Un ensemble de 16 dessins. Projets d’entassements de toiles [1970], projets de toiles dans la toile [1970- 1980], projets de peintures médiocres, de nouvelles abstractions nulles, de peintures néo-déco, d’entassements de toiles et de fumigènes, projets pour Museum, placards à tableaux, vieilles toiles de réserve de musée entassées , techniques diverses, dates diverses.
Jacques Lizène Entassement de toiles [1970], 1980 Encre et correcteur liquide sur papier, 29,7 x 21 cmJacques Lizène Entassement de toiles [1970], et fumigène, 1980 Encre et aquarelle sur dessin photocopiéJacques Lizène Entassement de toiles, 1970 et fumigène, 1980 Encre sur papier, 29,7 x 21 cmJacques Lizène Art du Nul, toile de toiles, 1970 – 1980 Encre sur papier, 21 x 29,7 cmJacques Lizène Installation pour muséum, placard à tableaux d’après le projet entassement de toiles et de cadres [1970], 1990 Encre sur papier, 21 x 29,7 cmJacques Lizène Projet d’entassements de toiles, 1980 Encre et crayons de couleurs sur papier, 21 x 29,7 cmJacques Lizène Toile de toiles, placard à tableaux, 1980 Encre et correcteur liquide sur papier, 25 x 12,5 cmJacques Lizène Projet pour entassement de toiles Encre sur papiers découpés, recto verso, 21 x 20 cm Jacques Lizène Placard à tableaux, entassement de toiles [1970], en remake 2004 Crayon sur papier, 29,7 x 21 cm
Jacques Lizène participe à l’exposition Lacan, l’exposition. Quand l’art rencontre la psychanalyse au Centre Pompidou à Metz. Du 31 décembre 2023 au 27 mai 2024. Galerie 2. Commissariat : Marie-Laure Bernadac et Bernard Marcadé, historiens de l‘art, associés à Gérard Wajcman et Paz Corona, psychanalystes.
La pensée de Jacques Lacan est avec celles de Roland Barthes, Michel Foucault, Jacques Derrida et Gilles Deleuze, essentielle pour comprendre notre contemporanéité. Or, si des hommages et des expositions ont déjà considéré la plupart de ces figures intellectuelles, la pensée de Lacan reste à ce jour, sur le plan muséal, inexplorée, alors que ce dernier a entretenu une relation très forte avec les œuvres d’art.
Lacan a fréquenté au plus près l’art et les artistes du XXesiècle (Salvador Dalí, André Masson, Georges Bataille, Pablo Picasso ou encore Dora Maar) et n’a eu de cesse de puiser dans l’art de tous les temps dans son enseignement. Plus de 40 ans après la mort du psychanalyste, l’exposition du Centre Pompidou-Metz explorera les relations privilégiées de Lacan avec l’art en mettant en résonance à la fois les oeuvres qu’il a lui-même indexées, les artistes qui lui ont rendu hommage, ainsi que les œuvres modernes et contemporaines qui font écho aux grandes articulations conceptuelles de sa pensée.
Lacan ouvre un champ novateur qui s’inscrit au cœur de notre modernité et de notre actualité. On se débat aujourd’hui avec des problèmes de sexe, d’amour, d’identité, de genre, de pouvoir, de croyances ou d’incrédulité, autant de questions sur lesquelles le psychanalyste a apporté des repères précieux.
Le parcours est à voir et à expérimenter comme une traversée des notions spécifiquement lacaniennes, à commencer par lestade du miroir, qui a fasciné nombre d’artistes et de cinéastes. Puis est interrogé le concept delalangue, mot inventé par Lacan pour désigner une forme et une fonction du langage plus en prise avec ce que le psychanalyste qualifie de réel, et qui résonne avec le travail d’artistes qui ont joué avec les mots, le double sens, le babillage, voire le langage des oiseaux, sans oublier le rapport à la poésie. La sectionNom-du-Pèresera quant à elle l’occasion de repenser la notion patriarcale. S’ouvre alors la section de l’objeta, une invention de Lacan pour qualifier l’objet cause du désir en tant que manque, reste et chute, qui se déploiera en de multiples orientations :chute, phallus, sein, corps morcelé, merde, voix, rien, regardet enfintrou.
La sectionLa Femme n’existe pasest dédiée à la fameuse formule de Lacan qui insiste sur le fait qu’il n’existe pas d’essence de la femme, et montre les œuvres d’artistes qui mettent en perspective les représentations misogynes. La féminité est souvent multiple et la sectionmascaraderendra hommage au concept de Joan Rivière, repris à son compte par Lacan. La mascarade est à l’œuvre chez de nombreux artistes qui recourent aux travestissements, confirmant la position de Lacan pour qui l’anatomie n’est pas le destin, à savoir que le genre ne correspond pas nécessairement au sexe assigné à la naissance.
Selon la fameuse formule de Lacan,Il n’y a pas de rapport sexuel. Tel est le titre d’une section organisée autour de la réplique duGrand Verrede Duchamp, dans lequel la jouissance de la mariée du registre du haut s’effectue sans qu’il y ait de contact physique avec les célibataires du registre du bas. L’amour, qui est pour Lacan « ce qui supplée à l’absence de rapport sexuel » (Encore, Le Séminaire, Livre XX, texte établi par Jacques-Alain Miller, Paris, Seuil, 1975), est néanmoins ce qui ouvre à lajouissance– « Seul l’amour permet à la jouissance de condescendre au désir » (L’Angoisse, Le Séminaire Livre X, texte établi par Jacques-Alain Miller, Paris, Seuil, 2004). Une section explorera la jouissance, féminine d’abord, dont Lacan situe l’acmé dans les jaculations mystiques figurées dansL’Extase de sainte Thérèsedu Bernin, et qui trouvent des avatars contemporains dans les œuvres d’Anselm Kiefer, ORLAN, jusqu’aux performances des Sœurs de la Perpétuelle Indulgence.
Les dernières années de l’enseignement du psychanalyste font la part belle à la topologie, aux nœuds borroméens, aux bandes de Moebius et autres bouteilles de Klein. La dernière section de l’exposition reflète autant l’intérêt porté par Lacan pour les nœuds et tressages de François Rouan, artiste qu’il rencontra à la Villa Médicis et pour lequel il écrivit un texte, que l’influence des préoccupations topologiques de Lacan sur les artistes contemporains
Jacques Lizène, Couleur chocolat, peinture à la matière fécale [1977], en diptyque, 1993, 80 x 200 cm. Collection FRAC Poitou-Charentes.
Marie-Laure Bernadac et Bernard Marcadé ont choisi une Peintureanalitique du Petit Maître, Couleur chocolat, appartenant à la collection du FRAC Poitou Charentes.
Dans le catalogue Collection, fin XXe, 1983-1995, Douze ans d’acquisitions d’art contemporain en Poitou-Charentes, on lira la notice suivante :
Jacques Lizène, petit maître liégeois de la deuxième moitié du XXème siècle, se définit ainsi lui-même. Dans la lignée des artistes symbolistes et surréalistes belges, et d’autres plus proches comme Broodthaers, Lizène parle del’ art tout en le pratiquant, réalisant des installations, des performances et parfois des oeuvres au sens traditionnel du terme. Se situant dans le champ de l’art, Jacques Lizène précise qu’il est artiste de la médiocrité : Je peux faire des oeuvres médiocres ou même très mauvaises mais également des chefs-d’oeuvre (sic) en tes signifiant évidemment comme étant de l’art de ta médiocrité. Cela devient un travail sur l’idée de Jugement, qui appartient aussi à l’humour. La facétie en art (même quand elle semble manquer d’intérêt) a comme qualité principale, et c’est son mérite, d’être justement facétie.,, elle se suffit à elle-même’. Son discours critique est inclus dans l’oeuvre qu’il nous propose, c’est pourquoi l’expliquer est sans doute superflu. Aussi, la description précise de la pièce peut-elle servir de commentaire. Ayant vérifié que dans la célèbre boîte de conserve de Piero Manzoni, Merde d’artiste (1961), il n’y avait rien, Jacques Lizène décide en 1977 de devenir son propre tube de couleur et, appliquant à la lettre les théories freudiennes, peint avec sa matière fécale. Afin d’obtenir des coloris variés et délicats il décide de contrôler tes aliments. Démarche : survivre … , boire, manger, déféquer, peindre avec, tenter la transformation en argent … pour, à nouveau boire et manger, déféquer, peindre avec, transformer sa peinture en argent … pour … etc … Cette peinture analytique ou Mur des défécations est composée de briques peintes les unes après les autres, rappelant les constructions que l’on rencontre dans les villes du Nord. La merde est le luxe de la vie. Elle est, précisément, ce qui lui permet de continuer à être. ( .. .) Accepter la perte, c’est consentir à la vie. Interrompre le cycle, récupérer la matière pour peindre son mur, brique après brique, c’est donc faire de l’art avec son refus de la vie. Construire son oeuvre en acceptant de n’être’. . A plusieurs reprises, Jacques Lizène s· est exprimé sur L’art d’attitude, qui définit sa position parmi les artistes contemporains : C’est le choix d’un point de vue, et le positionnement de celui-ci, sur l’Homme et sur l’art. ( … ) Il y a donc attitude chez les Dadaïstes, le mouvement Fluxus et bien d’autres ( .. .) Quel est /’intérêt des nouveaux artistes d’art d’attitude ? Il est justement dans ce qu ‘Ils font émerger/’ attitude comme le significatif de leur oeuvre, et en cela, ils sont les révélateurs de ce qui sera peut-être reconnu comme la singularité fondamentale de l’art du XXème siècle: L’attitude en art.
Jacques Lizène Plis d’un morceau de papier d’une certaine grandeur, s.d. (ca 1964-1970) tapuscrit sur papier pliéJacques Lizène Plis d’un morceau de papier d’une certaine grandeur, s.d. (ca 1964-1970) tapuscrit sur papier pliéJacques Lizène Mur (je ne procréerai pas) Film 16 mm numérisé, édition Yellow, 1971. NB, sans son, 2:56Exhibition view
Jacques Lizène Dessin médiocre, buildings, 1964-66 Encre sur papier, 21,5 x 27 cmJacques Lizène Le sexe et la multitude, dessin médiocre, 1966 Encre sur papier sur papier déchiré, 16 x 21,5 cmJacques Lizène Dessin médiocre, le sexe et la multitude, 1966 Encre sur papier, 18,5 x 27 cmJacques Lizène Dessin minable, le sexe et la multitude, 1966 Encre sur papier, recto verso , 29,7 x 21 cmJacques Lizène Projet de sculpture, 1965 Encre et crayon sur papier déchiré
Jacques Lizène Projet de sculpture à exposer dans une galerie d’art de la ville, dessin raturé, 1965 Encre et crayon sur papier, 27 x 21 cmJacques Lizène Projet [1980], projet pour Articulture II, Drève de Mariémont, 1987 Encre et correcteur liquide sur photographie retouchée photocopiée, 21 x 29,7 cmJacques Lizène Avion à la Picasso années 50, comme il n’en a pas fait, 1980, projet de sculpture nulle Impression sur calque, 29,7 x 21 cmJacques Lizène Sculpture génétique culturelle, 1984 Encre sur papiers collés, 29,7 x 21 cmJacques Lizène Ma vivante callipyge. Sd. encre sur bout de papier, 16 x 7,5 cmJacques Lizène Projets pour l’abécédaire du Tome III, 2009 Encre sur papier déchiré, 18 x 21 cm
Jacques Lizène Dessin médiocre, art syncrétique, 1966 Crayon sur papier de soie, 29,7 x 21 cmJacques Lizène Art syncrétique, 1966 Crayon sur papier, 29,7 x 21 cmJacques Lizène Dessins médiocres, Art syncrétique, 1964 Crayon sur carton, recto-verso, 26,5 x 20 cmJacques Lizène Projet de 4 paysages suivant le bord du cadre de la toile, 1966 Encre sur papier, 15 x 13,5 cmJacques Lizène 4 paysages sur le bord de la toile, projets de peinture (2 projets de toiles), 1966 Encre sur papier déchiré, 19,5 x 21 cmJacques Lizène Servitudes, projet de toile, 1966 Crayon sur papier déchiré, 12 x 13,5 cmJacques Lizène Art spécifique, 1970 Encre sur papier, 27 x 21,5 cm
Un ensemble d’une vingtaine de dessins médiocres et minables 1964 – 1966, art syncrétique, le sexe et la multitude, projets de paysages en bord de cadre, buildings gondolants. Art spécifique 1970. Avion comme Picasso n’en a pas fait, 1980. Projet de sculpture nulle, 1987. Sculpture génétique culturelle 1984, Petitsdessins médiocres 2009. Projet de sculpture à exposer dans une galerie d’art de la ville. Crayon sur papier, 1965. Techniques mixtes sur papier et photocopies, une impression sur transparent. Une sélection faite par Michel Assenmaker. Bon nombre sont recto verso. Nous révélons les verso ici.
Jacques Lizène Dessin médiocre, Art syncrétique, 1964 Crayon sur carton, recto verso, 19 x 17 cmJacques Lizène Dessin médiocre, art syncrétique, 1964 Crayon et encre sur carton, recto verso, 22,5 x 17,5 cmJacques Lizène Dessin médiocre,, art syncrétique,, 1964 Crayon sur carton,, recto verso,, 15 x 18 cmJacques Lizène Dessin médiocre,, Art syncrétique, 1964 Crayon sur carton, recto verso,, 16 x 15 cmJacques Lizène Dessin médiocre,, art syncrétique,, 1964 Crayon sur carton, recto verso,, 17 x 21 cm
Jacques Lizène Peinture nulle, art syncrétique [1964] et sculpture génétique [1970], s.d. Technique mixte sur peinture trouvée
Michel Assenmaker Firenze, 2023 Collage
Jacqueline Mesmaeker Scotch, 2009 Projets de couverture pour l’ouvrage Le dess(e)in : entre projet et procès. Technique mixte sur papierExhibition viewExhibition viewJacqueline Mesmaeker Couloir, 2023 Technique mixte sur papierExhibition viewJacqueline Mesmaeker Variables, 2020 Technique mixte sur papierJacqueline Mesmaeker Variables, 2020 Technique mixte sur papier
Vue d’expositionJacques Lizène Peinture nulle, art syncrétique [1964] et sculpture génétique [1970], s.d. Technique mixte sur peinture trouvée, 34 x 27 cmMichel Assenmaker Firenze, 2023 Collage, 17,5 x 23,5 cmJacqueline Mesmaeker Scotch, 2009 Projets de couverture pour l’ouvrage Le dess(e)in : entre projet et procès. scotch sur papier, (2x) 29,7 x 21 cm
Nous cherchions quelque chose qui étincelle, lueur ou lumière, éclair, éclat ou trait, quelque chose qui émerveille. Énoncer en un mot ce qui pétille, ce qui craque, crépite, jaillit. Nous cherchions un mot qui contiendrait toutes sortes de petites fulgurances. Nous pensions champagne et petites bulles gazeuses qui éclatent avec un bruit léger. Nous en avions les yeux pétillants. Pétiller, révéler un trait de caractère, un sentiment, une émotion, manifester l’impatience, la vivacité, la spontanéité, la malice. La langue française est tellement riche ! Et, finalement, nous avons trouvé fizzle. La langue anglaise est parfois plus concise, et même très imagée. Pétiller, to fizzle. Avec un f qui attise les braises et provoque l’étincelle, avec deux z, comme un trait de gin-fizz. Nous étions d’accord : fizzle correspondait bien à ce que nous voulions dire et montrer. Y ajouter un point d’exclamation accentuerait l’éclair de tout ce qui fulgure.
Puis, Michel est revenu, nous annonçant que Fizzles était aussi le titre d’un livre de Samuel Beckett, ce qui ne pouvait que le ravir. Et nous de même. Fizzles, ce sont huit courtes pièces en prose : Il est tête nue. Le klaxon est toujours là. Un oiseau lointain. J’ai renoncé avant la naissance. Lieu fermé. Vieille terre. Encore. Pour en finir une fois de plus. Ces courtes pièces ont été publiées en anglais pour l’édition élaborée en 1973 par Samuel Beckett et Jasper Johns, trente-trois taille-douce du second accompagnant le texte du premier, une merveille de livre d’artistes. Précisons bien que l’édition de 1973 fut publiée en langue anglaise car, en fait, Beckett les avait d’abord rédigées en français et publiées sous le titre de… Foirades. Voilà donc le ratage, le fiasco, la débandade et le naufrage de retour. Jacques Lizène nous revient au galop, zz’héro de toute bérézina. To fizzle out, partir en eau de boudin. Partager quelques foirades avec Samuel Beckett… Nous nous sommes dit que le Petit Maître en aurait eu le regard pétillant. fizzles ! – avec un point d’exclamation – était définitivement adopté. Et nous avons conclu que tout cela amuserait beaucoup John Murphy.
Oui, mais adopté pour quoi ? Adopté pour un titre d’exposition, pardi. Une exposition en trio, rassemblant Michel Assenmaker, Jacques Lizène et Jacqueline Mesmaeker. Une exposition, une règle du jeu, un protocole précis. Michel Assenmaker est écrivain, critique d’art, commissaire d’expositions. Il a enseigné l’art et la littérature à Bruxelles, à Bordeaux, à Maastricht, à Pékin. Citons parmi ses publications L’Écart & L’accolade (2015), Poser, roman (2014), Vingt-Cinq / Vingt-Cinq (2009), Etés (2006). Il y a ses Cahiers aussi, ou la revue Copie de Voyage qu’il a créée avec Olivier Foulon. Parmi les artistes avec lesquels il a travaillé, on compte Stanley Brouwn, Sherrie Levine, Giovanni Anselmo, Peter Downsbrough, Bernd Lohaus, John Murphy, Olivier Foulon, Eric van Hove, Rachida Azdaou, Sylvie Eyberg, Jacqueline Mesmaeker, Sophie Nys, Pascal Convert. Nous aurions pu l’inviter en tant que commissaire d’exposition. Oui, mais voilà, Michel Assenmaker est aussi un assembleur d’images. Il collecte, collectionne, trie, confronte, photographie parfois aussi, il marie les images en duo. Ou pas. Il assemble, compose, dispose. Des œuvres d’art, des objets, des cartes postales, des pochettes de disque, des photographies ou des images de film. Dès lors pourquoi ne pas l’inviter à la fois comme assembleur d’images et comme commissaire d’exposition ? La règle du jeu se précise. Voici l’artiste commissaire invité à montrer ses propres travaux et ceux de deux autres artistes, travaux qu’il choisira. Il connaît bien Jacqueline Mesmaeker, il a moins connu Jacques Lizène mais s’est immergé dans l’œuvre protéiforme du Petit Maître liégeois, particulièrement l’œuvre tracée, l’œuvre dessinée.
En découle tous ces assemblages de petites choses. Jacqueline Mesmaeker parlerait d’une exposition en péripéties. Bon nombre des œuvres de Michel Assenmaker et de Jacqueline Mesmaeker rentreraient bien dans la collection virtuelle de Jacques Lizène. Michel Assenmaker se dit certainement que tout cela nous regarde, en pleine altérité entre l’œuvre d’art et son regardeur. Il y a donc des suites d’images, des cascades de mots, des projets d’entassements de toiles, des couloirs, des variables, des cartes postales, des reproductions d’œuvres du passé, des sculptures nulles, des contours, des portraits génétiques ou pas, du rose, des répétitions, des armatures, des œufs, des films, des déclarations, des recouvrements, des découvertes à faire et des choses recouvertes : le point initial de l’exposition consiste, en effet, en cette cascade de mots de Jacqueline Mesmaeker, tous contenant un f (comme dans fizzle), partiellement recouverte par la photo d’une statuette étrusque, photo signée Céline Willame et Michel Assenmaker, un dispositif que Jacqueline Mesmaeker a créé dans son appartement bruxellois. Il y a donc aussi bon nombre de ces petites choses que l’on ne verra pas, des rouleaux non déroulés, des dessins ou des notes cachés au verso. Fizzles ! suppose aussi la malice, Lizène aurait dit la facétie. Avec un f comme dans… Oui, vous me suivez… Fizzles !
Le concept de la « grille » en tant que structure matérielle, visuelle, formelle et théorique dans les avant-gardes des années 1960-1980, avec une ouverture vers l’art contemporain.« The Grid » examine les multiples usages de la grille dans l’art contemporain. Trame textile, quadrillage graphique, support matériel, système typologique, cadre spatiotemporel, matrice informatique, dispositif narratif et documentaire : la grille se révèle comme une structure complexe et ambiguë qui évoque l’ordre rationnel de la science tout en ouvrant des espaces insoupçonnés vers l’imagination, l’intuition et la créativité. Cet ouvrage présente des oeuvres de l’art concret, du minimalisme, de l’art optique, de l’art conceptuel, de l’art narratif, de la performance et de l’art numérique et offre un focus spécifique sur l’art contemporain brésilien.
Artistes représentés : Carl Andre, Claudia Andujar, Christian Boltanski, Analívia Cordeiro, Michael Ensdorf, Esther Ferrer, Douglas Huebler, On Kawara, Sherrie Levine, Sol LeWitt, Jacques Lizène, Verena Loewensberg, Vera Molnár, François Morellet, Dennis Oppenheim, Gina Pane, Rosemarie Trockel.