soviétique et américain, ni la légendaire cahute, ni le panneau annonçant, en quatre langues, qu’au delà de ce point de contrôle, on quitte le secteur américain… Ou plutôt le quartier «trendy» et «gentry» de la rue Antoine Dansaert, ses bars branchés, galeries d’art et boutiques de mode. Et de l’autre côté du check point, c’est la commune de Molenbeek. L’installation et la performance ont pris depuis de douloureuses résonances, signe d’une nécessité urgente de débat sociétal.

In der internationalen Schau Passages of Neo-Avant-Garde treffen verschiedene Künstler_innen aus Österreich, Belgien, Polen, Ungarn und Deutschland aufeinander. Präsentiert wird deren künstlerische Auseinandersetzung mit gesellschaftlichen Phänomenen, welche sich ungebrochen als relevant für das heutige Europa erweisen. Kommunistischer Totalitarismus, Migration und Flüchtlingsbewegungen, Medienmanipulation, Terrorismus, Überproduktion und Posthumanismus sind hierbei behandelte Thematiken. Die Mehrheit der gezeigten Künstler_innen können als Klassiker der Neo-Avant-Garde verstanden werden – in ihrem Schaffen etablierten sie einen Dialog mit den Leistungen der Dadaisten und der Fluxus Bewegung der Nachkriegszeit.
Die Ausstellung ist Teil des 100-jährigen Jubiläums der polnischen Avant-Garde und verhandelt die Kontinuitäten modernistischer Trends und Ideen, welche Anfang des 20. Jahrhunderts aufkamen. In der Schau wird die bedeutende Rolle der Bewegung in der Entwicklung der Bildenden Kunst sowie von Film und Design unterstrichen; es wird deutlich, wie aktuell und impulsiv deren Einfluss weiterhin auf zeitgenössische Künstler_innen ist. So präsentiert die Ausstellung europäische Künstler_innen bei der Weiter- bzw. Neu-Entwicklung von Avant-Garde Prinzipien in der Nachkriegszeit.
Die aktuelle Schau ist dabei eine Fortsetzung des Projekts On the Avant-garde of the 20th Century von Andrzej Paruzel, welches 2016 in der Kunstgalerie Atlas Sztuki in Łódź gezeigt wurde. Andrzej Paruzel, Absolvent der Staatlichen Hochschule für Film, Fernsehen und Theater in Łódź, Mitglied des Film Form Workshops und Mitbegründer von Zespół T – einer in den 70er Jahren an der Filmschule in Łódź etablierten Künstler_innen-Gruppe, ist Schaffender verschiedener Video-Installationen, Filme und experimenteller Fotografie. Als animateur d’art setzte er zudem viele künstlerische Projekte im öffentlichen Raum um.
Unter den Teilnehmenden der Ausstellung Passages of Neo-Avant-Garde, welche simultan am Österreichischen Kulturforum Warschau und in der Platan Gallery am Polnischen Institut in Budapest gezeigt wird, sind: aus Polen Jarosław Kozłowski, Józef Robakowski, das Duo Tatiana Czekalska und Leszek Golec sowie Andrzej Paruzel; aus Belgien Emilio López-Menchero; aus Ungarn Peter Ronai und das deutsch-ungarische Duo Katharina Roters und József Szolnoki; sowie aus Österreich Josef Strau, der sich als Künstler, der Schriftsteller und als Schriftsteller, der Künstler ist, bezeichnet.
Józef Robakowski wird seinen Videofilm Brezhnev’s Funeral aus dem Jahr 1982 zeigen. Dieses klassische Werk wird kontrastiert mit den Dadaistischen Gesten des ungarischen Medienkünstlers Peter Ronai, Schöpfer der Collage Moscow DaDa, mit Jarosław Kozłowskis Installation Recycled News 2 – eine Serie von farbigen Zeitungsseiten aus aller Welt, welche uns von der Manipulation der Medien berichtet –, mit den post-humanistischen Projekten von Tatiana Czekalska und Leszek Golec, die besondere Aufmerksamkeit der Welt der Tiere und Natur schenken, mit Josef Straus‘ Designer-Installationen, in denen er kritisch über die gegenwärtige Überproduktion spricht, und mit Emilio López-Mencheros Videofilm Check Point Charlie, welcher die Situation im Brüssler Bezirk Mölenbeck diskutiert, wo sich der Wohnsitz des Künstlers wie auch der Terroristen, die letztes Jahr die Anschläge in Brüssel verübten, befindet. Die aus Anlass des Avant-Garde-Jubiläums stattfindende Ausstellung beweist, dass – während von der Avantgarde eingeführte, formale Kriterien heute nur noch rein historischen Wert haben – der die Avantgarde bestimmende Ethos des Experimentierens und Engagements weiterhin ungebrochen attraktiv für gegenwärtige Kunstschaffende ist.

Emilio Lopez Menchero

Emilio Lopez Menchero

Emilio Lopez Menchero

Emilio López-Menchero
Checkpoint Charlie, 2010-2014
captation vidéo sonore, vidéo PAL 16:9. Captation: Sylvestre Gobart et David Bayle. Montage : Sylvestre Gobart. Couleurs, son, 0:17:46.

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La galerie sera accessible durant ce week-end des 24 et 25 juin. Portes ouvertes de 11 à 18h à l’occasion des expositions de Martin Chaumont est Loïc Moons, « sortants » de l’Ecole Supérieure des Arts de la Ville de Liège.

A noter également à l’agenda : les portes ouvertes à l’Ecole Supérieure des Arts de la Ville de Liège samedi et dimanche de 10 à 18h ainsi que les ouvertures d’ateliers des RAVI, Résidences Ateliers Vivegnis International samedi et dimanche de 14 à 18h.

Martin Chaumont - Loïc Moons

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Martin Chaumont

Martin Chaumont

Martin Chaumont
Sans titre, 2016
Huile et alkyde sur toile, 140 x 140 cm.

Martin Chaumont

Martin Chaumont

Martin Chaumont
Sans titre, 2016
Huile et alkyde sur toile, 140 x 140 cm.

Martin Chaumont

Martin Chaumont

Martin Chaumont
Sans titre, 2017
Huile et aérosol sur toile, 150 x 130 cm

Martin Chaumont

Martin Chaumont
Sans titre, 2017
Fusain sur toile, 40 x 40 cm

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OUTOFACA. Dans le cadre des jurys de fin d’année de l’Ecole Supérieure des Arts de la Ville de Liège, Académie royale des Beaux-Arts.

Martin Chaumont

Martin Chaumont

Martin Chaumont
Sans titre, 2017
Huile sur toile, 200 x 200 cm

Martin Chaumont

Martin Chaumont
Sans titre, 2017
Huile sur toile, 150 x 130 cm

Martin Chaumont

Martin Chaumont

Martin Chaumont
Sans titre, 2017
Fusain sur toile, 20 x 20 cm

Martin Chaumont

Martin Chaumont
Sans titre, 2017
Huile sur toile, 60 x 50 cm

Martin Chaumont

Martin Chaumont

Martin Chaumont
Sans titre, 2017
Huile sur toile, 150 x 130 cm

Martin Chaumont

Martin Chaumont
Sans titre, 2017
Huile sur toile, 50 x 40 cm

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OUTOFACA. Dans le cadre des jurys de fin d’année de l’Ecole Supérieure des Arts de la Ville de Liège, Académie royale des Beaux-Arts.

Loin Moons

Loin Moons

Loïc Moons
Sans titre, 2016
Huile et émail sur toile, 230 x 190 cm

Loin Moons

Loic Moons

Loïc Moons
Sans titre, 2016
Huile et émail sur toile, 210 x 205 cm

Loin Moons

Loin Moons

Loin Moons

Loïc Moons
Sans titre, 2017
Huile sur toile, 210 x 200 cm

Loic Moons

Loic Moons

Loïc Moons
Sans titre, 2017
Huile et émail sur toile, 198 x 181 cm

Loin Moons

Loïc Moons
Sans titre, 2017
Huile et émail sur toile, 134 x 155 cm

Loin Moons

Loïc Moons
Sans titre, 2017
Huile sur papier, 29,7 x 21 cm

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Numa Boucoiran

Numa Boucoiran, La leçon d’Anatomie à usage des artistes, 1873, Université de Montpellier

Jacques Charlier, Jacques Lizène, Sophie Langohr, Benjamin Monti et Marie Zolamian participent à l’exposition La Leçon d’Anatomie (commissaire Marie-Hélène Joiret), à la Boverie, à l’occasion du 30e anniversaire du C.H.U. de Liège. L’exposition « La Leçon d’Anatomie. 500 ans d’histoire de la médecine » présente à La Boverie du 21 juin au 17 septembre 2017 un ensemble unique de plus de 120 œuvres où Art ancien et Art contemporain, mêlés, montrent bien la variété de nos attitudes devant les fragilités de notre condition.

La Boverie
Du 21.06 au 17.09.2017

Félicien Rops

ROPS Félicien, Le Massage, Sans date, Héliogravure sur papier Japon, sans justification de tirage, 26×19,7 cm, Province de Hainaut Coll. BPS22,Charleroi.

L’hôpital du C.H.U est le fruit d’une longue gestation qui a débuté dans les années 60. Sa conception, confiée à l’architecte liégeois Charles Vandenhove, prévoit dès le départ, l’intégration d’œuvres d’art. Construit au Sart Tilman lors de la décennie suivante au cœur des 172 hectares acquis par le Recteur de l’époque, Marcel Dubuisson, il a officiellement été inauguré le 13 décembre 1985. Deux ans plus tard, l’entité hospitalière a acquis son autonomie juridique en obtenant un statut distinct de celui de l’Université. Cette indépendance juridique a débouché sur la création d’un conseil d’administration avec un pouvoir décisionnel propre. La date qui a marqué les mémoires et qui fait sens est donc celle du 1er avril 1987. Pour célébrer ses trente années d’existence, le C.H.U de Liège s’invite dans le grand espace central du nouveau musée liégeois pour une exposition qui s’articule autour de quatre grands axes : un cabinet de curiosité qui laisse place à la réflexion sur la place de la médecine dans l’art et de l’art au service de la médecine ; une mise en regard entre des œuvres anciennes et œuvres d’art contemporain portées par une thématique commune, la médecine ; une confrontation entre œuvres d’art abstrait et des photographies prises au microscope ; une mise en avant des artistes présents au C.H.U.
Pratiquer la médecine et y recourir, c’est aussi, au-delà des techniques mises en œuvre, affronter les interrogations les plus fondamentales qui se posent depuis toujours aux humains, car la maladie, la souffrance et la mort, inhérentes à leur condition, leur posent les problèmes philosophiques et religieux essentiels, placent médecins et patients devant des problèmes éthiques souvent graves et suscitent en eux des désirs contradictoires. Les artistes ont de tout temps illustré ce questionnement éternel. Ils le font avec une riche diversité, passant du drame à l’ironie, de la pédagogie à l’anecdote, de l’horreur à la beauté. C’est dans ce sens que le C.H.U a conçu son exposition en collaboration avec des institutions de renoms comme l’Hôpital Notre-Dame à la Rose de Lessines ou encore le Centre wallon d’art contemporain « La Châtaigneraie », dont la directrice, Marie Hélène Joiret, assure le commissariat de l’exposition.

Jacques Charlier

Jacques charlier, Peinture cérébrale, 1989, collection BPS22, Charleroi

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Dans le cadre des jurys de fin d’année de l’Ecole Supérieure des Arts de la Ville de Liège, Académie royale des Beaux-Arts
la galerie Nadja Vilenne a le plaisir d’accueillir :

MARTIN CHAUMONT

Martin Chaumont

Sans titre, 2017, huile sur toile, 200 x 200 cm

LOIC MOONS

Loïc Moons

Sans titre, 2016, huile et émail sur toile, 200 x 210 cm

Vernissage ce vendredi 16 juin à 19 heures
Exposition du 17 juin au 1er juillet.

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La galerie de l’Hôtel de Ville de Chinon, dans une exposition pensée par Cindy Daguenet, revient sur plusieurs aspects importants de la langue de Rabelais : ses jeux de langage. Anagrammes, palindromes, exercices de styles, calembours, et aphorismes sont au programme d’une grande partie des œuvres présentées dans l’exposition. Mais pas seulement, puisque le langage et la sémantique depuis Un coup de dés jamais n’abolira le hasard de Stéphane Mallarmé, aux premières œuvres des futuristes et au recueil Calligrammes de Guillaume Apollinaire ouvrent une porte vers de nouvelles préoccupations artistiques et intellectuelles au début du 20 ème siècle. Le langage en tant que matière phonétique est pris à bras le corps par des artistes comme François Dufrêne, Joël Hubaut, Bernard Heidsieck et Gherasim Luca à travers des lectures performances. Une exposition riche de plus de 40 œuvres et 60 éditions originales de livres d’artistes. Cette exposition est un hommage à Rabelais, originaire du pays, et la richesse de notre langage.

Raphaël Van Lerberghe

Raphaël Van Lerberghe

Raphaël Van Lerberghe
Arlésienne, 2017
graphite sur papier et collage, 21× 29,7 cm

Raphaël Van Lerberghe

Raphaël Van Lerberghe
Noir et rose, 2017
graphite sur papier et collage, 21× 29,7 cm

Raphaël Van Lerberghe

Raphaël Van Lerberghe
Queur de l’Ante, 2017
graphite sur papier et collage, 21× 29,7 cm

Raphaël Van Lerberghe

Raphaël Van Lerberghe

Raphaël Van Lerberghe
Esles, 2017
graphite sur papier et collage, 21× 29,7 cm

Raphaël Van Lerberghe

Raphaël Van Lerberghe
Argentier, 2017
graphite sur papier et collage, 21× 29,7 cm

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Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker
21 mars 1975
36 photographies NB / couleurs accompagnées d’un protocole tapuscrit.

L’œuvre est régie par un protocole strict : l’artiste demande à plusieurs personnes de prendre une photo noir et blanc de l’endroit où ils se trouveront le 21 mars à 17h23 précises.
La série réunit ces photos banales prises au même instant. Leurs moments se superposent et rendent compte de l’infinie diversité des points de vue et des attitudes à un moment donné. Jacqueline Mesmaeker délègue les prises de vue de ces petites images singulières liées ainsi à d’autres vies que la sienne. Il s’agit tant ici d’une utilisation conceptuelle de la photographie que d’une déclinaison des principes du mail’art, très en vogue durant les années 70.

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker

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