Jacques Lizène

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Jacques Lizène

Jacques Lizène
Sculpture génétique 1971, sculpture génétique cultuelle, 2009, la danse de derrière le décor (le ballet d’entretien des lieux d’expositions afin de faire reluire le lieu écrin de l’art séductif) 1975, en remake 2010-2011. Acrylique sur plâtre découpé, matériel d’entretien, 170 x 30 x 40 cm.

Jacques Lizène expose au CIAP à Hasselt, en compagnie de Gerlach en Koop et de Nora Turato. Une proposition du curateur Bas Hendrickx. Vernissage ce 23 septembre. Une soirée autour des films et vidéos de Jacques Lizène est prévue le 29 novembre.

De tentoonstelling meetsysteem werd samengesteld door curator Bas Hendrikx (1987, Amsterdam) en combineert het werk van drie kunstenaars, zij het in verschillende mate van zichtbaarheid en aanwezigheid. Jacques Lizène, gerlach en koop, en Nora Turato delen een eigengereide houding en een interesse in de mechanismes van taal en beeld. Jacques Lizène noemt zichzelf de Luikse Kleinmeester van de middelmatigheid en in veel van zijn werken staat het perifeer denken centraal, in zijn langlopende serie Banlieue d’art. gerlach en koop tonen in meetsysteem een werk in de context van het gedachtengoed van Lizène. Op donderdag 26 oktober vindt er een spoken-word performance van Nora Turato plaats en een lezing door de curator.

Opening: 23.09, vanaf 19u.
Gratis toegang.

Lezing door curator Bas Hendrikx en performance door Nora Turato
26.10, 19u00
Gratis toegang.
Lezing in het Nederlands, performance in het Engels.

Op woensdag 29 november is Lizène, in het kader van CIAP CINEMA, de curator van een avond gewijd aan zijn video’s.

Biografieën:

Jacques Lizène (1946, Ougrée, BE) woont en werkt in Luik. Sinds 1964 is hij actief als kunstenaar en maakte in die vroege jaren naam met het bevragen van kunst en het kunstenaarschap. In de jaren ’70 maakte hij, samen met Jacques Lennep en Jacques-Louis Nyst, deel uit van Le Cercle d’Art prospectif (CAP). Hij toonde zijn werk onder andere in de Yellow Gallery in Luik en l’Atelier 340 in Brussel. In 2009 kwam het M HKA met de retrospectieve tentoonstelling Le(s) Moi(s) de Lizène, waarbij ook de oeuvrecatalogus Tome III verscheen.

De collectieve kunstenaar gerlach en koop (NL) woont en werkt in Brussel en Den Haag. In 2015/16 maakten ze het tentoonstellingstweeluik Choses Tuées voor de Appel in Amsterdam en Temporary Gallery in Keulen. ROMA publiceerde de bijbehorende catalogi. Hun recente tentoonstelling met de onuitspreekbare titel : voor het Bonnefantenmuseum in Maastricht werd genomineerd voor een AICA Oorkonde.

Nora Turato (1991, Zagreb, HR) woont en werkt in Amsterdam. Ze studeerde aan de Rietveld Academie en Werkplaats Typografie en is momenteel resident aan de Rijksakademie. Haar recente solotentoonstellingen zijn Your Shipment Has Been Dispatched bij de Neuer Aachener Kunstverein en Opening Night bij galerie Juliette Jongma in Amsterdam. Haar performance vonden plaats bij onder meer KW Berlin, Impakt Festival, Kunstverein Köln, IKOB Eupen en de Bonner Kunstverein.

Bas Hendrikx (1987, Amsterdam, NL) woont en werkt in Amsterdam en Brussel. Hij maakte onder meer de tentoonstellingen Your Time Is Not My Time voor de Appel in Amsterdam, Hybrid Modus voor Skulptur Bredelar en Running Time voor Marres in Maastricht. Recent verscheen zijn boek Authenticity? bij uitgeverij Valiz. Na CIAP volgt nog een tentoonstelling in de Euregio: De Hollandse Savanne opent bij museum de Domijnen in Sittard in januari 2018.

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Jacques Lizène participe à la troisième édition d’Art Public organisée par la Commission des Arts de Wallonie. Cette fois à Charleroi. Le Petit Maître produit pour l’occasion une Sculpture nulle (1980), ruine contemporaine (1964), en remake 2017.

Le communiqué de presse :

La Commission des Arts de Wallonie et la Ville de Charleroi assurent le commissariat de la troisième édition d’ART PUBLIC qui, après Namur en 2011 et Tournai en 2014, prend cette année place dans le cœur de la plus grande ville wallonne.
Cathy Coëz // Collectif Void // Jérôme Considérant // Patrick Corillon // Patrick Everaert // Jean Glibert // Nicolas Kozakis // Jacques Lizène // François Martig // Michaël Matthys // Mira Sanders // Mon Colonel & Spit // Jonathan Sullam // Thierry Tillier // Aurélie William-Levaux

15 artistes ou collectifs ont été invités à présenter des œuvres intégrées dans le tissu urbain de la Ville Basse. Aucune thématique n’a été imposée, si ce n’est la nécessité de tenir compte de l’environnement architectural, urbanistique, naturel et surtout humain des espaces proposés. Ces derniers ont été choisis en fonction de la fréquentation des lieux et de leurs significations historiques et sociales. Le parcours cherche ainsi à éclairer ce que la cité peut signifier pour ses habitants, ses utilisateurs et ses visiteurs. Il s’agit, en outre, d’introduire un élément de compréhension dans la géographie de Charleroi, de relever la qualité de son patrimoine et de mettre en perspective son redéploiement.
Dans la droite ligne de la politique de création et de promotion des talents impulsée par la Wallonie, la sélection des participants a été opérée tant pour la signification contemporaine de leurs recherches que sur base de leur capacité à communiquer avec le grand public. Elle traduit par ailleurs la volonté de mettre en présence des « jeunes créateurs » et des « valeurs sûres » dans une dynamique de talent, de savoir-faire et d’innovation. Une autre particularité de l’opération tient dans l’importance des activités de médiation mises en place. Il s’agit d’ouvrir le dialogue avec les usagers des lieux que les artistes investissent et, au-delà, de travailler sur la réception des œuvres et en particulier sur les interpellations qu’elles peuvent susciter.
L’opération s’inscrit ainsi dans la foulée des réflexions sur les relations entre culture contemporaine et goût populaire, relations ici d’autant plus sensibles que les artistes travaillent dans l’espace public et que les œuvres susciteront des réactions bien différentes de celles qu’elles auraient occasionnées si elles avaient été présentées dans un musée ou une galerie. Un des objectifs est de soutenir l’idée que la pertinence de telles opérations ne se jauge pas à la bienveillance ou à la conformité, voire au conformisme de leur réception, mais bien à la multiplicité et à la richesse des réflexions et des appropriations qu’elles provoquent.

UN AUTRE REGARD SUR UNE VILLE QUI SE RENOUVELLE
Charleroi est une ville brute de décoffrage, inclassable de par ses multiples singularités. Depuis plus de quatre ans, elle vit pleinement sa reconfiguration culturelle, architecturale, économique et sociale.
Elle est une des rares villes européennes à vivre un tel bouleversement. Cette refondation passe par un positionnement culturel fort et assumé. Celui-ci se marque notamment dans l’évolution profonde de la Ville Basse.
L’ouverture du Quai 10, centre de l’image animée et du gaming, allié au remodelage des Quais, la présence du Vecteur et de la galerie Incise, le foisonnement des librairies, le lancement prochain de Médiasambre, futurs studio de la RTBF et Télésambre, le déploiement de Rive Gauche s’intègrent parfaitement à ce processus.
Au travers de cette troisième édition de la triennale ART PUBLIC, 15 créateurs contemporains seront mis en perspective avec ce nouvel environnement du 2 septembre au 31 octobre. L’ambition est de renforcer la dynamique initiée avec l’événement Asphalte : faire descendre
l’art dans l’espace public et l’afficher à la vue du plus grand nombre.
Le haut potentiel de développement de la première métropole wallonne est désormais perceptible. Cette fraîcheur des idées alliée à un profond renouvellement contribue à mettre en place la ville de demain. Ces mutations lui offrent l’opportunité de jouer durablement un rôle à la hauteur de son statut.

INFORMATIONS PRATIQUES
EXPOSITION : du 02.09 au 05.11.2017, Charleroi, parcours en Ville Basse
VERNISSAGE : vendredi 01.09.2017 – 18h00
Au Vecteur, 30 rue de Marcinelle, B-6000 Charleroi
Tél. 00 32 (0)71/27.86.78
GUIDE DU VISITEUR disponible au Vecteur, dans les divers lieux culturels et à l’Espace Wallonie CATALOGUE GRATUIT : parution fin septembre 2017

Usines

USINES

Les usines font, bien sûr, partie du paysage mental (et physique) de l’artiste. « Comme je suis né une banlieue industrielle et que je me suis auto-proclamé petit maître, explique-t-il, il fallait que je peigne des paysages d’usines ; mais en leur donnant, bien entendu une dimension supplémentaire d’art nul. Des paysages d’usines, il y en avait déjà suffisamment dans le patrimoine wallon; c’est donc pour cette raison que m’est venue l’idée de réaliser de petites usines à partir des matériaux que fabriquaient ces usines-là. C’est une forme de recyclage, dans un esprit non pas écologique mais poétique… Poétique du nul, bien entendu ! ».
Les sculptures nulles (1980) de Lizène prennent régulièrement l’allure d’usines ou d’archéologies contemporaines, ce qui souvent revient au même. Lizène y introduit dès que possible « le thème de la fumée comme élément sculptural ». Il est d’ailleurs singulièrement que celui-ci soit le plus souvent associé à des fumigènes de music-hall. C’est le burlesque de ces sculptures nulles. La fumée s’échappe donc des cheminées de ces usines, ce que Lizène nommera un art d’altitude pour faire référence à l’art d’attitude. Il lui arrive de les concevoir à l’ « emporte-pièce », en matériaux légers, aussi vites construites, aussi vites escamotées.

RUINES CONTEMPORAINES

Ses « archéologies contemporaines » (1966), « traces de maisons démolies » et autres « buildings gondolants » (1964-66), son intérêt pour la fissure et la lézarde (1964) qui donnera lieu au « morcellement de cimaise » (1970) en témoignent tout autant que la submersion de ses meubles découpés : Jacques Lizène réactive le Ruinisme mais il en brinquebale les concepts établis. Je repense à ces lignes écrites par Sophie Lacroix sur la fonction critique des ruines(1) : « La ruine est alors ce grand corps qui a perdu son principe fondateur, et qui n’est plus qu’une multitude de liaisons passagères, contingentes. La ruine n’est pas le résidu laissé par une action qui a déjà eu lieu, elle est la présentation d’une action présente, car ce qui la distingue, c’est la conjonction d’un mouvement de déconstruction et l’énergie qui est à l’œuvre dans cette déconstruction, qui exclut que nous puissions penser cette tendance déconstructive comme une abstraction ou une déréalisation ». Il y a dans le chaos lizénien, une imprédictibilité aussi surprenante que stimulante.

(1) Sophie Lacroix, Ce que nous disent les ruines, la fonction critique des ruines, L’Harmattan, 2007.

Jacques Lizène

Sculpture nulle (1980) avec fumigène, archéologie et ruines contemporaines (1964),remake 1988. Collection BPS22, Charleroi

Jacques Lizène

Peinture nulle d’un projet de sculpture nulle remake 1982 et Sculpture nulle 1980 avec fumigène, remake 1988. Collection Ministère de la Culture de la Fédération Wallonie Bruxelles

FACTORIES

Factories are of course part of the artist’s mental (and physical) landscape. “As I was born in an industrial suburb and proclaimed myself a Minor Master, he explains, I had to paint factory landscapes, but by giving them an added dimension as worthless art. There were already enough factory landscapes in the Walloon heritage; that’s where I got the idea of making small factories using materials those factories produced. It’s a form of recycling, but in a poetic sense, not an ecological one… The poetics of worthlessness, of course!”

Lizène’s Worthless Sculptures (1980) regularly look like factories or contemporary archaeologies, which often comes down to the same thing. Lizène introduced “the theme of smoke as a sculptural element” as soon as possible. Indeed, the fact that the smoke is most often associated with music-hall smoke machines is quite singular. It is the burlesque aspect of these Worthless Sculptures. Smoke rises up from the chimney stacks of these factories, which Lizène named “Altitude Art,” in reference to Attitude Art. He sometimes makes them “cut and dried” in lightweight materials that can be spirited away as soon as they’re built.

CONTEMPORARY ARCHEOLOGIES

His « archéologies contemporaines » (contemporary archeologies) (1966), « traces de maisons démolies » (traces of demolished houses) and other « buildings gondolants » (warped buildings) (1964-66), his interest in the crack and the fissure (1964) which will lead to the « morcellement de cimaise » (fragmentation of the picture rail) (1970) make it very clear, as does his submersion of cut-up furniture: Jacques Lizène resuscitates Ruinism but jumbles its established concepts. This reminds me of what Sophie Lacroix has written on the critical function of ruins (1): « The ruin, then, is that great body which has lost its founding principle, and which has become nothing more than a multitude of fleeting, accidental connections. The ruin is not a residue left by an action that has already taken place; it is the representation of an actual action, because what distinguishes it is the conjunction of a deconstructive action and the energy at work in this very deconstruction, which prevents us from seeing this deconstructive tendency as an abstraction or derealisation. » There exists in the Lizènean chaos an unpredictability that is as surprising as it is stimulating.

(1) Sophie Lacroix, Ce que nous disent les ruines, la fonction critique des ruines, L’Harmattan, 2007.

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Numa Boucoiran

Numa Boucoiran, La leçon d’Anatomie à usage des artistes, 1873, Université de Montpellier

Jacques Charlier, Jacques Lizène, Sophie Langohr, Benjamin Monti et Marie Zolamian participent à l’exposition La Leçon d’Anatomie (commissaire Marie-Hélène Joiret), à la Boverie, à l’occasion du 30e anniversaire du C.H.U. de Liège. L’exposition « La Leçon d’Anatomie. 500 ans d’histoire de la médecine » présente à La Boverie du 21 juin au 17 septembre 2017 un ensemble unique de plus de 120 œuvres où Art ancien et Art contemporain, mêlés, montrent bien la variété de nos attitudes devant les fragilités de notre condition.

La Boverie
Du 21.06 au 17.09.2017

Félicien Rops

ROPS Félicien, Le Massage, Sans date, Héliogravure sur papier Japon, sans justification de tirage, 26×19,7 cm, Province de Hainaut Coll. BPS22,Charleroi.

L’hôpital du C.H.U est le fruit d’une longue gestation qui a débuté dans les années 60. Sa conception, confiée à l’architecte liégeois Charles Vandenhove, prévoit dès le départ, l’intégration d’œuvres d’art. Construit au Sart Tilman lors de la décennie suivante au cœur des 172 hectares acquis par le Recteur de l’époque, Marcel Dubuisson, il a officiellement été inauguré le 13 décembre 1985. Deux ans plus tard, l’entité hospitalière a acquis son autonomie juridique en obtenant un statut distinct de celui de l’Université. Cette indépendance juridique a débouché sur la création d’un conseil d’administration avec un pouvoir décisionnel propre. La date qui a marqué les mémoires et qui fait sens est donc celle du 1er avril 1987. Pour célébrer ses trente années d’existence, le C.H.U de Liège s’invite dans le grand espace central du nouveau musée liégeois pour une exposition qui s’articule autour de quatre grands axes : un cabinet de curiosité qui laisse place à la réflexion sur la place de la médecine dans l’art et de l’art au service de la médecine ; une mise en regard entre des œuvres anciennes et œuvres d’art contemporain portées par une thématique commune, la médecine ; une confrontation entre œuvres d’art abstrait et des photographies prises au microscope ; une mise en avant des artistes présents au C.H.U.
Pratiquer la médecine et y recourir, c’est aussi, au-delà des techniques mises en œuvre, affronter les interrogations les plus fondamentales qui se posent depuis toujours aux humains, car la maladie, la souffrance et la mort, inhérentes à leur condition, leur posent les problèmes philosophiques et religieux essentiels, placent médecins et patients devant des problèmes éthiques souvent graves et suscitent en eux des désirs contradictoires. Les artistes ont de tout temps illustré ce questionnement éternel. Ils le font avec une riche diversité, passant du drame à l’ironie, de la pédagogie à l’anecdote, de l’horreur à la beauté. C’est dans ce sens que le C.H.U a conçu son exposition en collaboration avec des institutions de renoms comme l’Hôpital Notre-Dame à la Rose de Lessines ou encore le Centre wallon d’art contemporain « La Châtaigneraie », dont la directrice, Marie Hélène Joiret, assure le commissariat de l’exposition.

Jacques Charlier

Jacques charlier, Peinture cérébrale, 1989, collection BPS22, Charleroi

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La galerie de l’Hôtel de Ville de Chinon, dans une exposition pensée par Cindy Daguenet, revient sur plusieurs aspects importants de la langue de Rabelais : ses jeux de langage. Anagrammes, palindromes, exercices de styles, calembours, et aphorismes sont au programme d’une grande partie des œuvres présentées dans l’exposition. Mais pas seulement, puisque le langage et la sémantique depuis Un coup de dés jamais n’abolira le hasard de Stéphane Mallarmé, aux premières œuvres des futuristes et au recueil Calligrammes de Guillaume Apollinaire ouvrent une porte vers de nouvelles préoccupations artistiques et intellectuelles au début du 20 ème siècle. Le langage en tant que matière phonétique est pris à bras le corps par des artistes comme François Dufrêne, Joël Hubaut, Bernard Heidsieck et Gherasim Luca à travers des lectures performances. Une exposition riche de plus de 40 œuvres et 60 éditions originales de livres d’artistes. Cette exposition est un hommage à Rabelais, originaire du pays, et la richesse de notre langage.

Jacques Lizène

Jacques Lizène, Marcel Duchamp croisé François Rabelais, technique mixte, 2017

Jacques Lizène

Jacques Lizène, Allais en Satie par Jacques Lizène. Satie en Allais, technique mixte, 1997

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Jacques Lizène

Jacques Lizène, Marcel Duchamp croisé François Rabelais, technique mixte, 2017

Jacques Charlier, Jacques Lizène, Pol Pierart et Raphaël Van Lerberghe participent tous les quatre à l’exposition « La Comédie du Langage », organisée à la galerie de l’Hôtel de Ville de Chinon (Loire), en hommage à François Rabelais. Vernissage ce 20 mai, exposition jusqu’au 15 octobre 2017. Commissariat : Cindy Daguenet.

La galerie de l’Hôtel de Ville revient sur plusieurs aspects importants de la langue de Rabelais : ses jeux de langage. Anagrammes, palindromes, exercices de styles, calembours, et aphorismes sont au programme d’une grande partie des œuvres présentées dans l’exposition. Mais pas seulement, puisque le langage et la sémantique depuis Un coup de dés jamais n’abolira le hasard de Stéphane Mallarmé, aux premières œuvres des futuristes et au recueil Calligrammes de Guillaume Apollinaire ouvrent une porte vers de nouvelles préoccupations artistiques et intellectuelles au début du 20 ème siècle. Le langage en tant que matière phonétique est pris à bras le corps par des artistes comme François Dufrêne, Joël Hubaut, Bernard Heidsieck et Gherasim Luca à travers des lectures performances. Une exposition riche de plus de 40 œuvres et 60 éditions originales de livres d’artistes. Cette exposition est un hommage à Rabelais et la richesse de notre langage.
Avec : Marcel Duchamp, Angelo Rognoni, Jean Dupuy, Francine Flandrin, Art & Language, Sammy Engramer, Pol Pierart, Anabelle Hulaut, François Dufrêne, Bernard Heidsieck, Olga Adorno, Raphael Van Lerberghe, Jacques Lizène, Christian Xatrec, François Morellet, Patrice Lerochereuil, Jacques Charlier, Zhuo Qi, Joël Hubaut, Gil Joseph Wolman, Jacques Halbert, Raymond Hains et des éditions originales de : Raymond Roussel, Alfred Jarry, Stéphane Mallarmé, Roland Topor, Raymond Queneau, Francis Picabia, F. T Marinetti, Maurice Lemaitre, Isidore Isou, Joël Hubaut, Marcel Duchamp, Jean Epstein, Robert Desnos, Claude Closky, Dan Graham, Henri Chopin, Joseph Kossuth, Robert Filliou, Juliette Roche, …

Pol Pierart

Pol Pierart, Aureboire,technique mixte sur carton, sd. Collection Province de Liège, ancienne collection du Cirque Divers.

Toujours à Chinon, rabelaisienne cité du vin, au musée du Carroi cette fois, c’est Marie Zolamian qui expose en contrepoint de l’exposition « Paroles à boire », très belle sélection de verres à boire de l’Antiquité à nos jours des collections du Grand Curtius à Liège, la deuxième plus grande collection au monde après celle du Musée Corning dans l’Etat de New York. Les verres sont issus de divers pays avec, comme points forts, les verres vénitiens ou réalisés à la façon de Venise, le cristal de Bohême ainsi que les œuvres d’époque Art nouveau ou Art Déco.

coupe syrienne, musée du Grand Curtius

Coupe syrienne, 13e siècle, musée du Grand Curtius Liège.

Dans notre idée de présenter un parcours chronologique sur l’histoire du verre à vin de ses origines à nos jours dans toutes les vitrines du troisième étage du musée, il nous paraissait important d’accorder de la place à une artiste de notre époque pour offrir au public un dispositif constitué de deux séries d’œuvres sur papier et d’une vidéo sur la thématique de l’eau et du vin. Marie Zolamian utilise dans ses œuvres, sa mémoire et ses origines mais également des expériences et des rencontres qu’elle a pu faire ses dernières années notamment lors d’une résidence à Birzeit en Palestine. La série « A servir » présente une procession de femmes parées de coupes, d’aiguières, de flacons remplis de liquides : rouge, bleu ou ocre. Alanguies sur une jarre, accroupies sur un tapis avec un flacon dans leurs mains, puisant l’eau dans un puits au beau milieu d’une oasis, les femmes sont au centre de cette série, à la fois servantes et prêtresses. Le titre « A servir » joue sur ce double sens puisqu’il laisse entendre le mot « asservir », être réduit à la servitude, ce que tout au long de notre histoire les hommes et les textes sacrés imposeront aux femmes.

Marie Zolamian

Marie Zolamian
Sans titre, de la série A Servir, 2013
gouache sur papier, 21 x 13,5 cm

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Résonances

Sophie Langohr

Sophie Langohr
Saint Pierre, plâtre polychrome, XXe siècle, Liège, Grand Curtius
de la série Open Geometric Structures, photographie noir et blanc, 66 x 100 cm, 2016.
Photo Charlotte Lagro

Jacques Lizène

Photo Charlotte Lagro

Jacques Lizène

Jacques Lizène
Art syncrétique, 1964. Sculpture génétique 1971.En remake 2011. Technique mixte, 65 x 30 x 30 cm. Sur colonne : 158 cm
Photo Charlotte Lagro

Emilio Lopez Menchero

Emilio López-Menchero
Sacs (de la série Indonésie !), 2008
Encre de chine sur papier, 195 x 157,5 cm
Photo Charlotte Lagro

Emilio Lopez Menchero

Emilio López-Menchero
Molenbeek, (de la série Indonésie !), 2008
Encre de chine sur papier, 195 x 157,5 cm
Photo Charlotte Lagro

Charlotte Lagro

Charlotte Lagro,
And it was quiet (…),
plywood with oak veneer and mahogany stain, 2015

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Jacques Lizène

Jacques Lizène
Art syncrétique, 1964. Sculpture génétique 1971.En remake 2011. Technique mixte, 65 x 30 x 30 cm. Sur colonne : 158 cm

Le registre des « sculptures génétiques » participe du double principe du collage et du montage – tel qu’il est présent dans nombre d’œuvres canoniques de la modernité (Max Ernst, avant tout, mais aussi Eisenstein, Heartfield, Erró, Rauschenberg, Godard, Jorn, etc…). Pour Lizène comme pour tous ceux-là, il s’agit de faire entrer en collision deux éléments hétérogènes (prélevés dans les registres les plus divers), suffisamment éloignés pour produire un effet de heurt ou d’incongruité (il s’agit de réunir ce qui logiquement n’aurait jamais dû l’être) et pourtant ajustables, harmonisables (la rencontre doit aussi avoir un caractère d’évidence). Mais ce qui singularise Lizène, c’est que l’effet de surprise ou d’émerveillement n’est jamais dénué d’une certaine dimension burlesque (seuls quelques collages d’Erró s’aventurent dans cette direction-là), résultant notamment d’une transgression des classifications et des hiérarchies admises. D’où par exemple, le «montage» d’une statuette d’art primitif et d’une sculpture classique ; l’hybridation de deux ou plusieurs visages (Freud-Hitler, Proust-Kafka, Lizène-Picasso) ; l’irruption d’un regard féminin dans l’image du buste de Sade par Man Ray ; l’ajout d’éléments farcesques et perturbateurs (les faux-nez) à certains portraits ; la création d’objets paradoxaux (la Guitare-pioche, la Guitare à deux manches) ; le télescopage de deux moitiés de meubles (chaises, canapés) appartenant à des styles opposés ; l’invention de végétaux d’une « dualité » défiant toutes les lois de la nature (un sapin «mutant» soudainement en palmier, un arbre dont le tronc se développe brusquement à l’horizontale, en formant un angle droit) : les variations, on le sent, sont infinies. Mais ce qui fait la singularité de Lizène, aussi, dans ce répertoire, c’est qu’il peut se concrétiser dans tous les langages dont il dispose : ces collisions peuvent tout aussi bien s’incarner dans des collages d’images ready-made, des dessins tracés à la main, des créations d’objets (résultant à l’occasion de ces dessins), des vidéos (les techniques de l’incrustation, ici, font merveille) des détournements de sculptures, des actions de rue (l’inénarrable performance où il aborde les passants, pour leur apposer sur le visage le fragment photographié d’un autre visage, les transformant de facto en sculptures génétiques vivantes), et même des inventions de symboles (son fameux drapeau belge, peut-être pas entièrement ironique, résultant de la conjonction de la moitié du lion flamand et de la moitié du coq wallon…) (Guy Scarpetta)

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Jacques charlier

Jacques Charlier
Peinture mystique I, 1988
Technique mixte, acrylique sur toile, objets trouvés, 200 x 350 cm

La résonance est un phénomène selon lequel certains systèmes physiques, électriques ou mécaniques, par exemple, sont sensibles à certaines fréquences. Un système résonant peut accumuler une énergie, si celle-ci est appliquée sous forme périodique, et proche d’une fréquence dite « fréquence de résonance ». Par extension de langage, elle est aussi faculté de résonner, propriété d’accroître la durée ou l’intensité d’un son, effet produit, écho rencontré, mode de retentissement d’un événement vécu ; elle est enfin ce qui fait vibrer le cœur et l’esprit. Toutes les œuvres rassemblées dans cette exposition ont cette capacité de résonance, en ce qu’elles sont échos et vibrations des états du monde : excès en tous genres, nationalismes exacerbés et place du religieux, combat féministes renouvelés, exode et immigration, multiculturalisme et chocs ou rencontres des cultures, compétition ou questions environnementales. Elles sont également résonances à d’autres créations d’un passé plus ou moins éloigné, résonances au cinéma ou à la littérature, à l’histoire de l’art et de la peinture, à celle des arts premiers. Le terme de résonances, au pluriel même, est sans doute le plus à même de rendre compte de ce phénomène de mise en mouvement de l’esprit au contact de l’autre, une mise en mouvement qui oblige au dépassement de ses limites et à l’inventivité d’un autre monde.

Avec des œuvres de : James Lee Byars, Jacques Charlier, Lili Dujourie, Charlotte Lagro, Sophie Langohr, Jacques Lizène, Emilio Lopez-Menchero, Jacqueline Mesmaeker, Guy Mees, Benjamin Monti, John Murphy, Pol Pierart, Maurice Pirenne, Valérie Sonnier, Raphaël Van Lerberghe, Marie Zolamian.

Vernissage ce samedi 18 mars à 19h
Exposition du 19 mars au 15 avril 2017.

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Lu dans l’Oeil #698, février 2017, à propos de Charlier, Lizène et de bien d’autres choses, cet essai de Pauline Vidal :

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Jacques Charlier

A l’avant plan : Jacques Charlier, Paysages professionnels, 1971

Jacques Charlier

Jacques charlier, Photographies de vernissage, 1975

Jacques Charlier

Jacques Charlier, Paysage artistique, 1970

Jacques Charlier

Jacques Charlier

Jacques Charlier

Jacques Charlier, photo-sketch en couverture de la revue d’art +/- 0

Jacques Charlier

Jacques Lizène

Jacques Lizène, exhibition view

Jacques Lizène

Jacques Lizène
Personnage photographié regardant le spectateur d’une photo. Personnage photographié essayant de se dérober au regard d’un spectateur d’une photo, 1971
Jacques Lizène
Contraindre le corps à s’inscrire dans le cadre, 1971
Jacques Lizène
Contraindre le corps à s’inscrire dans le cadre de la photo, 1971.

Jacques Lizène

Jacques Lizène, « Documents rapportés d’un voyage au coeur de la civilisation banlieue (Ougrée, banlieue industrielle liégeoise), par un petit maître liégeois, pauvre pitre en art, artiste de la médiocrité, représentant de la banlieue de l’art » (1973, Liège). Accompagné de : « Modèle contraignant son corps à s’inscrire dans les limites du cadre pour réaliser une tentative de reconstitution de portrait de l’indigène de la civilisation banlieue » (Collection Muhka Antwerpen)

Jacques Lizène

Jacques Lizène
« 144 tentatives de sourire… mais l’on sait le vécu quotidien de la plupart des individus, Accompagné de 881 tentatives de rire enregistrés sur cassette, tout d’une traite », 1974. 135 photographies NB, tirage argentique, marouflées sur carton, 9 x 73 x 61 cm et cassette audio digitalisée

Jacques Lizène

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Jacques Lizène

Jacques Lizène, Un film barré à la main (1972)

Les œuvres Tentative de dressage d’une caméra (1971), Tentative d’échapper à la surveillance d’une caméra (1971), Contraindre le corps à rester dans le cadre de l’image suivi d’une promenade d’un côté à l’autre de l’écran (1971) et Un film barré à la main (1972) de Jacques Lizène (toutes faisant partie de la collection du FRAC Aquitaine) sont projetées dans le cadre du Festival « Flash Danse, traversées chorégraphiques »au Théâtre Universitaire de Nantes. Du 16 au 26 janvier 2017.

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A propos de l’exposition : De Broodthaers à Braeckman – La photographie dans les arts plastiques en Belgique » au Muhka
Dans L’Art Même #71. sous la plume d’Emmanuel d’Autreppe

L'Art Même

L'Art Même

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Suchan Kinoshita in :

Hinter dem Vorhang. Verhüllung und Enthüllung seit der Renaissance. Von Tizian bis Christo
Hrsg. Beat Wismer, Claudia Blümle
Gebunden, 340 Seiten, 297 Abbildungen in Farbe, 24 x 30 cm

Jacques Lizène et Jacques Charlier in :

Liesbeth Decan
Conceptual, Surrealist, Pictorial
Photo-Based Art in Belgium (1960s – early 1990s)
Leuven University Press
ISBN: 9789462700772

The role of photography in Belgian visual art
Conceptual, Surrealist, Pictorial is the first in-depth study of the use of photography by Belgian artists from the 1960s until the early 1990s. During these three decades, photography generally underwent a major evolution with regard to its status as a gallery-focused fine art practice. Liesbeth Decan explores ten representative case studies, which are contextualized within and compared with contemporary international artistic trends. Successively, she addresses the pioneering use of photography within Conceptual art (represented by Marcel Broodthaers, Jacques Charlier, and Jef Geys), the heyday of Photoconceptualism in Belgium (represented by Jacques Lennep, Jacques Lizène, Philippe Van Snick, and Danny Matthys), and the transition from a conceptual use of photography towards a more pictorial, tableau-like approach of the medium (represented by Jan Vercruysse, Ria Pacquée, and Dirk Braeckman). Ultimately, the selected case studies reveal that photo-based art in Belgium appears to be characterized by a unique uniting of elements particularly from Conceptual art, Surrealism, and the pictorial tradition.

Jacques Lizène in :

 

Denis Gielen
REBEL REBEL ART + ROCK
Author: Editor: Denis Gielen. Authors: Denis Gielen, Jeff Rian, Julien Foucart
Hardback, 300x215mm, 304p, 300 colour illustrations,
French edition
Fonds Mercator/ Mercatorfonds
ISBN: 9789462301498

Depuis les années 60, le rock fait partie, avec d’autres cultures populaires comme la Science-fiction, des nouvelles sources d’inspiration et de réflexions que détournent les artistes plasticiens. Dérivé du blues et de la country, musiques rurales américaines, le rock qui apparaît à la fin des fifties se profile comme une culture typiquement adolescente dont l’histoire oscille entre divertissement industriel et révolte suburbaine. Célébrée avec nostalgie ou parodiée avec virulence, sa « religion » hante, depuis le Pop Art, tout un pan de l’art contemporain de ses distorsions électriques et refrains diaboliques. Associé à l’art, il élargi le spectre d’une sensibilité désormais partagée : de la révolte politique à la crise identitaire en passant par le nihilisme artistique.
Publié à l’occasion de l’importante exposition Rebel Rebel (Art + Rock) programmée par le MAC’s au Grand-Hornu, en 2016, cet ouvrage propose une traversée de l’art contemporain à travers le prisme du rock et de ses trois principales facettes. Colorée notamment par les chansons de Hank Williams ou Patti Smith, la première met en lumière des artistes qui, comme Dan Graham, Allen Ruppersberg ou David Askevold, se sont interessés aux racines vernaculaires de la musique rock. La seconde, iconique à l’image d’Elvis Presley, Deborah Harry ou Kurt Cobain, sélectionne des oeuvres qui s’en prennent aux vanités du star system et de son esthétique glamour, à la manière de Mimmo Rotella, Douglas Gordon ou General Idea. Enfin, teintée par la noirceur de groupes punk comme les Ramones ou les Stooges, la troisième facette du rock présente des plasticiens iconoclastes qui déconstruisent, comme Art & Langage, Steven Parrino ou Jonathan Monk, le mythe moderniste de l’auteur génial. A chacune de ces facettes correspond un chapitre du livre qui, partant de duos ‘art-rock’ (Andy Warhol + Bob Dylan, Tony Oursler + Sonic Youth, Jeremy Deller + New Order,… ), s’organise en divers planches iconographiques. Augmentées de biographies, d’une chronologie et d’un glossaire, ces trois parties respectivement intitulées Roots, Looks et Fools constituent le coeur d’un projet éditorial où musique rock et art contemporain s’associent en un combo bâtard et rebelle.

Aglaia Konrad in :

Aglaia Konrad
From A to K

L’ouvrage Aglaia Konrad From A to K, d’après une idée originale de l’artiste, a été rédigé par Emiliano Battista et Stefaan Vervoort. Conçu et présenté sur le modèle d’une encyclopédie, il propose une large sélection d’images inédites, tant en couleurs qu’en noir et blanc, accompagnée d’un glossaire classé par ordre alphabétique dont la présence organise et structure l’ouvrage.
Cette liste reflète l’intérêt que l’artiste porte depuis longtemps aux dimensions changeantes des environnements publics et privés tels qu’elles se manifestent dans l’architecture, l’urbanisme et la ville dans son ensemble. De plus, le glossaire rend explicites le processus d’élaboration de l’ouvrage et les choix qui y ont conduits, comme s’il s’agissait d’un répertoire des nombreuses idées qui l’ont inspiré.
Les textes répartis à travers Aglaia Konrad From A to K portent tous comme titre une expression sélectionnée dans le glossaire, dont « (pre-)Architecture », « Book », « City », « Concrete » et « Elasticity ». L’ouvrage comporte des essais et des témoignages personnels de Friedrich Achleitner, Hildegund Amanshauser, Elke Couchez, Penelope Curtis, Michiel Dehaene, Steven Humblet, Moritz Küng, Spyros Papapetros, Angelika Stepken, Edit Tóth et des rédacteurs, ainsi que des contributions des artistes Koenraad Dedobbeleer et Willem Oorebeek.
Emiliano Battista & Stefaan Vervoort (réd.), Éditions Koenig Books, Cologne, 391 p., uniquement disponible en anglais.

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Urgent conversations

Jacques Lizène participe à l’exposition inaugurale du nouveau musée d’art contemporain d’Athènes (EMST), « Urgent conversations : Athens – Antwerp »

Urgent Conversations: Athens – Antwerp is the first temporary exhibition in the long overdue public unfolding of the Greek National Museum of Contemporary Art, Athens (EMST). The project offers a reflective dialogue between the collections of EMST and M HKA, the Flemish Contemporary Art Museum, based in Antwerp. This exhibition commences the program EMST in the World.

The impulse of both Urgent Conversations: Athens – Antwerp and EMST in the World is the necessity of cultural dialogue on a global scale, also within multifaceted Europe. Societies nowadays tend to polarize in 49 % versus 51 % camps, negotiations start from antagonistic positions as a default position, introversion and individualism became entrenched states. There may be loftier aspirations than the capacity of conversation, but its recent fragility often reached critical levels and can be described as an urgent situation.

Urgent Conversations: Athens – Antwerp has been developed bottom up, each time starting from work of a Greek and a Belgian artist, that resonate, searching a notion that arises from this resonance, then adding a third artist from elsewhere in one of the two collections. In this way the exhibition was structured around 22 notions with each time work of three artists in a dialogue around it, the total consisting of more than 70 works from 66 artists.

This exhibition enacts the belief of both museums that works of art may constantly emanate new meanings, open questions and initiate a much desired dialogue, that basic ground for human culture. This project is therefore also a counter-proposal to cultural and curatorial sameness, opting instead for a multitude of convincing constellations of subjects, impossible to exhaust, leading up to discussions concerning both individual and collective realizations, and to actions.

Athens and Antwerp seem to represent two extremes of Europe today, but at the same time Greece and Flanders are both regions of Europe that added many crucial threads to its cultural fabric. Institutions like EMST and M HKA may further cultivate that. EMST in the World will develop in the same vein further dialectical relations between EMST and institutions elsewhere with corresponding aims and practices, geared to the research and curation of contemporary art and other contemporary cultural manifestations.

Jacques Lizène, Lucas Samaras, Douglas Gordon : THE UNSTABLE SELF

Jacques Lizène

We thought of the Unstable Self while discussing the works of Jacques Lizène, Lucas Samaras and Douglas Gordon.
Unlike in the myth of Narcissus, in real life we rarely fall in love with ourselves. Looking at a reflecting pool one can encounter the abyssal unknown or come face to face with a chimaera: a monster composed by more than one animal. The randomness and transitional nature of what we are, the constant internal battle between opposing tendencies within us and the fluidity of what we often perceive with certainty as our anchor to existence is revealed with deep introspection, psychoanalysis, chemical substances and mind affecting diseases. Maybe it is this knowledge, that self is not a topos but a journey, which saves us from the vengeance of Nemesis.
We are monsters, Lizène states, accidental mixtures of two sources of genetical material, he therefore took a vasectomy not to procreate, after that it is joyful to be a “cadavre exquis”. Gordon confronts in Self Portrait (Kissing with Scopolamine) his own reflection by kissing another face with a truth drug on his lips. Samaras makes with Self what amounts to an autobiography through his body.

ΕΜSΤ- M HKA
Urgent Conversations: Athens-Antwerp
Opening: 31 October 2016
October 31, 2016 – January 29, 2017
Curated by: Bart De Baere, Katerina Koskina
Assistant Curators: Stamatis Schizakis, Jan De Vree

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Lu dans La Libre à propos de l’exposition « De Broodthaers à Braeckman – La photographie dans les arts plastiques en Belgique », à laquelle participent Jacques Lizène et Jacques Charlier, au Muhka. Plume de Guy Duplat.

La Libre

En mai prochain, c’est un photographe, Dirk Braeckman, qui représentera la Belgique à la Biennale de Venise. Ce fut d’abord une surprise qu’il ait été préféré à un peintre comme Michaël Borremans. Mais ce choix marque bien l’apport de la photographie dans les arts plastiques.
Par le traitement qu’il réserve à ses prises de vue, la démarche de Breackman s’apparente fortement à celle des peintres. Ne cherchant nullement à rendre la réalité visible des choses et des gens, il les saisit dans un espace de noirceur qui les isole et ne les révèle qu’en dehors de toute anecdote. Auteur de portraits, d’autoportraits retouchés, de photos de lieux sans aucune présence humaine, Braeckman impose une tension et une étrangeté qui renvoient les espaces et les êtres au plus profond d’eux-mêmes.
Hasard du calendrier, le musée d’art contemporain d’Anvers, le Muhka, propose justement d’explorer ce passage de la photographie aux arts plastiques en Belgique, depuis Marcel Broodthaers.
Tout a vraiment commencé avec Broodthaers dont on voit plusieurs oeuvres typiques : sa petite « tour à 4 étages avec des photos de paires d’yeux », le portrait de Marie Gilissen prenant une photo, « La soupe de Daguerre » où les légumes sont une suite de photographies de légumes. On est bien dans l’art conceptuel, dans la foulée des photographies surréalistes de Magritte et Nougé.

144 tentatives de sourire

Dans la foulée de Broodthaers, l’expo met en évidence Jef Geys et Jacques Charlier dont on remontre des grandes séries comme ses photographies de vernissages d’expos, mises en abîme ironiques du regard sur l’art.
Le parcours s’arrête à raison à la causticité du groupe CAP (Cercle d’Art prospectif) avec Jacques Lennep, Jacques Louis Nyst et Jacques Lizène. La photographie est un média possible pour troubler, déranger, interroger. Avec un humour décapant mêlant à nouveau le conceptuel et le surréaliste. Il faut revoir les 144 tentatives de sourire de Lizène ou sa série « Contraindre le corps à s’inscrire dans le cadre ».
Jacques Lennep utilise la photographie pour ausculter le monde à travers sa documentation autour d’un supporter des Zèbres. En Flandre, Lili Dujourie s’approprie la photographie pour réinventer les grandes poses de l’art classique en posant nue devant son propre objectif.
Peu à peu, la photographie quitte le conceptualisme pour pour devenir tableau sombre et étrange, décor de théâtre chez Braeckman. Philippe Van Snick mêle concept et beauté formelle, photographiant les états successifs d’un lavabo dont l’eau est peu à peu envahie par l’encre.
Tout en gardant aussi un humour très belge, un hybridation spécifique à notre pays, qu’on retrouve dans les performances de Ria Pacquée photographiant par exemple une femme à Rome qui demande partout son chemin « sans jamais voir la beauté de la ville ».

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