Benjamin Monti, Drawing Room 2018, La Panacée, Montpellier, les images (2)

Accrochage La Panacée, 2018

Benjamin Monti
Sans titre, 2016
Encre de chine sur carte perforée de la « Courage-Organisation SA » 21 x 14,7 cm

Benjamin Monti
Sans titre, 2016
Encre de chine sur carte perforée de la « Courage-Organisation SA » 21 x 14,7 cm

Benjamin Monti
Sans titre, 2016
Encre de chine sur carte perforée de la « Courage-Organisation SA » 21 x 14,7 cm

Benjamin Monti
Sans titre 
Encre de chine sur dessin trouvé (de la série des histoires naturelles)
22,7 x 14,5 cm
2010-2016

Benjamin Monti
Sans titre
Encre de chine sur dessin trouvé (de la série des histoires naturelles)
22,7 x 14,5 cm
2010-2016

Accrochage La Panacée, 2018

Benjamin Monti
Sans titre, 2016
Encre de chine sur carte perforée de la « Courage-Organisation SA » 21 x 14,7 cm

Benjamin Monti
Sans titre, 2016
Encre de chine sur carte perforée de la « Courage-Organisation SA » 21 x 14,7 cm

Benjamin Monti, Drawing Room 2018, La Panacée, Montpellier, les images

Benjamin Monti
Sans titre, 2018
Encre de chine sur papier, 29,7 cm x 21 cm.

Benjamin Monti
Sans titre, 2018
Encre de chine sur papier, 29,7 cm x 21 cm.

Accrochage La Panacée, 2018

Benjamin Monti
Sans titre (queue de triton)
Encre de chine sur dessin trouvé (de la série des histoires naturelles)
22,7 x 14,5 cm
2010-2016

Benjamin Monti
Sans titre (sapindacée : acer)
Encre de chine sur dessin trouvé (de la série des histoires naturelles)
22,7 x 14,5 cm
2010-2016

Benjamin Monti
Sans titre (coupe de prunus, coupe de Narcisse)
Encre de chine sur dessin trouvé (de la série des histoires naturelles)
22,7 x 14,5 cm
2010-2016

Benjamin Monti
Sans titre, 2018
Encre de chine sur papier, 29,7 cm x 21 cm.

Benjamin Monti
Sans titre, 2018
Encre de chine sur papier, 29,7 cm x 21 cm.

Benjamin Monti
Sans titre, 2018
Encre de chine sur papier, 29,7 cm x 21 cm.

Benjamin Monti
Sans titre, 2018
Encre de chine sur papier, 29,7 cm x 21 cm.

Benjamin Monti
Sans titre, 2018
Encre de chine sur papier, 29,7 cm x 21 cm.

Benjamin Monti, Drawing Room, La Panacée – MoCo, Montpellier

La galerie Nadja Vilenne participe au Salon du Dessin Drawing Room 018, à La Panacée, centre d’art contemporain de Montpellier et y exposera des oeuvres de Benjamin Monti

La 9e édition de Drawing room se déroulera du 14 au 16 septembre 2018 et accueillera 16 galeries dont la présence inédite des galeries : Anne Barrault, Valérie Delaunay, Mariska Hammoudi, La Ferronnerie, Larnoline, Nadja Vilenne. Le salon du dessin contemporain de Montpellier présentera un programme complet et ouvert, sur le principe d’un open space accueillant 16 solo show.
Depuis 2017, La Panacée-MoCo co-organise Drawing room avec l’association Les galeries de Montpellier-art contemporain et programme une série d’évènements qui placent la figure du collectionneur au cœur du projet. En 2018, Nicolas Bourriaud, directeur du MoCo, invite Lafayette Anticipations – Fonds de dotation Famille Moulin à proposer une sélection d’oeuvres remarquables évoquant le dessin contemporain dans une approche singulière. Le Prix Galeries Lafayette, initié en 2016 par le groupe Galeries Lafayette, récompensera un artiste choisi parmi les solo show des galeries invitées.
L’École Supérieure des Beaux-Arts MoCo, l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Montpellier, l’Espace Saint-Ravy, le Frac Occitanie Montpellier, ICI, le Centre Chorégraphique National de Montpellier s’associent à cet évènement afin d’offrir à un public toujours plus nombreux (10 000 visiteurs en 2017), un parcours artistique dans la ville. Une série de rendez-vous accompagne cette programmation dans la perspective de proposer des approches riches et multiples du dessin contemporain.

Du 14 au 16 septembre 2018
Du vendredi au dimanche de 13h à 19h – Entrée libre
Vernissage le 13 septembre à 18h30
La Panacée – MoCo
14 rue de l’école de pharmacie 34000 Montpellier

www.drawingroom.fr

Benjamin Monti

C’est la nécessité de dessiner et de répéter – comme une leçon, une chanson, une posture – telle figure, qui est le moteur de l’imagerie poétique et acrobatique de Benjamin Monti. Cette nécessité de répétition, l’artiste en repère lui-même l’origine dans une première séquence troublante : trois portraits à peu près identiques de sa « mémé » réalisés vers l’âge de 7 ans et datés du jour même où elle mourut, se soustrayant ainsi de sa vue pour toujours. Est-ce pour affirmer que, depuis, il ne cesse de remplir un même devoir : être le sismographe de son existence, celui qui graphiquement en traduira les secousses ? Pourtant son œuvre n’est, en apparence, le symptôme d’aucun trauma profond. Son trait n’est pas expressionniste, qui relève d’une ligne claire, soigneusement posées sur du papier millimétré ou des pages d’anciens cahiers d’écoliers où figurent déjà des notes et des dessins tout aussi proprement appliqués. De même, ses figures ne sont pas personnelles, au sens où elles ne sont pas produites directement par son imagination mais extraites de l’imaginaire ready-made d’encyclopédies désuettes, de contes pour enfants ou de manuels d’apprentissage ; soit des images d’Epinal et des modèles stéréotypés qu’il s’applique calmement à recopier et surtout, à détourner avec malice. Mais que personne ne s’y trompe. Les dessins de Benjamin Monti, sages à première vue, procèdent d’un détournement du bon sens et de la bonne conduite, proche du surréalisme : on songe aux romans-collages de Max Ernst, comme La Femme 100 têtes (1929) ou Une semaine de bonté (1933). A bien les regarder, c’est d’ailleurs ce même parfum de délicate perversité qui s’en dégage ; fruit de l’union entre innocence et criminalité, jeu et cruauté, plaisir et souffrance. D’où, naturellement, l’impression que ses propres dessins, couplés souvent à d’autres sources, à des dessins d’autrui ou d’un autre âge, fonctionnnent comme ces « machines désirantes » que Gilles Deleuze et Félix Guattari ont imaginées pour décrire l’inconscient non plus comme un théâtre mais comme « une usine, un lieu et un agent de production », et partant, le désir non plus comme manque mais comme « agencement ». (Denis Gielen)

Benjamin Monti au Jardin du Paradoxe, Regards sur le Cirque Divers, musée de la vie wallonne, Liège

Iconophage, collecteur d’images de tous genres, recycleur d’un corpus iconographique qu’il hybride, Benjamin Monti s’est chargé de revisiter le Mensuel du Cirque Divers dont il extrait une série de singulières bonnes feuilles où satires, créations, agenda, réflexions aussi absurdes que spéculatives, aphorismes et gribouillis côtoient de joyeuses grivoiseries. Marouflées sur les cimaises, ces pages du Mensuel deviennent le support d’une série d’œuvres originales collectées dans les archives, autant de mails art adressés au Cirque Divers. Parmi les artistes : Joël Hubaut, Roland Topor, Roman Cieslewicz, Philippe Lagautrière, Marcel Mariën, Jacques Lizène, François Boisrond, Baudhuin Simon / Pig Dada, André Stas, Ryosuke Cohen, Charles François, Clemente Padin, Guy Bleus, Guy Stuckens, Ruggero Maggi et bien d’autres.

Valerie Sonnier, Benjamin Monti, Des Monde dessinés, Amiens, Dernières Acquisitions

Valerie Sonnier

Benjamin Monti

Valérie Sonnier, Benjamin Monti, Walter Swennen participent à l’exposition :
dernières acquisitions
fonds régional d’art contemporain de picardie
13 avril – 29 juin 2018
Catherine Beaugrand, Cathryn Boch, Werner Büttner, Virginia Chihota, Hélène Delprat, Elika Hedayat, Iris Levasseur, Benjamin Monti, Anne-Marie Schneider, Valérie Sonnier, Renie Spoelstra, Walter Swennen, Françoise Vergier, Jérôme Zonder
dessins et œuvres du fracpicardie et du cnap-fnac
et à l’occasion de son cinquième anniversaire, présentation des dessins acquis
avec le soutien du Cercle des mécènes du fracpicardie de 2013 à 2017

Frac Picardie
45 Rue Pointin, 80000 Amiens, France

Benjamin Monti, Micro-Macro, Le 100ecs, Paris

Benjamin Monti participe à l’exposition Micro-macro, au 100esc à Paris.

Benjamin Monti

Sur une proposition de la maison d’édition VENUS D’AILLEURS, articulée autour d’une confrontation entre œuvres éditées et oeuvre originales, l’exposition est le fruit d’une résidence dans l’atelier d’imprimerie du 100esc.
Jouant avec les échelles d’impression les 22 artistes sollicités ont réalisé livres d’artiste et estampes…

Du jeudi 12 au lundi 24 avril 2018

Le 100esc
Établissement Culturel Solidaire
100, rue de Charenton
75012 Paris

Benjamin Monti, Cercle de Wallonie, au Val Saint-Lambert

Benjamin Monti est l’invité du Cercle de Wallonie, premier Cercle d’Affaires en Wallonie, durant ces mois de septembre et octobre et y montre une sélection de dessins issus de trois séries : des Histoires naturelles, des cartes perforées de la S.A. Courage et Organisation, des « Perspecta », papiers millimétrés bicolores pour dessin en perspective.

Benjamin Monti

Benjamin Monti
Sans titre (la pomme de terre – cellule fraiche)
Encre de chine sur dessin trouvé (de la série des histoires naturelles) 22,7 x 14,5 cm
2010-2015

Benjamin Monti

Benjamin Monti
Sans titre, 2016
Encre de chine sur carte perforée de la « Courage-Organisation SA » 21 x 14,7 cm

Benjamin Monti

Benjamin Monti
Sans titre
Encres de chine, sur papier Perspecta, papier millimétré bicolore pour dessin en perspective, 29,7 x 21 cm, 2010

Lu dans le mensuel du Cercle de Wallonie, ce texte d’Emmanuel d’Autreppe, qui fait allusion à l’exposition « La Leçon d’anatomie », encore en cours à la Boverie à Liège et à laquelle participe également Benjamin Monti.

Cercle de Wallonie

Cercle de Wallonie Liège
Esplanade du Val
4100 Seraing

J. Charlier, J. Lizène, S. Langohr, B. Monti, M. Zolamian, La Leçon d’Anatomie, La Boverie, Liège

Numa Boucoiran

Numa Boucoiran, La leçon d’Anatomie à usage des artistes, 1873, Université de Montpellier

Jacques Charlier, Jacques Lizène, Sophie Langohr, Benjamin Monti et Marie Zolamian participent à l’exposition La Leçon d’Anatomie (commissaire Marie-Hélène Joiret), à la Boverie, à l’occasion du 30e anniversaire du C.H.U. de Liège. L’exposition « La Leçon d’Anatomie. 500 ans d’histoire de la médecine » présente à La Boverie du 21 juin au 17 septembre 2017 un ensemble unique de plus de 120 œuvres où Art ancien et Art contemporain, mêlés, montrent bien la variété de nos attitudes devant les fragilités de notre condition.

La Boverie
Du 21.06 au 17.09.2017

Félicien Rops

ROPS Félicien, Le Massage, Sans date, Héliogravure sur papier Japon, sans justification de tirage, 26×19,7 cm, Province de Hainaut Coll. BPS22,Charleroi.

L’hôpital du C.H.U est le fruit d’une longue gestation qui a débuté dans les années 60. Sa conception, confiée à l’architecte liégeois Charles Vandenhove, prévoit dès le départ, l’intégration d’œuvres d’art. Construit au Sart Tilman lors de la décennie suivante au cœur des 172 hectares acquis par le Recteur de l’époque, Marcel Dubuisson, il a officiellement été inauguré le 13 décembre 1985. Deux ans plus tard, l’entité hospitalière a acquis son autonomie juridique en obtenant un statut distinct de celui de l’Université. Cette indépendance juridique a débouché sur la création d’un conseil d’administration avec un pouvoir décisionnel propre. La date qui a marqué les mémoires et qui fait sens est donc celle du 1er avril 1987. Pour célébrer ses trente années d’existence, le C.H.U de Liège s’invite dans le grand espace central du nouveau musée liégeois pour une exposition qui s’articule autour de quatre grands axes : un cabinet de curiosité qui laisse place à la réflexion sur la place de la médecine dans l’art et de l’art au service de la médecine ; une mise en regard entre des œuvres anciennes et œuvres d’art contemporain portées par une thématique commune, la médecine ; une confrontation entre œuvres d’art abstrait et des photographies prises au microscope ; une mise en avant des artistes présents au C.H.U.
Pratiquer la médecine et y recourir, c’est aussi, au-delà des techniques mises en œuvre, affronter les interrogations les plus fondamentales qui se posent depuis toujours aux humains, car la maladie, la souffrance et la mort, inhérentes à leur condition, leur posent les problèmes philosophiques et religieux essentiels, placent médecins et patients devant des problèmes éthiques souvent graves et suscitent en eux des désirs contradictoires. Les artistes ont de tout temps illustré ce questionnement éternel. Ils le font avec une riche diversité, passant du drame à l’ironie, de la pédagogie à l’anecdote, de l’horreur à la beauté. C’est dans ce sens que le C.H.U a conçu son exposition en collaboration avec des institutions de renoms comme l’Hôpital Notre-Dame à la Rose de Lessines ou encore le Centre wallon d’art contemporain « La Châtaigneraie », dont la directrice, Marie Hélène Joiret, assure le commissariat de l’exposition.

Jacques Charlier

Jacques charlier, Peinture cérébrale, 1989, collection BPS22, Charleroi

Résonances, les images (2)

Résonances

Résonances

James Lee Byars
The Black Book, 1971
Impression sur papier, 42 x 27,5 cm

Raphaël Van Lerberghe

Raphaël Van Lerberghe
Plinthe, 2010. Bois, clous, 8,5 x 110 x 7 cm. Sans titre (la chute d’eau), crayon noir sur papier, 42 x 59,4 cm, 2009.. Gérard & Cie (éléphant d’Asie), carte postale, 14 x 9 cm, 2009.. Histoire Naturelle (éléphant d’Afrique), carte postale, 14 x 9 cm, 2009.

Résonances

Photo Charlotte Lagro

Résonances

Benjamin Monti

Benjamin Monti
Sans titres, 2016
Collage sur papier, (9) x 29,7 x 21 cm

Résonances

Maurice Pirenne

Maurice Pirenne
Maison en construction, 1948
Pastel sur papier marouflé sur panneau, 17,5 x 25,5 cm (encadré 19,5 x 27,5 cm)
Signé et daté en haut à droite

Maurice Pirenne
Maison en construction (également Maison en construction et cheminée intervapeur), 1948
Pastel sur papier marouflé sur panneau, 33 x 43 cm (encadré 36 x 46,5 cm)
Signé et daté en bas à droite

Résonances

Jacques Charlier

Jacques Charlier
Peinture mystique IV, 1988.
Technique mixte, acrylique sur toile, 120 x 100 cm, socle, statuette en bronze, livre et drapeau.

Résonances

Marie Zolamian

Marie Zolamian
Impavide, 2016
Huile sur papier, 24 x 32 cm

Marie Zolamian

Marie Zolamian
Sédition, 2016
Huile sur papier, 17 x 24 cm

Valérie Sonnier

Valérie Sonnier
Raray, mercredi 26 septembre, 2015
Crayon et cire sur papier, 95 x 210 cm

Résonances

Marie Zolamian

Marie Zolamian
Ribote, 2016,
Huile sur papier, 17 x 24 cm

Marie Zolamian

Marie Zolamian
Sororité, 2016
Huile sur papier, 32 x 24 cm

Jacqueline Mesmaeker

Résonances

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker
Exode, 2015
Technique mixte, dimensions variables

Résonances, Benjamin Monti, collages

Benjamin Monti est féru d’illustrations en tous genres – on l’aura compris – et son travail consiste à continuellement réorganiser un corpus encyclopédique de dessins et motifs qu’il s’approprie, recopie, interprète et subvertit, en un singulier système de pensée. Il réorganise son monde en un système complexe. On pourrait ici dresser une liste savante des perles bibliophiliques, des encyclopédies, des Curiosa ou des ouvrages anciens illustrés que chine et collecte Monti, ce qu’il copie avec l’agilité d’un gymnaste qui aurait délaissé la magnésie au profit de l’encre de chine, corpus dont, en un même temps, il s’affranchit au plus vite. Citer les sources serait toutefois déflorer la virginité même de chaque opus. On y reconnaîtra surtout un fonds d’images inscrit dans notre conscience collective, appartenant tant au patrimoine populaire que savant. Benjamin Monti isole ces dessins, leur assigne espace et composition, les hybride et les associent parfois comme le ferait un collagiste. Surgissent ainsi, en ce continuel recyclage, les visions et l’expression d’un monde particulier où se côtoient le réel et le merveilleux, l’onirique, l’ésotérique, l’enfantin, le populaire, le savant, l’obscur, l’absurde, l’indécent, l’insolent.
Avec cette série de collages –cette fois, de vrais collages – Benjamin Monti réutilise ces mêmes sources. Il les photocopie, les coupe et déchire, les colle et surcolle, ajoute parfois avec parcimonie quelques touches d’encre de chine. Variations sur la méthode de travail, la trame de ces imprimés photocopiés, prend ici toute son importance, leur donnant une vibration peu commune.

Benjamin Monti

Benjamin Monti
Sans titres, 2016
Collage sur papier, (9) x 29,7 x 21 cm

Benjamin Monti

Benjamin Monti

Benjamin Monti

Benjamin Monti

Benjamin Monti

Benjamin Monti

Benjamin Monti

Benjamin Monti

Benjamin Monti

Résonances, un mot d’introduction

Jacques charlier

Jacques Charlier
Peinture mystique I, 1988
Technique mixte, acrylique sur toile, objets trouvés, 200 x 350 cm

La résonance est un phénomène selon lequel certains systèmes physiques, électriques ou mécaniques, par exemple, sont sensibles à certaines fréquences. Un système résonant peut accumuler une énergie, si celle-ci est appliquée sous forme périodique, et proche d’une fréquence dite « fréquence de résonance ». Par extension de langage, elle est aussi faculté de résonner, propriété d’accroître la durée ou l’intensité d’un son, effet produit, écho rencontré, mode de retentissement d’un événement vécu ; elle est enfin ce qui fait vibrer le cœur et l’esprit. Toutes les œuvres rassemblées dans cette exposition ont cette capacité de résonance, en ce qu’elles sont échos et vibrations des états du monde : excès en tous genres, nationalismes exacerbés et place du religieux, combat féministes renouvelés, exode et immigration, multiculturalisme et chocs ou rencontres des cultures, compétition ou questions environnementales. Elles sont également résonances à d’autres créations d’un passé plus ou moins éloigné, résonances au cinéma ou à la littérature, à l’histoire de l’art et de la peinture, à celle des arts premiers. Le terme de résonances, au pluriel même, est sans doute le plus à même de rendre compte de ce phénomène de mise en mouvement de l’esprit au contact de l’autre, une mise en mouvement qui oblige au dépassement de ses limites et à l’inventivité d’un autre monde.

Avec des œuvres de : James Lee Byars, Jacques Charlier, Lili Dujourie, Charlotte Lagro, Sophie Langohr, Jacques Lizène, Emilio Lopez-Menchero, Jacqueline Mesmaeker, Guy Mees, Benjamin Monti, John Murphy, Pol Pierart, Maurice Pirenne, Valérie Sonnier, Raphaël Van Lerberghe, Marie Zolamian.

Vernissage ce samedi 18 mars à 19h
Exposition du 19 mars au 15 avril 2017.

Benjamin Monti, Art on paper, BOZAR, les images (3)

Benjamin Monti

Benjamin Monti

Benjamin Monti

Benjamin Monti
Sans titre Sans titre (blatte), 2010-2015
Encre de chine sur dessin trouvé (de la série des histoires naturelles) 22,7 x 14,5 cm

Benjamin Monti

Benjamin Monti,
Sans titre Sans titre (coupe du prunus dycotilée), 2010-2015
Encre de chine sur dessin trouvé (de la série des histoires naturelles), 22,7 x 14,5 cm

Benjamin Monti

Benjamin Monti,
Sans titre Sans titre (cuticule de la peau de la grenouille), 2010-2015
Encre de chine sur dessin trouvé (de la série des histoires naturelles), 22,7 x 14,5 cm

Benjamin Monti

Benjamin Monti,
Sans titre (coupe transversale du rein de grenouille), 2010-2015
Encre de chine sur dessin trouvé (de la série des histoires naturelles), 22,7 x 14,5 cm

Benjamin Monti

Benjamin Monti,
Sans titre (polystomelle), 2010-2015
Encre de chine sur dessin trouvé (de la série des histoires naturelles), 22,7 x 14,5 cm

Benjamin Monti

Benjamin Monti,
Sans titre (papilionacée Cytisus), 2010-2015
Encre de chine sur dessin trouvé (de la série des histoires naturelles), 22,7 x 14,5 cm

Benjamin Monti

Benjamin Monti,
Sans titre (coupe longitudinale de l’agave), 2010-2015
Encre de chine sur dessin trouvé (de la série des histoires naturelles), 22,7 x 14,5 cm

Benjamin Monti

Benjamin Monti,
Sans titre (Infusoires parasites de la grenouille), 2010-2015
Encre de chine sur dessin trouvé (de la série des histoires naturelles), 22,7 x 14,5 cm

Benjamin Monti

Benjamin Monti
Sans titre (Ascomycètes : Péziza), 2010-2015
Encre de chine sur dessin trouvé (de la série des histoires naturelles), 22,7 x 14,5 cm

Benjamin Monti

Benjamin Monti
Sans titre (Taxacée : Taxus), 2010-2015
Encre de chine sur dessin trouvé (de la série des histoires naturelles), 22,7 x 14,5 cm

Benjamin Monti

Benjamin Monti
Sans titre (Chlorophytum monodylée), 2010-2015
Encre de chine sur dessin trouvé (de la série des histoires naturelles), 22,7 x 14,5 cm

Benjamin Monti

Benjamin Monti
Sans titre (microspores du pin), 2010-2015
Encre de chine sur dessin trouvé (de la série des histoires naturelles), 22,7 x 14,5 cm

Benjamin Monti, Art on paper, BOZAR, les images (2)

Benjamin Monti

Benjamin Monti
Sans titre, 2015
Encre de chine sur cartes perforée de la « Courage-Organisation SA » 21 x 14,7 cm

Benjamin Monti

Benjamin Monti
Sans titre, 2015
Encre de chine sur cartes perforée de la « Courage-Organisation SA » 21 x 14,7 cm

Benjamin Monti

Benjamin Monti
Sans titre, 14 janvier 2016
Encre de chine sur cartes perforée de la « Courage-Organisation SA » 21 x 14,7 cm

Benjamin Monti

Benjamin Monti
Sans titre, 7 mai 2015
Encre de chine sur cartes perforée de la « Courage-Organisation SA » 21 x 14,7 cm

Benjamin Monti

Benjamin Monti
Sans titre, 2015
Encre de chine sur cartes perforée de la « Courage-Organisation SA » 21 x 14,7 cm

Benjamin Monti, Art on paper, BOZAR, les images (1)

Benjamin Monti

Benjamin Monti

Benjamin Monti
Sans titre, 2016
Collage sur papier, 29,7 x 21 cm

Benjamin Monti

Benjamin Monti
Sans titre, 2016
Collage sur papier, 29,7 x 21 cm

Benjamin Monti

Benjamin Monti
Sans titre, 2016
Collage sur papier, 29,7 x 21 cm

Benjamin Monti

Benjamin Monti
Sans titre, 2016
Collage sur papier, 29,7 x 21 cm

Benjamin Monti

Benjamin Monti
Sans titre, 2016
Collage sur papier, 29,7 x 21 cm

Benjamin Monti

Benjamin Monti
Sans titre, 2016
Collage sur papier, 29,7 x 21 cm

Benjamin Monti

Benjamin Monti
Sans titre, 2016
Collage sur papier, 29,7 x 21 cm

Benjamin Monti

Benjamin Monti
Sans titre, 2016
Collage sur papier, 29,7 x 21 cm

Benjamin Monti

Benjamin Monti
Sans titre, 2016
Collage sur papier, 29,7 x 21 cm

Benjamin Monti

Benjamin Monti, Dédale 2016, Huy, première tournée ce 9 septembre

Benjamin Monti

Quand un artiste est invité à exposer dans un bistrot, mais que peut-il bien produire ? Un sous-bock (ou encore carton de bière, ou encore rond à bière, ou encore soucoupe éponge) et pourquoi pas un jeu de cartes, pardi. C’est toujours plus utile que d’accrocher ses œuvres aux cimaises. Benjamin Monti s’est employé, cet été, à produire l’un et l’autre afin de répondre à l’invitation de Dédale 2016, une dérive urbaine, pardon un tour de ville, organisé dans les vieux bistrots hutois. Ainsi a-t-il conçu avec trois complices, Marc Brunier-Mestas, Daniel Nadaud et Billie Mertens, un jeu de 52 cartes, à chacun sa couleur. Dans la foulée, il s’est intéressé au papier peint du café Le Métro, un trompe l’œil ou effet matière reproduisant un texte motif ornemental et répétitif : « Illusion is the first of all pleasures » citation faussement attribuée à Oscar Wilde. (En réalité, c’est à Voltaire qu’il faut l’attribuer : « L’illusion est le premier plaisir » écrit-il dans l’une des versions de son poème satyrique « La Pucelle d’Orléans »). Du coup, Benjamin Monti s’est intéressé à ces notions d’erreur et d’illusion et transforme cinq sous-bocks en thaumatropes, un jouet optique créé au 19e siècle qui exploite le phénomène de la persistance rétinienne. L’erreur et l’illusion rejoignent ainsi la vérité au fond du verre.

Benjamin Monti
Benjamin Monti
Benjamin Monti

Première tournée ce 9 septembre, dernier verre le 9 octobre.

 

Benjamin Monti

Le Centre culturel de l’arrondissement de Huy communique :
Pour sa quatrième édition, la biennale Dédale investit les bistrots de Huy. Une dizaine de plasticiens proposeront des installations dans des cafés.
Les bistrots représentent de véritables microcosmes humains, des lieux de convivialité et de rencontre. Et c’est dans ces lieux qu’une découverte hors du commun est possible, celle d’une photographie, d’une musique ou d’une installation entretenant un lien intime avec l’espace, l’histoire du « milieu ». Tendance caberdouche ou grande brasserie, de chez nous ou exotique, plutôt snack graisseux ou repère louche, terrasse champêtre ou véranda urbaine, hall de gare ou coin tranquille, tous ces endroits ont leur caractère, leur sensibilité, leur tonalité. C’est le point de chute de tous les anonymes, là même où certains artistes parfois se fondent pour pouvoir travailler sans avoir à affronter l’encombrement de leur solitude.
Les petites villes de province n’échappent pas à la règle : si quelque chose comme l’âme ou l’esprit d’une communauté peuvent exister, si sa grande histoire et ses petites anecdotes peuvent y cohabiter, ses rires et ses larmes se confondre, le meilleur et le pire des idées s’échanger, c’est bien là, au bistrot. En ces temps où se réaffirment des particularismes, des communautarismes agressifs, des méfiances vis-à-vis de l’autre teintées d’intolérance, le café reste le lieu d’une relative neutralité culturelle et sociale, d’une mixité possible, le foyer d’ouvertures à alimenter.
En choisissant les bistrots comme axe principal, cette édition de Dédale entend donc essayer d’aligner la question du thème, celle des lieux d’exposition, ainsi que celle des publics abordés ou rencontrés et des valeurs citoyennes à défendre. L’artiste donnera une autre dimension à l’espace en proposant aux personnes la découverte d’une création plastique originale, tantôt sur base de récits ou d’histoires, d’une architecture, des gens qui fréquentent tel ou tel endroit…
De la gare de Statte à la gare de Huy, de la rive gauche à la rive droite, jusqu’aux abords de Marchin, ce parcours des arts contemporains en milieu urbain permettra aussi à chacun de redécouvrir différents lieux publics, connus ou méconnus.

Les artistes sont Marc Brunier-Mestas, Florence Cats et Joseph Charroy, Vinciane Hannotte, Jacky Lecouturier, Philippe Luyten, Billie Mertens, Benjamin Monti, Daniel Nadaud, Christophe Piette, Lola Reynaerts. On les retrouvera dans les bistrots suivants : Le Terminus, Le Métro, La Poste, Le Chez Nous, L’Expression, Le Vieux Huy, L’Adriatique et la cafétaria de l’Hotel du Fort. C’est une organisation du Centre culturel de l’Arrondissement de Huy, avec le soutien de la Fondation Bolly-Charlier.